Affaire Laila Daniel : 2 ans, le pancréas coupé en 2

Laila Daniel, fillette de 2 ans morte chez sa famille d’accueil en Géorgie en 2015, affaire Laila Daniel
Laila Daniel, fillette de 2 ans morte chez sa famille d’accueil en Géorgie en 2015, affaire Laila Daniel

Le 17 novembre 2015, à 17h41, un appel arrive au 911 depuis la maison où Laila Daniel, 2 ans, vit depuis l'été, dans le comté de Henry, en Géorgie, parce qu'elle s'étoufferait avec un morceau de poulet. Quand les secours arrivent, ils cherchent d'abord ce qui bloque sa gorge, et ils ne trouvent rien. En s'occupant d'elle, ils voient des bleus sur ses bras, sur ses jambes et tout le long de son cou et de son dos, et son bras gauche a l'air cassé. Laila avait été placée dans ce foyer par l'État, pour la mettre à l'abri.

Laila Daniel, 2 petites sœurs à l'abri

Laila Marie Daniel naît en 2013, en Géorgie, aux États-Unis. Son père s'appelle Anthony Daniel, sa mère, Tessa, et Millie, sa grande sœur, a un peu plus de 2 ans de plus qu'elle. Tessa traverse une période très difficile, et pendant des mois, la famille trouve des solutions pour les 2 petites, mais aucune ne tient longtemps.

En avril 2015, la Division of Family and Children Services de Géorgie, la DFCS, l'équivalent de notre aide sociale à l'enfance, prend les 2 sœurs en charge. Laila a alors environ 21 mois, et Millie, 4 ans. Le principe, c'est que les fillettes soient protégées, le temps que leur mère puisse les reprendre. Leur dossier est suivi par l'agence de la DFCS du comté de Henry, à McDonough, une ville de la banlieue sud d'Atlanta, et par le tribunal pour mineurs du comté.

Au départ, la DFCS confie les fillettes à Patricia et Dexter Lambert, une famille d'accueil expérimentée. Chez eux, Laila et Millie ont enfin un foyer agréé, habitué aux enfants qui arrivent avec des mois de déménagements derrière eux.

Or, au même moment, au tribunal pour mineurs, une jeune femme s'intéresse à leur dossier.

Une stagiaire au tribunal

Elle s'appelle Jennifer Rosenbaum. Elle est en troisième année de droit, et elle fait un stage au tribunal pour mineurs du comté de Henry, après être passée par le bureau du procureur du comté. Elle-même a été une enfant placée, et c'est une femme très investie dans la vie locale, au point qu'elle est aussi candidate à la commission du comté de Henry, l'assemblée élue qui le dirige. Avec son mari, Joseph, elle veut accueillir les 2 sœurs.

Pour ça, Jennifer prend contact avec Tessa sur Facebook, et Tessa accepte que le couple s'occupe de ses filles. Pour une maman qui ne peut plus les garder, une future juriste qui a connu les foyers, qui travaille au tribunal et qui propose son aide, c'est plutôt une bonne nouvelle, alors c'est assez logique finalement qu'elle dise oui.

Le problème, c'est que Jennifer et Joseph ne sont pas agréés comme famille d'accueil.

Des proches de cœur

En Géorgie, il existe pourtant une autre porte, celle des "fictive kin", qu'on pourrait traduire par "proches de cœur". Ce sont des gens qui n'ont aucun lien de sang avec l'enfant, mais que sa famille considère comme des proches, et pour les services sociaux, ils comptent presque comme de la famille, si bien qu'on peut leur confier un enfant sans l'agrément habituel.

L'assistante sociale chargée du dossier s'appelle Samantha White, et sa supérieure, Tamara Warner. Toutes les 2 travaillent à faire reconnaître les Rosenbaum sous ce statut, et pour Tamara Warner, Jennifer est "un pilier de la communauté". Elle sait que Jennifer a grandi en foyer, mais à ses yeux, une ancienne enfant placée devenue étudiante en droit, c'est quelqu'un qu'on considère comme "réhabilité".

