Mère, belle-mère, logeuse : 13 femmes tueuses condamnées

Le box des accusés de la salle n° 1 de l'Old Bailey, à Londres
Le box des accusés de la salle n° 1 de l'Old Bailey, à Londres

Photo : Michael D Beckwith, CC0, via Wikimedia Commons

Vous croisez une vieille dame qui soigne ses rosiers, ou une mère qui emmène ses enfants à l'école, et jamais vous ne penseriez à vous méfier d'elle. Ces 13 femmes ont pourtant été condamnées par la justice, dans 7 pays, et derrière chacune d'elles, il y a quelqu'un qui n'est jamais rentré chez lui. Voici leurs noms, et ce qui les a fait tomber.

12 dossiers, côte à côte

Marie-Anne Houde, Québec, 1920

Marie-Anne Houde, la belle-mère d'Aurore Gagnon, sur une photo ancienne
Marie-Anne Houde, la belle-mère d'Aurore Gagnon, sur une photo ancienne

Photo : auteur inconnu, domaine public, via Wikimedia Commons

Le 9 février 1920, à Sainte-Philomène-de-Fortierville, au Québec, Exilda Lemay monte l'escalier de la ferme des Gagnon, alors que dans la cuisine, Marie-Anne Houde essaie de la retenir. En haut, sur un grabat contre le mur, il y a Aurore, 10 ans, la fille de son mari, une petite fille que son institutrice trouve très sage et obéissante. Ses mains sont enflées, ses doigts recourbés, et à côté d'elle, sur une assiette, il y a 2 pommes de terre. Exilda réclame un médecin, et la belle-mère lui répond que ce n'est pas nécessaire. Depuis des mois, Aurore est frappée avec des éclats de bois et des harts, on la brûle au tisonnier, et les autres enfants se taisent, parce qu'on leur a promis la même chose s'ils parlent. Le 12 février, elle meurt sans avoir repris connaissance, et le lendemain, dans le soubassement de la sacristie, le médecin compte 54 blessures sur son corps.

Victime : Aurore Gagnon, 10 ans, sa belle-fille. Coupable de meurtre le 21 avril 1920, condamnée à la pendaison, peine commuée en prison à vie le 29 septembre 1920. Libérée à l'été 1935. En 2021, un auteur, Daniel Proulx, soutient qu'elle aurait probablement été victime d'une erreur judiciaire.

Pauline Parker et Juliet Hulme, Nouvelle-Zélande, 1954

Pauline Parker et Juliet Hulme à Christchurch en 1954, au moment de leur procès
Pauline Parker et Juliet Hulme à Christchurch en 1954, au moment de leur procès

Photo : The Star (Christchurch), 1954

Le lundi 21 juin 1954, à Christchurch, en Nouvelle-Zélande, Honorah Parker, 45 ans, raconte à son compagnon, Herbert, à quel point leur fille Pauline a été de bonne compagnie. Depuis des mois, elle la voit maigrir et ne plus vivre que pour son amie Juliet Hulme, et comme Juliet doit bientôt partir pour l'Afrique du Sud, une sortie d'adieu à 3 est prévue le lendemain, à Victoria Park. Ce soir-là, dans son agenda, Pauline écrit que la prochaine fois qu'elle ouvrira ce journal, sa mère sera morte. Le 22 juin, vers 15h30, les 2 adolescentes entrent en courant dans le salon de thé du parc, du sang sur le visage, et elles supplient qu'on les aide, parce que "maman est blessée". D'après elles, Honorah a glissé sur une planche et elle est tombée. Un peu plus bas sur le sentier, pourtant, à côté de son corps, il y a une demi-brique, et sur le talus, un bas de femme noué près de la cheville, taché de sang.

Victime : Honorah Parker, 45 ans, la mère de Pauline. Coupables le 28 août 1954, à 16 et 15 ans. Détenues sans durée fixée, elles sortent en novembre 1959, après 5 ans et demi.

