Affaire Janet Fay : tuée au marteau, cimentée dans une cave


Le 11 janvier 1949, à Amsterdam, dans l'État de New York, Mary Spencer reçoit une lettre de sa belle-mère, Janet Fay, une veuve d'Albany qui vient de se fiancer et de partir vivre près de New York. Depuis des années, Janet lui écrit souvent, et toujours à la main, si bien que quand Mary ouvre cette lettre-là, un détail l'arrête tout de suite, parce qu'elle est tapée à la machine. Les Spencer écrivent à l'adresse indiquée pour faire suivre le courrier, et leur lettre leur revient.
Janet Fay, la veuve de Caldwell Street
Pendant des années, Janet Fay, née Janet Flinn, vit dans Caldwell Street, à Albany, avec son mari, Matthew Fay, un chauffagiste, et avec Mary, la fille qu'il a eue d'un premier mariage. En 1930, Mary habite encore avec eux, elle est infirmière à l'hôpital, puis elle épouse un médecin réputé, Alton Spencer, et le couple part s'installer à Canajoharie, puis à Amsterdam, à une cinquantaine de kilomètres d'Albany. La distance ne change rien entre les 2 femmes, qui restent très proches, et Janet écrit souvent à sa belle-fille.
En 1946, Matthew meurt subitement, et Janet se retrouve seule dans sa maison d'Albany, la capitale de l'État de New York, une ville posée sur les rives de l'Hudson, à plus de 200 kilomètres au nord de Manhattan. Elle a un peu plus de 60 ans, sa paroisse compte beaucoup pour elle, et la solitude lui pèse. À cette époque, quand on est seul, on peut s'inscrire dans un "Lonely Hearts Club", un club des cœurs solitaires, qui envoie des adresses pour correspondre avec des inconnus, en espérant rencontrer quelqu'un. À la fin de l'année 1948, Janet reçoit ainsi la lettre d'un homme qui signe Charles Martin. Il se décrit, et il lui propose de lui répondre.
Le 26 décembre, Janet lui écrit à son tour, et elle se rajeunit beaucoup. Elle se présente comme une veuve de 41 ans, séduisante, qui mesure 1,63 m pour 61 kilos, et qui adore danser. Quand on a passé la soixantaine et qu'on a envie de plaire, ça se comprend. À la fin de sa lettre, elle invite Charles Martin à venir la voir à Albany.
Il ne se fait pas prier. Le 29 décembre 1948, il arrive à Albany en voiture, et il frappe seul à la porte de Janet. Quelques jours plus tard, il revient, mais cette fois, il n'est pas seul, parce qu'avec lui, il y a une femme qu'il présente comme sa sœur.
4 000 dollars en une journée
Pendant ces quelques jours, Janet et Charles se voient souvent, parfois avec la sœur, et très vite, Janet ne cache plus ce qu'elle ressent. Charles la demande en mariage, et elle dit oui. Au tout début du mois de janvier 1949, elle emmène son fiancé et sa sœur chez Mary et Alton Spencer, dans leur maison de Summit Avenue, à Amsterdam, pour les leur présenter. La visite se passe bien, et chez les Spencer, personne n'a le moindre soupçon.
Avec Charles, les conversations finissent par tourner autour de l'argent. Le lundi 3 janvier 1949, Janet fait le tour des banques d'Albany avec lui, elle retire plus de 4 000 dollars, en liquide et en chèques de banque, et elle lui confie tout. Pour la veuve d'un chauffagiste, c'est une grosse somme, et elle la remet sans hésiter à l'homme qu'elle va épouser.
Le jour même, Janet quitte Albany avec Charles et sa sœur, direction Long Island. Le frère et la sœur ont loué un appartement dans une maison de Valley Stream, dans le comté de Nassau, aux portes de New York, et c'est là que Janet doit vivre avec eux. Le soir du 3 janvier, elle arrive au 15 Adeline Place.
Une lettre tapée à la machine
Dans les premiers jours de janvier, à Amsterdam, les Spencer reçoivent un télégramme dans lequel Janet demande qu'on lui envoie ses affaires à New York, et comme elle vient de se fiancer, ça n'a rien d'étonnant. Le 11 janvier 1949, c'est une lettre qui arrive, signée de son nom, et quand Mary la lit, il y a un détail qui ne colle pas.
