Affaire Ramsay Scrivo : découpé et jeté au bord de la route

Portrait de Ramsay Scrivo, 32 ans, tué en 2014 à St. Clair Shores, affaire Ramsay Scrivo
Portrait de Ramsay Scrivo, 32 ans, tué en 2014 à St. Clair Shores, affaire Ramsay Scrivo

Le jeudi 30 janvier 2014, dans l'après-midi, à China Township, une zone rurale du Michigan, un habitant remarque des sacs-poubelle posés sur le bas-côté d'Allington Road, au milieu des champs gelés, et ça lui paraît assez étrange pour qu'il appelle la police. Quand les policiers les ouvrent, ils bloquent aussitôt au moins 2 routes pour fouiller les alentours, parce qu'à l'intérieur, il y a ce qui ressemble à des morceaux de corps humain. 3 jours plus tôt, à St. Clair Shores, une banlieue de Détroit, un homme de 32 ans, Ramsay Scrivo, a été signalé disparu, et pour l'instant, personne ne peut dire à qui appartiennent ces restes.

Des sacs sur Allington Road

Ce jeudi 30 janvier 2014, dans l'après-midi, les sacs sont posés sur le bas-côté d'Allington Road, à China Township, une zone rurale du comté de St. Clair, entre Fred Moore Highway et Trumble Road, au milieu des champs gelés. Les policiers les ouvrent, et très vite, ils bloquent au moins 2 routes pour fouiller les alentours, parce qu'à l'intérieur, il y a ce qui ressemble à des morceaux de corps humain. Le shérif du comté, Tim Donnellon, vient lui-même sur place, mais pour l'instant, personne ne peut affirmer qu'il s'agit de restes humains, alors c'est au laboratoire de la police d'État du Michigan de le confirmer. "Nous examinons ce que nous avons, et nous attendons que le laboratoire de la police scientifique nous rejoigne", explique le shérif à une journaliste de la radio WWJ.

En attendant les résultats, une enquête pour homicide est ouverte, et les enquêteurs lancent un appel à témoins. Ils cherchent à parler à une femme blanche d'âge moyen, assez corpulente, qui conduit un 4x4 gris ou beige de la fin des années 1990, peut-être un GMC Jimmy ou un Chevrolet Blazer, et pour l'instant, c'est tout ce qu'ils ont. Le lendemain, un autre sac est retrouvé, cette fois le long de l'autoroute I-94.

Ramsay Scrivo, un fils sous tutelle

St. Clair Shores longe le lac Sainte-Claire, dans le comté voisin de Macomb, et c'est là que vit Ramsay Scrivo. C'est un grand gaillard d'environ 107 kilos, et il partage un appartement en copropriété avec sa mère, Donna, une infirmière diplômée. Dans la famille, il y a aussi un grand frère, Jason, qui vit loin du Michigan, à La Nouvelle-Orléans.

Depuis quelque temps, Ramsay ne va pas bien. Son père est gravement malade, et Ramsay le vit si mal qu'en 2013, il menace de mettre fin à ses jours. En mai 2013, Donna demande en urgence au tribunal des tutelles du comté de Macomb de devenir sa tutrice provisoire. Selon le juge Carl Marlinga, les médecins estiment à ce moment-là que Ramsay souffre de "psychose" et qu'il représente "un danger pour lui-même", et c'est Ramsay lui-même qui souhaite que sa mère soit sa tutrice.

Un fils de 32 ans placé sous la tutelle de sa mère, ça peut surprendre, mais quand un adulte traverse une crise aussi grave, c'est souvent la famille qui prend le relais, et pour Ramsay, c'est elle la personne de confiance. Quelque temps plus tard, son père meurt des complications d'une hépatite, et ses cendres restent dans la cuisine de l'appartement. Ramsay, lui, a des comptes à rendre à un agent de probation, et le 24 janvier 2014, c'est la dernière fois que ses voisins le voient.

Une disparition signalée

Le lundi 27 janvier 2014, Donna Scrivo se présente à la police de St. Clair Shores pour signaler la disparition de son fils. Elle explique que Ramsay est sorti de chez eux et qu'il n'est jamais revenu. Elle a 59 ans, elle est infirmière, et elle est la tutrice légale d'un homme malade qui a déjà menacé de se tuer, alors pour les policiers, il y a de quoi s'inquiéter.

