Affaire Poppie van der Merwe : battue à mort à 3 ans

Le 25 octobre 2016, à Brits, en Afrique du Sud, une camionnette s'arrête devant l'hôpital, et le secouriste Morris de Beer prend dans ses bras une petite fille de 3 ans, Poppie van der Merwe, qui a arrêté de respirer. En commençant le massage cardiaque, il a beaucoup de mal à lui ouvrir la bouche, et pour lui, ça veut dire que la rigidité cadavérique a déjà commencé, ce qui arrive environ 2 heures après la mort. À l'entrée du box, il demande à son grand frère ce qui est arrivé, et le petit garçon répond seulement "elle ne voulait pas manger".

Poppie van der Merwe, une enfance à Westonaria

Poppie grandit d'abord à Westonaria, une ville minière à environ 45 kilomètres à l'ouest de Johannesburg. Elle a un grand frère, de 2 ans plus âgé qu'elle, et leur mère s'appelle Louisa.

Leur père, Christo van der Merwe, est mécanicien diesel dans une mine de Westonaria, et il n'a jamais été marié à Louisa. Quand ils se séparent, Louisa obtient contre lui une ordonnance de protection pour violences familiales, et elle part avec les 2 enfants, sans rien d'autre que les vêtements qu'ils portent. Depuis, Christo n'a plus qu'un droit de visite très limité. Il a seulement le droit de les appeler, un dimanche sur 2 selon ses proches, si bien qu'il enregistre chacun de ces appels.

Louisa, elle, n'a pas eu une enfance facile. Devant un juge, elle racontera que son beau-père l'a violée et agressée pendant des années, puis que son premier mari l'a maltraitée à son tour. En 2014, pour recommencer à zéro, elle part avec ses enfants pour une ville très particulière.

Une ville à part au bord du fleuve Orange

Orania est un petit bourg du Karoo, une région semi-désertique de la province du Cap-du-Nord, au bord du fleuve Orange, et c'est là que Poppie va passer presque toute la fin de sa courte vie. En décembre 1990, une quarantaine de familles afrikaners, menées par Carel Boshoff, rachètent cette ancienne cité ouvrière pour que les Afrikaners, les descendants des colons néerlandais, y vivent entre eux, dans leur langue. En 2011, la ville compte 892 habitants, presque tous blancs, et elle appartient à une société privée, dont les habitants achètent des parts. Pour ses défenseurs, c'est une façon de protéger une culture, et pour ses critiques, ça ressemble beaucoup trop à l'apartheid.

Pour Louisa, en tout cas, c'est d'abord une communauté qui l'accueille. La famille arrive pauvre, alors les habitants l'aident à s'installer, et Heidi Smith, une femme qui fait office de conseillère sociale dans la ville, prend les enfants sous son aile.

C'est aussi à Orania que Louisa rencontre Kobus Koekemoer, et en novembre 2015, ils se marient. Poppie a 2 ans, et son frère en a 4. Selon l'acte d'accusation, les violences commencent en septembre 2015, quelques semaines avant le mariage, et elles vont durer jusqu'à la mort de Poppie.

"Ils m'ont fait mal"

Un jour, Poppie arrive à la crèche d'Orania avec une énorme bosse sur le front. Son institutrice, Esna Schumann, lui demande ce qui s'est passé, et la petite répond "ils m'ont fait mal". Esna Schumann prend la blessure en photo, mais elle ne va pas plus loin.

À la maison, d'après ce que Louisa racontera au tribunal, son nouveau mari commence à frapper les enfants 1 ou 2 mois après le mariage. "S'ils faisaient quelque chose de mal à ses yeux, il les battait", dira-t-elle, et il leur donne même des coups de pied dans le ventre. Kobus, lui, reconnaîtra qu'il donnait souvent des "fessées" à Poppie, parfois plus d'une fois par jour, avec la main ou avec une grande cuillère en bois, "parce qu'elle n'était pas sage".