La lettre est tapée à la machine.
"Nous recevions beaucoup de lettres de la belle-mère de ma femme", raconte Alton Spencer au Times Union d'Albany. "Aucune n'avait jamais été tapée. Nous avons trouvé ça très inhabituel." Les Spencer écrivent donc à l'adresse indiquée pour faire suivre le courrier, mais leur lettre leur revient.
Mary ne veut pas attendre sans rien faire. Elle va à Albany, et elle convainc la police de rechercher sa belle-mère. Les policiers apprennent que Janet est partie avec un homme et une femme, et qu'ils allaient à Valley Stream, sauf qu'à partir de là, on perd sa trace, et pendant 7 semaines, Janet reste introuvable.
Les locataires de Byron Center Road
À la fin du mois de février 1949, à plus de 1 000 kilomètres de là, au Michigan, la police du comté de Kent apprend qu'une maman et sa petite fille ont disparu. Delphine Downing est veuve, elle vit seule avec sa fille de 2 ans, Rainelle, dans sa maison du 3435 Byron Center Road, à la sortie de Grand Rapids, et depuis quelque temps, elle loge un couple venu de New York, un frère et une sœur, d'après eux, qui se sont arrêtés là en route pour l'Alaska.
Une maman qui part quelques jours avec sa fille, ça peut arriver. Seulement, dans cette maison, ce sont les locataires qui sont restés, et la propriétaire qui n'est plus là. Le soir du 28 février 1949, les policiers frappent à la porte, et ils demandent au couple où est Delphine Downing. Après ces premières questions, ils emmènent les 2 locataires à la prison du comté.
Sous le béton d'une cave
L'homme s'appelle Raymond Martinez Fernandez, il a 34 ans, et la femme, Martha Beck, en a 28. Pendant qu'on les interroge, ils ne parlent pas seulement de Delphine Downing, parce qu'ils évoquent aussi la mort d'une femme, à New York, et l'endroit où se trouverait son corps. Des journalistes du Michigan préviennent leurs confrères de New York, qui alertent à leur tour les polices du Queens et du comté de Nassau.
Dans la nuit du 1er mars 1949, sur la 149e Rue, à South Ozone Park, un quartier du Queens, des policiers descendent dans la cave d'une maison, et ils cassent le sol en béton. Dessous, il y a le corps d'une femme, la tête penchée, les jambes repliées et attachées serrées contre le torse, avec un foulard blanc noué 2 fois autour du cou. Mary Spencer vient la voir, et c'est bien Janet.
Elle a 2 plaies à la tête, qui ont traversé le crâne, et le larynx brisé. Le même jour, au Michigan, dans la cave de la maison de Byron Center Road, on retrouve aussi Delphine et Rainelle, enterrées ensemble dans une fosse peu profonde.
Un homme à la perruque noire
Raymond Martinez Fernandez est né le 17 décembre 1914 à Hawaï, qui n'est alors qu'un territoire américain, de parents espagnols. Il arrive tout petit sur le continent, et il grandit aux États-Unis jusqu'en 1932, l'année où sa mère l'emmène en Espagne. Là-bas, il se marie à 17 ans, il a 4 enfants, il travaille sur les terres de son père, et il fait la guerre civile espagnole.
En 1946, il revient aux États-Unis, seul, en laissant sa femme et ses enfants en Espagne. D'après plusieurs récits de l'affaire, une blessure à la tête l'a rendu chauve et lui donne de violents maux de tête, alors il porte maintenant une perruque noire. À New York, il travaille pour une entreprise de construction de Brooklyn, et il s'inscrit à un club des cœurs solitaires, qui lui permet d'écrire à de nombreuses femmes. Au Brésil, dans l'affaire des cannibales de Garanhuns, c'est aussi une annonce, une offre d'emploi de nourrice, qui attire des femmes dans la maison d'un trio.
En 1948, Raymond rencontre plusieurs de ses correspondantes, et il en épouse 2. Plus tard, devant les policiers, il parlera de 17 meurtres, un chiffre que personne n'a jamais pu confirmer, et qui n'a jamais été jugé. Parmi les femmes à qui il écrit, il y en a une qui vit en Floride, et elle s'appelle Martha Beck.