Dans les jours qui suivent, Donna demande à plusieurs personnes de son entourage si elles ont vu Ramsay, et aux policiers, elle dit qu'elle n'arrête pas de l'appeler sur son téléphone portable, sans réponse. C'est ce que fait n'importe quelle mère dont le fils a disparu en plein hiver, parce qu'un homme fragile qui erre dehors par ce froid court un vrai danger.

3 jours plus tard, les premiers sacs sont jetés au bord d'Allington Road.

12 morceaux dans des sacs-poubelle

Dans le comté de St. Clair, les fouilles continuent, et au total, les enquêteurs retrouvent 5 sacs-poubelle, éparpillés près de Fred Moore Highway, d'Allington Road et de l'autoroute I-94. À l'intérieur, il y a un corps d'homme, découpé en 12 morceaux. Les morceaux ont été brûlés, et le corps a été découpé avec une scie et un couteau, après la mort.

Dans l'un des sacs, il y a aussi l'outil, une scie électrique, avec du sang de la victime dessus. Les enquêteurs ramassent tout ce qui traîne sur les lieux, parce que dans une affaire comme celle-ci, le moindre objet peut parler. Il y a une bouteille de Coca-Cola et des gants, qu'on pourrait prendre pour des déchets comme on en trouve partout le long des routes, sauf qu'ils sont là, au milieu des sacs. Un simple sac-poubelle peut tout déclencher, comme au Colorado, où c'est au fond d'un placard qu'une mère de famille en découvre un, dans l'affaire Warren Barnes.

Le corps est identifié. C'est celui de Ramsay Scrivo, l'homme de 32 ans porté disparu à St. Clair Shores. Il faut maintenant trouver la conductrice du 4x4 gris, et avec une description aussi vague, la piste est mince.

Sauf qu'un chauffeur UPS, lui, a déjà vu ce 4x4 gris.

La conductrice du 4x4 gris

Un chauffeur de livraison passe ses journées sur les mêmes routes et devant les mêmes maisons, si bien qu'il finit par connaître les voitures garées dans les allées. Ce chauffeur UPS a reconnu le véhicule dans le secteur où les sacs ont été jetés, et ce sont ses indications qui mènent les enquêteurs jusqu'à sa conductrice, à St. Clair Shores.

La femme qu'ils cherchent s'appelle Donna Scrivo. C'est la mère de Ramsay, celle qui est venue signaler sa disparition 4 jours plus tôt.

Le soir du vendredi 31 janvier 2014, les policiers vont la chercher et la conduisent au poste. Elle leur parle pendant 2 heures, et quand la détective Margaret Eidt la conduit en cellule, Donna est dans tous ses états, et d'après ce qu'elle racontera plus tard, elle demande seulement qu'on vienne lui parler le lendemain après-midi. Ce lendemain-là, le samedi 1er février 2014, Donna Scrivo est arrêtée.

Une infirmière au tribunal

Le lundi 3 février 2014, Donna Scrivo comparaît pour la première fois devant un juge. Pour l'instant, elle n'est pas poursuivie pour meurtre, mais pour avoir mutilé le corps de son fils et pour l'avoir déplacé illégalement, et le juge fixe sa caution à 100 000 dollars en liquide. Il ordonne aussi une évaluation psychiatrique. Son avocat commis d'office, Mark Haddad, la décrit comme "une vraie crème, très agréable et très respectueuse".

Pendant ce temps, le médecin légiste, le docteur Daniel Spitz, termine l'autopsie de Ramsay. Il conclut que Ramsay est mort asphyxié, étranglé avec un lien, et il trouve dans son sang une grande quantité de Xanax, un anxiolytique qui peut provoquer une forte somnolence, de la confusion et même un coma. Pour le docteur Spitz, cette quantité est telle que Ramsay a été drogué avant d'être tué.

