Affaire Matisse Alix-Leblanc : drogué avant l'incendie


Le lundi 12 mai 2003, au Québec, Grégoire Racine attend chez le notaire la locataire à qui il doit vendre sa maison de Saint-Blaise-sur-Richelieu, et comme elle ne vient pas, il prend la route pour aller voir ce qui se passe. En arrivant, il trouve la maison en feu, avec la jeune femme et sa fille de 3 ans dehors, pendant que son petit garçon, Matisse Alix-Leblanc, 1 an, est toujours dans son lit. Grégoire Racine n'a aucun lien avec cet enfant, et pourtant, il entre dans les flammes pour aller le chercher, et il en ressort les mains vides.
Matisse Alix-Leblanc, un petit garçon né au printemps
Matisse est né au printemps 2002. Il vit avec sa mère, Mélanie Alix, qui a 28 ans, et avec sa grande sœur, une petite fille de 3 ans, dans une maison à étage recouverte de planches blanches. Cette maison se trouve à Saint-Blaise-sur-Richelieu, un village agricole d'environ 2 000 habitants de la Montérégie, au sud de Montréal et près de la frontière américaine.
Le père de Matisse s'appelle Stéphane Leblanc. Il ne vit plus avec eux, parce que le couple s'est séparé, et depuis, il essaie d'obtenir la garde de ses 2 enfants, sans y parvenir.
La maison aux planches blanches n'appartient pas à Mélanie Alix. Elle la loue à un homme qui s'appelle Grégoire Racine, et elle s'apprête à la lui acheter, si bien que pour signer la vente, un rendez-vous est fixé chez le notaire, le lundi 12 mai 2003.
Une chaise vide chez le notaire
Ce lundi-là, Grégoire Racine attend chez le notaire. Pour lui, c'est une journée importante, puisqu'il vend sa maison, et pour sa locataire, ça l'est encore plus, puisque c'est elle qui l'achète. S'il y a une personne qui doit être assise dans ce bureau ce jour-là, c'est elle. Sauf que Mélanie Alix ne vient pas. Grégoire Racine attend, et comme personne n'arrive, il décide d'aller voir ce qui se passe, et il prend la route de Saint-Blaise-sur-Richelieu, en direction de la maison qu'il devait vendre.
En arrivant, il trouve la maison en feu, un incendie qui s'est déclaré en début d'après-midi. Pour sortir sa fille de 3 ans, Mélanie Alix l'a lâchée par une fenêtre de l'étage, avant de sortir à son tour, et toutes les 2 sont dehors, avec des blessures légères. Matisse, lui, est toujours à l'intérieur, dans son lit.
Alors Grégoire Racine entre dans la maison, et il en ressort sans l'enfant. Il y retourne, il ressort encore les mains vides, et ce, jusqu'à la quatrième fois, où il réussit enfin à sortir le petit garçon. Grégoire Racine n'a aucun lien avec Matisse, c'est le fils de sa locataire, et pourtant, il est entré 4 fois dans une maison en flammes pour aller le chercher.
Il est trop tard, et Matisse Alix-Leblanc est déclaré mort ce jour-là, à 1 an. Le soir même, les policiers font savoir qu'ils considèrent l'incendie comme suspect.
Un biberon sur la cuisinière
Dans les jours qui suivent, Mélanie Alix parle aux journalistes. Elle explique qu'elle avait mis un biberon à chauffer sur la cuisinière, qu'elle s'est endormie, et qu'à son réveil, il y avait des flammes. Elle raconte qu'elle a paniqué, et qu'elle a essayé d'éteindre le feu avec des chiffons et des serviettes.
C'est une scène que beaucoup de parents peuvent imaginer, celle d'une mère seule avec un bébé d'un an et une petite de 3 ans, qui s'assoupit quelques minutes pendant qu'un biberon chauffe sur la cuisinière.
Les enquêteurs, eux, font ce qu'on fait après chaque incendie mortel. Ils reviennent dans la maison pour chercher où le feu a commencé, et le jeudi 15 mai 2003, le jour où Matisse est enterré, ils y travaillent encore.