Pour ce genre de placement, il faut la signature d'un responsable, et Tamara Warner demande à Samantha White de l'obtenir. Selon la justice fédérale, cette signature n'arrive jamais, et Tamara Warner ne vérifie pas. On fait quand même contrôler le passé du couple par une entreprise extérieure, et comme tout a l'air en ordre, les fillettes commencent à dormir chez les Rosenbaum. Seulement, personne n'a pensé à chercher sous le nom de jeune fille de Jennifer, le seul qui aurait fait apparaître son enfance dans les services de protection de l'enfance.

Une mère d'accueil inquiète

Quand des enfants placés doivent changer de foyer, on prévoit d'abord des visites, puis des nuits, pour qu'ils s'habituent petit à petit, et c'est normal, à 2 et 4 ans, on ne change pas de maison du jour au lendemain. Sauf qu'à chaque retour, Patricia Lambert s'inquiète. Elle trouve que les fillettes ne sont pas assez surveillées chez le couple, elle le dit à Tamara Warner, et elle se rend 2 fois dans les bureaux de la DFCS.

Un jour, elle montre à une autre assistante sociale un bleu sur la jambe de Laila, et elle la laisse le prendre en photo. Jennifer explique que Laila s'est battue avec un autre enfant. Tamara Warner envoie Samantha White chez les Lambert, et l'assistante sociale écrit que la marque a "pratiquement disparu" et qu'elle n'a aucune inquiétude. Pourtant, selon Patricia Lambert, elle ne déshabille pas Laila pour l'examiner, alors que les règles de la DFCS l'exigent.

Patricia Lambert, elle, ne dit jamais que le couple ne doit pas avoir les enfants, parce que ce qu'elle reproche, c'est un manque de vigilance. Ses inquiétudes restent pourtant sans réponse, comme celles des voisins de la famille Hart, cette famille qui paraissait idéale sur les réseaux sociaux, dans l'affaire famille Hart. Fin juillet 2015, Laila et Millie sont définitivement confiées aux Rosenbaum.

Début septembre, Samantha White passe voir les fillettes, et elle remarque un petit bleu sur le poignet droit de Laila. Jennifer lui explique qu'un autre enfant l'a frappée à l'école, et l'assistante sociale vérifie auprès de l'établissement que les 2 sœurs y sont bien allées. Dans son rapport, elle note que "les filles vont bien", et elle mentionne ce petit bleu.

À l'automne, Tessa commence elle aussi à douter. Elle a accepté que ses filles vivent chez ce couple, mais plus les semaines passent, plus elle se demande si elle a bien fait.

Une jambe cassée à 2 ans

Le 20 octobre 2015, Laila est vue par le docteur Shawn Duxbury, un orthopédiste pédiatrique de l'hôpital pour enfants d'Egleston, à Atlanta. Sa jambe est cassée, et c'est une fracture complète du tibia. Jennifer donne 2 explications. D'abord, Laila serait tombée dans un trou, quelques jours plus tôt, dans le jardin de son arrière-grand-mère, et ensuite, elle se serait encore blessée le lendemain, dans une salle de gymnastique.

Pour le docteur Duxbury, une fracture comme celle-là, chez une enfant de 2 ans, c'est inhabituel, et elle ressemble plutôt à ce qu'on voit après un coup violent. Il relève plusieurs signaux d'alerte, alors il demande à Jennifer d'emmener Laila tout de suite aux urgences, où l'hôpital est prêt à la prendre en charge. Sauf que Laila n'y arrive jamais. Quelques jours plus tard, Jennifer l'emmène dans un autre cabinet médical, où on lui pose un plâtre, et quand un assistant médical, Charles Coppinger, revoit ce plâtre quelques jours après, il remarque de nouveaux bleus sur sa jambe.

De son côté, selon la justice fédérale, Samantha White parle avec un médecin, qui lui dit que Laila va se remettre et ne lui signale aucun soupçon de maltraitance, et le dossier en reste là, comme celui d'une autre petite fille, au Canada, dont les services sociaux ont perdu la trace, dans l'affaire Phoenix Sinclair. À ce moment-là, personne ne vérifie l'histoire de la gymnastique, alors que Laila n'a jamais été inscrite dans cette salle. Seule Millie y a été inscrite, quelque temps, et un jour, son coach lui voit un gros bleu sur le visage, et Millie lui explique qu'elle est tombée en sortant de la baignoire.