Donna Scrivo est poursuivie pour meurtre avec préméditation, et elle reste en détention sans caution. Le 6 mai 2014, à l'audience, l'assistant du procureur du comté de Macomb, William Cataldo, décrit ce que les enquêteurs ont trouvé. Il y a des marques de lien sur le cou de Ramsay, des coups portés à la tête et aux épaules, et selon lui, le corps a sans doute été placé dans une baignoire, avant qu'on y mette le feu. Pour le procureur, Ramsay a été "horriblement mutilé".

Ramsay, lui, a dit à son agent de probation qu'il ne prenait pas de Xanax. Donna, elle, en a une ordonnance à son nom.

Une odeur d'eau de Javel

Quand les enquêteurs perquisitionnent l'appartement de St. Clair Shores, ils ne trouvent pas de grandes taches de sang, mais une forte odeur d'eau de Javel les saisit dès l'entrée. Sur la moquette de la chambre, il y a des traces de décoloration à la Javel, et dans la baignoire, des traces de brûlé. En cherchant de plus près, ils relèvent aussi de petites taches de sang.

Les voisins, eux, ont des choses à raconter. L'une d'eux explique qu'entre le 25 et le 30 janvier, pendant que Ramsay était censé avoir disparu, elle a entendu le bruit d'une scie qui venait de l'appartement des Scrivo, et qu'elle a senti à la fois une odeur de brûlé et une odeur de produits chimiques. D'autres ont vu Donna, le 29 janvier puis le matin du 30, charger de grands sacs-poubelle noirs dans son 4x4 gris.

Il y a aussi le Xanax. L'ordonnance de Donna a été renouvelée peu de temps avant, et quand les enquêteurs comptent les comprimés, il en manque 10 et demi par rapport à ce qu'elle aurait pu prendre au maximum sur la période. Ces comprimés manquants comptent, parce que pour le docteur Spitz, Ramsay a été drogué avant d'être tué. Quant au 4x4 gris, il n'est plus devant l'appartement.

Un 4x4 sans plaque

Les enquêteurs finissent par retrouver la voiture. Donna en a retiré la plaque d'immatriculation, puis elle l'a donnée à une association caritative. Une voiture donnée à une œuvre de charité, ça n'a rien de suspect en soi, sauf quand c'est le 4x4 qu'on cherche dans tout le comté depuis le 30 janvier. Les techniciens l'examinent, et à l'intérieur, ils trouvent le sang de Ramsay.

Le reste du dossier se remplit petit à petit. Des témoins ont vu Donna faire le plein d'essence, puis rouler en 4x4 gris et jeter des choses dans le secteur où les sacs ont été retrouvés, et les relevés de son téléphone portable confirment qu'elle était bien dans cette zone à ce moment-là. Son ADN est sur la bouteille de Coca-Cola ramassée au milieu des restes de Ramsay, et le jour où elle est venue signaler la disparition de son fils au commissariat, elle portait des gants qui ressemblent à ceux retrouvés au bord de la route.

Les relevés téléphoniques disent autre chose encore. Donna assure qu'elle n'arrêtait pas d'appeler Ramsay pendant sa disparition, sauf qu'après le 24 janvier, il n'y a plus un seul appel de son téléphone vers celui de son fils. Enfin, les caméras d'un magasin de bricolage Lowe's l'ont filmée en train d'acheter, cette même semaine, une scie du même modèle que celle du sac. Donna reconnaît l'avoir achetée, et elle dit que c'était pour des travaux dans la maison, mais pour le reste, pendant 16 mois, elle ne donne aucune autre explication.

2 expertises avant le procès

Le 6 mai 2014, au tribunal de district de St. Clair Shores, Donna Scrivo arrive avec un nouvel avocat, Elias Muawad. Les médecins qui l'ont examinée la disent capable de comprendre ce qui se passe et de se défendre, mais son avocat veut un deuxième avis. Pour lui, c'est "une pratique courante", quelque chose qu'il "doit faire", et il n'en dira pas plus.

Le 29 décembre 2014, en plein hiver, presque un an après les sacs d'Allington Road, un juge écoute les premiers témoins pour savoir s'il y aura un procès. L'un d'eux, Randy Simons, raconte ce qu'il a vu, et comme il travaille dans un autre État et qu'il ne pourra pas revenir, c'est ce récit-là qu'on lira plus tard aux jurés.