Gertrude Baniszewski, États-Unis, 1965

Gertrude Baniszewski devant le juge à Indianapolis, le 1er novembre 1965
Gertrude Baniszewski devant le juge à Indianapolis, le 1er novembre 1965

Photo : Joe Young, The Indianapolis News, 1965, domaine public, via Wikimedia Commons

Juste après le 4 juillet 1965, à Indianapolis, Sylvia Likens, 16 ans, et sa petite sœur Jenny emménagent au 3850 East New York Street. Leur père paie 20 dollars par semaine à Gertrude Baniszewski, une mère de 7 enfants, pour qu'elle les loge pendant qu'il travaille dans les fêtes foraines. Sylvia adore les Beatles, ses amis l'appellent "Cookie", et quand elle sourit, elle garde la bouche fermée, parce qu'elle a perdu une dent de devant en chahutant avec l'un de ses frères. Au bout de 2 semaines, l'argent arrive en retard, et Gertrude sort une planche en bois. Pendant 3 mois, avec ses enfants et des garçons du quartier, elle s'en prend à Sylvia, jusqu'à la faire attacher au sous-sol. Le 26 octobre, Sylvia meurt sur un matelas en demandant son père, et quand les policiers arrivent, Gertrude leur tend une lettre où Sylvia accuse une bande de garçons. C'est Jenny qui se penche vers eux pour leur souffler "Sortez-moi d'ici, et je vous dirai tout."

Victime : Sylvia Likens, 16 ans. Coupable de meurtre au premier degré en 1966, puis de nouveau en 1971, après l'annulation du premier procès. Condamnée à la prison à vie, libérée le 4 décembre 1985.

Marianne Bachmeier, Allemagne, 1981

Marianne Bachmeier entourée de photographes à l'ouverture de son procès, en 1982
Marianne Bachmeier entourée de photographes à l'ouverture de son procès, en 1982

Photo : Helmuth Lohmann, 1982, domaine public, via Wikimedia Commons

Le lundi 5 mai 1980, à Lübeck, en Allemagne, Anna Bachmeier, 7 ans, se dispute avec sa mère, et au lieu d'aller à l'école, elle part voir une amie de son âge. C'est une petite fille joyeuse, qui a grandi au milieu des adultes du Tipasa, le café que tient sa mère, Marianne. Anna ne revient pas, et le soir même, un boucher sans emploi de 35 ans, Klaus Grabowski, avoue l'avoir étranglée avec un collant. La justice le connaît déjà, puisqu'il a été condamné 2 fois pour des faits sur des enfants. Devant les policiers, il raconte qu'Anna l'aurait fait chanter pour 1 mark, et pour Marianne, c'est insupportable. Le vendredi 6 mars 1981, au troisième jour de son procès, elle entre la première dans la salle 157, un pistolet dans la poche de son grand manteau, et elle tire 8 fois dans le dos de l'homme qui a avoué avoir tué sa fille. Ensuite, elle jette l'arme par terre et elle se laisse arrêter.

Qui elle a tué : Klaus Grabowski, 35 ans, mort sans verdict, qui avait avoué le meurtre d'Anna Bachmeier, sa fille de 7 ans. Coupable d'homicide volontaire et de détention illégale d'arme le 2 mars 1983, condamnée à 6 ans de prison. Elle sort en juin 1985.

Dorothea Puente, États-Unis, années 1980

Photo d'identité judiciaire de Dorothea Puente, prise par la police de Sacramento en 1988
Photo d'identité judiciaire de Dorothea Puente, prise par la police de Sacramento en 1988