Une couverture soulevée

Le 1er novembre 2015, Tamara Warner cesse de superviser Samantha White, et le lendemain, le 2 novembre, l'assistante sociale se rend chez les Rosenbaum. Tout de suite, elle remarque une marque sous l'œil de Millie, et Jennifer lui explique que la petite s'est cognée contre le robinet pendant son bain, à un moment où elle l'avait laissée seule.

Laila, elle, dort, et selon Jennifer, elle fait ses dents. Normalement, pour vérifier qu'un enfant placé va bien, l'assistante sociale doit le voir et l'examiner, sauf que Samantha White ne la réveille pas, et elle se contente de soulever la couverture. Ce geste-là, une couverture qu'on soulève sans regarder vraiment, fait penser à Gabriel, ce petit garçon de 8 ans de Californie que des assistants sociaux avaient vu, eux aussi, sans le sortir de chez lui, dans l'affaire Gabriel Fernandez.

Dans son rapport, Samantha White écrit qu'il n'y a "aucun signe de maltraitance", que les filles sont "étroitement surveillées" et que, quand elles ont besoin de soins, elles les reçoivent rapidement.

Il reste 15 jours avant l'appel au 911.

Un appel à 17h41

Le 17 novembre 2015, vers 16h, Jennifer rentre à la maison après un examen de fin de semestre à la faculté de droit. Selon elle, Joseph part ensuite au travail, et elle reste seule avec les 2 fillettes. Elle prépare le repas, et un peu plus tard, alors qu'elle s'apprête à sortir avec les enfants, elle dit avoir entendu du bruit dans la cuisine et trouvé Laila en train de s'étouffer.

À 17h41, elle appelle le 911, et elle explique que Laila s'étouffe avec un morceau de poulet et qu'elle ne respire plus. Au téléphone, on lui donne les gestes à faire, et elle les suit jusqu'à l'arrivée des secours, à 17h53. Jennifer raconte qu'elle a fait la manœuvre de Heimlich, qu'elle a essayé de dégager la gorge avec son doigt, puis avec un couteau à beurre, qu'elle a assis Laila dans l'évier, et qu'ensuite, elle l'a laissée tomber au sol, d'une petite hauteur, et lui a maintenu les jambes, parce que la petite donnait des coups de pied pendant qu'elle essayait de la réanimer.

Comme on leur parle d'un étouffement, les secouristes cherchent d'abord ce qui bloque la gorge de Laila, mais ils ne trouvent rien, et la petite ne vomit et ne rejette aucun aliment. Laila ne réagit plus, et en s'occupant d'elle, ils voient des bleus autour de sa couche, sur ses bras et ses jambes, et tout le long de son cou et de son dos, et son bras gauche a l'air cassé.

Des bleus de tous les âges

Laila est transportée à l'hôpital Piedmont Henry, et quelques minutes après son arrivée, les médecins arrêtent les tentatives de réanimation. Elle est déclarée morte, à 2 ans. À l'hôpital, quand on annonce la nouvelle au couple, Jennifer répète son histoire, la manœuvre de Heimlich et le morceau de poulet, et elle dit qu'elle ne comprend pas pourquoi elle n'arrive pas à pleurer.

Les soignants et le coroner du comté, eux, voient des bleus sur tout le corps de Laila, et ces bleus ne datent pas tous du même moment. Des gestes de réanimation, même maladroits, ne peuvent pas expliquer des marques plus anciennes, donc le personnel prévient la police. Une radio montre en plus une ancienne fracture du tibia droit, celle d'octobre, et une fracture du bras gauche qui date de 1 à 3 semaines, et que personne n'a soignée.

Millie est examinée elle aussi, et une infirmière, Julie Espinosa, trouve des bleus à différents stades de guérison sur sa hanche, sa tête, son bras et son dos, beaucoup moins nombreux que ceux de sa sœur, mais qui, selon l'infirmière et une enquêtrice de l'hôpital pour enfants d'Atlanta, correspondent à de la maltraitance. Un enquêteur photographie ses blessures, et dans la soirée, la police perquisitionne la maison du couple. Millie, elle, est confiée à une autre famille d'accueil. Elle a 4 ans, et elle dit que Laila "dormait depuis un moment" avant l'arrivée des secours.

