Affaire Preston Davey : 40 blessures sur un bébé de 13 mois
Le 27 juillet 2023, à 18h24, un petit garçon de 13 mois arrive aux urgences de l'hôpital Blackpool Victoria, dans le nord-ouest de l'Angleterre, inconscient et en arrêt cardiaque, et on explique aux soignants qu'il a glissé dans son bain pendant les 2 ou 3 minutes où il est resté seul. Un bébé qu'on vient de sortir de l'eau, il est forcément trempé de la tête aux pieds, et pendant près d'une heure, l'équipe essaie de ranimer Preston Davey. Seulement, ses cheveux sont secs, et il porte une couche.
Preston Davey, un bébé placé à 5 jours
Le 16 juin 2022, à l'hôpital de Wythenshawe, dans le sud de Manchester, Sarah Davey met au monde un petit garçon, Preston, alors qu'elle est en détention. Ce n'est pas la première fois qu'elle est enfermée, parce qu'en 1998, à seulement 14 ans, elle a été condamnée avec une autre adolescente pour le meurtre de Lily Lilley, une veuve de 71 ans, à Failsworth, près d'Oldham, et depuis, elle n'a pas cessé d'entrer et de sortir de prison.
Sarah voudrait garder son fils près d'elle, dans une unité mère-enfant de la prison, mais cette place lui est refusée. Si bien que 5 jours après la naissance, le conseil d'Oldham obtient du tribunal une ordonnance de placement en urgence, et Preston est confié à une famille d'accueil. Son père, Gary Nolan, ne le rencontrera jamais.
À Oldham, il y a aussi Debbie Davey, la mère de Sarah, et dès qu'elle apprend que son petit-fils est placé, elle veut s'en occuper. Seulement, à ce moment-là, Debbie se bat contre un cancer du sein, et elle n'est pas en état d'élever un nouveau-né tout de suite. Elle demande donc que Preston reste en famille d'accueil quelques mois, le temps qu'elle guérisse, avant de le prendre chez elle, et sa demande est refusée. Les raisons exactes de ce refus n'ont pas été rendues publiques, mais en Angleterre, la loi demande de trouver vite une famille définitive à un enfant placé, en principe en 26 semaines, pour qu'il ne reste pas des mois dans l'attente. Aujourd'hui, Debbie est guérie, et elle le répète à la presse. "S'ils avaient accepté, il serait ici avec moi aujourd'hui."
Chez Sandra et Paul
Chez Sandra et Paul Cooper, un nouveau-né qui se réveille la nuit, on sait faire, parce que ça fait 27 ans qu'ils accueillent des enfants placés, et 43 enfants sont déjà passés chez eux. Preston y est un bébé heureux et en bonne santé, qui rit et qui sourit très tôt, et qui est très affectueux.
Mais une famille d'accueil, c'est provisoire. Pour Sandra et Paul, la meilleure chose qui puisse arriver à un enfant placé, c'est de repartir vers une famille qui l'aimera toute sa vie, et au début de l'année 2023, pour Preston, cette famille est trouvée.
Un couple parfait sur le papier
Ils s'appellent Jamie Varley et John McGowan-Fazakerley, et ils vivent ensemble à Blackpool, la grande station balnéaire populaire de la côte ouest, dans le Lancashire. Jamie est professeur de design et de technologie à la South Shore Academy, un lycée de la ville, où il est responsable de niveau, et il a été formé à la protection de l'enfance. John, lui, est responsable des ventes dans la finance, et il a fait ses études dans une école privée. Sur le papier, c'est un couple stable, avec 2 salaires et aucun antécédent judiciaire.
En janvier 2023, après une longue évaluation, l'agence régionale d'adoption Adoption Now les déclare aptes à adopter, et on leur présente le dossier de Preston. Ils commencent à rendre visite aux Cooper, pour apprendre à connaître le petit garçon et à s'occuper de lui, et en mars 2023, une commission valide le projet.
