Affaire Takoda Collins : 10 ans, enfermé nu dans un grenier


Le 13 décembre 2019, à Dayton, dans l'Ohio, Takoda Collins est déclaré mort aux urgences de l'hôpital pour enfants, couvert de bleus de la tête aux pieds, 5 jours avant ses 11 ans. Pendant ce temps, les policiers fouillent la maison de Kensington Drive où il vivait, et au rez-de-chaussée, tout est en ordre, avec de la nourriture dans le réfrigérateur et une chambre pour un enfant de 3 ans, pleine de jouets. Aux murs, il y a des photos des adultes, du petit frère et des animaux, mais aucune de Takoda, et dans toute la maison, il n'y a pas un seul vêtement de garçon de 10 ans. Dans le salon, une porte donne sur l'escalier du grenier.
Takoda Collins, un bébé heureux
Le 18 décembre 2008, dans le Wisconsin, une femme qui s'appelle Robin Collins met au monde un petit garçon, Takoda. Robin n'est pas en état d'élever un nouveau-né, et c'est une amie de la famille, Anita Bredeson, et son fiancé, Brian, qui prennent le bébé chez eux. Robin vient le voir souvent, mais c'est chez eux qu'il grandit, et pour Anita, c'est "un bébé heureux, un nourrisson joyeux", au point que le couple commence les démarches pour l'adopter.
En novembre 2009, Takoda a 11 mois quand il reçoit des coups, si bien que les services de protection de l'enfance ouvrent une enquête. Devant la police, Robin reconnaît l'avoir frappé. Elle est condamnée à une mise à l'épreuve, elle perd sa garde, et Takoda devient un enfant placé. Selon Anita, il passe par 3 familles d'accueil en quelques années, mais elle et Brian ne le lâchent pas, et en décembre 2012, ils fêtent encore avec lui son quatrième anniversaire.
Un père surgi de nulle part
En 2013, le père de Takoda, que personne n'avait vu jusque-là, réapparaît. Il s'appelle Al-Mutahan McLean, et pour Anita, il arrive "de nulle part". Un test ADN confirme qu'il est bien le père, alors il demande la garde, et dès l'été, il l'obtient à titre provisoire. Pour Anita et Brian, c'est un déchirement, parce que le petit garçon part vivre avec un homme qui, pour eux, est "un parfait inconnu".
En octobre 2013, Robin écrit au tribunal du comté de Dane pour qu'on interdise au père d'emmener Takoda hors du Wisconsin, parce qu'une enquête des services de protection de l'enfance le concerne déjà. Sa lettre ne change rien, puisque 2 jours plus tard, le 23 octobre, Al obtient la garde définitive et exclusive de son fils. En février 2014, Robin écrit de nouveau au tribunal, cette fois pour dire qu'Al est parti avec Takoda à Union City, dans le Tennessee, et qu'elle n'a plus de nouvelles.
Ensuite, la famille s'installe à plusieurs centaines de kilomètres du Wisconsin, à Dayton, dans l'Ohio, une ville du Midwest entre Cincinnati et Columbus. Elle vit au 1934 Kensington Drive, dans une maison fournie par la compagne d'Al, Amanda Hinze, que Takoda finit par appeler maman. La sœur d'Amanda, Jennifer Ebert, vit avec eux, et comme elle ne travaille pas et n'a pas de voiture, elle passe presque tout son temps à la maison. C'est dans cette maison que Takoda va passer les 5 dernières années de sa vie.
Un mot dans le bureau de l'infirmière
Le 5 janvier 2015, Takoda a 6 ans quand il entre à l'école élémentaire Horace Mann, à Dayton. Il n'a aucun problème pour aller aux toilettes, et pourtant, il arrive chaque matin dans des vêtements qui sentent l'urine et les excréments, parfois avec une coupe de cheveux ratée, si bien que les autres enfants se moquent de lui. Selon Jennifer, Al lui coupe exprès les cheveux comme ça.
Les enseignants veulent l'aider, et l'école a tout ce qu'il faut, des vêtements donnés par des familles, et même une machine pour laver ses affaires pendant la journée, alors ils l'envoient chez l'infirmière. Sauf que ça, son père ne le supporte pas. Plusieurs fois, il appelle l'école, furieux, et il finit par exiger que l'infirmière ne voie plus son fils, pour aucune raison. Dans toute sa carrière, c'est le seul enfant pour qui elle a dû afficher un mot dans son bureau, pour rappeler au personnel qu'il ne fallait pas le recevoir.