Des oreilles bleues et une jambe cassée

Après l'école, le frère de Poppie est gardé par une enseignante, Tanya Goosen. Il fait de grosses colères, au point qu'un jour il lui donne un coup de poing, donc elle en parle aux parents. Le couple se met à rire, et ils lui conseillent de l'arroser d'eau froide, parce que c'est comme ça qu'ils le calment à la maison.

Un jour, le petit garçon arrive avec les oreilles bleues, parce que, dit-il, son beau-père l'a traîné par terre. Plus tard, il raconte que son beau-père a acheté une cuillère en bois pour les frapper, et qu'il leur donne des coups de pied dans le ventre, à lui et à sa sœur. Chaque fois qu'il voit le couple arriver, il devient anxieux, presque paniqué.

Poppie, elle, est vue 2 fois par la médecin d'Orania, la docteure Margaret Bekker. La médecin remarque des bleus et un gros hématome sur le front, mais la mère a une explication pour chaque marque, puisque selon elle, Poppie s'est cognée contre la voiture, et les 2 enfants se blessent entre eux. Un jour, Poppie a même la jambe cassée, et Louisa explique qu'elle est tombée dans l'escalier. Pendant 2 jours, la petite marche avec cette jambe cassée avant qu'on lui pose un plâtre, et elle n'a pas d'antidouleurs, parce que sa mère dit qu'elle n'a pas les moyens. La médecin note tout dans le dossier.

Sauf qu'elle ne fait aucun signalement.

Un bruit sourd contre le mur

Pendant quelques mois, Jaco Roux habite la maison d'à côté. Entendre des enfants pleurer chez les voisins, ça arrive dans toutes les familles. Sauf qu'une nuit, Jaco entend un bruit sourd contre le mur, suivi des pleurs hystériques de Poppie, et le lendemain matin, la petite n'arrive plus à marcher normalement, elle tient son bras serré contre elle, et elle a un énorme bleu sur la tête.

Un autre jour, en plein hiver, Poppie et son frère sont assis sur une marche pendant que Kobus arrose le jardin. D'un coup, il tourne le tuyau vers eux et il les trempe, et les 2 petits pleurent à chaudes larmes en répétant qu'ils ont froid.

Le lendemain, Jaco Roux va voir les services sociaux de la ville, et il raconte tout à Heidi Smith. Elle a déjà reçu d'autres plaintes, et une semaine où les parents sont absents, elle garde même les enfants chez elle. Là, en pleine nuit, elle voit Poppie se réveiller en hurlant, à cause de ses cauchemars.

Un courrier qui n'arrive jamais

Les services sociaux d'Orania affirment qu'ils surveillent la famille, et qu'ils ont demandé de l'aide aux travailleurs sociaux de Hopetown, la ville voisine. Cette aide n'arrivera jamais, et la travailleuse sociale de Hopetown dira au tribunal qu'elle n'a jamais reçu le moindre courrier au sujet de ces enfants.

Pendant ce temps, à Orania, chacun pense que quelqu'un d'autre s'en occupe. La médecin, l'institutrice et une infirmière ne signalent rien, parce qu'elles croient que les services sociaux gèrent le dossier, et le pasteur de la ville, lui aussi, sait ce qui se passe. Pourtant, comme le leur rappellera le juge, tous avaient le devoir de prévenir la police, et jusqu'au 25 octobre 2016, la police n'entendra jamais parler de Poppie. En Californie aussi, des adultes ont vu pendant 8 mois ce que vivait un petit garçon de 8 ans, sans que personne ne le sorte de là, dans l'affaire Gabriel Fernandez.

Loin d'Orania

Un jour de septembre 2016, la famille disparaît d'Orania sans prévenir personne. Louisa et Kobus partent avec les 2 enfants pour la province du Nord-Ouest, et ils s'installent dans une ferme à Mamogaleskraal, près de Brits, au nord-ouest de Johannesburg. Là-bas, personne ne les connaît, et il n'y a plus de crèche, plus de voisin derrière le mur, plus de conseillère sociale.