6 départs de feu
Dans la maison de Saint-Blaise, les spécialistes de la scène d'incendie remontent les traces du feu. Normalement, un incendie part d'un seul endroit. Le feu prend à un point, il monte, il gagne les murs et les plafonds, et il laisse derrière lui des traces qui permettent de remonter jusqu'à son origine. Sauf que dans cette maison, les spécialistes ne trouvent pas une origine. Ils en trouvent 6, séparées les unes des autres.
Dans le salon, il y a 2 fauteuils carbonisés, et quand les pompiers sont arrivés, ces fauteuils étaient déjà froids, alors que le gros du feu, lui, brûlait sur la cuisinière, ce qui veut dire qu'ils ont brûlé avant, et à part. Un biberon oublié sur une plaque peut mettre le feu à une cuisine, mais il ne peut pas allumer 6 foyers différents dans une maison, à des moments différents.
Il y a aussi l'heure de la mort. Pour les enquêteurs, Matisse a été tué par la fumée bien avant l'arrivée des pompiers et des ambulanciers, et cette heure compte autant que l'origine du feu, parce qu'elle dit combien de temps la maison a brûlé avant que quelqu'un appelle à l'aide.
Un tranquillisant dans le sang de Matisse
Dans le sang de Matisse, les analyses trouvent de l'oxazépam. C'est un tranquillisant, un médicament qui apaise et qui fait dormir, et il ne se vend que sur ordonnance. Un bébé d'un an n'a aucune raison d'en avoir dans le sang, et pourtant, Matisse n'est pas le seul, puisque sa grande sœur de 3 ans en a aussi.
C'est important, parce qu'un enfant sous l'effet d'un tranquillisant a beaucoup moins de chances de se réveiller quand la fumée entre dans sa chambre, de pleurer, ou d'essayer de sortir de son lit. Parfois, c'est une simple prise de sang qui dit ce qu'un enfant ne peut pas raconter, et aux États-Unis, c'est comme ça que les médecins ont découvert chez un petit garçon de 5 ans un taux de sel que rien n'expliquait, dans l'affaire Lacey Spears.
Alors les enquêteurs cherchent qui, dans cette famille, possède une ordonnance d'oxazépam. Il n'y a qu'une seule personne, et c'est la mère des 2 enfants, Mélanie Alix.
Au lendemain des funérailles
Le vendredi 16 mai 2003, 4 jours après l'incendie et au lendemain de l'enterrement de son fils, Mélanie Alix est arrêtée. Les enquêteurs de la Sûreté du Québec l'interrogent, et l'interrogatoire est filmé. Elle demande que son avocat y assiste, et le policier refuse.
Devant la caméra, elle finit par reconnaître qu'elle a drogué ses enfants, puis qu'elle a allumé un feu sur la cuisinière, avec de l'huile de la friteuse. Des autres départs de feu, en revanche, elle ne dit rien.
Le mardi 20 mai 2003, elle comparaît au palais de justice de Saint-Jean-sur-Richelieu. Elle est accusée du meurtre prémédité de Matisse, de tentative de meurtre sur sa fille de 3 ans, et d'incendie criminel. Dans la salle, il y a Stéphane Leblanc, le père de Matisse, et des membres de la famille, et pendant toute l'audience, elle ne lève pas les yeux vers eux. Selon la presse de l'époque, elle aurait été la bénéficiaire d'une assurance vie au nom de son fils. Ce même 20 mai, la police de Saint-Jean-sur-Richelieu annonce qu'elle rouvre un autre dossier, vieux de plus de 2 ans.
Une autre maison en cendres
Le 31 janvier 2001, en plein hiver, Mélanie Alix passe chez sa mère, Francine Lévesque, dans sa maison de L'Acadie, un secteur de Saint-Jean-sur-Richelieu, à quelques kilomètres de Saint-Blaise. Francine a 51 ans, elle est lourdement handicapée, et elle se déplace en fauteuil roulant. Ce jour-là, sa fille allume un feu dans la cheminée, puis un autre dans le poêle à bois, avant de repartir, si bien qu'elle est la dernière personne à voir sa mère vivante. Dans la journée, la maison brûle, et Francine Lévesque meurt dans l'incendie.