Chaque année, les enseignants alertent les services de protection de l'enfance du comté de Montgomery, pour des bleus, pour sa maigreur, pour son hygiène, et selon la directrice des écoles publiques de Dayton, Elizabeth Lolli, l'école fait au moins 15 signalements. Sauf qu'à Kensington Drive, à chaque visite, la famille est prête. Quand les travailleurs sociaux frappent à la porte, Jennifer et Takoda restent cachés derrière une porte fermée à clé, sans un bruit, et Al fixe un autre rendez-vous. Le jour venu, Takoda doit ne rien dire et avoir l'air heureux, et ses bleus sont cachés sous des manches longues. Quand les travailleurs sociaux repartent, selon Jennifer, c'est sur son fils qu'Al passe sa colère, en le frappant et en le jetant par terre. Des adultes qui voient, qui alertent, et un enfant qui reste quand même dans la maison, c'est aussi l'histoire d'un petit garçon de 8 ans, en Californie, dans l'affaire Gabriel Fernandez.
Une école à la maison sur le papier
Au printemps 2018, après une nouvelle alerte de l'école et des services sociaux, des policiers de Dayton se rendent à Kensington Drive. Personne ne leur ouvre, et ils repartent.
Le 10 mai 2018, Al et Amanda retirent Takoda de l'école. Pour le faire, il faut qu'un adulte diplômé s'engage à lui faire l'école à la maison, et c'est Amanda qui remplit les papiers. Seulement, cette école à la maison n'aura jamais lieu, et à partir de ce jour, plus aucun adulte extérieur à la famille ne voit Takoda chaque jour.
Il a 9 ans, et dans la maison, il n'a plus de chambre. Depuis l'arrivée de son petit frère, qui a maintenant 3 ans, c'est le petit qui y dort, avec les jouets et les meubles. Takoda, lui, est envoyé sous les combles, dans le grenier, et c'est là qu'il passe désormais presque toutes ses journées.
Une fenêtre au deuxième étage
En novembre 2018, Takoda saute par une fenêtre du grenier, au deuxième étage. Il est blessé, au point qu'il doit être opéré à l'hôpital pour enfants de Dayton, et à sa sortie, les médecins recommandent un suivi psychologique. La famille, elle, ne prend aucun rendez-vous, et quand une travailleuse sociale propose son aide pour en prendre un, Al et Amanda refusent.
Le même mois, Al appelle la police, parce que selon lui, son fils est incontrôlable. Les agents installent quelques instants Takoda à l'arrière de leur voiture, puis Al leur dit qu'il va l'emmener dans un centre de santé mentale de Kettering, et ils repartent. Au tribunal pour mineurs, on lui propose un programme d'aide, mais quand il comprend que Takoda ne sera pas enfermé, il n'en veut pas.
Quand Takoda retourne au grenier, les fenêtres ont été condamnées, si bien que plus aucune lumière du jour n'y entre, et désormais, on l'y enferme à clé. Ses vêtements ont tous été jetés, et il n'a le droit de descendre aux toilettes que quand son petit frère dort, pour que le petit ne le croise pas nu.
Un écran dans le salon
Dans le Wisconsin, Robin parle parfois à son fils au téléphone. En mai 2019, pendant un de ces appels, elle a l'impression que le père de Takoda se tient à côté de lui et qu'il lui dicte ses réponses. Inquiète, elle prévient les services de protection de l'enfance du Wisconsin, puis ceux du comté de Montgomery, et elle n'a de réponse ni des uns ni des autres. Le même mois, elle demande à la police de Dayton d'aller vérifier que son fils va bien. Les agents passent à la maison, et dans leur rapport, ils notent que Takoda a l'air d'aller bien et qu'on s'occupe de lui. Robin, elle, a vu juste, et la même année, dans le sud de l'Ohio, c'est aussi un enfant que les services de protection de l'enfance devaient suivre de près, dans l'affaire Dylan Groves.