Pour Sandra et Paul, se séparer de Preston est très difficile. "Mais nous pensions à ce moment-là que c'était ce qu'il y avait de mieux pour lui, et qu'il partait dans une famille aimante", dira Paul.
Le 31 mars 2023, Preston passe sa première nuit à Blackpool. Il a 9 mois, et il lui reste 4 mois à vivre.
Un appel de 4 secondes
Dans la maison de Blackpool, c'est Jamie qui s'occupe de Preston à plein temps, parce qu'il a pris un an de congé, et il lui a donné un nouveau prénom, Elijah. Preston, lui, vient de quitter la seule maison qu'il a jamais connue, alors comme presque tous les bébés dans cette situation, il se réveille souvent la nuit, et Jamie a du mal à faire face à ces nuits trop courtes.
Le 11 mai 2023, à 21h43, un appel arrive au 999, le numéro d'urgence britannique. Il vient du téléphone de John, et il dure 4 secondes, juste le temps qu'on entende Jamie dire "pose ça".
À 22h16, c'est John qui appelle le 111, la ligne médicale non urgente, parce que Preston a du mal à respirer. Un rappel est prévu avec un médecin de garde, mais John n'y donne pas suite.
3 passages aux urgences
Le 25 mai 2023, Preston arrive aux urgences de Blackpool Victoria, parce qu'il a du mal à respirer et qu'il a fait une crise. Selon ce qui sera dit plus tard devant le coroner, des blessures sont remarquées ce jour-là et une inquiétude pour sa sécurité est signalée, si bien que la police est prévenue. Mais les blessures trouvent une explication, et l'affaire en reste là.
Le 30 juin, Preston revient avec une éruption sur la peau et de la fièvre, et cette fois, il est gardé une nuit. Les soignants voient des bleus sur sa tête, alors ils demandent ce qui s'est passé. Jamie leur explique que Preston est un bébé maladroit, qu'il apprend à marcher et qu'il louche un peu, et pour le montrer, il sort son téléphone. Sur la vidéo, Preston est debout, il joue avec un cadre à perles en bois, et il perd l'équilibre au point que le jouet lui tombe dessus. L'explication est notée dans le dossier médical, et Preston rentre chez lui.
Le 6 juillet, il revient une troisième fois, avec le bras gauche cassé juste au-dessus du coude. À l'hôpital, Jamie explique qu'il était en train de le poser dans son lit quand le petit a donné un coup de pied, et qu'il a entendu un craquement. Le problème, c'est qu'il ne raconte pas la même chose à tout le monde, et que le personnel, des amis et les travailleurs sociaux n'entendent pas la même version. Comme aucun d'eux ne sait ce que Jamie a dit aux autres, personne ne fait le rapprochement, et ce jour-là, la travailleuse sociale de Preston, Amy Shepherdson, appelle l'hôpital, puis elle écrit à Jamie qu'il n'y a aucune inquiétude, et qu'il a fait exactement ce qu'il fallait. Une visite, un coup de fil, et tout le monde est rassuré, comme pour une petite fille américaine confiée à un nouveau foyer, qu'une assistante sociale était venue voir 15 jours avant sa mort, dans l'affaire Laila Daniel.
Un regard vide
Après une adoption, des rencontres sont prévues entre l'enfant et sa famille d'accueil, pour qu'il comprenne qu'on ne l'a pas abandonné, et Sandra Cooper y tient beaucoup. Seulement, chaque rendez-vous devient compliqué, au point qu'elle finit par se plaindre auprès d'une travailleuse sociale. "J'avais l'impression qu'ils me le cachaient", dira-t-elle. Elle n'a rien de concret, seulement l'intuition que quelque chose ne va pas.
Quand elle revoit enfin Preston, pour la dernière fois, elle le trouve changé. Le bébé qui riait et qui tendait les bras est devenu raide, avec le regard vide. Sur le moment, Sandra se dit que le déménagement l'a perturbé, ce qui serait normal à son âge. Plus tard, une pédiatre spécialiste de la maltraitance, la docteure Joanne Gifford, mettra un nom sur ce regard, la "vigilance figée", une réaction au traumatisme qu'on observe chez les enfants qui vivent dans la peur.
