Affaire Typhaine Taton : 5 ans, enterrée nue dans un bois


Le 18 juin 2009, vers 17h30, à Maubeuge, les Folies, le festival d'été de la ville, sont interrompues, parce qu'une petite fille de 5 ans, Typhaine Taton, a disparu dans les rues du centre. Son signalement part jusqu'en Belgique, avec ses cheveux châtains coupés au carré, ses baskets rouges et son tee-shirt rose de Dora l'exploratrice, et pendant que des chiens explorent le secteur, des plongeurs de Valenciennes sondent la Sambre. Mais les recherches ne donnent rien, et pour un policier, n'avoir aucun élément concret, c'est tout de suite surprenant. Les jours passent, puis les mois, et personne ne retrouve la moindre trace de Typhaine.
Une petite fille qui dit madame
Typhaine vient au monde le 6 avril 2004, à Maubeuge, et sa mère, Anne-Sophie Faucheur, n'a que 18 ans. Elle a déjà une petite fille, Caroline, née l'année précédente, et le père des 2 enfants s'appelle François Taton. Avec 2 bébés à moins d'un an d'écart, le couple est très jeune, et en décembre 2005, il se sépare. François et Anne-Sophie s'arrangent entre eux, sans passer par un juge, alors Anne-Sophie garde Caroline, et François garde Typhaine, qui a 18 mois.
Typhaine grandit donc du côté de son père, près de Lille, pendant que sa mère refait sa vie. En 2006, Anne-Sophie rencontre Nicolas Willot, un jeune pompier volontaire, et ils s'installent ensemble avec Caroline. Typhaine, elle, ne voit presque jamais sa mère, à part pour son anniversaire et à Noël, si bien que quand elle la croise, elle ne sait pas vraiment comment l'appeler.
Alors elle l'appelle "madame".
Un coup de téléphone à l'école
En janvier 2009, Anne-Sophie accouche d'une troisième petite fille, Apolline, et quelques jours après la naissance, elle veut récupérer Typhaine. Elle ne prévient ni François ni sa mère, et le 22 janvier 2009, elle se présente à l'école de Faches-Thumesnil en expliquant que le père de la petite a eu un accident, et qu'elle doit venir la chercher. Une école ne laisse pas partir un enfant avec n'importe qui, et c'est normal, d'autant que Typhaine ne vit pas avec sa mère. Pour ça, il faut que le père ait l'air d'être d'accord, et au téléphone, un homme se fait passer pour François. D'après Anne-Sophie, cet homme, c'est Nicolas.
Ce jour-là, Typhaine part avec sa mère pour Aulnoye-Aymeries, une petite ville d'environ 9 000 habitants au bord de la Sambre, à moins de 20 kilomètres de Maubeuge et non loin de la frontière belge. C'est là que vit le couple, à près de 90 kilomètres de l'école de Typhaine. Au procès, Anne-Sophie dira elle-même que c'était "presque un enlèvement", et qu'elle l'a fait parce que sa fille lui manquait.
Quand François apprend ce qui s'est passé, il va porter plainte au commissariat de Lille, mais sa plainte n'est pas prise, parce qu'aucun jugement ne lui a jamais confié la garde de sa fille. Personne, dans sa famille, n'a pu dire au revoir à Typhaine. François prend 2 avocats, et il faut même un huissier pour retrouver l'adresse du couple, qui entre-temps a déménagé.
Des cheveux coupés et teints
À Aulnoye-Aymeries, Typhaine ne retourne pas à l'école. À l'époque, c'est légal, puisque l'instruction n'est obligatoire qu'à partir de 6 ans, et elle en a 4. Ses longs cheveux sont coupés et teints, et dès février, Anne-Sophie devient très dure avec elle.
Au procès, elle racontera qu'elle avait "idéalisé" ces retrouvailles, sans se dire que sa fille pouvait être perturbée, et que Typhaine ne la reconnaissait pas comme sa mère. "Le lien se rompt", dira-t-elle, avant de reconnaître qu'elle l'a rejetée dès le début. "C'est difficile dès la maternité, je la rejette un peu."
En février, la petite sœur d'Anne-Sophie demande plusieurs fois, par messagerie, à voir Typhaine à la webcam, et à chaque fois, Anne-Sophie refuse. De la même façon, quand des amis viennent à la maison, Typhaine est cachée.