Ce que personne ne voit, c'est la vie de Takoda au grenier. D'après ce que Jennifer et Amanda racontent plus tard aux enquêteurs, Al lui impose des positions de punition, tout nu, debout, plié en deux, les mains touchant le sol, de son réveil, vers 7h, jusqu'à 3h ou 4h du matin. Une caméra le filme, et depuis le salon, les adultes le regardent sur l'écran. Quand Takoda bouge, Jennifer ou Amanda préviennent Al, qui monte le battre.
Un jour, enfermé sans accès aux toilettes, Takoda fait ses besoins sur le sol, et Al, furieux, l'oblige à manger ses excréments, malgré ses supplications. Depuis ce jour-là, Takoda sait que s'il ne le fait pas lui-même, il sera frappé encore plus fort.
Une nuit de décembre
Le 12 décembre 2019, au soir, Al rentre après avoir bu, et sa colère retombe sur Takoda. Depuis une autre pièce, Jennifer entend le petit garçon pleurer et le supplier d'arrêter, comme si souvent. Amanda, qui s'était assoupie sur le canapé, se réveille au moment où Al frappe son fils au ventre, de toutes ses forces.
Le lendemain matin, avant le réveil du petit frère, Jennifer appelle Takoda pour qu'il descende aux toilettes. Il marche en s'appuyant aux murs, il vacille, il tombe et il se relève. En le voyant, Al lui donne un violent coup de coude dans le dos et le renvoie en haut. Là-haut, comme Takoda ne se met pas assez vite en position, Al le fait s'allonger sur le ventre et lui monte sur le dos, en poussant contre le plafond pour peser encore plus lourd, puis il redescend regarder la télévision avec Jennifer et le petit frère.
Plus tard, Al remonte, il jette encore son fils dans tous les sens, et il le traîne par les oreilles dans l'escalier jusqu'à la salle de bain, où il lui ordonne de laver son short, en le menaçant de le noyer s'il ne se dépêche pas. Depuis le salon, Jennifer entend l'eau qui éclabousse, et Takoda qui cherche son souffle. Ensuite, Al le remonte au grenier, et sur l'écran, Jennifer voit le petit garçon recroquevillé sur une chaise de jardin, avec son père debout derrière lui. Ce matin-là, Al viole son fils avec un pied de chaise cassée, qu'il cache derrière un meuble en redescendant.
À partir de là, Takoda ne fait plus aucun bruit.
Une caméra débranchée
Un peu plus tard, Jennifer, qui s'est recouchée, est réveillée par Amanda, qui lui dit que Takoda ne respire plus. Aucune des 2 n'appelle le 911. À la place, les 2 sœurs prennent le petit frère et quittent la maison. Selon Amanda, Al débranche et démonte la caméra du grenier avant d'appeler les secours, et au téléphone, il passe l'essentiel de l'appel à expliquer à quel point son fils est un enfant terrible, au lieu de parler de son état.
Quand les secours arrivent, Al les attend à la porte, et Takoda est seul, allongé sur le sol du salon, sans réaction, couvert de bleus de la tête aux pieds. Pendant que les secouristes essaient de le ranimer, un policier discute avec Al sous le porche, et Al en profite pour se plaindre de son fils. Selon lui, Takoda mangeait ses propres excréments, et tous ces bleus, il se les faisait tout seul, pour faire son numéro.
Takoda est emmené à l'hôpital pour enfants de Dayton, mais il est trop tard, et il est déclaré mort aux urgences. Dans 5 jours, il aurait eu 11 ans.
Aucune photo de lui aux murs
Pendant ce temps, à Kensington Drive, les policiers fouillent la maison avec l'accord de la famille. Au rez-de-chaussée, tout est en ordre, avec de la nourriture dans le réfrigérateur, des chambres meublées pour les adultes et une chambre pour un enfant de 3 ans, avec des jouets et des vêtements à sa taille. Aux murs, il y a des photos des adultes, du petit frère, des animaux, mais aucune de Takoda, et dans toute la maison, il n'y a pas un vêtement de garçon de 10 ans, pas un jouet, pas un livre de classe.
