Affaire Yvette Pena : des ciseaux plantés dans le dos


Le dimanche 13 novembre 2011, dans l'après-midi, à Bakersfield, en Californie, un employé de l'El Morocco, un motel de Golden State Avenue, entre dans la chambre 19, celle où vit depuis quelques mois Yvette Pena, une maman de 6 enfants de 36 ans. Il la trouve morte, et quand la police arrive, il y a encore des couteaux et une paire de ciseaux plantés dans son dos. Sa sœur, Danielle, pense d'abord à une overdose, parce qu'elle sait qu'Yvette se drogue depuis des années, mais le bureau du coroner classe très vite sa mort en homicide. Or, 5 jours plus tôt, une femme a déjà appelé la police de Bakersfield pour demander si on avait entendu parler d'une femme poignardée dans un motel.
Yvette Pena, la grande sœur de Danielle
Quand elles sont petites, c'est Yvette qui s'occupe de Danielle. Danielle est sa seule sœur, et Yvette veille tellement sur elle qu'au fond, c'est elle qui l'a pratiquement élevée, ce qui fait qu'entre elles, il y a un lien particulier.
Yvette va à l'église, et sa foi compte énormément pour elle. Mais ce que Danielle aime le plus chez elle, c'est sa générosité, parce que même dans les périodes où Yvette n'a plus rien, elle trouve encore quelque chose à donner, que ce soit son dernier dollar ou les vêtements qu'elle a sur le dos.
Yvette est née un 15 mai, et sa vie est loin d'être facile. Au milieu des années 2000, elle tombe dans la drogue, et pour Danielle, c'est sa façon de faire face à des traumatismes qu'elle a vécus pendant son enfance. C'est pour ça que Danielle aimerait qu'on retienne sa sœur pour la personne qu'elle était, et pas pour ses erreurs.
En 2011, Yvette traverse une période difficile. Elle vit à Bakersfield, une grande ville du comté de Kern, au sud de la vallée de San Joaquin, à environ 180 kilomètres au nord de Los Angeles, entourée de champs et de puits de pétrole, et depuis quelques mois, c'est dans une chambre de l'El Morocco qu'elle habite.
La chambre 19
Le dimanche 13 novembre 2011, dans l'après-midi, l'employé du motel trouve le corps d'Yvette dans la chambre 19, et la police de Bakersfield arrive sur place. Devant le motel, un policier explique à une équipe de la télévision locale qu'elle a été poignardée, alors qu'officiellement, la police ne confirme rien, et 2 jours plus tard, elle attend encore les résultats de l'autopsie et des analyses toxicologiques.
Quand Danielle apprend la nouvelle, sa première idée, c'est une overdose, et c'est assez logique finalement, parce qu'elle sait que sa sœur se drogue depuis des années. Il arrive d'ailleurs qu'on s'en tienne là, comme pour Rebekah Leicy, en Ohio, dont la mort a d'abord été attribuée à une overdose, jusqu'à ce que l'enquête soit rouverte en 2016, dans l'affaire Shawn Grate. Pour Yvette, en revanche, le bureau du coroner classe très vite sa mort en homicide.
Les conclusions du légiste tombent ensuite. Yvette est morte de coups, de blessures faites avec un objet tranchant, et d'asphyxie, parce qu'elle a été bâillonnée. Le procureur du comté de Kern, Nick Lackie, ne donne jamais le détail de ce qu'on lui a fait, il parle seulement de blessures "vraiment horribles".
Quand on la retrouve, il y a encore des couteaux et une paire de ciseaux plantés dans son dos.
Une boîte de cendres
Le lendemain de la découverte, Danielle est devant les caméras de la télévision locale, et elle est encore sous le choc. "Je n'ai plus de sœur à appeler ma sœur", dit-elle. Elle ne voit pas qui aurait pu vouloir faire du mal à Yvette, et elle est persuadée que la personne qui l'a tuée est toujours dehors.
Il y a aussi les obsèques, et pour la famille, il faut trouver l'argent. Le week-end suivant, les proches d'Yvette organisent un lavage de voitures au profit de la famille, devant le Big-O Burgers de Flower Street, et les pompes funèbres Basham acceptent les dons en son nom.
