Affaire Kelly Anne Bates : les yeux arrachés à 17 ans
Le dimanche 17 mars 1996, jour de la fête des mères en Angleterre, Margaret Bates attend sa fille, Kelly, 17 ans, chez elle, près de Manchester, parce qu'une semaine plus tôt, au téléphone, Kelly lui a promis de venir. Kelly ne vient pas et n'appelle pas, et à la place, c'est une carte qui arrive, avec une écriture qui n'est pas la sienne. Fin mars, Margaret et son mari sont sur le point de partir la voir quand leur fils aîné rentre pour leur dire qu'un ami a vu Kelly et qu'elle va bien, et Margaret est tellement soulagée qu'elle ne pense même pas à demander quand. Cet ami l'a vue en décembre.
Kelly Anne Bates, la fille qui rend les coups
Avec ses 2 frères, Kelly ne se laisse jamais faire. Chaque coup qu'on lui donne, elle le rend, au point que sa mère la décrit comme un vrai garçon manqué. "Elle était très sportive et très sociable", dit-elle. Kelly Anne Bates est née le 18 mai 1978, et elle grandit à Hattersley, dans le Tameside, à une quinzaine de kilomètres à l'est du centre de Manchester, avec ses parents, Margaret et Tommy, et ses 2 frères, dont l'aîné s'appelle Andrew.
Kelly sait ce qu'elle veut faire plus tard, elle veut devenir enseignante. En 1994, pour se donner toutes les chances d'y arriver, elle s'inscrit dans un établissement de Hyde, une ville voisine, afin d'améliorer ses résultats au GCSE, l'examen que les élèves anglais passent vers 16 ans. Et comme il faut bien payer ses études, elle travaille à côté, à temps partiel, dans une entreprise de graphisme d'Audenshaw, K2 Graphics.
Avant ça, dès ses 14 ans, Kelly fait aussi du baby-sitting, et c'est justement en gardant les enfants d'un couple, en 1993, qu'elle rencontre un ami de ces parents, un homme bien plus âgé qu'elle.
Un homme qui se fait appeler Dave
Un soir, au moment où Kelly doit rentrer, l'ami du couple lui propose de la raccompagner à pied jusque chez elle, pour qu'elle ne fasse pas la route toute seule. Il se fait appeler Dave. À 14 ans, un adulte qui tient à ce qu'on rentre en sécurité, c'est le genre d'attention qu'on remarque, et Kelly accepte.
À partir de là, Dave ne la lâche plus. Pendant 2 ans, il la voit en secret, avec tellement de discrétion que Margaret n'entend vraiment parler de cet homme qu'aux 16 ans de sa fille. Et s'il se cache, c'est qu'en Angleterre, la majorité sexuelle est fixée à 16 ans, et qu'avant cet âge, une relation entre un adulte et une adolescente est un délit.
Pendant ces 2 années, Kelly commence à découcher sans prévenir, et ses parents ne savent jamais où elle passe la nuit. Un jour, c'est même ce fameux Dave qui appelle chez les Bates, pour leur dire qu'il s'inquiète parce que Kelly n'est pas rentrée, et au début, il a l'air attentionné, presque protecteur. Pourtant, ces nuits-là, Margaret en est persuadée aujourd'hui, sa fille était très probablement avec lui.
Un inconnu dans l'escalier
En 1994, Kelly a 16 ans, et elle finit par dire à sa mère qu'elle a un petit ami plus âgé. Margaret l'a déjà eu au téléphone, mais elle ne l'a jamais vu, alors Kelly décide de le faire venir à la maison. Ce jour-là, Margaret est sortie, et en rentrant, elle voit un homme descendre l'escalier, l'air très sûr de lui. Tout de suite, elle sent les poils se dresser sur sa nuque. Il est bien plus vieux que ce qu'elle imaginait, il ressemble un peu au chanteur John Denver, et il lui dit qu'il est ravi de la rencontrer enfin.
