Comment Dark Stories est né ?

Je disais souvent à mon mari que j'aimais travailler dans l'ombre, mais que j'avais envie d'écrire quelques affaires criminelles à moi. Un soir, il m'a demandé pourquoi je n'ouvrais pas ma propre chaîne. J'ai dit non tout de suite : pas de matériel, pas les compétences techniques. Et puis j'y ai repensé, et j'ai écrit une première vidéo, juste pour échanger avec des gens qui partagent cet intérêt. Je l'ai tournée assise par terre, avec mon ancien téléphone, ma tablette sur les genoux pour ne rien oublier et le micro qui me servait pour mes interviews.

Ce que je voulais, c'était une sorte de groupe de potes avec qui partager nos avis et nos regards sur ces affaires. On apprend énormément à travers le regard des autres, surtout quand on n'est pas d'accord, tant que ça se fait en bonne intelligence.

Derrière Dark Stories

J'avais une dizaine d'années quand j'ai commencé à piquer les magazines Détective de ma mère. Ce qui me fascinait, c'était le détail : j'avais l'impression de participer aux enquêtes, de suivre le raisonnement des enquêteurs. Ça ne m'a jamais quittée. Les techniques d'enquête, les analyses, les stratégies des avocats, et évidemment ce que l'humain est capable de faire : tout ça me passionne, parce que je suis curieuse, que j'aime comprendre et résoudre des problèmes, et que j'ai un gros besoin de justice.

Et ce site ?

Histoires Criminelles prolonge la chaîne. Vous y trouverez les dossiers complets des affaires racontées en vidéo, des affaires qu'on ne verra pas forcément en vidéo, et le suivi de l'actualité judiciaire. Et pour en discuter, on se retrouve sur YouTube, Facebook et Instagram.

Rédactrice avant tout

Je suis rédactrice web depuis 2020. À l'époque, je co-gérais une salle de sport en Nouvelle-Calédonie, ma fille venait de naître, et les salles fermaient pour la troisième fois. Alors j'ai tout arrêté pour un métier que je pourrais exercer quoi qu'il arrive, et je me suis spécialisée en référencement naturel.

En mai 2024, pendant les émeutes en Nouvelle-Calédonie, j'ai perdu tous mes clients en 24 heures. Avec mon mari, on cherchait des solutions jour et nuit, et j'ai fini par répondre à l'annonce d'un youtubeur qui cherchait une rédactrice. Puis j'ai démarché d'autres youtubeurs, et ça a marché. J'écris toujours pour eux aujourd'hui.

Comment est-ce qu'on travaille ?

Je m'occupe de toute la recherche et de l'écriture, et c'est clairement ma partie préférée : refaire la chronologie, chercher le petit détail, comprendre comment on est passé d'un point A à un point B. Ensuite j'enregistre, et mon mari prend le relais pour les images et le montage. On regarde la version finale ensemble, et on travaille les miniatures à deux.

Chaque affaire part des faits : décisions de justice, archives de presse, témoignages publiés. J'essaie toujours de comprendre sans excuser, et quand j'ai un doute, je le dis. Je ne suis ni enquêtrice ni psychologue, je suis quelqu'un qui cherche beaucoup, et qui remet les choses dans l'ordre.