Dans le salon, une porte donne sur l'escalier du grenier. En montant, les enquêteurs sont saisis par l'odeur d'urine et d'excréments, et comme il n'y a aucune lumière, ils doivent allumer leurs lampes torches. En haut, il n'y a qu'une chaise cassée, de la saleté et des insectes, et plus loin, dans une autre pièce fermée à clé, la caméra démontée. Les 2 pieds qui manquent à la chaise sont retrouvés au rez-de-chaussée, l'un derrière la télévision, l'autre dans un panier à linge, devant la salle de bain. Selon la police, un taser et une spatule auraient probablement servi à le frapper. Quelques jours plus tard, quand les enquêteurs reviennent, le grenier a été vidé et nettoyé, et ils voient alors à quel point il aurait pu être clair et propre.
Des photos de Takoda, les enquêteurs en trouvent quand même, sur une tablette saisie dans la maison. Elles le montrent dans ses positions de punition, prises au fil des années.
Une marque en forme de T
À l'hôpital, une pédiatre spécialiste de la maltraitance relève sur Takoda des centaines de plaies et de bleus, de la tête aux pieds, jusqu'à l'intérieur de la bouche, et de vieilles cicatrices. Beaucoup de blessures sont sur l'arrière des bras et du corps, c'est-à-dire là où on prend les coups quand on essaie de se protéger, et pour elle, rien ne vient d'un accident ni d'un enfant qui se blesse lui-même.
L'autopsie est réalisée par le docteur Bryan Casto, médecin légiste adjoint du comté de Montgomery. Il trouve des côtes fracturées, des bleus profonds sur toute la tête, et des fesses meurtries jusqu'au fond du muscle. Dans le dos de Takoda, il y a aussi une marque en forme de 4 lettres, dont la première ressemble à un T, à un endroit qu'un enfant ne peut pas atteindre seul. Le 12 mars 2020, le bureau du coroner annonce que Takoda est mort des coups, d'une compression qui l'a empêché de respirer, et de l'eau de la baignoire, et que sa mort est un homicide.
Sauf que la blessure la plus grave ne se voit pas de l'extérieur. C'est un bleu à l'arrière du cou, qui traverse tous les muscles jusqu'à la colonne vertébrale, et pour le légiste, on ne voit ce genre de blessure que dans des accidents catastrophiques, comme un très grave accident de voiture.
Des visites enregistrées
Devant les enquêteurs, Al répète l'histoire d'un enfant qui mangeait ses excréments et qui se blessait pour attirer l'attention. Pour le pied de chaise, il nie l'avoir enfoncé, parce que selon lui, Takoda se l'était mis tout seul, et c'est en le lui retirant que le sang aurait giclé. Ce qu'il oublie de dire, c'est que c'est lui qui a forcé son fils à manger ses excréments la première fois.
Al est arrêté. Dans la semaine qui suit, devant le tribunal pour mineurs, où elle demande à revoir le petit frère, Amanda reconnaît que ce matin-là, elle savait que Takoda ne respirait plus, et qu'elle est partie sans appeler le 911. Le 20 décembre 2019, une semaine après la mort de Takoda, Amanda et Jennifer sont arrêtées à leur tour. Jennifer, elle, finit par tout raconter aux enquêteurs, même si au départ, elle ne parle pas de ce qu'elle a vu sur l'écran avec le pied de chaise.
Dans les jours qui précèdent son arrestation, Amanda rend visite à Al en détention, et ces visites sont enregistrées. Ensemble, ils se répètent que chaque bleu était nécessaire et qu'ils ont fait de leur mieux, et ils se mettent d'accord pour décrédibiliser Jennifer auprès de la police. Al dit même que si Takoda était là, il parlerait pour eux.
Une lettre sans un seul nom
Le 29 septembre 2021, au tribunal du comté de Montgomery, c'est le jour de l'audience des peines. Les 3 adultes de la maison ont plaidé coupable. Jennifer l'a fait la première, le 27 mai 2020, pour homicide involontaire et mise en danger d'enfant. Le 8 septembre 2021, juste avant l'ouverture de son procès, Al-Mutahan McLean a plaidé coupable de meurtre, de viol, d'enlèvement et de mise en danger d'enfant, et Amanda Hinze d'homicide involontaire et de mise en danger d'enfant. Pour la procureure Lynda Dodd, Takoda a vécu "des années de supplice incessant et inimaginable".