Margaret, elle, n'a qu'une envie, c'est qu'il s'en aille. Dans la cuisine, il y a le couteau à pain, et elle a envie de le prendre pour le planter dans le dos de cet homme, une image à laquelle elle repensera souvent. Dave affirme qu'il a 32 ans, ce qui fait déjà le double de l'âge de Kelly. Sauf qu'en réalité, 32 ans, c'est la différence d'âge entre eux, puisqu'il a plus de 45 ans.
Après cette rencontre, Margaret essaie de raisonner sa fille. "Allez Kel, tu peux trouver mieux que ça", lui répète-t-elle, mais à chaque fois, Kelly lui répond qu'elle l'aime bien et qu'il est gentil. Pourtant, un jour, ses parents apprennent que cet homme ne s'appelle pas vraiment Dave.
Son vrai nom, c'est James Patterson Smith.
Une jeune fille méconnaissable
À la maison, Margaret et Tommy voient leur fille changer. La jeune fille sportive, qui ne tenait pas en place, arrête de se laver et de prendre soin d'elle, elle maigrit, et elle peut rester des heures sur le canapé sans dire un mot.
Elle passe de plus en plus de temps chez cet homme que tout le monde, autour de lui, appelle Jimmy. Il est divorcé, il n'a pas d'emploi, et il vit seul dans une petite maison de Gorton, un quartier de l'est de Manchester. Kelly y reste parfois plusieurs jours d'affilée, sans donner aucune nouvelle à sa famille, et à chaque retour, les disputes avec ses parents se multiplient, au point qu'elle s'éloigne d'eux un peu plus.
Un jour, après des disputes avec lui, Kelly finit quand même par le quitter. Pour ses parents, c'est un vrai soulagement, parce qu'ils se disent que leur fille a enfin ouvert les yeux. Sauf que James Smith ne la laisse pas partir. Il se met à la suivre et à la harceler, et il ne s'arrête que le jour où elle retourne avec lui.
Un trou dans le plancher
À cette période, Margaret remarque des bleus sur sa fille, puis des traces de morsures. À chaque fois, Kelly a une explication, ce sont des accidents, et elle refuse d'admettre que quelqu'un lui fait du mal. Ses parents, eux, sont pris entre 2 peurs, parce que s'ils ne font rien, Kelly reste avec cet homme, mais s'ils la poussent trop, ils risquent de la perdre complètement, et de la jeter encore plus loin dans ses bras.
Comme Kelly disparaît de plus en plus souvent de la maison, Margaret et Tommy décident d'aller la voir là où elle est. Ils retrouvent l'adresse de James Smith, sur Furnival Road, à Gorton, une maison jumelée de 2 chambres au fond d'une petite impasse tranquille, et ils y vont. James Smith les fait entrer, et il leur sert une tasse de thé.
Kelly est là, assise, la tête baissée, l'air nerveux. Dans la maison, Margaret et Tommy remarquent un trou dans le plancher, à l'endroit où des lattes ont été retirées, alors ils posent la question, et James Smith leur explique que des techniciens sont venus réparer une fuite de gaz. Ce jour-là, Margaret et Tommy repartent sans leur fille.
Une promesse pour la fête des mères
Peu de temps après cette visite, Kelly annonce qu'elle s'installe chez lui, et à ses parents, elle explique qu'elle a trouvé un nouveau travail. Margaret et Tommy finissent par accepter, à une condition, c'est qu'elle leur donne régulièrement des nouvelles. Le 30 novembre 1995, Kelly, qui a 17 ans, quitte la maison familiale pour Furnival Road, et ce jour-là, ses parents la voient pour la dernière fois.
Au début, Kelly tient sa promesse. Elle appelle ses parents presque toutes les semaines, mais elle ne vient jamais les voir. Margaret, qui s'inquiète de plus en plus, signale ses craintes au médecin de Kelly, et elle demande à la police de surveiller les appels qui pourraient venir de l'adresse de James Smith. Sauf que Kelly a 17 ans, et qu'elle ne demande rien à personne. "Elle était trop âgée pour que la police fasse quoi que ce soit, et elle ne voulait pas m'écouter", dit sa mère.
