Affaire Suzanne Capper : séquestrée 7 jours puis brûlée vive
Le 14 décembre 1992, à 6h10, sur Compstall Road, près de Romiley, à la sortie de Stockport, en Angleterre, Barry Sutcliffe part travailler avec 2 collègues quand ils trouvent au bord de la route une jeune fille nue, le crâne rasé, brûlée sur presque tout le corps. Les 3 hommes l'emmènent dans la maison la plus proche, chez Michael et Margaret Coop, et pendant qu'on appelle une ambulance, elle a tellement soif qu'elle boit 6 verres, que Michael doit lui tenir, parce qu'avec ses mains, elle ne peut pas les porter elle-même. Elle s'appelle Suzanne Capper, elle a 16 ans, et malgré la douleur, elle n'arrête pas de remercier Margaret de l'aider. Avant de sombrer dans le coma, elle trouve encore la force de raconter les 7 jours qu'elle vient de vivre, et de donner à la police 6 noms et une adresse.
Suzanne Capper, la fille qui rend service
En 1992, Suzanne Jane Capper a 16 ans, et elle vit à Moston, dans le nord-est de Manchester, en Angleterre. Ses parents ont divorcé, alors elle grandit avec sa mère, Elizabeth, sa grande sœur, Michelle, et son beau-père, John Capper. En 1990, sa mère et son beau-père se séparent à leur tour, et pendant un temps, Suzanne est prise en charge par les services sociaux. Ensuite, avec Michelle, elle retourne vivre chez son beau-père, dans une petite rue du quartier, Bewley Walk.
À partir de là, Suzanne ne va presque plus au lycée de Moston Brook, au point que pendant ses 2 dernières années de scolarité, sa présence en classe est décrite comme irrégulière. Ceux qui la connaissent parlent d'une fille douce et facile à influencer, qui fait tout pour rendre service.
Ses journées, elle les passe surtout à moins d'un kilomètre de chez son beau-père, dans une petite maison mitoyenne, au 97 Langworthy Road. Là vit Jean Powell, une femme de 26 ans, avec ses 3 enfants. Elle est séparée de son mari, Glyn, qui habite tout près et qui passe souvent la voir. Jean, Suzanne la connaît depuis toujours, parce que c'est elle qui la gardait quand elle avait 6 ans. Maintenant, c'est l'inverse, puisque c'est Suzanne qui garde les 3 enfants de Jean, et de plus en plus souvent, elle reste dormir sur place.
Quand on n'a plus vraiment de foyer, s'accrocher à la femme qui vous a gardée petite, c'est assez logique finalement. Sauf que selon la presse de l'époque, dans cette maison, Jean vend de la drogue et écoule des voitures volées.
Une nouvelle voisine
À l'été 1992, une femme s'installe 3 portes plus loin, au numéro 91. Elle s'appelle Bernadette McNeilly, elle a 24 ans et 3 enfants, et très vite, elle passe tellement de temps chez Jean qu'elle vit presque en permanence au 97. Avec les enfants des 2 femmes, ça fait 6 enfants dans une petite maison, si bien que Jean et Bernadette dorment dans la salle à manger.
Autour d'elles, il y a Glyn, le mari dont Jean est séparée, Anthony Dudson, 16 ans, le petit ami de Bernadette, Jeffrey Leigh, un ancien détenu de 26 ans qui vient acheter des amphétamines, et Clifford Pook, le petit frère de Jean, avec qui Suzanne s'est liée d'amitié.
Michelle, la grande sœur de Suzanne, a vécu un moment chez Jean, elle aussi. Mais en août 1992, elle s'en va, parce qu'elle n'aime pas du tout les nouvelles fréquentations de Jean, et surtout pas Bernadette. Suzanne, elle, continue de venir, alors que les 2 femmes la malmènent de plus en plus souvent. "Ce n'est pas qu'elle avait peur d'elles, c'est qu'elle aurait fait n'importe quoi pour elles", racontera Michelle. "Elle passait tous leurs caprices."