Le coin, le noir, puis l'escalier
D'après ses propres aveux, c'est vers mars ou avril 2009 qu'Anne-Sophie commence à frapper Typhaine, avec des gifles, des fessées, des coups de ceinture et des coups de poing. Nicolas, lui, décrit une enfant "timide et renfermée", et des punitions qui commencent par le coin, puis le noir, puis l'escalier, au pied duquel elle est attachée.
En mai, comme il est davantage à la maison, Nicolas se met à la frapper à son tour. Typhaine est aussi privée de nourriture, et on lui impose des douches froides.
Dans la maison, il y a pourtant un témoin. Caroline, la grande sœur de Typhaine, a 6 ans, et plus tard, elle racontera aux enquêteurs que Typhaine était calme, qu'elle jouait seule, et que sa mère "la tapait alors qu'elle ne faisait pas de bêtise". Elle dira aussi où sa petite sœur passait ses journées. "Toute la journée elle était enfermée dans la remise ou dans la cave."
Derrière le mur des voisins
Le 11 avril 2009, une tante du côté de son père voit Typhaine, et elle la trouve méconnaissable, amaigrie et fatiguée, avec ses cheveux coupés et teints. Le même mois, le couple emménage rue de l'Hôtel-de-Ville, à Aulnoye-Aymeries.
Dans une rue, les voisins finissent toujours par connaître les enfants de la maison d'à côté, parce qu'ils les voient jouer dans le jardin, partir à l'école ou faire les courses avec leurs parents. Sauf que Typhaine ne fait rien de tout ça. Le 1er mai, une voisine la croise, et elle la trouve maigre, pâle et triste. En tout, elle ne l'a vue que 2 fois, et jamais dans le jardin. Pourtant, à travers le mur, elle entend des coups et des gémissements. "C'était un appel au secours, c'est sûr", dira-t-elle au procès. Une autre voisine aperçoit Typhaine le 20 mai, et c'est la dernière fois qu'elle la voit.
Le soir du 10 juin
Le 10 juin 2009, dans la soirée, Typhaine n'arrive pas à dormir. Elle marche dans sa chambre, elle refuse de se coucher, et ça énerve sa mère. Ce qui se passe ensuite, ce sont les 2 accusés qui l'ont raconté à leur procès.
Anne-Sophie monte, elle met ses baskets, et elle donne à sa fille des gifles, des coups de poing et des coups de pied au ventre. "J'ai chaussé mes baskets et lui ai donné des coups de pied au niveau du ventre", dira-t-elle à la cour. Nicolas reconnaît avoir tenu Typhaine sous les bras pendant que sa compagne la frappait, et il dit que "les coups étaient forts". Quand l'avocat général demandera à Anne-Sophie pourquoi elle a donné ces coups de pied, elle répondra "Pour lui faire mal".
Ensuite, Typhaine, qui titube, est emmenée dans la salle de bain, où on la met longtemps sous une douche froide, pendant que le couple redescend dans le salon pour regarder le film Rasta Rocket à la télévision. Un peu plus tard, Anne-Sophie entend un sifflement, une respiration qui ne va pas, et quand ils remontent, Typhaine a perdu connaissance dans le bac de douche. Comme Nicolas est pompier volontaire, il tente de la réanimer, avec du bouche-à-bouche et un massage cardiaque, pendant au moins 20 minutes, selon lui.
Typhaine meurt ce soir-là, à 5 ans et 2 mois.
Un baptême dans une ambiance de fête
D'après les accusés, Anne-Sophie veut se dénoncer. Mais Nicolas a peur de la prison, et peur de perdre les 2 autres enfants, alors il la convainc de ne rien dire. Il descend le corps de Typhaine à la cave, sur un sac en plastique, et pendant plusieurs jours, la vie continue dans la maison.
Le 11 juin, le lendemain de la mort de Typhaine, Anne-Sophie assiste à une réunion de préparation au baptême d'Apolline, et le diacre la trouve tout à fait normale. Quand on lui demandera plus tard comment elle a pu y aller, elle dira qu'elle ne voulait "rien laisser paraître", parce que "le baptême approchait". Ce même 11 juin, l'inspection académique alerte enfin le procureur, alors que selon l'avocat de l'association Enfance et Partage, l'ancienne école de Typhaine a constaté son départ dès janvier.