Mais pour Danielle, il n'y a pas d'adieu, parce que le corps de sa sœur est trop abîmé pour être présenté. "On ne nous a pas laissé le choix de l'enterrer. On nous a dit qu'on n'avait pas d'autre choix que de l'incinérer." Il n'y a pas de dernier regard, pas de veillée, seulement l'annonce de sa mort, puis une boîte de cendres. Pourtant, 5 jours avant la découverte du corps, le 8 novembre 2011, une femme a déjà appelé la police de Bakersfield pour parler d'un motel.
Un appel 5 jours plus tôt
Le 8 novembre 2011, à Bakersfield, le téléphone de Joelle sonne. Au bout du fil, c'est son mari, Jamie Osuna, un homme dont elle est séparée. Il lui dit de regarder les informations, parce qu'il s'est passé quelque chose dans un endroit qu'il appelle le "Morocco Motel", où une femme a été poignardée.
Joelle a peur, alors elle appelle la police. Elle explique que son mari l'a menacée, et elle demande aux policiers s'ils ont entendu parler d'un crime dans un motel. Quand une femme appelle pour dire que son mari la menace, la police enregistre la plainte, c'est la procédure normale. Sauf que là, Joelle parle aussi d'une femme poignardée dans un motel, et selon elle, les policiers prennent bien sa plainte pour menaces, mais personne ne va vérifier ce qui s'est passé au Morocco.
Le corps d'Yvette est découvert 5 jours plus tard, et c'est seulement là que les enquêteurs reviennent vers Joelle pour l'interroger à nouveau. Après cet entretien, ils estiment avoir assez d'éléments pour arrêter son mari.
Dans le mandat d'arrêt, les enquêteurs écrivent même que Joelle leur a dit qu'il avait avoué le meurtre. Sauf que Joelle, devant les journalistes, maintient qu'elle n'a jamais dit ça.
Un visage qui se couvre d'encre
Le 18 novembre 2011, 5 jours après la découverte du corps, les policiers encerclent un appartement de l'ouest de Bakersfield, où il loge, et ils arrêtent Jamie Osuna. Dans les documents officiels, son prénom est écrit Jaime, mais c'est sous le nom de Jamie qu'il est le plus connu. Il a 23 ans, il appartiendrait à un gang de Bakersfield, Baker Street, et il a déjà reconnu des antécédents de coups et violences. Quelques jours plus tard, un juge lui notifie une accusation de meurtre au premier degré, et il est placé en détention sans possibilité de caution. Il plaide non coupable, et Yvette, il la présente comme une connaissance, rien de plus.
Il attend son procès à la prison du comté de Kern, à Lerdo, seul en cellule, parce que l'administration le considère comme un détenu à haut risque. Il n'a droit à aucun contact avec les autres détenus, au point que sa mère ne le voit qu'à travers une vitre. Pendant ces années, il est sanctionné à 6 reprises, et à plusieurs reprises, on le surprend avec une arme artisanale.
Son visage, lui, change d'une audience à l'autre. Il se fait tatouer un sourire de Joker qui lui étire la bouche jusqu'aux joues, un pentagramme sur le front, puis tellement d'autres motifs qu'il ne reste presque plus un endroit de son visage sans encre, si bien qu'il en devient méconnaissable.
Selon l'accusation, après son arrestation, il essaie aussi d'empêcher Joelle de témoigner contre lui, si bien qu'en plus du meurtre d'Yvette, il est poursuivi pour tentative de meurtre, menaces, agression avec une arme mortelle et tentative de dissuader un témoin. Comme ce qu'Yvette a subi avant de mourir compte parmi les circonstances retenues contre lui, il risque la peine de mort.
Pendant 5 ans, l'affaire avance d'audience en audience, et la famille d'Yvette attend. Le procès doit enfin s'ouvrir le lundi 27 mars 2017, et quelques jours avant, Jamie Osuna fait savoir qu'il accepte de recevoir une journaliste.