Photo : police de Sacramento, 1988, domaine public, via Wikimedia Commons

À l'automne 1988, à Sacramento, en Californie, une travailleuse sociale, Judy Moise, cherche Bert Montoya, 51 ans, un homme tendre qui parle à peine et qui entend des voix. En février, elle l'a installé dans la pension du 1426 F Street, une maison victorienne bleu pâle tenue par Dorothea Puente, une dame aux cheveux blancs qu'un journal local en espagnol surnomme "la doctora". Dorothea répond que Bert est au Mexique, puis qu'un beau-frère est venu le chercher. Ce beau-frère appelle Judy, et sur son répondeur, il se trompe sur son propre nom. Le 11 novembre, des policiers creusent dans le jardin, et l'un d'eux tire de toutes ses forces sur ce qu'il prend pour une racine, jusqu'à comprendre qu'il tient un os de jambe. Le lendemain, Dorothea demande si elle est en état d'arrestation, on lui répond que non, et elle part boire un café à l'hôtel d'à côté, dans son long manteau rouge. Quand on vient la chercher, elle n'y est plus, et en 4 jours, le jardin rend 7 corps.

Victimes retenues par le jury : Ben Fink, 55 ans, Dorothy Miller, 65 ans, et Leona Carpenter, 78 ans, les locataires de sa pension. Coupable de 3 meurtres en 1993, le jury reste bloqué pour 6 autres morts, dont celle de Bert. Perpétuité sans libération possible, elle meurt en prison en 2011.

Dominique Cottrez, France, 1989 à 2000

Dominique Cottrez en pleurs à l'ouverture de son procès, à Douai, le 25 juin 2015
Dominique Cottrez en pleurs à l'ouverture de son procès, à Douai, le 25 juin 2015

Photo : AFP, 2015

Le 24 juillet 2010, à Villers-au-Tertre, un village du Nord de moins de 600 habitants, un homme creuse un bassin au fond du jardin de la maison qu'il vient d'acheter, et sa pelle bute sur un sac plastique beaucoup trop lourd. Dedans, les gendarmes découvrent un petit bras et des doigts minuscules, et dans un second sac, un autre bébé. La maison a appartenu au père de Dominique Cottrez, une aide-soignante de 46 ans que les personnes âgées dont elle s'occupe trouvent irremplaçable. Quand les enquêteurs viennent lui parler de la maison de son père, elle accepte de venir au commissariat sans demander pourquoi. Le lendemain, à Douai, elle reconnaît être la mère des 2 bébés, et quelques heures plus tard, elle prend la parole avant même qu'on l'interroge. "Il y en a d'autres. Il y en a beaucoup d'autres." Dans son garage, il y en a 6, nés comme les 2 premiers entre 1989 et 2000, que personne n'a jamais su exister.

Victimes : ses 8 nouveau-nés. Coupable de meurtre le 2 juillet 2015, avec une altération de son discernement. Condamnée à 9 ans de prison, sans appel, elle sort le 3 juillet 2018.

Christa Pike, États-Unis, 1995

Photo d'identité judiciaire de Christa Pike, prise par la prison du Tennessee en 2023
Photo d'identité judiciaire de Christa Pike, prise par la prison du Tennessee en 2023

Photo : Tennessee Department of Correction, 2023

Le soir d'Halloween 1994, à Orange Park, en Floride, Colleen Slemmer, 19 ans, dit au revoir à sa famille avant de partir pour Knoxville, dans le Tennessee, où elle va apprendre l'informatique au Job Corps. C'est une jeune fille douce, qui court des marathons et qui, au déjeuner, s'occupe des élèves handicapés de son école. Le 12 janvier 1995, vers 20h, elle sort à pied de la résidence du centre avec 3 autres élèves, et vers 22h15, ils reviennent sans elle. Le lendemain matin, on la retrouve sur le campus de l'université, le crâne fracassé. Dans l'après-midi, une élève du centre, Christa Pike, 18 ans, s'approche du périmètre et pose des questions au policier en gloussant. Autour du cou, elle porte un pentagramme, une étoile à 5 branches comme celle que la légiste découvre le même jour, gravée sur la poitrine de Colleen. Dans la poche de sa veste, les enquêteurs trouvent un petit morceau d'os, et c'est la pièce qui manque au crâne de Colleen.