Selon Louisa, c'est là que les coups redoublent. À Orania, Kobus cognait déjà parfois la tête de Poppie contre le placard de la cuisine, et à Brits, il le fait de plus en plus souvent. "Elle pleurait, et je la consolais pour qu'elle s'arrête et qu'il ne se mette pas encore plus en colère", racontera-t-elle. Elle parlera aussi d'une fois où il l'a projetée contre l'armature en fer du canapé, et d'autres où il lui a mis la tête dans les toilettes avant de tirer la chasse.

Kobus, lui, racontera que quelques jours avant le 25 octobre, Poppie a déjà arrêté de respirer une fois, et qu'il l'a ranimée lui-même. Pourtant, personne ne l'emmène chez un médecin.

Déjà raide aux urgences

Le 25 octobre 2016, quand Kobus arrive à l'hôpital de Brits dans sa camionnette, il en saute avec Poppie dans les bras, en expliquant qu'elle a arrêté de respirer. Le secouriste Morris de Beer la prend, et tout de suite, il voit qu'elle ne bouge pas. Il commence un massage cardiaque, mais il a beaucoup de mal à lui ouvrir la bouche, et pour lui, ça veut dire que la rigidité cadavérique a commencé, ce qui arrive environ 2 heures après la mort.

Le corps de Poppie est couvert de bleus, avec un énorme hématome sur la tête, et Kobus explique qu'elle s'est fait ces marques pendant le trajet. À l'entrée du box, Louisa est debout avec son fils, et Morris de Beer demande au petit garçon ce qui est arrivé, et le petit répond seulement "elle ne voulait pas manger".

Le médecin de garde, le docteur Richard Gumbu, arrête la réanimation et déclare Poppie morte. Il relève des blessures de la tête jusqu'aux jambes, même sur ses parties intimes. Selon lui, quand il demande ce qui s'est passé, Kobus répond qu'il était en train de la "fouetter" et qu'elle s'est effondrée. Le médecin prévient donc le couple qu'il va appeler la police, puisque cette enfant n'est pas morte de mort naturelle, et les parents lui disent qu'ils préféreraient qu'il ne le fasse pas.

Kobus change d'histoire. Maintenant, Poppie s'est effondrée devant la télévision, et les bleus viennent du trajet, parce qu'ils roulaient très vite. Louisa pleure sans jamais le contredire, et pour le médecin, son mari a l'air "plus détendu" qu'elle.

Au moins 25 blessures

L'autopsie est confiée au professeur Gert Saayman, médecin légiste. Sur le corps de Poppie, il compte au moins 25 blessures, des récentes et des anciennes, et pour lui, leur forme et leur répartition sont typiques d'un enfant battu sur une longue période. Les cheveux de la petite ont été rasés jusqu'à la peau. Elle est morte d'une blessure massive à la tête, causée par de nombreux coups violents, et elle n'aurait pu survivre que si on l'avait emmenée tout de suite chez un médecin.

Kobus est arrêté peu après sa mort, et le tribunal de Brits refuse de le libérer sous caution. Louisa, elle, reste libre. Début novembre, elle affirme avoir été enlevée et battue par une femme qui se faisait passer pour une policière, mais cette agression n'a jamais été confirmée.

Le 4 novembre 2016, Poppie est enterrée à Westonaria, la ville de son père. Au premier rang, Christo hurle et pleure. Louisa est là aussi, avec sa mère, Susan Bothma, et pendant toute la cérémonie, son visage tuméfié reste sans aucune expression.

Le placard de la cuisine

Le 15 décembre 2016, après les résultats de l'autopsie, Louisa est arrêtée à son tour, parce qu'elle a donné aux policiers une version différente de ce qui s'est passé. Quelques jours plus tard, le magistrat Jethro Mosime lui refuse la liberté sous caution, parce que même s'il n'existe aucune preuve directe qui la relie au meurtre, elle savait que sa fille était blessée.