Face à la caméra de KGET
La journaliste s'appelle Olivia LaVoice, et elle travaille pour KGET, la chaîne de télévision locale de Bakersfield. Jusque-là, Jamie Osuna a toujours nié, alors elle s'attend à de nouvelles dénégations. Sauf que face à elle, il avoue avoir tué Yvette, et il lui annonce qu'il va plaider coupable.
Ce qu'il raconte d'Yvette tient en quelques phrases. "Je l'avais rencontrée une seule fois, et je suis revenu le lendemain soir, et j'ai vu une occasion", dit-il. Le motel, il le connaît bien. "Au Morocco Motel, il y a beaucoup de gens en liberté conditionnelle, beaucoup de gens qui se droguent. Alors s'ils crient, s'ils hurlent, personne ne va appeler la police, personne ne va intervenir." D'après lui, il a fait souffrir Yvette de façon sadique, préméditée et délibérée, avant de la tuer.
Il parle aussi de son enfance. Il explique que dès l'âge de 8 ou 9 ans, il tuait des animaux, et que pour lui, faire souffrir quelqu'un, c'est une montée d'adrénaline. "C'est une addiction, c'est une drogue. Je préfère ça à la drogue. Je préfère ça au sexe." Quand la journaliste lui demande s'il a déjà tué quelqu'un d'autre, il répond que oui, 2 personnes. La première fois, il aurait eu 13 ans, et sa victime serait un homme de 27 ans, alors que la deuxième serait une femme de 32 ans, tuée en novembre 2007. Il refuse de dire pourquoi, il assure seulement que ça n'a rien à voir avec les gangs. Pourtant, rien ne confirme ces 2 meurtres, et aucune poursuite n'a jamais été rapportée contre lui pour ces faits.
S'il plaide coupable, il assure que c'est parce qu'il préfère aller en prison plutôt que de rester à la prison du comté, et que la famille d'Yvette, qui risque d'avoir à regarder des photos insoutenables pendant un long procès, n'y est pour rien. Avant que la caméra s'arrête, il prévient qu'il n'a aucune compassion, qu'il est sadique, et qu'il recommencera encore et encore.
Le jour de ses 42 ans
Le lundi 27 mars 2017, le procès s'ouvre devant le tribunal du comté de Kern, à Bakersfield, et dès le premier jour, Jamie Osuna s'emporte à plusieurs reprises dans la salle. Le lendemain, le 28 mars 2017, il plaide coupable de tous les chefs d'accusation, dont le meurtre au premier degré d'Yvette. En échange, il échappe à la peine de mort, et le procès s'arrête avant même d'avoir vraiment commencé.
Pour l'audience de la peine, c'est la famille d'Yvette qui choisit la date, le 15 mai 2017, parce que ce jour-là, elle aurait eu 42 ans. Dans la salle, ses proches s'adressent à lui les uns après les autres pour lui dire ce que sa mort a fait à leur vie. "J'espère que vous éprouverez du chagrin et des remords", lui dit l'un d'eux. Jamie Osuna, lui, ricane et lève les yeux au ciel pendant qu'ils parlent.
Le juge John S. Somers prononce la peine, la prison à vie sans aucune possibilité de libération conditionnelle, et Jamie Osuna lève le pouce, comme si la scène l'amusait.
Un codétenu à Corcoran
Les shérifs l'emmènent, et quelques jours plus tard, Jamie Osuna quitte le comté de Kern pour la prison d'État de Corcoran, dans le comté de Kings, à environ 80 kilomètres au nord de Bakersfield. Là encore, selon sa mère, il vit seul en cellule 23 heures sur 24, avec une heure de promenade, seul lui aussi, et en septembre 2018, les gardiens le surprennent avec une arme qui ressemble à une hachette.
Pourtant, en mars 2019, il partage sa cellule avec un autre homme. Il s'appelle Luis Romero, il a 44 ans, et ça fait 27 ans qu'il est en prison. Encore adolescent, il a tué une femme par balle à Compton, près de Los Angeles, et en décembre 1992, il est entré en prison avec une condamnation à perpétuité pour meurtre au second degré, avec une possibilité de libération conditionnelle. Selon la plainte de sa famille, il vient d'être transféré à Corcoran depuis une autre prison de l'État, Mule Creek, et il approche du moment où il pourra demander à sortir. "Ma mère, ma sœur et moi, on espérait toujours le voir rentrer à la maison un jour", dit sa sœur, Dora Garcia.