Une infirmière de Pensacola
Martha Jule Seabrook est née le 6 mai 1920 à Milton, en Floride. Au lycée, c'est une très bonne élève, et elle s'occupe même de la bibliothèque d'un club de femmes. Elle devient ensuite infirmière, diplômée de l'école de Pensacola, et elle travaille dans des hôpitaux de Floride, de Californie et d'Arizona. Plus jeune, elle a subi des abus sexuels, et au procès, elle racontera aussi une enfance marquée par une mère violente.
En septembre 1944, elle a un premier enfant, sans être mariée, et 3 mois plus tard, elle épouse Alfred Beck, qui n'en est pas le père. Quand elle découvre qu'il est déjà marié et père de 4 enfants, elle le quitte, puis elle accouche de leur enfant en décembre 1945, et leur divorce est prononcé en mars 1947. Elle garde le nom de Beck, et elle dirige un foyer pour enfants handicapés à Pensacola.
Cette année-là, elle paie 5 dollars pour s'inscrire à un club des cœurs solitaires, et l'homme qui lui répond, c'est Raymond Fernandez. En décembre 1947, il vient la voir en Floride, il reste 2 jours, puis il rentre à New York, et peu après, il lui écrit qu'il ne l'aime pas. Martha perd son emploi, et elle part le rejoindre à New York en laissant ses 2 enfants en Floride. À partir de là, ils vivent ensemble, et Raymond continue d'écrire à d'autres femmes. Martha le sait, et quand elle les rencontre, elle se fait passer pour sa sœur.
Des feuilles signées "Surprise"
Le 3 janvier 1949 au soir, en arrivant au 15 Adeline Place, Raymond trouve des tableaux tombés par terre dans le salon. Il prend un marteau, il les raccroche, et il pose le marteau sur une chaise. Pendant que Martha prépare le dîner, Raymond et Janet préparent des lettres pour les amis de Janet, à Albany. Sur chaque feuille, le mot "Surprise" est écrit en grosses lettres, en travers de la page, et Janet signe en dessous. Le même soir, elle signe aussi au dos des chèques qu'elle lui a remis.
Il n'y a qu'une chambre, alors Janet dort avec Martha dans le grand lit, et Raymond sur le canapé du salon. Entre 3h30 et 4h du matin, le 4 janvier, Janet se lève et va rejoindre Raymond dans le salon. Ce qui se passe ensuite, seuls les 2 accusés l'ont raconté, et ils ne l'ont jamais raconté de la même façon.
Le 3 mars 1949, Martha avoue devant un adjoint du procureur du comté de Nassau, venu jusqu'à Grand Rapids. D'après elle, Janet lui a dit qu'après le mariage, elle devrait quitter la maison, et c'est là qu'elle a pris le marteau posé sur la chaise, et elle l'a frappée 2 fois à la tête. Janet gémissait et saignait beaucoup, donc Raymond l'a prise à la gorge à mains nues, puis Martha a passé un foulard autour de son cou. Raymond l'a noué, il a glissé le manche du marteau dans le nœud, et il l'a tourné comme un garrot, jusqu'à ce que Janet ne fasse plus de bruit. Le même jour, Raymond raconte presque la même chose, mais dans sa version, c'est lui qui serre le foulard avec le marteau, "avec beaucoup de force".
Le 11 mars, Martha demande à corriger un point. Cette fois, c'est Raymond qui lui a fait signe d'aller chercher le marteau dans la cuisine, et c'est lui qui lui a dit que si elle l'aimait, elle devait le faire.
Une malle trop petite
La première malle qu'ils trouvent est trop petite, alors Raymond et Martha cachent Janet dans un placard. Quelques heures plus tard, ils essaient d'encaisser à Wall Street un chèque de 2 000 dollars signé par Janet, sans y arriver, puis ils achètent une malle assez grande. Pendant 10 jours, ils cherchent une maison avec une cour, un garage ou une cave où creuser, jusqu'à Bridgeport, dans le Connecticut. La malle reste 3 jours dans l'appartement, puis chez une sœur de Raymond, où il sait qu'il trouvera une pelle. Une dizaine de jours après la mort de Janet, il l'emporte dans la maison qu'il vient de louer à South Ozone Park, il casse le sol de la cave, il creuse, il y descend le corps de Janet, et il recouvre le tout de ciment.
