Affaire James Bulger : emmené sous les yeux de 38 témoins
Le vendredi 12 février 1993, vers 15h40, au New Strand, un centre commercial de Bootle, près de Liverpool, Denise Bulger lâche un instant la main de son fils James, 2 ans, pour sortir son argent dans une boucherie, et quand elle baisse les yeux, il n'est plus là. À 15h42, sur les images floues d'une caméra du centre, on le voit déjà s'en aller, la main dans celle de quelqu'un. Cet après-midi-là, 38 personnes croisent James dans les rues de Bootle et de Walton, et certaines s'arrêtent même, sans que personne le ramène à sa maman.
James Bulger, le petit garçon qui ne tient pas en place
James est né le 16 mars 1990, et c'est le fils unique de Ralph et Denise Bulger, un jeune couple de Kirkby, dans la banlieue de Liverpool. Ce vendredi-là, Denise a pris la voiture avec sa belle-sœur, Nicola Bailey, pour aller faire des courses au New Strand, le grand centre commercial de Bootle, et elle a emmené James avec elle.
Dans les magasins, il lui échappe plusieurs fois et part en courant. Dans une boutique, un petit vêtement de bébé lui tombe sur la tête, et au lieu de pleurer, il se met à le lancer partout. Il est de très bonne humeur, et pour sa maman, c'est épuisant, mais c'est aussi comme ça qu'elle l'aime.
Des années plus tard, Denise garde encore une mèche de ses cheveux, quelques-uns de ses petits pulls et son kart. Dans son grenier, elle a même gardé la cheminée de son ancienne maison, parce que James y a laissé l'empreinte grasse de sa petite main. Et elle déteste qu'on l'appelle "Jamie", comme le font les journaux, parce que ça n'a jamais été son prénom. Ce vendredi 12 février 1993, vers 15h40, il ne reste plus qu'un arrêt avant de rentrer à la maison, la boucherie.
Une main lâchée chez le boucher
La boucherie est au rez-de-chaussée du centre, et pendant qu'on la sert au comptoir, Denise est persuadée que James est juste à côté d'elle. Au moment de payer, elle lâche sa main pour prendre son argent, et quand elle baisse les yeux, il n'est plus là.
Dans un centre commercial, un enfant de 2 ans qui s'éloigne de sa mère, ça arrive tous les jours, et en général, on le retrouve quelques mètres plus loin, le nez collé à une vitrine. Alors Denise sort de la boucherie et elle le cherche des yeux, puis elle se met à courir, et l'une des 16 caméras du New Strand la filme à ce moment-là, au milieu des passants. Sauf que James n'est ni devant la vitrine ni dans le magasin d'à côté, et les agents de sécurité du centre se mettent à le chercher à leur tour.
À peine plus d'une minute après que Denise est sortie en courant, une autre caméra filme James à l'étage, tout près de 2 garçons plus âgés. Entre le moment où on le voit avec eux pour la première fois et celui où il quitte le centre, il ne se passe que 1 minute et 39 secondes.
À 15h42, James Bulger est déjà dehors.
Un petit garçon qui pleure au bord du canal
À 400 mètres environ du centre commercial, il y a le canal de Leeds à Liverpool, et c'est là que James arrive en premier. Un homme, Malcolm Walton, remarque un petit garçon très contrarié, qui "pleure toutes les larmes de son corps", et plus tard, il le reconnaîtra, c'était James. Au bord de l'eau, on l'a laissé tomber sur la tête, et à partir de là, les gens qui le croisent vont remarquer une bosse sur son front.
Une femme, Pauline Murphy, voit un tout-petit qui tient la main d'un garçon en manteau beige. Quand le garçon le lâche, le petit essaie de s'enfuir, mais un deuxième garçon, en manteau sombre, le ramène. Pour elle, ce sont sûrement des copains, ou de la famille, alors elle continue son chemin.
Vers 15h50, à un rond-point à environ 1,5 km du New Strand, Kathleen Richardson est assise dans le bus 67a. Par la fenêtre, elle voit 2 garçons avec un tout-petit entre eux, et l'un des 2 fait voler l'enfant au-dessus de son épaule, si haut qu'elle aperçoit ses chaussures blanches en l'air. Dans le bus, elle crie de colère contre ces gamins, et contre les parents qui les laissent sortir avec un bébé. Au même rond-point, un livreur, Mark Pimblett, voit 2 garçons tirer un plus petit qui freine des 2 pieds, et dans son rétroviseur, l'un d'eux lui donne un coup de pied sous le bras, "pour le persuader d'avancer", dira-t-il. Le bus repart, le livreur aussi, et James continue de marcher.