À Noël, Kelly téléphone pour dire qu'elle est à Blackpool avec James et qu'elle ne sera pas là pour les fêtes. À peu près au même moment, en décembre 1995, elle démissionne de son poste chez K2 Graphics, et ses appels se font de plus en plus rares.
Le 10 mars 1996, Margaret a enfin sa fille au téléphone, et elle la gronde, parce que Kelly a manqué un rendez-vous chez le dentiste. Kelly lui promet de venir la voir pour la fête des mères, dans une semaine. C'est la dernière conversation qu'elles auront.
Des cartes d'une autre écriture
Au Royaume-Uni, la fête des mères tombe le quatrième dimanche du carême, bien plus tôt qu'en France, et en 1996, c'est le dimanche 17 mars. Ce jour-là, Margaret attend sa fille, mais Kelly ne vient pas, et elle n'appelle pas. À la place, il y a cette carte, qui n'est pas de son écriture.
Le week-end suivant, c'est l'anniversaire de Tommy, et aussi l'anniversaire de mariage du couple. Encore une fois, Kelly ne se manifeste pas, et les cartes qui arrivent ne sont pas écrites de sa main. Pour Margaret, ça fait beaucoup trop, alors elle dit à Tommy qu'il se passe quelque chose.
Fin mars 1996, Margaret et Tommy n'en peuvent plus. Ils veulent vérifier par eux-mêmes que Kelly va bien, et ils sont sur le point de partir pour Furnival Road quand leur fils aîné, Andrew, rentre à la maison. Il leur annonce qu'un ami a vu Kelly, et qu'elle va bien. Margaret est tellement soulagée qu'elle ne pense même pas à demander quand cet ami l'a vue, donc elle et Tommy ne partent pas, et ils attendent que leur fille appelle.
Cet ami a vu Kelly en décembre.
Une visite au commissariat
Le 16 avril 1996, James Smith entre dans un commissariat de Manchester, et il annonce aux policiers que sa petite amie est morte. D'après lui, ils se seraient disputés pendant qu'elle était dans le bain, elle aurait avalé de l'eau, et il aurait essayé de la ranimer, sans y arriver. Il ajoute qu'elle avait l'habitude de faire semblant de perdre connaissance, et ensuite, il dit aux policiers qu'il l'a tuée, et qu'il le sait.
Des policiers partent pour Furnival Road. À l'étage, dans une chambre, ils trouvent le corps nu de Kelly, et dans la maison, il y a du sang dans toutes les pièces, jusque sur les murs et au plafond. C'est le sergent-détective Joseph Monaghan, de la police du Grand Manchester, qui prend l'enquête en main, et en 15 ans de carrière, il n'a jamais vu une affaire aussi horrible. Évidemment, personne ne croit à un accident, et James Patterson Smith est inculpé du meurtre de Kelly.
Chez les Bates, quand des policiers viennent annoncer la nouvelle, Margaret leur répond qu'elle le savait déjà. "J'attendais qu'on frappe à la porte, mais personne ne me croyait." C'est Tommy qui va identifier le corps de sa fille. Les enquêteurs, eux, comprennent enfin d'où venaient les cartes du mois de mars, parce que c'est James Smith lui-même qui les avait écrites.
Plus de 150 blessures
L'autopsie de Kelly est confiée au docteur William Lawler, un médecin légiste du Home Office, le ministère de l'Intérieur britannique. Il a déjà examiné près de 600 victimes d'homicide, et il n'a jamais vu autant de blessures sur un corps, puisque sur celui de Kelly, il en relève plus de 150. Elle a été brûlée avec un fer à repasser et ébouillantée aux fesses et aux jambes, elle a un bras cassé, les 2 mains écrasées et les genoux brisés, au point qu'à la fin, elle ne pouvait plus marcher. Elle a reçu de nombreux coups de couteau, de fourchette et de ciseaux, jusque dans la bouche, des coups de bêche et de sécateur, elle a été mutilée au visage et aux parties génitales, et une partie de son cuir chevelu a été arrachée.