Entre-temps, les feuilles signées "Surprise" ont servi. Le mot a été effacé, et au-dessus de la signature de Janet, Raymond a tapé à la machine des lettres pour ses proches, comme dans l'affaire Troppmann, en France, en 1869, où une lettre dictée au nom d'un absent, Jean Kinck, demandait à sa femme de retirer de l'argent. Dans l'une des lettres de Raymond, Janet est censée écrire qu'elle n'a jamais été aussi heureuse, qu'elle sera bientôt Mme Martin, et qu'ensuite, ils iront passer l'hiver en Floride.
Une petite fille de 2 ans
Le 20 janvier 1949, Raymond et Martha quittent New York en voiture. Ils passent quelques jours à Chicago, puis ils s'arrêtent près de Grand Rapids, chez Delphine Downing, une autre femme à qui Raymond écrit, et ils lui louent une chambre, en disant qu'ils repartiront ensuite vers l'Alaska.
Au procès de New York, Raymond reconnaît sous serment que le 26 février 1949, il a tué Delphine Downing d'une balle, dans sa maison de Byron Center Road, et qu'il l'a enterrée sous le sol de la cave. Il l'avait déjà reconnu le 2 mars 1949, en plaidant coupable de ce meurtre devant la cour du comté de Kent. Rainelle avait 2 ans, et selon les récits de l'affaire, elle est morte noyée, dans cette même maison, quelques jours après sa maman.
Pour elle comme pour Delphine, il n'y aura jamais de procès dans le Michigan, parce qu'un autre État réclame le couple. Au Michigan, la peine la plus lourde pour un meurtre, c'est la prison à vie, alors que l'État de New York, lui, condamne encore à mort.
Une promesse faite au Michigan
Le 3 mars 1949, le comté de Nassau, où se trouve Valley Stream, poursuit le couple pour meurtre au premier degré, parce que pour son procureur, le premier meurtre, dans l'ordre des faits, a eu lieu chez lui. Le 8 mars, le gouverneur du Michigan accepte de les livrer à New York, malgré leurs protestations, et le 15 mars, Raymond et Martha arrivent à New York. Ils sont inculpés le 22 mars, et le 24, ils plaident non coupable.
Dans le comté de Nassau, pendant des semaines, Newsday et le Daily Review Star ne parlent que du "Lonely Heart Killing", et un juge compte 69 fois où les accusés sont traités de "tueurs", de "meurtriers" ou d'"assassins". Pour que les jurés ne soient pas déjà convaincus, le procès part dans le Bronx.
Au procès, Raymond et Martha diront que le procureur du comté de Kent leur avait promis que ce qu'ils racontaient ne servirait jamais en dehors du Michigan. Sous serment, le procureur et l'adjoint de Nassau le nieront tous les 2.
Un jury pour Janet Fay
Le 6 juin 1949, dans le Bronx, le procès s'ouvre devant la Cour suprême de l'État de New York, présidée par le juge Ferdinand Pecora, et il faut 12 jours et plus de 600 personnes convoquées pour trouver les 12 jurés. Ce jour-là, Raymond écrit au juge qu'il n'a plus un dollar, parce que tout ce qu'il avait a été saisi dans le Michigan, et il demande que l'avocat de Martha, Herbert Rosenberg, le défende lui aussi. Le juge accepte, sauf qu'un même avocat pour 2 accusés qui vont s'accuser l'un l'autre, c'est risqué, et pendant les 10 semaines d'audience, la question revient plusieurs fois.
À la barre, Mary Spencer raconte la visite du couple à Amsterdam, et son mari reconnaît des bijoux de Janet. Des habitants d'Albany racontent le tour des banques. Le médecin légiste du Queens, lui, explique que le larynx de Janet a été brisé avant sa mort, et qu'elle est morte dans les 3 minutes qui ont suivi l'étranglement.