Pendant ce temps, à Blackpool, des voisins se demandent pourquoi ils entendent si souvent le bébé pleurer. Jamie, lui, se confie à une collègue du lycée, et comme des parents épuisés disent parfois des choses terribles, ce qu'il lui avoue ne va pas plus loin. Pourtant, il lui parle de "pensées noires", au point de s'imaginer étouffer ou noyer Preston.
Un bain de 2 ou 3 minutes
Le 27 juillet 2023, John est au travail, et c'est Jamie qui garde Preston, seul, jusqu'à son retour. À 18h24, les 2 hommes arrivent en catastrophe aux urgences de Blackpool Victoria, avec le petit garçon de 13 mois inconscient et en arrêt cardiaque, et Jamie explique qu'il a laissé Preston dans son bain 2 ou 3 minutes, et qu'à son retour, il l'a trouvé sous l'eau.
Pendant près d'une heure, l'équipe médicale essaie de le ranimer, et pendant ce temps, les soignants remarquent que ses cheveux sont secs, qu'il porte une couche, et que rien n'indique qu'il a avalé de l'eau, alors qu'un enfant qui se noie en inhale forcément. À 19h20, Preston est déclaré mort.
Devant l'entrée de l'hôpital, Jamie, pieds nus, répète que c'est sa faute, et quand on lui demande s'il veut voir Preston, il répond qu'il ne le mérite pas, parce qu'il l'a laissé seul. Plus tard, il prend le petit corps dans ses bras, et il lui dit qu'il va "sûrement aller en enfer".
40 blessures sur un bébé
Le soir même, Jamie et John sont arrêtés, mais seulement pour négligence, parce qu'à ce stade, Preston est un bébé qui se serait noyé en l'absence d'un adulte. L'autopsie est confiée à une légiste du Home Office, le ministère de l'Intérieur britannique, la docteure Alison Armour, et elle écarte tout de suite la noyade.
Sur le corps de Preston, elle relève environ 40 blessures, dont au moins 30 bleus, mais aussi des bleus à l'intérieur de la bouche, dans la gorge, sur l'intestin et sur la vessie, une trace de morsure humaine sur une fesse, et une fracture du bras en train de guérir, qui n'a rien d'accidentel. Ses poumons ont saigné, et certaines blessures correspondent à des agressions sexuelles, juste avant sa mort et pendant les semaines précédentes.
Preston est mort d'une obstruction aiguë des voies respiratoires, ce qui veut dire qu'il a été étouffé, ou qu'on lui a enfoncé un objet dans la bouche. Début août 2023, Jamie Varley est de nouveau arrêté, cette fois pour meurtre, et John McGowan-Fazakerley pour avoir causé ou laissé se produire la mort d'un enfant. Tous les 2 sont remis en liberté pendant l'enquête.
Sauf que parmi les objets saisis chez eux, il y a leurs téléphones.
Ce que gardent les téléphones
Jamie filme et photographie Preston en permanence, et les enquêteurs récupèrent tout, y compris ce qui est passé par Snapchat, l'application où les messages sont censés s'effacer. La première vidéo de Preston date du 17 avril, et les premières images indécentes, des 23 et 25 avril, c'est-à-dire à peine 3 semaines après son arrivée. Après une nuit sans sommeil, Jamie écrit à sa sœur que le petit est "un homme mort".
Le 10 juillet, 4 jours après la fracture du bras, il envoie un message à John pour lui dire que son fils est à l'hôpital et qu'il l'a étranglé, et une minute plus tard, un second message arrive pour dire que c'était une blague. D'autres vidéos montrent Jamie qui fait sursauter Preston, épuisé, chaque fois qu'il s'endort, et le 19 juillet, il le filme sur un tourniquet de jeux qu'il fait tourner beaucoup trop vite, alors que le petit est visiblement en détresse. Ces images, Jamie les a prises lui-même, et c'est ce qui le perd, comme le couple de l'affaire Arthur Labinjo-Hughes, en Angleterre, dont les téléphones ont révélé des semaines de maltraitance.