"Mon petit frère"
Ce vendredi après-midi, 38 personnes croisent James, et certaines s'arrêtent. Quand une femme demande aux 2 garçons s'ils connaissent ce petit, ils lui répondent qu'ils viennent de le trouver et qu'ils l'emmènent au commissariat. Ça se tient, et même si le petit a l'air mal, beaucoup de gens se disent la même chose, que des grands qui ramènent un enfant perdu, c'est plutôt rassurant. Une autre femme, Lorna Brown, voit l'un des garçons soulever James, et quand il le repose, elle remarque une bosse toute fraîche au milieu de son front. Elle s'éloigne, puis elle revient sur ses pas, et ils sont déjà partis. Des années plus tard, d'autres adultes croiseront eux aussi un enfant en danger sans comprendre, comme ces vacanciers du Norfolk qui voient passer, en juin 2023, une petite fille de 2 ans emmitouflée dans un manteau d'hiver en pleine chaleur, dans l'affaire Isabella Wheildon, ou cette travailleuse sociale qui, près de Birmingham, dans l'affaire Arthur Labinjo-Hughes, repart rassurée après une explication sur des bleus, en concluant qu'un petit garçon de 6 ans est "très heureux et en sécurité".
Le trio entre dans une animalerie. L'un des garçons reste avec James, pendant que l'autre va devant un aquarium dire qu'un poisson est mort, et la vendeuse, Frances Smith, finit par les mettre dehors. Dans Church Road West, à Walton, un garçon de 12 ans les croise, et il connaît bien l'un des 2. James a une bosse au-dessus de l'œil, on voit qu'il a pleuré, et quand le garçon demande ce qui lui est arrivé, on lui répond qu'il est tombé, et que c'est le petit frère de l'autre. Alors il les prévient que s'ils ne le ramènent pas chez lui, il va les frapper. Plus loin, près d'un pont, William Howes entend l'un d'eux dire qu'il en a marre d'avoir son petit frère avec lui, et qu'il va dire à sa mère qu'il ne le gardera plus.
Vers 17h20, une adolescente voit 2 garçons et un tout-petit au pied d'un talus de chemin de fer, à quelques mètres du commissariat de Walton Lane. L'un des garçons grimpe vers les rails, et l'autre le suit avec le petit dans les bras. James rit.
Une poupée sur les rails
Pendant 2 jours, tout le Merseyside cherche James. À la télévision, Denise supplie la personne qui l'a emmené. "Si vous avez mon bébé, ramenez-le-moi", dit-elle.
Le dimanche 14 février 1993, dans l'après-midi, 4 adolescents qui cherchent des ballons de football longent la voie ferrée de Walton, à environ 4 km du New Strand. Au loin, entre les rails, il y a quelque chose de petit, et d'après un ami de l'un d'eux, il croit d'abord voir une poupée.
C'est le corps de James.
Un train de marchandises est passé sur lui, et son corps a été coupé en 2. Tout autour, il y a des briques tachées de sang, une pierre, et une barre de fer rouillée. Sur ses vêtements, sur ses cheveux et sur ses chaussures, il y a des traces de peinture bleue. James n'a plus son pantalon, ni ses chaussettes, ni ses chaussures, et l'avocat qui défendra plus tard l'un des accusés, Laurence Lee, gardera toute sa vie un détail en tête. Sous son petit pied nu, il y a une feuille collée.
Très vite, les analyses montrent que James était déjà mort quand le train l'a percuté. Quelqu'un l'a allongé en travers des rails et a posé des briques autour de lui, comme pour faire croire à un accident.
Une image floue à 15h42
Pour les policiers du Merseyside, dirigés par le commissaire Albert Kirby, il n'y a qu'une vraie piste, les images des caméras du New Strand. Celle de 15h42 est floue, de mauvaise qualité, mais on y voit James, la main dans celle d'un garçon, avec un autre qui marche devant eux. L'un des policiers, Phil Roberts, se souvient surtout de leur taille, parce qu'ils sont bien plus petits que ce qu'il imaginait.
On rend la photo un peu plus nette, puis on la montre dans tout le pays, et elle passe en boucle à la télévision. Les enquêteurs vérifient même les absences dans les écoles, et la police demande aux parents de signaler leurs propres enfants. En tout, 135 suspects sont passés en revue. Dans le quartier, un garçon est arrêté, puis relâché sans être poursuivi. Le problème, c'est que la nouvelle a déjà fait le tour, et sa maison est attaquée, au point que sa famille doit déménager.