Rien dans l'estomac

L'autopsie est réalisée par la docteure Lora Darrisaw, médecin légiste du GBI, le bureau d'enquête de Géorgie. Elle relève 22 blessures à la tête et au cou, 12 aux bras et 17 aux jambes, et des blessures au dos qui ne datent pas du même moment et qui ne correspondent ni à des tapes dans le dos ni à un massage cardiaque. Un spécialiste de la maltraitance infantile ajoute que certains bleus du dos correspondent à des coups de poing.

Surtout, Laila a reçu des coups violents à l'abdomen. Son foie est lacéré, son pancréas est coupé en 2, et ces blessures internes ont provoqué une hémorragie. Pour la légiste, ces coups ont sans doute été portés 40 minutes à 1 heure avant les premiers symptômes, les bras et les jambes qui bougent, la tête qui part en arrière, les yeux qui se révulsent et la respiration difficile. Ce qui ressemble à un étouffement correspond donc plutôt à une crise terminale, causée par l'état de choc et la perte de sang.

Dans la gorge de Laila, il n'y a rien, et dans son estomac, la légiste ne trouve aucun morceau d'aliment qui montrerait qu'elle venait de manger du poulet. Elle relève aussi que la petite était mal nourrie. Sa mort est classée comme un homicide, causé par de multiples coups au torse. Le 23 novembre 2015, Jennifer est interrogée par la police, et environ 2 semaines après la mort de Laila, Jennifer et Joseph Rosenbaum sont arrêtés.

Un dossier qui change de mains

En décembre 2015, après une enquête interne, le directeur de la DFCS, Bobby Cagle, licencie Samantha White et Tamara Warner, parce qu'elles n'ont pas respecté les règles du service. Dans l'Ohio, après la mort d'un bébé, d'autres responsables des services de l'enfance se retrouvent eux aussi face à leurs erreurs, dans l'affaire Dylan Groves.

Le couple est inculpé le 15 septembre 2016. Mais Jennifer a travaillé au bureau du procureur du comté de Henry, et ses anciens collègues ne peuvent pas la juger, si bien qu'en janvier 2017, ils se retirent. Le dossier part chez les procureurs des comtés voisins de Cobb et de DeKalb, et le 30 novembre 2017, Jennifer et Joseph sont de nouveau inculpés, cette fois de 49 chefs d'accusation. Jennifer est seule poursuivie pour meurtre, et Joseph, pour meurtre au second degré, parce que pour l'accusation, il a laissé Laila à sa femme alors qu'il savait qu'elle la frappait.

Ensuite, ce sont les téléphones du couple qui font perdre du temps. La police les a saisis, mais elle a mis trop longtemps à obtenir l'autorisation de les fouiller, si bien qu'en mars 2019, la Cour suprême de Géorgie confirme que personne ne pourra se servir de ce qu'il y a dedans. Pendant toutes ces années, Jennifer et Joseph sont défendus par la même avocate, Corinne Mull, et en juin 2017, chacun a signé un papier pour dire qu'il acceptait ce choix et ses risques.

Millie à la barre

Le procès s'ouvre le 10 juillet 2019 devant la cour supérieure du comté de Henry, et le juge s'appelle Brian Amero. Pour la procureure Daysha Young, les Rosenbaum sont des "menteurs", des "maltraitants" et des "meurtriers", et Laila était couverte de bleus "de la tête aux pieds". L'avocate du couple répond que c'est un accident, que les blessures de Laila sont celles d'une enfant très active, et que celles qui l'ont tuée viennent des efforts de Jennifer pour la sauver.

Le troisième jour, Millie, qui a maintenant 7 ans, vient témoigner. Elle raconte que Jennifer leur donnait des fessées, parfois avec une ceinture, parce qu'elles ne s'habillaient pas assez vite ou parce qu'elles s'endormaient dans la voiture. Quand on lui demande ce qu'elle ressentait, elle répond "ça faisait mal". Les responsables de la salle de gymnastique, eux, confirment que Laila n'y a jamais été inscrite.

Pour la défense, le docteur Kris Sperry, un ancien légiste du GBI, explique que les blessures viennent de tentatives de sauvetage "paniquées et chaotiques", et la sœur de Joseph assure qu'elle n'a jamais vu de bleus sur les fillettes. La défense soutient aussi que les déclarations de Millie ont été influencées par l'arrière-grand-mère des fillettes. Ni Jennifer ni Joseph, eux, ne témoignent.