Des poux et un duffel-coat rose
Fin novembre 1992, Suzanne et Jean rencontrent à Sale, au sud de Manchester, un certain Mohammed Yussif, l'ami d'un ami. D'après Jean, Suzanne l'aurait poussée à coucher avec cet homme, et elle dit lui avoir donné une raclée pour ça. Mohammed Yussif, lui, a démenti cette version.
Le même mois, Anthony attrape des poux de pubis, et après être allé voir un médecin, il doit se raser. Bernadette se persuade aussitôt qu'il les a attrapés à cause de Suzanne, parce qu'il arrive à l'adolescente de dormir dans un lit qu'ils utilisent eux aussi, au 97. Pourtant, Anthony pense les avoir attrapés à cause de Bernadette, et c'est d'ailleurs ce qu'il dit à Jean. Il y a aussi un duffel-coat rose, qui vaut environ 50 livres, et que Bernadette accuse Suzanne de lui avoir volé.
Ces reproches n'ont rien de prouvé, mais pour Jean et Bernadette, ils suffisent. À ce moment-là, Suzanne est retournée vivre chez son beau-père, sur Bewley Walk, et le 7 décembre 1992, les 2 femmes viennent frapper à sa porte.
Un garçon qui n'existe pas
Ce jour-là, Jean et Bernadette expliquent à Suzanne qu'un garçon qui lui plaît l'attend chez Jean. Elle a 16 ans, et ce sont les 2 femmes avec qui elle passe ses journées depuis des mois, alors elle les suit jusqu'au 97 Langworthy Road.
Il n'y a pas de garçon.
À la place, Glyn Powell et Anthony Dudson l'attendent, et dès qu'elle entre, ils l'attrapent. Les 2 hommes lui rasent la tête et les sourcils, puis ils l'obligent à jeter ses cheveux à la poubelle. Ensuite, ils lui mettent un sac en plastique sur la tête, et ils la frappent sur la tête chacun leur tour. Quand elle est recroquevillée par terre, Jean et Bernadette lui donnent des coups de pied, et elles la frappent avec une ceinture et avec une énorme fourchette en bois décorative, longue d'environ 1 mètre. Après ça, dans la salle de bain, on l'oblige à se raser elle-même le reste du corps, pour la punir de ces poux. Le soir, Jean l'enferme pour la nuit dans un placard, et pour qu'elle ne puisse pas sortir, des meubles lourds sont poussés contre la porte.
La pièce au cadenas
Le lendemain matin, le 8 décembre, Suzanne est enfermée dans un autre placard, à l'étage, et elle y reste toute la journée. Sauf que ses pleurs dérangent les 6 enfants de la maison, et on finit par l'emmener au numéro 91, l'ancienne maison de Bernadette, quelques portes plus loin. Elle ne porte qu'une culotte et un legging. Dans une pièce dont la porte est fermée par un cadenas, elle est attachée bras et jambes écartés sur un sommier renversé, contre les lattes en bois, avec des cordes, du fil électrique, des ceintures et une chaîne. On lui bande les yeux, et on lui enfonce des chaussettes dans la bouche pour l'empêcher de crier.
Pendant les jours qui suivent, les coups sont de plus en plus violents. Suzanne reçoit très peu à manger et à boire, et elle reste allongée dans son urine et ses excréments. On lui injecte des amphétamines, et une cigarette lui laisse une brûlure profonde entre les yeux. On lui met aussi un casque sur les oreilles, et pendant des heures, le même morceau de musique rave passe en boucle, à plein volume. C'est "Hi, I'm Chucky (Wanna Play?)", un titre de 150 Volts qui reprend des extraits du film Chucky, la poupée de sang. Le morceau avait simplement été enregistré à la radio, si bien que pour les enquêteurs, le film lui-même n'a joué aucun rôle. Ce qui a été dit au procès, en revanche, c'est que Bernadette commence chaque séance en annonçant que Chucky vient jouer. Au bout de plusieurs jours, on plonge Suzanne dans une baignoire de désinfectant pur, et on la frotte avec un balai-brosse, si fort que les marques sont encore visibles plusieurs jours après.