Victime : Colleen Slemmer, 19 ans. Coupable de meurtre avec préméditation et de complot le 22 mars 1996, condamnée à mort, peine confirmée en 1998. Son exécution échoue le 30 septembre 2026, et elle survit.

Katherine Knight, Australie, 2000

Katherine Knight sur une photo non datée
Katherine Knight sur une photo non datée

Photo : News Corp Australia, date inconnue

Le mardi 29 février 2000, à Aberdeen, en Australie, John Price, 44 ans, que toute la ville appelle Pricey, se rend au tribunal de Scone pour que sa compagne, Katherine Knight, ne puisse plus entrer chez lui. Elle a travaillé à l'abattoir de la ville, elle a son propre jeu de couteaux de boucher, et sur la poitrine, John garde la cicatrice d'un coup de couteau qu'elle lui a déjà donné. Une ordonnance ne se décide pas en un jour, alors il retourne travailler, et il demande à ses collègues de prévenir la police s'il ne vient pas le lendemain. Eux lui conseillent de ne pas rentrer chez lui, mais John a peur pour ses enfants, et il rentre. Le 1er mars, vers 6h, un voisin s'étonne de voir son utilitaire toujours garé dans l'allée, et un peu après 7h, un homme frappe chez lui sans que personne réponde. Sur la porte d'entrée, il y a du sang.

Victime : John Price, 44 ans, son compagnon. Elle plaide coupable de meurtre le 18 octobre 2001. Perpétuité sans libération le 8 novembre 2001, une première pour une femme en Australie. Son appel est rejeté en 2006.

Sabrina Kouider, Royaume-Uni, 2017

Croquis d'audience de Sabrina Kouider, dessiné par Elizabeth Cook
Croquis d'audience de Sabrina Kouider, dessiné par Elizabeth Cook

Croquis : Elizabeth Cook, PA, 2018

En janvier 2016, quelques jours après ses 20 ans, Sophie Lionnet quitte Paron, dans l'Yonne, pour garder 2 petits garçons à Londres, contre l'avis de sa mère, Catherine. C'est une jeune fille discrète, celle que ses copines appellent quand ça ne va pas, et qui se console avec Mylène Farmer dans les oreilles. À Southfields, la femme qui l'a engagée s'appelle Sabrina Kouider, elle travaille dans la mode, et tout le quartier apprécie sa famille. Sophie, elle, dort sur le lit du haut d'un lit superposé, dans la chambre des garçons, et elle est payée 50 livres par semaine, de moins en moins souvent. En août 2017, Catherine lui envoie 40 euros pour qu'elle puisse enfin rentrer, et le jour prévu, Sophie n'arrive pas. Le 20 septembre, au fond du jardin, un feu brûle depuis des heures, pendant que du poulet grille sur le barbecue. Quand un pompier, Thomas Hunt, retourne les cendres à la pelle, il croit voir un nez, puis des doigts, et le compagnon de Sabrina lui explique que c'est un mouton acheté au marché.

Victime : Sophie Lionnet, 21 ans. Coupable de meurtre avec son compagnon, Ouissem Medouni, le 24 mai 2018. Perpétuité avec 30 ans minimum, leurs recours sont rejetés en 2019.

Hakyung Lee, Nouvelle-Zélande, 2018

Hakyung Lee, tête baissée, à l'annonce de sa peine, à la Haute Cour d'Auckland, en 2025
Hakyung Lee, tête baissée, à l'annonce de sa peine, à la Haute Cour d'Auckland, en 2025