À l'époque, les enquêteurs concluent à un accident. Francine fumait, et le coroner retient l'hypothèse d'une cigarette. Le dossier est fermé, et Mélanie Alix hérite d'une partie des biens de sa mère, près de 200 000 dollars, selon le notaire qui le dira au procès.
Le 20 mai 2003, en annonçant la réouverture du dossier, l'agent Peter Chouinard explique que dans ce genre de situation, il arrive souvent que des membres de la famille se manifestent pour raconter certaines choses, et que la police veut voir s'il y a assez d'éléments nouveaux pour mener une véritable enquête. Sauf qu'avec un bébé mort dans un incendie, du tranquillisant dans son sang et la même femme dans les 2 maisons, ce dossier fermé ne ressemble plus du tout à un accident.
De la suie sur le corps
Le 12 octobre 2005, au palais de justice de Longueuil, sur la Rive-Sud de Montréal, le procès de Mélanie Alix s'ouvre devant la juge France Charbonneau, de la Cour supérieure du Québec, et un jury de 7 femmes et 5 hommes. Il devait avoir lieu à Saint-Jean-sur-Richelieu, là où, en décembre 2003, elle a appris qu'elle devrait aussi répondre de la mort de sa mère, mais l'affaire y a fait tellement de bruit qu'il paraît impossible d'y garantir un procès équitable, si bien qu'il a été déplacé. Quelques années plus tard, c'est à Piedmont, dans les Laurentides, que 2 autres enfants québécois, de 5 et 3 ans, vont mourir de la main d'un parent, et l'affaire Guy Turcotte va elle aussi déchirer toute la province.
Le procès est prévu pour durer 2 mois. Mélanie Alix a maintenant 31 ans, et elle fait face à 5 chefs d'accusation, 2 meurtres prémédités, celui de sa mère et celui de son fils, une tentative de meurtre sur sa fille, et 2 incendies criminels. Dans son exposé d'ouverture, la procureure de la Couronne, Julie Beauchesne, annonce au jury que la mère et le bébé ont été drogués avec le même médicament, l'oxazépam, et que dans la famille, seule l'accusée avait une ordonnance. Elle ajoute que selon la Couronne, Mélanie Alix était présente au moment où ses 2 victimes ont perdu la vie.
Les premiers témoins sont surtout des policiers et des experts, et peu à peu, la Couronne reconstitue les 2 incendies. À Saint-Blaise, il y a les 6 foyers séparés et les fauteuils déjà froids. À L'Acadie, les experts décrivent un premier feu qui prend, puis qui s'éteint de lui-même, et l'air a le temps de refroidir, assez pour que de la suie retombe et se dépose sur le corps de Francine Lévesque, qui est déjà par terre. C'est seulement après qu'un deuxième incendie, beaucoup plus important, éclate dans la maison, et c'est celui-là qui déclenche les appels au 911. Autrement dit, quand les premiers appels arrivent, Francine est au sol depuis longtemps.
2 semaines à la barre
Le lundi 21 novembre 2005, c'est au tour de la défense. Le matin, elle fait entendre le pharmacien du frère de Mélanie Alix, parce que l'accusée a laissé entendre que c'est son frère qui aurait donné le médicament à leur mère. Or le pharmacien démontre que son client n'a commencé à prendre ce médicament que plusieurs mois après la mort de Francine Lévesque.
Ensuite, Mélanie Alix s'installe à la barre, et d'emblée, elle nie être responsable de la mort de sa mère et de celle de son fils. Puis elle raconte sa vie, de l'enfance à l'adolescence. Elle dit avoir subi des agressions sexuelles quand elle était à l'école primaire, elle parle de la santé de sa mère qui se dégradait pendant ses années de secondaire, et elle explique que vers ses 18 ans, ses relations avec ses parents se sont détériorées, quand elle a commencé à fréquenter un homme qui avait déjà un casier judiciaire. À la fin de cette première journée, elle n'a toujours pas parlé des 2 incendies.