Pendant ce temps, des habitants viennent déposer des fleurs sur le talus de Walton. 3 jours après la découverte du corps, une voisine, Brenda Jeremy, y va avec un garçon de son quartier. Elle pose ses fleurs, et lui s'éloigne pour regarder les autres bouquets. Un peu plus tard, une femme qui regarde les images à la télévision reconnaît l'un des 2 garçons, et elle appelle la police.
2 garçons de 10 ans
Ils s'appellent Jon Venables et Robert Thompson, et ils ont 10 ans tous les 2. Ils vivent à Walton, et ils se connaissent depuis septembre 1991, depuis le jour où ils se sont rentrés dedans en pleine bagarre dans la cour de l'école. Au lieu de se détester, ils se sont impressionnés l'un l'autre, et ils sont devenus amis. Plus tard, le juge autorisera la presse à publier leurs noms, et c'est pour ça qu'on les connaît encore aujourd'hui.
Robert a un visage tout rond, et tout le monde l'appelle "Chubby". Il suce son pouce quand quelque chose le travaille, il collectionne les petites poupées trolls, qu'il vole souvent dans les magasins, et il sèche l'école si souvent que pour la police du quartier, c'est un absentéiste professionnel. Jon, lui, est plus grand et plus mince, et sa mère le décrit comme hyperactif. Dans sa première école, il se cognait la tête contre le mur de la classe, et on l'a renvoyé quelques jours pour avoir essayé d'étrangler un camarade avec une règle.
Le matin du 12 février, Jon est content, parce que c'est le dernier jour d'école avant les vacances, et qu'il doit ramener les gerbilles de la classe à la maison. Sauf qu'aux grilles de l'école, il retrouve Robert, et ils décident de sécher ensemble. Au New Strand, ils volent des bonbons, une poupée troll, des piles et un pot de peinture bleue, et plus tôt dans la journée, ils ont déjà essayé d'emmener un autre petit garçon de 2 ans, avant que sa mère ne le rappelle.
Le soir, vers 17h30, la mère de Jon, Susan Venables, cherche son fils depuis des heures. Elle va jusqu'à la voie ferrée de Walton, parce qu'elle sait que Robert y a une cabane, et dans le noir, elle crie le prénom de Jon vers les rails, sans que personne ne réponde. Des mois plus tard, c'est ce qui la bouleverse le plus, parce qu'à l'endroit où elle se tenait ce soir-là, James ne devait pas être loin.
Un peu après 18h, elle les retrouve tous les 2 dans un vidéoclub du quartier, et elle les ramène en les tenant par le bras. Quelques minutes plus tôt, elle avait signalé à la police que son fils avait disparu.
"J'ai tué James"
Après leur arrestation, Jon est interrogé au commissariat de Lower Lane, et Robert par le sergent-détective Phil Roberts. Comme ils n'ont que 10 ans, un parent reste avec eux, et tout ce qu'ils disent est enregistré. Robert nie tout, puis il finit par dire que c'est lui qui a dit à Jon de ramener le petit. "Avec vous, c'est toujours nous qui prenons", dit-il en pleurant. Il explique aussi que s'il avait voulu tuer un bébé, il aurait tué celui de sa famille. Et quand un policier lui demande pourquoi il n'a pas aidé James, qui saignait sur les rails, il répond que le sang, ça tache, et que sa mère aurait dû payer encore plus.
Jon, lui, pleure, il crie qu'il n'a jamais touché James, et il accuse Robert. Il raconte aussi que le petit a dit "Je veux ma maman" et qu'il s'est mis à pleurer. Pourtant, un peu plus tard, c'est lui qui demande à revoir les 2 enquêteurs, et quand ils lui demandent ce qu'il leur a dit, il répond "Que j'ai tué James".
Les preuves s'accumulent. La peinture bleue retrouvée sur James est la même que celle des vestes, des pantalons et des chaussures des 2 garçons. Le sang de James est sur des chaussures, et un bleu sur sa joue droite a la forme du dessus d'une chaussure de l'un d'eux. Quant au garçon venu déposer des fleurs sur le talus avec Brenda Jeremy, c'était l'un des 2.
Le 20 février 1993, Jon Venables et Robert Thompson sont inculpés du meurtre de James Bulger. 2 jours plus tard, devant le tribunal pour mineurs de South Sefton, plusieurs centaines de personnes les attendent.
Une foule devant le tribunal
Quand les fourgons de police arrivent, la colère explose. Des gens lancent des projectiles sur les fourgons et poussent contre les cordons de policiers, et par la fenêtre, l'avocat de Jon, Laurence Lee, voit des gens jeter des briques sur le fourgon. L'avocat de Robert, Dominic Lloyd, raconte que son client est terrifié, parce que dehors, des gens crient qu'il faut le leur livrer, et qu'il faut le pendre.