Une voix qui appelle à l'aide
Au numéro 91, il y a aussi David Hill, un jeune homme de 18 ans qui loge dans la maison. Un jour, il entend une voix de femme qui appelle à l'aide, et quand il demande ce qui se passe, Jeffrey Leigh l'emmène dans la pièce et lui montre Suzanne, attachée au sommier. Plus tard, David se retrouve seul avec elle. "Elle m'a demandé si je pouvais l'aider, mais je lui ai dit que je ne pouvais pas. Je lui ai demandé qui elle était. Elle a dit qu'elle s'appelait Suzanne. Elle m'a demandé si je pouvais la détacher. J'ai dit que je ne pouvais rien faire."
David Hill ne la détache pas, et il ne prévient personne, parce qu'il a trop peur. "Si j'avais dit quoi que ce soit, ils m'auraient tous eu, non ?" Suzanne a demandé de l'aide, et personne n'est venu. Des années plus tard, en Angleterre, une femme dira la même chose au procès de la mort d'un petit garçon, "Personne ne l'a aidé", dans l'affaire Arthur Labinjo-Hughes.
Le fiancé de Michelle, Paul Barlow, croise lui aussi Jeffrey Leigh et Anthony Dudson pendant cette semaine-là, puisque les 2 hommes l'aident à réparer sa voiture, alors qu'ils savent très bien que Suzanne est retenue à quelques mètres de là. "Ils auraient pu me le dire tout de suite. J'aurais enfoncé la porte et j'aurais sorti Suzanne de là", dira-t-il.
Pendant ce temps, Michelle fait savoir que leur beau-père va signaler la disparition de Suzanne à la police. Pour le groupe, c'est un danger, parce que la police finira par venir frapper à Langworthy Road, et il devient urgent de faire sortir Suzanne de la maison.
Le coffre d'une Fiat Panda
Selon l'accusation, à ce moment-là, la décision de tuer Suzanne est déjà prise. Peu avant sa mort, on lui arrache ses 2 dents de devant avec une pince, pour qu'elle soit plus difficile à identifier, et d'après le témoignage d'Anthony Dudson au procès, c'est Clifford Pook qui le fait, en riant.
Une voiture a été volée, une Fiat Panda blanche, et on lui a mis de fausses plaques. Aux premières heures du 14 décembre 1992, Suzanne, qui ne tient presque plus debout, est enfermée dans le coffre. Glyn Powell conduit, et avec lui, il y a Jean, Bernadette et Anthony. Le trajet fait une vingtaine de kilomètres, jusqu'à Werneth Low, une colline boisée près de Romiley, à la sortie de Stockport, et pendant tout ce temps, Bernadette glousse.
Au pied du talus
À Werneth Low, Glyn et Anthony sortent Suzanne du coffre, et ils la poussent dans une pente raide, à travers les ronces. Quand elle est allongée en bas, dans l'herbe, Bernadette la couvre d'essence avec un bidon. Le feu a du mal à prendre, et il faut plusieurs tentatives avant que Suzanne s'enflamme. Jean, elle, dira au procès qu'elle était restée dans la voiture. "J'ai vu un éclair. Je me suis retournée et j'ai vu Suzanne en flammes. Elle hurlait."
Sur le chemin du retour vers Moston, ils s'arrêtent acheter des canettes, et ils chantent "Burn, baby, burn", le refrain de Disco Inferno. Au 97 Langworthy Road, Jeffrey Leigh et Clifford Pook les attendent. D'après Anthony Dudson, Clifford demande à Glyn si c'est fait, et Glyn lui répond que oui, en riant, avant de lui rendre son briquet.
Pour eux, Suzanne est morte.
6 noms avant le coma
Sauf que Suzanne est vivante. Une fois seule, elle réussit à remonter le talus, et elle marche le long de la petite route, sur environ 400 mètres, jusqu'à Compstall Road. À 6h10, Barry Sutcliffe, qui part travailler avec 2 collègues, la trouve là, nue, le crâne rasé, brûlée sur presque tout le corps, et les 3 hommes l'emmènent dans la maison la plus proche, chez Michael et Margaret Coop, qu'ils réveillent pour appeler une ambulance.