Ses 2 yeux ont été arrachés, et ses orbites vides ont ensuite reçu des coups de couteau. Ils lui ont été arrachés entre 5 jours et 3 semaines avant sa mort, ce qui veut dire que pendant ses derniers jours, au moins, Kelly était aveugle. Au procès, un spécialiste de l'œil, le docteur Richard Bonshek, expliquera qu'ils ont très probablement été arrachés à la main, ou avec un objet contondant.
Pendant le dernier mois de sa vie, Kelly est attachée la plupart du temps, parfois à un radiateur ou à un meuble par ses propres cheveux, parfois avec un lien autour du cou. Pour Margaret et Tommy, c'est dans le trou du plancher de Furnival Road qu'il la gardait, et aujourd'hui encore, ils en sont persuadés. "Penser qu'on était assis là, juste là, à boire le thé avec lui… Ça me rend malade", dit Margaret. Dans l'Ohio, une autre femme attachée dans une maison a réussi, elle, à appeler le 911 en chuchotant, pendant que l'homme qui la retenait dormait à côté d'elle, et c'est grâce à elle que l'affaire Shawn Grate a éclaté. Kelly n'a jamais eu cette chance. Elle est privée de nourriture, au point de perdre environ 20 kilos, et elle reste plusieurs jours sans boire. À la fin, James Smith la frappe à la tête avec le pommeau de la douche, puis il la noie dans la baignoire, et c'est cette noyade qui la tue.
Une tout autre histoire à la barre
Le 11 novembre 1997, le procès de James Patterson Smith s'ouvre devant la Crown Court de Manchester, et il plaide non coupable. Pour le procureur, Peter Openshaw, les blessures de Kelly lui ont été infligées "délibérément et systématiquement", pendant près de 4 semaines, si bien que sa mort a dû être, selon lui, "une fin miséricordieuse" à ce qu'elle endurait.
À la barre, James Smith raconte une tout autre histoire. Selon lui, Kelly se moquait de lui parce qu'il était triste d'avoir perdu sa mère, elle le harcelait et le faisait chanter, et c'est elle qui l'aurait mis au défi de lui faire du mal. Il affirme aussi qu'elle avait la mauvaise habitude de se blesser elle-même, pour aggraver ses blessures et le faire passer pour le méchant, si bien qu'à l'entendre, c'est lui qui vivait un enfer. Déjà pendant son interrogatoire, selon la chaîne Crime+Investigation, il avait reconnu des coups de ciseaux, de fourchette et de pommeau de douche, mais il avait nié lui avoir arraché les yeux, l'avoir ébouillantée ou l'avoir privée de nourriture. Face à lui, l'accusation fait témoigner les femmes qui l'ont connu avant Kelly, et le jury découvre qui est vraiment l'homme qui se faisait appeler Dave.
Les femmes d'avant Kelly
James Patterson Smith est né vers 1948, et au moment du procès, il a 49 ans. Son mariage s'est terminé en 1980, au bout d'une dizaine d'années de violences contre sa femme. La même année, il entame une liaison avec Tina, une jeune femme de 20 ans, et pendant 2 ans, il la frappe, y compris quand elle est enceinte, et un jour, il essaie de la noyer dans une baignoire. Au début, les coups arrivent de temps en temps, et à la fin, tous les jours, au point que Tina se décrira comme son "punching-ball".
En 1982, il se met en couple avec Wendy Mottershead, qui n'a que 15 ans, et à elle aussi, un jour, il maintient la tête sous l'eau, cette fois dans l'évier de la cuisine. Tina et Wendy ont survécu, et en novembre 1997, toutes les 2 viennent raconter ce qu'elles ont vécu devant le jury.
Au tribunal, une psychiatre, la docteure Gillian Mezey, explique que James Smith souffre d'un trouble paranoïaque sévère, avec une jalousie maladive, et qu'il vit dans une "réalité déformée". Kelly avait 17 ans, comme Bianca Devins, une jeune Américaine tuée par un homme de 21 ans rencontré sur Instagram, dont elle était devenue très proche, et dont l'histoire est dans l'affaire Bianca Devins. Pour Tommy, le père de Kelly, tout est là, dans les témoignages de Tina et de Wendy. "Avec chaque fille, il allait plus loin dans la violence. C'était une bombe à retardement, et avec Kelly, il a fini par tuer quelqu'un."