Photo : RNZ, Marika Khabazi, 2025

Le 11 août 2022, à Clendon Park, dans le sud d'Auckland, en Nouvelle-Zélande, une famille déballe le contenu d'un box de stockage abandonné, qu'elle vient de remporter aux enchères pour environ 400 dollars. Au milieu des cartons, il y a 2 valises, et l'odeur est si forte qu'elle ouvre la première dehors. Sous plusieurs couches de sacs plastiques nouées, il y a le corps d'un enfant, et dans la seconde valise, un autre. Ce sont Yuna, 8 ans, une petite fille sérieuse et sage, et son petit frère Minu, 6 ans, un petit garçon joyeux et pétillant, morts depuis près de 4 ans. Le box a été loué le 28 juin 2018 par leur mère, qui change ensuite de nom, devient Hakyung Lee, et part pour la Corée du Sud en classe affaires. Là-bas, dans un hôpital psychiatrique de Séoul, quand sa propre mère lui demande où sont les enfants, elle répond "Maman, je n'ai pas d'enfants".

Victimes : Yuna Jo, 8 ans, et Minu Jo, 6 ans, ses enfants. Coupable de 2 meurtres le 23 septembre 2025, le jury rejette la folie. Prison à vie, et en septembre 2026, la Cour d'appel ramène sa période de sûreté de 17 à 10 ans.

Taylor Parker, États-Unis, 2020

Photo d'identité judiciaire de Taylor Parker, prise par le centre de détention de Texarkana
Photo d'identité judiciaire de Taylor Parker, prise par le centre de détention de Texarkana

Photo : Bi-State Detention Center, date inconnue

Au début de l'année 2020, au Texas, Taylor Parker annonce sur Facebook qu'elle est enceinte, elle publie ses nausées et ses tests, et elle organise même une fête pour révéler le sexe du bébé, une fille. Sauf que Taylor n'a plus d'utérus depuis 2015, et que son ventre est en silicone, commandé sur internet. Le terme passe, et sur le parking d'une clinique, on la voit chercher les plaques d'immatriculation de femmes enceintes. Celle qu'elle choisit, elle la connaît, puisque c'est elle qui a fait les photos de son mariage. Reagan Simmons-Hancock a 21 ans, une petite Kynlee de 3 ans, et elle attend une deuxième fille. Le 9 octobre au matin, à New Boston, elle ouvre sa porte à Taylor. Vers 9h30, un policier arrête une voiture qui roule de façon dangereuse, et la conductrice, couverte de sang, a sur les genoux un bébé avec le cordon encore attaché. Elle dit qu'elle vient d'accoucher, et le policier remarque tout de suite qu'il n'y a pas de sang sur le siège.

Victimes : Reagan Simmons-Hancock, 21 ans, et sa fille, Braxlynn, qui n'a vécu que quelques heures. Coupable de meurtre passible de la peine de mort le 3 octobre 2022, condamnée à mort le 9 novembre 2022. Son appel est rejeté en novembre 2025, et d'autres recours restent possibles.

Dahbia Benkired, France, 2022

Croquis d'audience de Dahbia Benkired à la cour d'assises de Paris, le 17 octobre 2025
Croquis d'audience de Dahbia Benkired à la cour d'assises de Paris, le 17 octobre 2025

Croquis d'audience : AFP, 2025

Le vendredi 14 octobre 2022, à midi, Lola Daviet, 12 ans, rentre déjeuner chez ses parents, les gardiens d'une résidence de la rue Manin, à Paris, et elle repart au collège en lançant "À tout à l'heure, bisous". C'est une petite fille qui aime faire le clown, qui croit en tout le monde, et qui vient de devenir championne de France de gym avec son équipe. Un peu après 15h, les caméras de la résidence la filment près du portillon avec une jeune femme que personne dans la famille ne connaît, Dahbia Benkired, 24 ans, dont la sœur habite l'immeuble. Vers 16h40, des voisins voient cette même femme traverser le hall avec une grosse malle en plastique noir, recouverte d'une couverture. Dans un café du quartier, à des clients qui croient voir quelque chose d'humain à l'intérieur, elle répond qu'elle vend un rein, avant d'aller s'acheter des croissants. Vers 23h, dans la cour de l'immeuble, un homme sans domicile soulève le couvercle de la caisse.