"Ses 2 mains ressemblaient à de la cendre. Ses jambes étaient comme de la viande à vif, et ses pieds avaient l'air gravement carbonisés", racontera Michael Coop. Suzanne a soif, et il lui tient les verres, parce qu'avec ses mains, elle ne peut pas les porter elle-même, et elle en boit 6. Margaret, elle, veut la prendre dans ses bras, mais Suzanne recule, parce qu'elle ne supporte plus qu'on la touche. Ce qui frappe le couple, c'est sa politesse, puisque malgré la douleur, elle n'arrête pas de remercier Margaret de l'aider.
Elle est transportée au service des grands brûlés de l'hôpital de Withington. Ses blessures sont telles que sa mère et son beau-père ne la reconnaissent pas, et c'est une empreinte partielle de son pouce, la seule partie de ses mains qui n'a pas brûlé, qui permet de l'identifier. Pourtant, avant de sombrer dans le coma, Suzanne trouve la force de raconter les 7 jours qu'elle vient de vivre, et elle donne à la police les noms de 6 personnes, et une adresse, celle de Jean.
Des cheveux dans la poubelle
L'enquête est confiée à l'inspecteur Peter Wall, de la police du Grand Manchester, et à 7h30, il envoie ses hommes au 97 Langworthy Road, avec l'ordre d'arrêter tous ceux qu'ils y trouveront. S'ils y vont, c'est parce que Suzanne, brûlée sur presque tout le corps, a trouvé la force de parler, comme cette femme séquestrée et attachée, aux États-Unis, qui a réussi à faire arrêter son ravisseur grâce à un appel de 17 minutes, dans l'affaire Shawn Grate.
Au 97, les policiers trouvent 5 des 6 personnes nommées par Suzanne. Dans la poubelle, devant la maison, il y a ses cheveux, et à l'intérieur, sur une étagère près du sapin de Noël, la pince qui a servi à lui arracher les dents. Pendant leur arrestation, Jean et Bernadette rient et plaisantent entre elles.
Au début, les 6 nient tout. Puis Anthony Dudson, que son père pousse à dire la vérité, se met à parler, et l'inspecteur Peter Wall n'en revient pas. "Au fur et à mesure que l'histoire se dévoilait, on n'arrivait pas à y croire. Je n'arrêtais pas de me demander comment un être humain pouvait faire ça à un autre." Des policiers en pleurent, et ils se cotisent pour envoyer des fleurs à Suzanne, à l'hôpital. Le 17 décembre, les 6 suspects comparaissent devant un tribunal de Manchester, pour enlèvement et tentative de meurtre, et ils sont placés en détention.
Le lendemain, le 18 décembre 1992, Suzanne meurt à l'hôpital de Withington, sans avoir repris connaissance, d'une défaillance de plusieurs organes causée par des brûlures sur 80 % de son corps.
"J'étais paralysée"
Le 18 janvier 1993, Suzanne est enterrée au cimetière de Blackley, au nord de Manchester, et les 6 suspects, eux, sont inculpés pour meurtre depuis le 23 décembre. Quand leur procès s'ouvre, le 16 novembre 1993, devant la Crown Court de Manchester et le juge Potts, chacun plaide non coupable de meurtre et essaie de se faire plus petit qu'il n'est. Jean, Bernadette et Clifford reconnaissent qu'ils ont retenu Suzanne, et le 24 novembre, sur instruction du juge, Clifford est acquitté du meurtre.
Au même moment, un autre procès occupe tout le pays, celui des 2 garçons accusés du meurtre de James Bulger, un petit garçon de 2 ans tué près de Liverpool en février 1993, 2 mois après la mort de Suzanne, si bien que le procès de Manchester passe presque inaperçu.
Le dixième jour, Jean Powell témoigne. Elle affirme qu'elle croyait que Suzanne serait relâchée dans le bois, et quand le procureur, Peter Openshaw, lui demande si elle s'inquiétait pour elle, elle répond "J'étais paralysée. J'avais peur." Il lui demande ensuite ce que Suzanne aurait fait, une fois laissée en vie dans ce bois, et elle répond "Elle serait probablement rentrée chez elle."
Le lendemain, Anthony Dudson reconnaît qu'il était là quand Suzanne a été enflammée, mais il dit qu'il n'y a pas pris part. Quand on lui demande s'il se considère comme totalement innocent, il répond "Oui".