Le 13 janvier 2015, le juge Mark Fratarcangelli rend sa décision. Il relève que des témoins ont vu Donna Scrivo charger des sacs dans sa voiture devant le domicile de son fils, et il renvoie l'affaire devant la cour de circuit du comté de Macomb. Mark Haddad, revenu à la défense, répète que le dossier repose seulement sur des éléments "très indirects". En mai 2015, à Mount Clemens, Donna Scrivo décide de témoigner.

L'homme masqué

Le procès se tient devant le juge Richard Caretti. Avant que Donna monte à la barre, son avocat lui explique qu'elle a le droit de se taire, et que si elle parle, le procureur pourra l'interroger et lui opposer tout ce qu'elle a dit à la police. Donna répond qu'elle y a beaucoup réfléchi, et qu'elle est certaine de vouloir témoigner.

Devant les jurés, elle raconte pour la première fois sa version. Le matin du dimanche 26 janvier 2014, elle découvre un homme masqué dans la chambre de Ramsay, et cet homme lui dit qu'il va tuer son fils. Il l'attache au lit, et selon elle, il lui passe les menottes et lui noue un foulard sur la bouche. Quand il a fini de tuer Ramsay, il la ramène dans la chambre. Il est armé, il reste 5 jours dans l'appartement, et pendant ces 5 jours, elle ne voit jamais son visage. C'est lui, dit-elle, qui l'oblige à l'aider à se débarrasser du corps, à porter les sacs jusqu'à la voiture et à les conduire dans le comté de St. Clair. Si elle se tait ensuite, c'est parce qu'il a menacé de s'en prendre au reste de sa famille, à son autre fils, Jason, et à ses nièces. "J'ai fait tout ce qu'il m'a dit", répète-t-elle, avant d'ajouter "Je ne suis pas la mère de l'année. J'ai de multiples problèmes."

Le procureur William Cataldo se lève pour le contre-interrogatoire. Il revient sur la scie du magasin Lowe's, celle des travaux dans la maison, et il lui demande "Découper un corps, ce n'est pas des travaux dans la maison, n'est-ce pas ?"

1 heure et 40 minutes

Le procureur ne la lâche pas. Il lui rappelle que le soir du 31 janvier 2014, elle a parlé 2 heures avec la police sans jamais évoquer d'homme masqué, et qu'il a fallu "attendre 16 mois" pour entendre cette histoire. Pendant le procès, William Cataldo va trop loin à plusieurs reprises, au point que la cour d'appel le lui reprochera plus tard. Il reproche à Donna d'avoir gardé le silence après son arrestation, ce qui est pourtant un droit, il crie sur un témoin de la défense, Ann Cusmano, venue dire que Donna était une bonne mère, si bien que le juge doit le rappeler à l'ordre, et il lance que Jason, le frère de Ramsay, ne veut plus entendre parler de sa mère.

Dans sa plaidoirie, le procureur demande aux jurés de choisir entre cette histoire, qu'il qualifie d'"inventée", et les preuves matérielles. Mark Haddad, lui, rappelle que sa cliente pèse environ 50 kilos, et que Ramsay en pesait 107. Pour lui, elle n'a pas la force de tuer un homme de cette taille, et encore moins de le porter jusqu'à la baignoire. Il souligne aussi qu'on n'a retrouvé aucun ADN de Ramsay sur elle, et que tout ce qu'elle a fait ces jours-là n'a de sens que sous la contrainte, parce que sinon, dit-il, elle serait "la meurtrière la plus stupide du monde".

Le lundi 18 mai 2015, les 8 femmes et les 4 hommes du jury se retirent pour délibérer, et ils reviennent 1 heure et 40 minutes plus tard. Donna Scrivo est déclarée coupable de meurtre avec préméditation, de mutilation d'un cadavre, et d'avoir déplacé un corps sans l'autorisation du médecin légiste. Une mère reconnue coupable de la mort de son propre fils, un autre jury, à New York, a eu à le faire pour le petit Garnett, 5 ans, dans l'affaire Lacey Spears. Ici, au Michigan, pour un meurtre avec préméditation, la loi ne laisse qu'une seule peine possible.