Une heure de délibéré
Le 19 novembre 1997, le jury, composé de 7 hommes et de 5 femmes, se retire pour délibérer, et il ne lui faut qu'une heure pour déclarer James Patterson Smith coupable du meurtre de Kelly Anne Bates. Le juge Sachs le condamne à la prison à vie, et il recommande qu'il passe au moins 20 ans en prison avant de pouvoir demander sa libération. Pour lui, cette affaire est "un catalogue de dépravation", et c'est directement à l'accusé qu'il s'adresse. "Vous êtes une personne extrêmement dangereuse. Vous êtes un agresseur de femmes, et j'entends faire en sorte, autant que cela dépend de moi, que vous ne fassiez plus jamais de mal à une femme."
Pendant le procès, les jurés ont dû regarder les photos de l'autopsie et écouter le détail des blessures de Kelly, si bien qu'après le verdict, on leur propose à tous un soutien psychologique, et tous l'acceptent.
Les regrets des parents de Kelly
En février 2015, près de 20 ans après la mort de leur fille, Margaret et Tommy acceptent pour la première fois de parler, à la télévision et dans le Manchester Evening News. Margaret dit qu'elle aurait voulu tuer James Smith le jour où elle l'a vu descendre son escalier, parce que Kelly serait encore en vie. Elle repense sans cesse à ce jour de mars 1996 où ils ne sont pas allés à Furnival Road. "Ça me hante de penser que si on y était allés, elle serait encore là aujourd'hui. Elle n'aurait plus eu la vue, mais elle serait vivante." Pour Margaret, il ne se passe pas un jour sans qu'ils regrettent de ne pas en avoir fait plus. "Il la tenait, et on n'a pas pu la sauver."
Fin 2020, selon le Manchester Evening News, l'homme qui a tué Kelly peut demander sa libération conditionnelle dès l'année suivante. Margaret, elle, travaille au supermarché Tesco de Hattersley, et pour ses amis, cette sortie annoncée lui pèse beaucoup. Le 17 décembre 2020, après une longue maladie, Margaret meurt à l'hôpital, à 65 ans, d'une insuffisance respiratoire.
Depuis, on ne sait pas si James Patterson Smith a demandé sa libération, s'il l'a obtenue, s'il est toujours en prison ou s'il est mort, et il aurait aujourd'hui autour de 78 ans. Même la durée de sa peine minimale reste floue, puisque la presse de 1997 parle de 20 ans, et le Manchester Evening News de 25 ans. Tommy, lui, dit qu'elle ne s'est jamais remise de la mort de Kelly.
Kelly repose au cimetière de Mottram, tout près de Hattersley, où elle a grandi. Elle avait 17 ans, et elle voulait devenir enseignante.
L'affaire Kelly Anne Bates en vidéo ⬇️



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Sources :
Irish Independent, ouverture du procès à la Crown Court de Manchester, 12 novembre 1997 : https://www.independent.ie/world-news/teen-girl-horrifically-tortured-before-her-murder/26202114.html
Irish Independent, condamnation de James Patterson Smith, 20 novembre 1997 : https://www.independent.ie/world-news/torture-killer-jailed-for-20-years/26202465.html
Manchester Evening News, entretien avec Margaret et Tommy Bates, 22 février 2015 : https://www.manchestereveningnews.co.uk/news/greater-manchester-news/wish-id-killed-monster-who-8694736
Manchester's Finest, le meurtre de Kelly Anne Bates, 30 mars 2020 : https://www.manchestersfinest.com/articles/manchesters-vilest-murder-kelly-anne-bates/
Wikipédia, meurtre de Kelly Anne Bates, consulté le 18 octobre 2026 : https://en.wikipedia.org/wiki/Murder_of_Kelly_Anne_Bates