2 jurés en larmes
Le jury commence à délibérer le 16 décembre 1993, et il lui faut 9 heures et 52 minutes pour se prononcer. Le 17 décembre 1993, Jean Powell, Glyn Powell, Bernadette McNeilly et Anthony Dudson sont reconnus coupables du meurtre de Suzanne. "Chacun de vous a été reconnu coupable, sur des preuves claires, d'un meurtre aussi épouvantable qu'il est possible d'imaginer", leur dit le juge Potts.
Jean, Glyn et Bernadette sont condamnés à la prison à vie, et leur peine minimale sera fixée à 25 ans. Anthony Dudson, qui n'avait que 16 ans au moment des faits, est condamné à une détention à durée indéterminée, avec une peine minimale de 18 ans. Clifford Pook est condamné à 15 ans pour séquestration et complot en vue de causer des blessures graves, et Jeffrey Leigh à 12 ans pour séquestration.
À l'annonce des peines, 2 jurés pleurent. Devant la presse, l'inspecteur Peter Wall explique que selon les rapports psychologiques, les accusés sont parfaitement sains d'esprit. "C'est effrayant, ce sont des gens tellement ordinaires. Ils n'ont rien de spécial."
Le combat de la mère de Suzanne
Pour la mère de Suzanne, Elizabeth, qui porte maintenant le nom de Dunbar, le combat commence après le verdict. Chaque fois que l'un d'eux peut sortir, elle s'y oppose, avec le soutien du député de Blackley, Graham Stringer, et pourtant, ils sortent les uns après les autres. Jeffrey Leigh, dont la peine est réduite à 9 ans en appel, quitte la prison en 1998, et Clifford Pook en mai 2001. En 2002, la peine minimale d'Anthony Dudson passe même de 18 à 16 ans, et il est libéré en 2013, avec l'interdiction de revenir dans le Grand Manchester. Quand elle l'apprend, Elizabeth se dit "anéantie". "Je me bats, je me bats et je me bats, mais ça ne m'a menée nulle part."
Bernadette McNeilly, décrite devant la Haute Cour comme une "détenue modèle", obtient une réduction d'un an de sa peine minimale, et elle sort en 2015. Jean Powell, devenue Jean Gillespie, est libérée en 2017. Le dernier encore en prison, c'est Glyn Powell, et en mai 2023, la commission des libérations conditionnelles ordonne à son tour sa libération. Les 4 condamnés pour meurtre restent soumis à vie à une libération conditionnelle, et au moindre délit, ils retournent en prison. Depuis, aucun fait nouveau n'a été rapporté dans l'affaire.
Suzanne avait 16 ans. Brûlée sur 80 % du corps, elle a encore remercié ceux qui l'aidaient.
L'affaire Suzanne Capper en vidéo ⬇️



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Sources :
The Independent, verdict et récit complet de l'affaire, 18 décembre 1993 : https://www.independent.co.uk/news/uk/petty-grudges-settled-by-torture-spree-then-murder-suzanne-capper-s-short-life-ended-in-horror-at-the-hands-of-friends-who-lived-an-equally-bleak-existence-1468189.html
The Independent, ouverture du procès à la Crown Court de Manchester, 17 novembre 1993 : https://www.independent.co.uk/news/uk/teenage-girl-subjected-to-brutal-regime-of-torture-court-told-how-16yearold-burnt-to-death-1504790.html
The Independent, témoignage de Jean Powell au procès, 1er décembre 1993 : https://www.independent.co.uk/news/uk/woman-sat-numb-as-girl-burned-court-told-of-teenager-s-screams-1464583.html
The Independent, découverte de Suzanne près de Romiley, 15 décembre 1992 : https://www.independent.co.uk/news/uk/burnt-girl-16-found-naked-at-golf-course-1563604.html
Manchester Evening News, libération de Glyn Powell, 11 mai 2023 : https://www.manchestereveningnews.co.uk/news/greater-manchester-news/16-year-old-suzanne-cappers-26891812
Wikipédia (en anglais), meurtre de Suzanne Capper : https://en.wikipedia.org/wiki/Murder_of_Suzanne_Capper