Quelques jours plus tôt, Jamie Osuna a eu 31 ans. Le samedi 9 mars 2019 au matin, les gardiens commencent leur ronde de sécurité.
Un drap blanc sur la fenêtre
Vers 7h30, en passant devant la cellule, les gardiens voient qu'un drap blanc masque la fenêtre, et ils ordonnent à Jamie Osuna de l'enlever. Derrière, Luis Romero est mort.
Il a été décapité, ses yeux ont été arrachés, un doigt et une oreille ont été coupés, et dans sa poitrine, une partie d'une côte et de son poumon gauche ont été retirées. Aux coins de sa bouche, 2 entailles d'environ 6 centimètres lui remontent vers les joues. Jamie Osuna, lui, porte autour du cou un collier fait avec des parties du corps de Luis Romero. Sur les murs, il a écrit "Hahaha" avec du sang, un peu partout, et aussi une phrase, "l'homme aux mille visages".
Dans la cellule, les enquêteurs ne trouvent qu'une seule arme, une lame de rasoir entourée de ficelle. Luis Romero est mort d'une hémorragie due à de multiples blessures faites avec un objet tranchant, et il était conscient pendant au moins une partie du temps. "C'est sans aucun doute l'affaire la plus atroce que j'ai vue dans ma carrière", dit le procureur adjoint du comté de Kings, Phil Esbenshade.
Jamie Osuna est aussitôt placé à l'isolement, puis transféré vers une unité psychiatrique pénitentiaire. Dans le comté de Kings, tout le monde veut savoir comment tout ça a pu se passer dans une cellule surveillée, sans que personne ne s'en aperçoive.
Des rondes sur le papier
À Corcoran, la nuit, les gardiens passent régulièrement devant chaque cellule pour vérifier que chaque détenu est là, et vivant, et ils le notent sur des feuilles de comptage. Sur ces feuilles, 2 gardiens ont noté avoir vu Luis Romero vivant pendant leurs rondes, alors qu'il était déjà mort. C'est ce que révèle en mai 2021 un rapport de l'inspecteur général de Californie, d'après lequel 2 autres gardiens les ont vus mal faire les comptages sans rien signaler, et le premier aurait même menti aux affaires internes. Le rapport reproche aussi à l'administration pénitentiaire d'avoir mal mené sa propre enquête, sans interroger plusieurs témoins clés ni vérifier si les 2 hommes avaient le droit d'être dans la même cellule, et d'avoir réduit sans raison les sanctions des gardiens. L'administration, elle, conteste ces conclusions.
La famille de Luis Romero ne comprend pas pourquoi on a mis un homme qui disait aimer tuer dans la cellule de son frère. "Ils savaient qui il est, ils savaient qu'il aime tuer", dit Dora Garcia. Même la mère de Jamie Osuna et son ancien avocat, Richard Terry, se posent la question, puisque depuis 2011, il avait toujours été seul en cellule. Dans l'Oklahoma aussi, dans l'affaire Lawrence Paul Anderson, c'est une erreur de l'administration, un dossier replacé par erreur à l'ordre du jour de la commission des grâces, qui permet à un homme classé comme présentant un "risque élevé de récidive" de sortir de prison bien plus tôt que prévu.
La mère de Luis Romero, Dora Solares, porte plainte devant la justice fédérale. Selon cette plainte, Luis Romero aurait déposé une réclamation contre un sergent de la prison, qui l'aurait placé dans la cellule de Jamie Osuna pour se venger, et les barreaux étaient couverts d'un drap blanc. Pour l'avocat de la famille, Justin Sterling, ce que Luis a subi a pris des heures, si bien qu'avec des rondes faites correctement, il serait encore en vie.
En janvier 2022, le juge fédéral Dale Drozd autorise la plainte à se poursuivre contre ce sergent, Joseph Burns, parce que pour lui, il est plausible que les gardiens chargés des affectations savaient que Jamie Osuna ne devait partager sa cellule avec personne.