Le 13 juin, le baptême a lieu, dans une ambiance de fête, et le parrain d'Apolline, le meilleur ami de Nicolas, n'a jamais entendu parler de Typhaine. Après le baptême, Nicolas emporte le corps en Belgique, jusqu'aux environs de Charleroi, à une centaine de kilomètres de chez eux. Dans un bois, à la limite de Marcinelle et de Loverval, il creuse pendant des heures, puis il enterre Typhaine nue, face contre terre, à une cinquantaine de centimètres de profondeur.
Une disparition en plein festival
Le 18 juin 2009, vers 16h30, Anne-Sophie Faucheur se présente au commissariat de Maubeuge, et elle raconte qu'elle a perdu Typhaine dans les rues du centre, pendant les Folies de Maubeuge, le festival d'été de la ville. Une enfant de 5 ans qui disparaît un jour de fête, au milieu de la foule, c'est la pire situation possible, et vers 17h30, les festivités sont interrompues. Le signalement est diffusé partout, y compris en Belgique, et il décrit une petite fille d'environ 1,10 m, aux cheveux châtains coupés au carré, avec des baskets rouges et un tee-shirt rose de Dora l'exploratrice.
Policiers et pompiers fouillent la ville, des équipes de chiens explorent le secteur, et des plongeurs de Valenciennes sondent la Sambre, qui traverse Maubeuge. Sauf que les recherches ne donnent rien, et pour Franck Noblecourt, de la police de Maubeuge, n'avoir aucun élément concret, c'est tout de suite surprenant. Typhaine, elle, est morte depuis 8 jours. Aux États-Unis, dans l'affaire Gannon Stauch, c'est aussi pour un enfant déjà mort qu'on lance des recherches, après que sa belle-mère a appelé le 911 en racontant qu'il était parti jouer chez un ami.
Le lendemain matin, vers 8h30, Anne-Sophie et Nicolas sont placés en garde à vue, et des policiers fouillent leur maison. L'un d'eux dira plus tard qu'il pouvait "sentir le mensonge", mais sans preuve, on ne peut rien faire, et le couple ressort le soir même. Seulement, à partir de là, leurs téléphones sont écoutés, et très vite, les enquêteurs entendent quelque chose de troublant.
Au téléphone, Nicolas demande à son propre père de dire qu'il a vu Typhaine. Au procès, son père dira ne plus s'en souvenir.
Un morceau de feutre noir
Le 24 juin 2009, Anne-Sophie et Nicolas donnent une conférence de presse et lancent un appel devant les caméras. "Faut nous aider, parce qu'on l'aime, on est plein d'amour pour elle, aidez-nous s'il vous plaît", dit Anne-Sophie, pendant que Nicolas fond en larmes. Quelques jours plus tôt, Anne-Sophie a même reproché aux policiers d'avoir tardé à lancer les recherches.
Dans la salle, il y a Géraldine Beys, journaliste à La Voix du Nord. Elle se demande ce que le couple pleure vraiment, et sur le maillot bleu d'Anne-Sophie, elle remarque un petit morceau de feutre noir, "comme quand quelqu'un montre un deuil". 2 mois plus tard, elle retrouve Anne-Sophie, qui lui répète exactement le même récit.
Pendant l'été, les enquêteurs surveillent aussi l'activité internet du couple, et ce qu'ils voient ne ressemble pas du tout à des parents dévastés, puisqu'Anne-Sophie et Nicolas se rendent régulièrement sur des sites de rencontre et des sites pornographiques. En août, Anne-Sophie danse au mariage de sa grande sœur, et devant la famille de Nicolas, le couple parle de vacances et d'un projet de mariage.
Un policier de Lille finira par parler de Typhaine comme d'une "enfant fantôme", parce que depuis janvier, elle ne va plus à l'école, les voisins ne la voient presque jamais, et son absence n'alerte personne. Au Canada, dans l'affaire Phoenix Sinclair, une autre petite fille a disparu de la même façon aux yeux de tous, au point que pendant des mois, pour ceux qui devaient la protéger, elle n'existait plus. Le 22 septembre, après une audition chez le juge, Anne-Sophie envoie un SMS à Nicolas, et dans ce message, elle décrit le dernier repas de Typhaine. Pour les enquêteurs, cette fois, il n'y a plus de doute.