Elle reste à la barre pendant près de 2 semaines, à raconter sa vie dans le moindre détail, et dans ce récit, elle est toujours la victime. Elle parle d'abus pendant son enfance et son adolescence, de violences dans son couple, d'accidents de voiture, et de mauvais traitements de la part des policiers. Sur les 2 morts, sa défense finit par présenter celle de sa mère comme un accident, et en même temps, elle désigne 2 autres personnes. Pour la mort de sa mère, elle accuse son frère, et pour celle de Matisse, elle accuse Stéphane Leblanc, qui n'était même pas dans la maison ce jour-là.
Un testament daté de la veille
Face à la procureure, Mélanie Alix doit revenir sur l'interrogatoire filmé du 16 mai 2003, et sa version change. Elle affirme maintenant que c'est l'enquêteur qui lui a mis les mots dans la bouche. Elle reconnaît bien avoir donné de l'oxazépam à ses 2 enfants, mais d'après elle, c'était seulement pour les calmer, parce qu'ils s'inquiétaient pour elle après des menaces de mort qu'elle attribue à leur père.
Puis elle raconte ce qu'elle a fait, elle, dans la maison, le 12 mai 2003. Elle dit qu'elle a lutté contre une fumée épaisse pour atteindre le lit de son fils, et qu'elle est ressortie de la chambre sans lui, parce que pour elle, il était déjà mort. Elle le raconte sans la moindre émotion, et d'après son propre récit, quand Grégoire Racine entre 4 fois dans la maison pour aller chercher Matisse, elle le croit donc déjà mort.
Il y a aussi un document. La veille de la mort de Matisse, le 11 mai 2003, Mélanie Alix a rédigé un testament. À la barre, elle explique qu'elle l'a écrit pour que ses enfants touchent son argent, au cas où son ancien conjoint la tuerait. Alors la procureure lui fait remarquer que dans ce testament, ses enfants ne sont mentionnés qu'une seule fois, et c'est pour dire qu'elle veut être enterrée avec eux, dans le lot familial.
Un dimanche matin à Longueuil
Une fois le jury isolé pour délibérer, Mélanie Alix téléphone au Journal de Montréal. Elle se dit victime d'un procès injuste, d'une procureure trop proche des médias et d'une juge qu'elle trouve méchante. Elle annonce qu'elle fera appel si elle est condamnée, qu'elle portera plainte contre la juge Charbonneau, et qu'elle demandera une enquête sur la façon dont la Sûreté du Québec a traité son dossier.
Le dimanche 11 décembre 2005 au matin, après près d'une semaine de délibérations, le jury revient avec ses 5 verdicts. Mélanie Alix est reconnue coupable de tous les chefs d'accusation, les meurtres prémédités de sa mère et de son fils, la tentative de meurtre sur sa fille, et les 2 incendies criminels. Elle écoute le verdict presque sans réagir.
Julie Beauchesne explique ensuite que le dossier reposait sur une preuve précise, puisque Francine Lévesque et Matisse sont morts de la fumée bien avant l'arrivée des secours, et que ce qui comptait, c'était autant l'heure de la mort que sa cause. Elle ajoute qu'elle trouve injuste qu'on ait pointé du doigt Stéphane Leblanc, le père de l'enfant, qui n'était pas là ce jour-là, et François Alix, le frère de l'accusée, qui a perdu sa mère dans l'incendie. Ce matin-là, justement, Stéphane Leblanc est avec sa conjointe et ses parents, et quand le verdict tombe, ils sursautent de joie en pleurant. "Justice a été rendue, mon fils va pouvoir vivre en paix."
Ce que le jury n'a jamais su
Comme un juge ne peut pas prononcer une peine un dimanche, Mélanie Alix revient au tribunal quelques jours plus tard. Le jeudi 22 décembre 2005, la juge France Charbonneau la condamne à la prison à vie, sans possibilité de libération conditionnelle avant 25 ans, la peine automatique au Canada pour un meurtre prémédité. Une peine de 8 ans s'y ajoute, et elle se purge en même temps.
Dans la salle, il y a son frère et son ancien conjoint. François Alix explique aux journalistes qu'aussi loin qu'il se souvienne, sa sœur a toujours été manipulatrice et méchante, qu'elle est très dangereuse, et qu'il n'y a pas de limite à ce qu'elle peut faire. Stéphane Leblanc, lui, a vu son visage au moment de la sentence. Elle avait l'air déçue, et ça l'a rendu heureux.