Le procès s'ouvre le 30 octobre 2017 devant la Haute Cour de Pretoria, présidée par le juge Bert Bam, et le couple plaide non coupable du meurtre de Poppie et des violences sur elle et sur son frère. À la barre, Louisa raconte la veille de la mort de sa fille. Ce soir-là, Poppie mange trop lentement au goût de Kobus, alors il la soulève de table et il lui projette la tête de toutes ses forces contre le placard de la cuisine. La petite pleure, Louisa la console, et quand elle lui demande si ça va, Poppie ne répond pas. Le lendemain matin, elle est désorientée, elle tient à peine sur ses jambes, elle tombe contre un mur et elle ne parle presque plus. Elle ne veut pas manger, et Kobus lui crie dessus avant de partir faire des courses.

Pendant son absence, les enfants regardent la télévision, et Poppie n'ouvre presque plus les yeux. Quand Kobus rentre, plusieurs heures plus tard, elle est toujours allongée sur le tapis, et selon Louisa, il lui donne un coup de pied dans le ventre. Il refuse de l'emmener à l'hôpital, parce que pour lui, Poppie "fait encore la morte". Quand Louisa la retrouve dans la salle de bain, ses lèvres sont déjà bleues, et Kobus essaie de la ranimer avec de l'eau, dans la baignoire.

"Elle n'a plus jamais respiré", dit Louisa.

Un petit témoin de 5 ans

Le juge lui demande si Poppie ne perdait pas tout simplement connaissance, toutes ces fois où elle "faisait la morte" après les coups. Louisa répond que c'est possible, mais qu'elle n'a jamais vérifié. "Je ne pouvais pas aider Poppie, parce que j'avais peur qu'il la batte encore plus si j'intervenais", se défend-elle.

Pour Kobus, c'est Louisa qui, ce matin-là, jette Poppie hors de sa chambre parce qu'elle a sali son lit, si bien que sa tête heurte le mur, puis qui la met de force dans la baignoire pour l'arroser. En rentrant, il trouve la petite allongée dans la cuisine, et Louisa lui dit qu'elle "fait encore la morte", alors il ressort, jusqu'à ce que sa femme l'appelle parce qu'elle ne respire plus. Il nie les coups contre les murs, les coups de pied et les toilettes, et il se dit victime d'un "complot" des habitants d'Orania.

Le frère de Poppie a 5 ans, et le juge Bam hésite à faire témoigner un enfant aussi jeune. Sauf que selon la procureure, Salome Scheepers, c'est le petit garçon lui-même qui le demande, parce qu'il veut savoir que quelqu'un le croit, et il témoigne à huis clos. Selon lui, le matin de la mort de sa sœur, Kobus lui a mis la tête dans la cuvette des toilettes, il a tiré la chasse, et après ça, elle n'a plus bougé.

Une mosaïque de preuves

Dans la salle, il y a souvent Christo, le père de Poppie. Le 31 juillet 2016, moins de 3 mois avant sa mort, il avait enregistré l'un de ses appels du dimanche, où Poppie lui dit qu'elle regarde la télévision, qu'elle est encore petite, puis lui chante "Hansie Slim", une comptine afrikaans. Au tribunal, il vient habillé d'un t-shirt rose, en souvenir de sa fille. "Si seulement ils pouvaient arrêter de mentir", dit-il.

En décembre 2017, le juge Bert Bam déclare Louisa et Kobus Koekemoer coupables du meurtre de Poppie et de 2 chefs de maltraitance d'enfants. Beaucoup de preuves sont indirectes, reconnaît-il, mais elles doivent être lues comme une "mosaïque". Pour lui, dans les jours qui précèdent sa mort, la tête de Poppie est cognée plusieurs fois contre un mur, au point qu'elle perd connaissance, ce que ses parents appellent "faire la morte", et en s'accusant l'un l'autre, les accusés montrent qu'ils savaient tous les 2 ce qui se passait.

Le juge s'en prend aussi aux habitants d'Orania, dont le comportement est à ses yeux "tout simplement bizarre", parce que si peu a été fait malgré les nombreuses plaintes. La médecin, la conseillère sociale, les enseignantes et le pasteur n'ont pas protégé ces enfants, dit-il, et on pourrait même soutenir qu'ils ont été complices.