L'avocat d'Al, Michael Booher, demande le minimum, 40 ans avant toute libération conditionnelle, parce que pour la défense, Takoda avait de graves problèmes de comportement et se faisait lui-même beaucoup de ses blessures. La défense décrit aussi un garçon très intelligent, qui lisait beaucoup et qui écrivait des paroles de rap qu'il chantait avec son père. Dans une lettre lue au tribunal, la grand-mère de Takoda, Kelly Sandoval, ne prononce jamais le nom des accusés. Elle les appelle "les monstres".
Le juge Dennis Adkins parle du cas de maltraitance le plus horrible qu'il ait jamais vu. "Ce que vous avez fait, c'est le mal à l'état pur. Vous n'avez eu aucune pitié pour votre fils, et vous n'en méritez aucune de la part de ce tribunal", dit-il à Al, qu'il condamne à la perpétuité, avec une première possibilité de libération conditionnelle après 51 ans. À Amanda, il dit qu'elle aurait pu tout arrêter, et il la condamne à 22 à 27 ans et demi de prison. Jennifer, elle, est condamnée à 8 ans. Pour le juge, l'école et les services de protection de l'enfance ont, eux aussi, laissé tomber Takoda. Pour Kelly Sandoval, en revanche, ces peines ne suffisent pas, et après l'audience, elle se dit consternée, parce que pour elle, ils auraient tous dû être condamnés à mort.
Une audience prévue en 2070
Après la mort de Takoda, tous ceux qui auraient pu le sauver doivent regarder ce qui n'a pas marché. En mai 2021, le comté de Montgomery accepte de verser 3,25 millions de dollars à sa succession, sans reconnaître de faute, et la succession poursuit aussi l'hôpital pour enfants de Dayton, qui l'avait soigné en novembre 2018. La police de Dayton, elle, recommande que ses agents ne repartent plus d'une porte qui ne s'ouvre pas sans écrire un rapport et sans revenir. Le 28 février 2022, le gouverneur de l'Ohio, Mike DeWine, signe une loi née de l'affaire, pour que les services de protection de l'enfance parlent enfin à la police, et pour que la personne qui fait un signalement soit prévenue par écrit quand il est reçu, puis quand l'enquête est close.
Fin 2021, Amanda Hinze et Jennifer Ebert ont été transférées dans des prisons de l'Ohio. Al-Mutahan McLean, lui, est détenu à la prison d'Allen, dans l'Ohio. Il a fait appel de sa peine, mais en 2026, selon l'administration pénitentiaire, sa première audience devant la commission des libérations conditionnelles est toujours prévue en octobre 2070, quand il aura plus de 80 ans.
Takoda avait 10 ans. Dans le Wisconsin, pendant ses 11 premiers mois, c'était un bébé heureux.
L'affaire Takoda Collins en vidéo ⬇️

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Sources :
Tribunal des plaids communs du comté de Montgomery (Ohio), mémoire du parquet avant le prononcé des peines, dossier 2019 CR 04108, 27 septembre 2021 : https://www.wdtn.com/wp-content/uploads/sites/45/2021/09/Takoda-Collins-Court-Docs.pdf
CBS News Pittsburgh (Associated Press), peines prononcées contre le père et les 2 femmes, 30 septembre 2021 : https://www.cbsnews.com/pittsburgh/news/three-people-sentenced-in-abuse-death-of-10-year-old/
WDTN, audience des peines et déclarations du procureur Mat Heck, 29 septembre 2021 : https://digital-release.wdtn.com/?p=933203
WYSO, enquêtes ouvertes et signalements de l'école, 16 janvier 2020 : https://www.wyso.org/news/2020-01-16/multiple-investigations-opened-into-death-of-10-year-old-takoda-collins
WDTN, la mère de Takoda raconte ses alertes avant sa mort, 19 janvier 2020 : https://digital-release.wdtn.com/news/takoda-collinss-mother-details-her-attempts-to-protect-him-before-his-death/
WDTN, Anita Bredeson raconte les premiers mois de Takoda, 11 février 2020 : https://digital-release.wdtn.com/news/local-news/woman-who-cared-for-takoda-collins-at-birth-explains-how-his-father-gained-custody/