Une punition qui a mal tourné
Le lundi 30 novembre 2009, Anne-Sophie est arrêtée chez elle, à Aulnoye-Aymeries, pour la deuxième fois depuis le mois de juin, et Nicolas est placé lui aussi en garde à vue. Dans les locaux de la police judiciaire de Lille, Anne-Sophie tient tête pendant des heures, et après environ 12 heures de garde à vue, elle finit par craquer. Elle reconnaît que Typhaine n'a jamais été enlevée à Maubeuge, et qu'elle est morte chez eux, le 10 juin au soir. Sauf que dans sa version, c'est un accident, une chute dans le bac de douche après une punition qui a mal tourné.
Le 1er décembre, le procureur de Valenciennes, Vincent Lesclous, résume la situation devant la presse. "On n'a pas vraiment d'aveux, on a la description de l'accident." Il a des raisons de penser que ce n'est pas ce qui s'est passé, parce que Nicolas, lui, parle déjà de mauvais traitements. Nicolas reconnaît aussi avoir enterré Typhaine en Belgique, sans être capable de dire précisément où.
Un bois près de Charleroi
Le 9 décembre 2009, Nicolas Willot est extrait de sa cellule et conduit en Belgique. Depuis le matin, une cinquantaine d'enquêteurs et des maîtres-chiens fouillent le bois indiqué, et vers 17h30, les chiens marquent un endroit, à la limite de Marcinelle et de Loverval, près de Charleroi. C'est là que se trouve le corps de Typhaine.
L'autopsie est réalisée le lendemain, et au procès, 2 médecins légistes en présentent les résultats, le docteur Éric Laurier, de Valenciennes, et le docteur François Beauthier, de Charleroi. Le corps est trop décomposé pour qu'ils puissent déterminer la cause exacte de la mort. Pourtant, ils relèvent des impacts au crâne, des traumatismes au thorax et à l'abdomen, des fractures du bassin et du poignet, et une ancienne fracture de la jambe, jamais soignée, qui était en train de se consolider.
L'estomac de Typhaine est vide, ce qui, selon le docteur Laurier, "provoque un affaiblissement extrême", et pour le docteur Beauthier, certains de ses os ont plutôt l'âge de ceux d'une enfant de 4 ans, parce qu'elle a probablement arrêté de grandir normalement à cause des privations de nourriture.
Des tee-shirts blancs au premier rang
Le 29 décembre 2009, Typhaine est inhumée au cimetière de Mons-en-Barœul, entourée de la famille de son père. Plus de 3 ans plus tard, le 21 janvier 2013, quand le procès s'ouvre devant la cour d'assises du Nord, à Douai, sous la présidence de Catherine Schneider, cette famille est au premier rang, avec des tee-shirts blancs à l'image de Typhaine. Anne-Sophie Faucheur, 26 ans, est défendue par Blandine Lejeune, et Nicolas Willot, 27 ans, par Emmanuel Riglaire. Ils sont jugés pour homicide volontaire sur mineure de 15 ans, violences volontaires sur mineure de 15 ans et dénonciation d'un crime imaginaire, et ils risquent la prison à vie.
Les 2 accusés reconnaissent les violences, mais ils nient avoir voulu tuer. À la barre, Anne-Sophie dit se rendre compte de "la monstruosité" de ses actes, et Nicolas, qui affirme avoir été "totalement soumis" à sa compagne, explique "J'ai pensé au bien-être d'Anne-Sophie, mais je n'ai pas pensé à l'enfant". Il dit même avoir voulu faire le "bonheur" de Typhaine. C'est là que la grand-mère, Marie-José Taton, s'adresse directement à Anne-Sophie. "C'est honteux ce que tu as fait à ma petite fille."
À la barre, les experts se succèdent, et sur ce que voulait vraiment le couple ce soir-là, ils ne sont pas d'accord entre eux. Pour le psychiatre Roland Coutanceau, il n'y a pas chez la mère d'intention de tuer consciente et claire. Le psychologue Yves Delannoy, lui, décrit chez Anne-Sophie une "immaturité affective profonde" et un "désir de mort indiscutable", et pour lui, Nicolas, dont le rôle lui semble secondaire, a "pris le leadership pour sauver sa compagne" quand il a fallu cacher la mort. Le psychiatre Ameziane Ait-Menguellet juge au contraire que la responsabilité de Nicolas est "pleine et entière", parce que pour lui, ces violences répétées ne peuvent s'expliquer que "par une volonté d'en finir". Anne-Sophie, elle, a raconté à un expert qu'elle donnait les premiers coups, et qu'elle demandait à Nicolas de frapper plus fort, parce que selon elle, Typhaine "n'avait pas assez mal".