Aucun procès pour Orania

Avant la peine, Louisa revient à la barre en larmes. Elle affirme qu'elle n'a jamais frappé Poppie, mais elle reconnaît qu'elle n'a jamais empêché Kobus de le faire. "Je suis vraiment désolée de ne pas avoir assez aidé. Je ne savais pas quoi faire." L'avocat de Kobus plaide qu'au moins, son client a emmené Poppie à l'hôpital, et le juge lui répond qu'à son arrivée, la petite était déjà raide.

Le 24 mai 2018, Louisa et Kobus Koekemoer se tiennent devant le juge Bam, et ils l'entendent les qualifier de "fondamentalement mauvais", parce qu'ils n'ont montré aucun remords et qu'ils semblent surtout regretter d'avoir été pris. Quand les coups ont commencé, rappelle-t-il, Poppie avait à peine plus de 2 ans. Il les condamne tous les 2 à la prison à vie pour le meurtre, et à 10 ans de plus pour les maltraitances. Dans le public, Carla van der Merwe, la grand-mère de Poppie, pleure de soulagement. "Si on regarde une photo, puis l'autre, ce n'est plus la même enfant", dit-elle. Aujourd'hui, Louisa et Kobus Koekemoer purgent leur peine, et ils ne pourront pas demander de libération conditionnelle avant 25 ans de détention, et aucun appel n'a été rapporté dans la presse.

À Orania, en revanche, personne n'a été poursuivi. Au lendemain des peines, la Go Purple Foundation, une association d'aide aux victimes d'abus, annonce qu'elle veut faire poursuivre 7 habitants de la ville qui auraient fermé les yeux, dont un pasteur, une médecin, 2 enseignantes de la crèche et un voisin. Seulement, selon sa représentante, Annari du Plessis, la police de Hopetown les a déjà prévenus que le parquet ne poursuivrait pas ces 7 personnes, et depuis, aucune poursuite n'a été rapportée. Tous ces adultes qui savaient, et qui pensaient que quelqu'un d'autre agirait, on les retrouve au Canada, autour d'une petite fille de 5 ans dont personne n'a remarqué l'absence pendant des mois, dans l'affaire Phoenix Sinclair.

Poppie avait 3 ans. Le 31 juillet 2016, au téléphone, elle chantait "Hansie Slim" à son papa.

L'affaire Poppie van der Merwe en vidéo ⬇️

Portrait de Poppie van der Merwe, fillette de 3 ans, à Brits en Afrique du Sud
Portrait de Poppie van der Merwe, fillette de 3 ans, à Brits en Afrique du Sud

Sources :

Pretoria News (IOL), les témoins d'Orania au procès, 31 octobre 2017 : https://iol.co.za/news/2017-10-31-mom-stepdad-deny-causing-3-year-old-poppies-death/
The Citizen, témoignages du secouriste, du médecin et de l'enseignante, 1er novembre 2017 : https://citizen.co.za/news/south-africa/1711082/three-year-old-poppie-was-already-dead-on-arrival-at-hospital-court-hears
Pretoria News (IOL), témoignage de la mère, 8 novembre 2017 : https://iol.co.za/news/2017-11-08-poppie-played-dead-to-stop-beatings-mother/
The Citizen, témoignage du beau-père et du médecin légiste, 8 novembre 2017 : https://www.citizen.co.za/news/south-africa/stepdad-claims-wife-killed-girl3-but-admits-to-giving-many-hidings/
The Citizen, rappel du jugement de décembre 2017 et report de l'audience, 18 avril 2018 : https://www.citizen.co.za/news/poppie-murder-trial-postponed-to-may-24
The Citizen, condamnation à la prison à vie et suites à Orania, 25 mai 2018 : https://www.citizen.co.za/news/south-africa/sentences-not-the-end-of-the-poppie-abuse-saga/