Il y a enfin la vidéo du cadre à perles, celle que Jamie a montrée aux urgences le 30 juin pour expliquer les bleus sur la tête de Preston. Dans le téléphone, les enquêteurs retrouvent sa vraie date. Elle a été filmée le 18 juin, 12 jours plus tôt, et elle ne pouvait donc pas expliquer les bleus que les soignants avaient sous les yeux.
1 heure et 39 minutes
Le 23 juillet, 4 jours avant la mort de Preston, une série de photos prises en un peu plus de 3 minutes montre une agression sexuelle à laquelle, pour la justice, les 2 hommes participent, et sur ces images, Preston a les lèvres bleues. Le lendemain, Jamie pose son téléphone dans la salle de bain, et il laisse Preston seul dans la baignoire, sans son siège, pendant plus de 14 minutes, pour voir, dira-t-il aux policiers, comment le petit réagit quand il est tout seul.
Le 27 juillet, à 16h45, Jamie filme Preston allongé sur un lit. Le petit ne bouge presque plus, et sa respiration n'est plus qu'une suite de halètements espacés, ce que les médecins appellent une respiration agonique, parce que le cerveau manque d'oxygène. À ce moment-là, il faut une ambulance. Sauf que Preston n'arrive aux urgences qu'à 18h24, soit 1 heure et 39 minutes plus tard, et entre les 2, d'après ce que Jamie lui-même racontera au procès, il consulte ses mails, il regarde les réseaux sociaux, et il discute de la vente d'un kayak en ligne.
Une serviette et 5 centimètres d'eau
En interrogatoire, face aux photos, Jamie répond surtout "pas de commentaire", et quand un policier lui dit qu'il pense qu'il a tué Preston, il répond qu'il se battra "jusqu'au jour de sa mort". En juin 2025, les 2 hommes sont inculpés, puis placés en détention. Un premier procès s'ouvre, mais il est interrompu parce qu'un juré ne supporte pas les preuves, alors tout reprend devant un nouveau jury le 20 avril 2026, à la Crown Court de Preston, et tous les 2 plaident non coupable.
À la barre, Jamie raconte sa version du 27 juillet. Preston n'aurait pas fait sa sieste, et il l'aurait couché avec lui et ils se seraient endormis. À son réveil, le petit n'allait pas bien, et il l'aurait filmé pour montrer aux médecins ce qu'il prenait pour une crise. Ensuite, il lui aurait fait couler un bain d'environ 5 centimètres d'eau, et il serait sorti 1 ou 2 minutes chercher une serviette, si bien qu'à son retour, Preston serait tombé dans l'eau. Il dit aussi qu'il a "honte" de certaines images, qu'il appelle une "erreur de jugement".
Pour la défense, le professeur Jack Crane, ancien médecin légiste en chef d'Irlande du Nord, estime que la cause de la mort reste indéterminée, et qu'une blessure à la gorge a pu venir de l'intubation, ce qu'Alison Armour a beaucoup de mal à croire. L'avocate de John, Anne Whyte, plaide que son client faisait confiance à son compagnon. "Quand on aime quelqu'un et qu'on lui fait confiance, on est le dernier à le soupçonner."
À genoux dans le box
Le 15 juin 2026, après environ 14 heures de délibéré, le jury déclare Jamie Varley coupable du meurtre de Preston et de 24 autres chefs, dont des agressions sexuelles, des actes de cruauté et des images indécentes. John McGowan-Fazakerley est reconnu coupable d'avoir laissé mourir Preston, de 2 actes de cruauté et d'une agression sexuelle. À l'annonce du verdict, Jamie tombe à genoux dans le box et il vomit, alors que John ne réagit pas.