Un accusé qui réclame les photos
Pour le meurtre de Luis Romero, Jamie Osuna est inculpé en avril 2019 de meurtre au premier degré, avec 4 circonstances particulières, dont une condamnation antérieure pour meurtre, et il plaide non coupable. En mai 2020, à une audience, il coupe la parole au juge pour dire qu'il veut plaider coupable, et il demande à recevoir toutes les photos de la scène, mais le juge Randy Edwards refuse. Il y en a 205 de la cellule et 67 de l'autopsie, presque toutes "extrêmement violentes", précise le juge.
En janvier 2021, 2 psychiatres, les docteurs Brandi Mathews et Kevin Perry, estiment qu'il ne comprend pas ce qui se passe au tribunal et qu'il ne peut pas aider à sa défense, et on le déclare inapte à être jugé, et on le soigne dans le programme psychiatrique de la prison de Salinas Valley. Le 28 septembre 2022, un juge le déclare apte, et la procédure reprend, avec un avocat privé de Fresno, Miles A. Harris, puisqu'il a renvoyé ses avocats commis d'office.
Le 14 mai 2025, 6 ans après la mort de Luis Romero, aucune audience préliminaire n'est encore fixée, et depuis, rien de nouveau n'a été rapporté dans ce dossier. La peine de mort reste possible, mais le procureur du comté de Kings n'a toujours pas dit s'il la demanderait, et de toute façon, depuis mars 2019, le gouverneur Gavin Newsom a suspendu les exécutions en Californie.
Le visage d'Yvette Pena dans la salle
Le 13 décembre 2023, au tribunal, plus d'une douzaine de proches d'Yvette sont assis dans la salle, avec des t-shirts à son effigie. Ce jour-là, parce que la loi californienne sur les peines aggravées a changé, la peine de Jamie Osuna pour le meurtre d'Yvette doit être recalculée. Il assiste à l'audience en visioconférence, sans dire un mot, et la juge Gloria J. Cannon relève qu'il n'a fait "aucun effort de réhabilitation". Il purge aujourd'hui la prison à vie sans possibilité de libération conditionnelle, plus 7 ans à perpétuité, plus 20 ans. "Ça vous retourne l'estomac de voir son visage, de penser que c'est la dernière image qu'Yvette a eue en tête", dit son amie Tanya Perez.
En octobre 2024, 13 ans après sa mort, sa famille lance un appel aux dons pour qu'Yvette puisse enfin être enterrée dans le caveau familial, et que ses proches aient un endroit où venir la voir. "Le mois prochain, ça fera 13 ans, mais on n'a pas l'impression que ça fait 13 ans. La douleur est toujours là", dit Danielle. Yvette avait 36 ans, et même quand elle n'avait plus rien, elle trouvait encore quelque chose à donner.
L'affaire Yvette Pena en vidéo ⬇️

À lire aussi :
Sources :
California Department of Corrections and Rehabilitation, communiqué sur la mort de Luis Romero à Corcoran, 9 mars 2019 : https://www.cdcr.ca.gov/news/2019/03/09/california-state-prison-corcoran-investigating-inmate-death-as-a-homicide-4/
KBAK/KBFX Eyewitness News, la sœur d'Yvette Pena après la découverte du corps, 14 novembre 2011 : https://bakersfieldnow.com/news/local/sister-mourns-woman-found-dead-in-motel-room
KBAK/KBFX Eyewitness News, l'appel du 8 novembre et le signalement à la police, 22 novembre 2011 : https://bakersfieldnow.com/news/local/wife-claims-motel-murder-suspect-warned-threatened-her
KGET, récit complet de l'affaire, de la chambre 19 à Corcoran, 27 juin 2022 : https://www.kget.com/news/crime-watch/the-grisly-crimes-of-the-man-with-a-thousand-faces/
KGET, nouvelle peine prononcée pour le meurtre d'Yvette Pena, 13 décembre 2023 : https://www.kget.com/news/crime-watch/murderer-osuna-resentenced-for-kern-county-slaying/
KGET, état de la procédure pour la mort de Luis Romero, 14 mai 2025 : https://www.kget.com/news/crime-watch/6-years-after-grisly-slaying-osuna-case-continues-to-drag-on/