Le dernier mot de Typhaine Taton
Pour l'avocat de François, Raphaël Théry, Typhaine a dit un dernier mot avant de mourir, "pardon". Le 25 janvier 2013, l'avocat général Luc Frémiot reprend ce mot dans son réquisitoire, et il requiert 30 ans de réclusion criminelle contre chacun des accusés, en parlant d'un "pacte maudit" entre eux, et de la mort de l'enfant comme d'une issue "inévitable". Même l'avocat de Nicolas ne demande pas l'acquittement. "Personne ne plaide l'acquittement dans ce dossier", dit-il, parce que pour lui, toute la question est de savoir si son client a voulu tuer. Avant que la cour se retire, Anne-Sophie prend la parole une dernière fois. "Ce que j'ai fait est impardonnable, c'est pourquoi je ne demande pas pardon aux familles."
À 18h40, après 3 heures de délibéré, le verdict tombe. Anne-Sophie Faucheur et Nicolas Willot sont reconnus coupables du meurtre de Typhaine et de dénonciation d'un crime imaginaire, et ils sont condamnés à 30 ans de réclusion criminelle, avec une période de sûreté de 20 ans, sans aucune différence entre eux. Les accusés ne réagissent pas, et la famille de François accueille la décision en silence. François, qui n'a plus jamais revu sa fille après le 22 janvier 2009, se dit satisfait, même s'il aurait voulu la perpétuité. "Ma fille a eu une bonne justice", dit-il, mais le procès n'a pas répondu à toutes ses questions, et surtout pas à celle de savoir pourquoi.
À la sortie, l'avocate d'Anne-Sophie annonce que sa cliente accepte sa peine et ne fera pas appel, alors que l'avocat de Nicolas dit réfléchir à un appel, à cause de l'intention de tuer retenue par la cour. Depuis, la presse n'a jamais parlé d'un procès en appel. En prison depuis fin 2009, ni l'un ni l'autre ne peut en principe espérer un aménagement de peine avant la fin de 2029, et on ne sait pas, aujourd'hui, où ils sont détenus.
Caroline et Apolline, elles, ont été placées ensemble en famille d'accueil, le 15 décembre 2009, par le tribunal pour enfants d'Avesnes-sur-Helpe, et François a eu le droit de voir Caroline une fois par mois, et au moment du procès, Caroline vit avec lui. À Aulnoye-Aymeries, depuis le 22 novembre 2012, un square porte le nom de Typhaine, et depuis la rentrée 2019, en France, l'instruction est obligatoire dès 3 ans, et plus seulement à partir de 6 ans.
Typhaine avait 5 ans. Avant Aulnoye-Aymeries, pour son père, c'était une petite fille "adorable, très sage".
L'affaire Typhaine Taton en vidéo ⬇️

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➡️ Affaire Gabriel Fernandez
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Sources :
France 3 Hauts-de-France, dernier jour du procès et verdict, 25 janvier 2013 : https://france3-regions.franceinfo.fr/hauts-de-france/2013/01/25/typhaine-dernier-jour-du-proces-le-verdict-en-direct-187579.html
France 3 Hauts-de-France, 3e jour du procès (enquêteurs, voisins, légistes), 23 janvier 2013 : https://france3-regions.franceinfo.fr/hauts-de-france/2013/01/23/typhaine-en-direct-le-3eme-jour-du-proces-186141.html
Franceinfo, condamnation et récit des 6 mois de l'affaire, 25 janvier 2013 : https://www.franceinfo.fr/societe/justice/proces-typhaine-les-six-mois-de-calvaire-d-une-fillette-fantome_210949.html
RTBF (Belga), la mère et le beau-père condamnés à 30 ans de réclusion, 25 janvier 2013 : https://www.rtbf.be/article/typhaine-sa-mere-et-son-beau-pere-condamnes-a-30-ans-de-reclusion-7914795
La Libre Belgique, découverte du corps de Typhaine près de Charleroi, 9 décembre 2009 : https://www.lalibre.be/international/2009/12/09/le-corps-de-la-petite-typhaine-retrouve-YTIV7UGNYVBBRBUY55J32KMZL4/
Wikipédia, affaire Typhaine Taton : https://fr.wikipedia.org/wiki/Affaire_Typhaine_Taton