Une peine "pas assez sévère"

Le mardi 30 juin 2015, Donna Scrivo, 61 ans, revient devant le juge Richard Caretti pour entendre sa peine. Elle prend la parole, et par moments, elle pleure. Elle dit que son fils et elle étaient "très proches", qu'elle est allée au procès en espérant être acquittée, et elle maintient qu'un inconnu a tué Ramsay et l'a forcée à faire disparaître son corps, "avec une arme pointée sur la tête, plusieurs fois". "Personne ne peut savoir ce qu'il ferait dans la situation où j'étais", dit-elle au juge, avant de répéter "Vous vous trompez. Je n'ai pas tué mon fils."

Le juge Caretti, lui, s'adresse directement à elle. "La nature horrible de votre crime dépasse l'entendement", lui dit-il. "Vous avez drogué, étranglé et brûlé votre propre fils." Il rappelle aussi que le corps de Ramsay a été découpé, puis dispersé sur plusieurs jours le long de Fred Moore Highway.

Il prononce la seule peine que la loi lui permet, la prison à vie sans possibilité de libération conditionnelle, et il ajoute que cette peine, la plus lourde qui existe au Michigan, "ne semble pas assez sévère".

Un procès qui n'a pas été parfait

Donna Scrivo ne renonce pas, et elle fait appel. Le 20 juin 2017, les juges de la cour d'appel du Michigan lui donnent en partie raison, puisque le procureur n'aurait jamais dû lui reprocher son silence. Pourtant, pour eux, les preuves contre elle restent "clairement écrasantes", alors sa condamnation tient, et le 5 mars 2018, la Cour suprême du Michigan refuse même de se pencher sur son dossier.

Elle frappe donc à la porte de la justice fédérale. Le 7 mars 2022, le juge David M. Lawson lui répond à son tour. Le procès n'a pas été parfait, écrit-il, et le procureur a dépassé les bornes plusieurs fois, mais même sans ses excès, le dossier aurait sans doute "convaincu" les jurés de la même façon.

À notre connaissance, rien n'est venu changer cette décision depuis, et Donna Scrivo est toujours en prison, pour le reste de sa vie. Elle n'a jamais reconnu avoir tué son fils.

Ramsay avait 32 ans. Dans la cuisine de l'appartement, il y avait encore les cendres de son père.

L'affaire Ramsay Scrivo en vidéo ⬇️

Sources :

Tribunal fédéral du district est du Michigan, Scrivo v. Brewer, jugement du juge David M. Lawson rejetant la demande d'habeas corpus, 7 mars 2022 : https://www.govinfo.gov/content/pkg/USCOURTS-mied-2_19-cv-10730/pdf/USCOURTS-mied-2_19-cv-10730-0.pdf
Cour d'appel du Michigan, People v. Donna Kay Scrivo, n° 330292, 20 juin 2017 : https://law.justia.com/cases/michigan/court-of-appeals-unpublished/2017/330292.html
Cour suprême du Michigan, ordonnance refusant l'appel de Donna Kay Scrivo, 5 mars 2018 : https://www.courts.michigan.gov/siteassets/case-documents/uploads/sct/public/orders/156324_92_01.pdf
CBS Detroit (WWJ), la découverte des sacs à China Township, 30 janvier 2014 : https://www.cbsnews.com/detroit/news/possible-human-remains-found-in-st-clair-county/
CBS News et Associated Press, la première comparution et la tutelle, 3 février 2014 : https://www.cbsnews.com/news/donna-scrivo-detroit-woman-charged-in-sons-dismemberment/
Patch, le verdict du jury du comté de Macomb, 18 mai 2015 : https://patch.com/michigan/newbaltimore/jury-deliberates-less-2-hours-murder-dismemberment-case-against-st-clair-shores-mom
CBS Detroit, la condamnation à la prison à vie, 30 juin 2015 : https://www.cbsnews.com/detroit/news/woman-who-chopped-up-son-scattered-body-parts-in-garbage-bags-to-spend-rest-of-life-in-prison