Le 18 juin, 2 jours après ce qui aurait été le quatrième anniversaire de Preston, le juge Mark Turner prononce les peines. "C'est vous qui avez fait ça. Vous l'avez assassiné", dit-il à Jamie Varley, et il retient que son métier d'enseignant, son charme et son aisance ont servi à rassurer tout le monde autour de Preston. Jamie Varley est condamné à la perpétuité réelle, sans aucune possibilité de libération, et John McGowan-Fazakerley à 25 ans de prison.
Dans la salle, Sarah Davey fait lire sa déclaration. "Chaque jour, je vis avec la douleur inimaginable de me demander ce qu'il a traversé." Gary Nolan raconte qu'en apprenant la mort de son fils, il s'est évanoui, et qu'il s'est réveillé à l'hôpital 2 jours plus tard. Sandra Cooper, elle, parle du bébé qu'elle a élevé, "si joyeux, si content, si heureux", parce que "c'est comme ça que nous voulons nous souvenir de lui". Pour l'inspecteur principal Andy Fallows, qui a mené l'enquête, Preston était un enfant heureux pendant ses 9 premiers mois, et à la fin, "une coquille brisée".
100 000 signatures pour Preston Davey
Jamie Varley purge sa peine à la prison de Wakefield, dans le Yorkshire, et John McGowan-Fazakerley, la sienne à la prison de Preston. Dehors, beaucoup de gens se demandent comment un bébé a pu mourir sous les yeux de tant d'adultes, et dès le 18 juin, une pétition réclame une enquête nationale. Les parents biologiques de Preston la soutiennent, et elle dépasse les 100 000 signatures. Devant les députés, la ministre de l'Éducation, Bridget Phillipson, promet que des experts indépendants vont se pencher sur le conseil d'Oldham, l'hôpital de Blackpool et l'agence d'adoption, et pour la commissaire à l'enfance, Rachel de Souza, c'est l'État tout entier qui a échoué.
Pendant 4 mois, des médecins, des travailleurs sociaux et Sandra elle-même ont pourtant vu Preston. À Oldham, on attend les conclusions sur sa protection au plus tôt en janvier 2027, et à Blackpool, le coroner, Alan Wilson, pense qu'il faudra sans doute tout réexaminer en audience publique, probablement à l'automne 2027, parce que pour lui, ce que les autorités ont fait, et ce qu'elles n'ont pas fait, doit être regardé en face.
Preston avait 13 mois. Chez Sandra et Paul, pendant 9 mois, il riait tout le temps.
L'affaire Preston Davey en vidéo ⬇️



À lire aussi :
Sources :
Crown Prosecution Service, verdict dans l'affaire Preston Davey, 15 juin 2026 : https://www.cps.gov.uk/north-west/news/former-teacher-guilty-sexually-abusing-and-murdering-baby-boy-he-wanted-adopt
Lancashire Police, chronologie de l'enquête et verdict, 15 juin 2026 : https://news.lancashire.police.uk/news/2026/june/teacher-found-guilty-of-murdering-baby-he-was-adopting-with-partner-who-was-found-guilty-of-allowing-his-death/
BBC News, déclarations des familles à l'audience de peine, 18 juin 2026 : https://www.bbc.co.uk/news/articles/c9d2ql20qvqo
The Irish News (Press Association), condamnation à la perpétuité réelle, 18 juin 2026 : https://www.irishnews.com/news/uk/teacher-given-whole-life-order-for-sex-abuse-and-murder-of-adopted-baby-4FSRUMWGYJLQBE6QL737D2TXWA/
BBC News, nouvelle audience devant le juge Turner, 13 juillet 2026 : https://www.bbc.com/news/articles/cy73r2m6170o
The Irish News (Press Association), audience du coroner de Blackpool, 20 juillet 2026 : https://www.irishnews.com/news/uk/scrutiny-needed-over-preston-davey-death-court-hears-W4BKN2YUEZMTDFKLHU6VISMG4U/