En juillet, Raymond vient témoigner. Il était dans la salle de bain, dit-il, et en revenant, il a trouvé Janet effondrée sur une valise, couverte de sang, et Martha debout, comme hébétée. D'après lui, il n'a pas étranglé Janet, il lui a seulement passé le foulard autour du cou pour arrêter le sang, et s'il a signé des aveux, c'était pour protéger Martha. Le 25 juillet, c'est le tour de Martha, qui raconte que Janet l'a giflée, et qu'ensuite, elle ne se souvient de rien jusqu'au moment où Raymond la secoue par les épaules.
En cours de procès, Raymond renonce à plaider la folie, alors que Martha, elle, continue. Les psychiatres de l'accusation, Lichtenstein et McCartney, l'ont vue en prison, et pour eux, au moment des faits, elle savait ce qu'elle faisait, et elle savait que c'était mal. Avant que les jurés se retirent, le juge Pecora leur rappelle que la vie sexuelle des accusés, dont on a beaucoup parlé, ne suffit pas à faire d'eux des fous au sens de la loi.
À la mi-août 1949, après 12 heures et demie de délibéré, le jury déclare Raymond Fernandez et Martha Beck coupables du meurtre au premier degré de Janet Fay. Dans l'État de New York, la peine est automatique, et ils sont condamnés à mort tous les 2.
Le couloir de la mort
Le 11 juillet 1950, la cour d'appel de l'État de New York confirme les 2 condamnations, par 5 voix contre 2. Les 2 juges qui ne sont pas d'accord, dont le président de la cour, pensent que Raymond n'a pas vraiment été défendu, puisque son avocat défendait aussi Martha, alors que chacun rejetait la faute sur l'autre. La Cour suprême des États-Unis refuse de se pencher sur le dossier, et le gouverneur Thomas Dewey refuse de les gracier.
Le 8 mars 1951, à la prison de Sing Sing, à Ossining, Raymond Fernandez, 36 ans, meurt sur la chaise électrique, et Martha Beck, 30 ans, quelques minutes après lui. Jusqu'au bout, ils jurent qu'ils s'aiment. Quand on lui demande s'il aime toujours Martha, Raymond répond "Bien sûr que je l'aime. J'ai envie de le crier", et Martha explique aux journalistes que le couloir de la mort n'a fait que renforcer ce qu'elle ressent pour lui. Raymond est enterré aux frais de l'État dans le cimetière de la prison, et Martha repart en Floride, à Milton, pour y être enterrée.
En 1970, le réalisateur Leonard Kastle raconte leur histoire dans un film, The Honeymoon Killers, sorti en France sous le titre Les Tueurs de la lune de miel, et c'est de là que vient le surnom du couple. Depuis, on n'a rien appris de nouveau, et de toutes ces femmes, Janet Fay reste la seule dont la mort a été jugée par un jury.
Janet avait signé ces feuilles pour faire une surprise à ses amis d'Albany. Delphine élevait seule sa fille, et Rainelle avait 2 ans.
L'affaire Janet Fay en vidéo ⬇️

À lire aussi :
Sources :
Cour d'appel de l'État de New York, People v. Fernandez, 301 N.Y. 302 (confirmation des condamnations pour le meurtre de Janet J. Fay), 11 juillet 1950 : https://www.courtlistener.com/opinion/5635792/people-v-fernandez/
Cour suprême de l'État de New York, comté de Nassau, People v. Fernandez, 195 Misc. 95 (demande de délocalisation du procès), 11 mai 1949 : https://www.courtlistener.com/opinion/5587704/people-v-fernandez/
The Daily Gazette (The Recorder), la belle-fille de Janet Fay à Amsterdam, par Bob Cudmore, octobre 2024 : https://www.dailygazette.com/the_recorder/news/lonely-hearts-killing-amsterdam/article_55034ec6-91a1-11ef-a6e6-1f9e24252b79.html
New York Almanack, les exécutions qui ont mis fin aux meurtres des Lonely Hearts, par David Fiske, 12 mars 2020 : https://www.newyorkalmanack.com/2020/03/executions-ended-lonely-hearts-killers-spree/
Great American Trials (Gale), Martha Beck Trial 1949, par Bernard Ryan Jr. : https://www.encyclopedia.com/law/law-magazines/martha-beck-trial-1949
Wikipédia (en anglais), Raymond Fernandez et Martha Beck : https://en.wikipedia.org/wiki/Raymond_Fernandez_and_Martha_Beck