Ce que le jury n'a jamais su, c'est qu'en détention, à la prison Tanguay, Mélanie Alix avait mis le feu à ses propres vêtements, et qu'elle avait déjà été soupçonnée d'avoir incendié le Jeep de Stéphane Leblanc.
Une lettre à sa grand-mère
Mélanie Alix fait appel, en revenant toujours à cette journée du 16 mai 2003, quand le policier a refusé que son avocat assiste à l'interrogatoire, et qu'on ne l'a pas laissée lui reparler. Pour elle, ses droits ont été bafoués, mais les juges ne la suivent pas. Le 27 mai 2010, la Cour d'appel du Québec rejette son appel, et le 4 novembre 2010, la Cour suprême du Canada refuse même d'entendre son histoire.
En prison, à l'Établissement Joliette pour femmes, elle continue de mentir, et cette fois, c'est pour des vêtements. Du 13 mai au 19 juillet 2013, on l'envoie à l'Institut Philippe-Pinel de Montréal, et pendant ces séjours, une détenue n'a pas le droit de se faire envoyer des affaires de l'extérieur. À son retour, quand son agente correctionnelle refait le compte de ce qu'elle possède, elle lui confisque les vêtements qui n'étaient pas là au départ, et Mélanie Alix répond qu'elle les a achetés.
Quelques semaines plus tard, l'établissement intercepte une enveloppe qui lui est adressée. Dedans, il y a des reçus vierges, un reçu rempli, et une lettre qu'elle a écrite à sa grand-mère, pour lui demander d'acheter un carnet de reçus et d'en remplir un, daté du 12 juin 2013, avec une liste de vêtements, des sandales, des espadrilles, un pyjama, des pantalons, des chandails, une robe, des camisoles et 2 soutiens-gorge, pour un total de 19 dollars. Confrontée, elle avoue avoir voulu falsifier des reçus. Le 13 novembre 2013, elle est reconnue coupable d'une infraction disciplinaire, et le 6 novembre 2014, la Cour fédérale rejette son recours, avec dépens.
Depuis le 16 mai 2025, Mélanie Alix est admissible aux permissions de sortir sans escorte et à la semi-liberté, et elle pourra demander une libération conditionnelle totale à partir du 16 mai 2028. Être admissible, c'est seulement avoir le droit de le demander, et en octobre 2026, aucune décision publique sur sa remise en liberté n'a été rapportée. De la petite fille qui a survécu à l'incendie de Saint-Blaise, on ne sait rien, et c'est très bien comme ça.
Matisse avait 1 an. Pour aller le chercher, un homme qui n'était pas son père est entré 4 fois dans le feu.
L'affaire Matisse Alix-Leblanc en vidéo ⬇️

À lire aussi :
Sources :
Cour fédérale, Alix c. Canada (Procureur général), 2014 CF 1051, 6 novembre 2014 : https://decisions.fct-cf.gc.ca/fc-cf/decisions/fr/item/98478/index.do
Cour suprême du Canada, dossier 33802, Mélanie Alix c. Sa Majesté la Reine, 4 novembre 2010 : https://www.scc-csc.ca/fr/cases-dossiers/search-recherche/33802/
TVA Nouvelles, un bébé périt dans un incendie à Saint-Blaise-sur-Richelieu, 12 mai 2003 : https://www.tvanouvelles.ca/2003/05/12/un-bebe-perit-dans-un-incendie-a-saint-blaise-sur-richelieu
TVA Nouvelles, le procès de Mélanie Alix commence, 12 octobre 2005 : https://www.tvanouvelles.ca/2005/10/12/le-proces-de-melanie-alix-commence
Radio-Canada, le témoignage attendu d'Alix, 21 novembre 2005 : https://ici.radio-canada.ca/nouvelle/283010/alix-temoigne
CBC News, réouverture du dossier de Francine Lévesque, 20 mai 2003 : https://www.cbc.ca/news/canada/montreal/case-re-opened-as-mother-faces-murder-charges-1.397045