Victime : Lola Daviet, 12 ans. Coupable de son meurtre, accompagné d'un viol et d'actes de torture et de barbarie, le 24 octobre 2025. Perpétuité avec une sûreté à perpétuité, une première pour une femme. Elle ne fait pas appel.

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Sources :

Grands mystères de l'histoire canadienne, chronologie de l'affaire Aurore Gagnon : https://canadianmysteries.ca/sites/gagnon/contextes/chronologie/indexfr.html

Star-Sun via Christchurch City Libraries, le verdict et la peine, 30 août 1954 : https://christchurchcitylibraries.com/Heritage/Digitised/ParkerHulme/Page16.asp

Cour suprême de l'Indiana, Baniszewski v. State, 1er septembre 1970 : https://law.justia.com/cases/indiana/supreme-court/1970/256-ind-1-1.html

Encyclopedia of Indianapolis, Sylvia Likens Murder Case : https://indyencyclopedia.org/sylvia-likens-murder-case/

NDR, le cas Marianne Bachmeier : https://www.ndr.de/geschichte/chronologie/Der-Fall-Marianne-Bachmeier-Selbstjustiz-einer-Mutter,mariannebachmeier101.html

Puente v. Mitchell, cour fédérale du district nord de Californie, 10 mars 2006 : https://www.casemine.com/judgement/us/5914721eadd7b04934379149

UPI, le verdict et la peine de Dorothea Puente, 13 octobre 1993 : https://www.upi.com/Archives/1993/10/13/Puente-to-get-life-sentence/6797750484800/

AFP, Dominique Cottrez condamnée à 9 ans de prison, 2 juillet 2015 : https://www.tendanceouest.com/actualite-109438-douai-afp-octuple-infanticide-dominique-cottrez-condamnee-a-9-ans-de-prison

Cour suprême du Tennessee, State of Tennessee v. Christa Gail Pike, 5 octobre 1998 : https://www.tncourts.gov/sites/default/files/OPINIONS/TSC/PDF/984/pike.pdf

CBS News, l'état de Christa Pike après l'exécution ratée, 8 octobre 2026 : https://www.cbsnews.com/news/christa-pike-botched-execution/

Cour suprême de Nouvelle-Galles du Sud, R v Knight, 8 novembre 2001 : https://www.austlii.edu.au/au/cases/nsw/NSWSC/2001/1011.html

Cour d'appel criminelle de Nouvelle-Galles du Sud, Knight v R, 11 septembre 2006 : https://www.austlii.edu.au/au/cases/nsw/NSWCCA/2006/292.html

Cour d'appel d'Angleterre et du pays de Galles, Medouni et Kouider contre R, 25 juillet 2019 : https://caselaw.nationalarchives.gov.uk/ewca/crim/2019/1283

RNZ, la Cour d'appel réduit la période de sûreté de Hakyung Lee, 3 septembre 2026 : https://www.rnz.co.nz/news/crime-and-justice/1245767/hakyung-lee-who-killed-her-children-has-non-parole-period-cut-from-17-to-10-years

NBC News, condamnation à mort de Taylor Parker, novembre 2022 : https://www.nbcnews.com/news/us-news/texas-woman-sentenced-death-killing-woman-take-unborn-baby-rcna56541

AFP via Paris Match Belgique, le verdict dans l'affaire Lola, 24 octobre 2025 : https://www.parismatch.be/actualites/monde/2025/10/24/meurtre-de-lola-en-france-perpetuite-incompressible-pour-la-meurtriere-premiere-femme-condamnee-a-cette-peine-maximale-4SO3TDESBNHGTE6ZFTACQYVRGQ/

franceinfo avec AFP, pas d'appel de la condamnation, 4 novembre 2025 : https://www.franceinfo.fr/faits-divers/meurtre-de-lola/proces-du-meurtre-de-lola-dahbia-benkired-ne-fait-pas-appel-de-sa-condamnation-a-la-perpetuite-reelle-annonce-son-avocat_7594475.html