Un juré écarté

Les délibérations prennent une journée de retard, parce que le juge Amero écarte un juré qui a échangé quelques mots avec une journaliste dans un couloir, et qu'il faut tout reprendre avec un suppléant. Pendant que le jury délibère, Joseph demande à son avocate de voir s'il pourrait être poursuivi pour un simple délit. L'accusation lui fait une autre proposition, qu'il refuse, et le jour même, le 1er août 2019, après un procès de 3 semaines et demie, le jury rend son verdict.

Pour les jurés, Jennifer Rosenbaum n'a pas prémédité la mort de Laila, mais elle l'a tuée en la frappant, et elle est reconnue coupable de meurtre. Joseph Rosenbaum, lui, est reconnu coupable de meurtre au second degré et de la plupart des autres chefs.

Le juge prononce les peines le jour même. L'accusation réclamait la prison à vie sans possibilité de libération conditionnelle pour Jennifer, et 70 ans, dont 50 de prison, pour Joseph. L'avocate du couple, elle, demandait 5 ans pour Joseph, parce qu'il est atteint de mucoviscidose, et qu'à ses yeux, rien ne prouvait qu'il savait. Finalement, Jennifer est condamnée à la prison à vie plus 40 ans, et Joseph à 30 ans de prison, suivis de 20 ans de mise à l'épreuve. À l'audience, c'est Tessa qui prend la parole, et elle dit qu'elle se reproche que ses filles se soient retrouvées en famille d'accueil.

Un dernier appel

Les parents de Laila, Anthony Daniel et Tessa, attaquent aussi en justice le département des services sociaux de Géorgie et les 2 anciennes employées. Le 15 novembre 2019, un juge fédéral rejette la plainte contre Samantha White et Tamara Warner, mais il laisse la famille poursuivre le département pour les coups reçus par Laila.

Jennifer, elle, demande un nouveau procès, et le 13 décembre 2022, sa demande est rejetée. Elle fait appel avec de nouveaux avocats, et elle reproche à son ancienne avocate de ne pas avoir expliqué au jury qu'un geste fait pour sauver quelqu'un n'est pas un crime, et d'avoir défendu les 2 époux en même temps. Le 15 octobre 2024, la Cour suprême de Géorgie lui répond que plaider l'accident était un choix raisonnable, et que Joseph et elle avaient accepté, en sachant ce qu'ils faisaient, de partager la même avocate. Sa condamnation est confirmée, et le 30 octobre 2024, la cour d'appel de Géorgie confirme à son tour celle de Joseph.

Laila avait 2 ans. L'État l'avait retirée de chez elle pour la mettre à l'abri, et elle est morte 4 mois après son arrivée dans le foyer choisi pour elle.

L'affaire Laila Daniel en vidéo ⬇️

Sources :

FOX 5 Atlanta, la condamnation de Jennifer et Joseph Rosenbaum, 1er août 2019 : https://www.fox5atlanta.com/news/henry-county-couple-sentenced-in-murder-of-2-year-old-foster-child
11Alive, le détail du verdict, août 2019 : https://www.11alive.com/article/news/here-is-a-breakdown-of-the-guilty-verdict-for-jennifer-joseph-rosenbaum/85-d8f8c633-45e9-4264-a024-435422e60e51
Tribunal fédéral du district nord de Géorgie, Daniel contre le département des services sociaux de Géorgie, 15 novembre 2019 : https://www.casemine.com/judgement/us/5dd39f01342cca69bd879cf0
11Alive, la Cour suprême de Géorgie rejette l’appel, 15 octobre 2024 : https://www.11alive.com/article/news/crime/georgia-supreme-court-rejects-appeal-foster-child-murder-case-rosenbaum/85-a93ecd01-76cf-4be1-ae9d-a1482bb1d544
Cour suprême de Géorgie, Rosenbaum contre l’État, 15 octobre 2024 : https://www.leagle.com/decision/ingaco20241015272
Washington Times (AP), les peines prononcées, 2 août 2019 : https://www.washingtontimes.com/topics/laila-daniel/