En attendant leur procès, les 2 garçons sont placés chacun dans une unité sécurisée pour mineurs, où on leur apprend à cacher leur vrai nom et ce qu'ils ont fait. Ils seront jugés loin de Liverpool, à Preston, et d'ici là, dans les journaux, ils ne sont plus que "l'enfant A" et "l'enfant B".
42 blessures
Le lundi 1er novembre 1993, Jon et Robert, qui ont maintenant 11 ans, entrent dans la salle boisée de la Crown Court de Preston, sous les lustres. On les juge comme des adultes, devant un jury de 9 hommes et 3 femmes, et le banc des accusés a été rehaussé d'environ 45 cm pour qu'ils puissent voir par-dessus. Chacun est assis entre 2 travailleurs sociaux, à quelques pas de ses parents, et ils plaident non coupables du meurtre, de l'enlèvement de James, et de la tentative d'enlèvement de l'autre petit garçon.
Pour le procureur, Richard Henriques, les 2 garçons ont agi ensemble du début à la fin, et ils savaient que ce qu'ils faisaient était grave. "Vous verrez, encore et encore, que chaque garçon tient une main", dit-il aux jurés.
Le septième jour, le médecin légiste, Alan Williams, parle de James, et il lui faut 33 minutes. Sur ce petit corps, il a compté 42 blessures, 22 sur le visage et la tête, 20 sur le reste du corps, et son crâne est fracturé à plusieurs endroits. James a reçu au moins 30 coups, avec des briques et une barre de fer, et beaucoup des blessures à ses jambes datent du moment où on l'avait déjà déshabillé jusqu'à la taille. Le légiste explique aussi qu'on a touché à son sexe, et que son prépuce a été tiré en arrière. Après les coups, James a survécu un court moment, "peut-être seulement quelques minutes".
Au début, ils lui ont jeté de la peinture bleue dans l'œil gauche. La barre de fer, c'est une éclisse de chemin de fer, la pièce qui relie 2 rails, longue de 50 cm et lourde de 10 kg, et quand on propose à une jurée de la soulever, elle recule. Jon et Robert, eux, ne disent pas un mot de tout le procès.
Coupables à 11 ans
Le 24 novembre 1993, après 3 semaines de procès, le jury déclare Jon Venables et Robert Thompson coupables de l'enlèvement et du meurtre de James Bulger, et ce sont les plus jeunes meurtriers condamnés au Royaume-Uni au 20e siècle. Jon pleure et crie, alors que Robert reste les yeux secs.
Le juge Michael Morland parle d'un crime "d'une méchanceté et d'une barbarie sans précédent", et il leur dit que leur conduite a été "à la fois rusée et très malveillante". Il les condamne à rester détenus "selon le bon plaisir de Sa Majesté", la peine prévue pour un mineur reconnu coupable de meurtre, et il recommande qu'ils restent enfermés au moins 8 ans. Puis il autorise la presse à publier leurs noms, parce que pour lui, le pays a besoin de parler vraiment des crimes commis par des enfants.
Sauf que pour beaucoup de gens, 8 ans, c'est trop peu. Le juge en chef, Lord Taylor, monte à 10 ans, et presque 280 000 personnes signent une pétition que le journal The Sun apporte au ministre de l'Intérieur, Michael Howard, qui fixe la peine à 15 ans en juillet 1994. Or, en 1997, la Chambre des lords juge sa décision illégale, et en décembre 1999, la Cour européenne des droits de l'homme estime que les 2 garçons n'ont pas eu un procès équitable, parce qu'un tribunal pour adultes, c'est trop intimidant pour des enfants. À Strasbourg, Denise a promis qu'elle se battrait jusqu'à sa mort s'il le fallait.
En octobre 2000, le nouveau juge en chef, Lord Woolf, revient à 8 ans, si bien que le minimum est déjà passé. Entre-temps, en 1995, Ralph et Denise ont divorcé.
Une protection à vie
En octobre 2000, à la télévision, Ralph Bulger dit qu'il fera tout pour retrouver les meurtriers de son fils. En janvier 2001, la juge Elizabeth Butler-Sloss leur accorde l'anonymat à vie, parce qu'elle est "convaincue que leurs vies sont réellement en danger" si on apprend qui ils sont devenus. Depuis, publier quoi que ce soit sur leur identité ou sur l'endroit où ils vivent est interdit, et des internautes ont déjà été condamnés pour avoir diffusé des photos présentées comme les leurs.
Le 23 juin 2001, Ralph et Denise apprennent que Jon et Robert, qui ont 18 ans, vont sortir, avec des conditions à respecter toute leur vie, dont l'interdiction de contacter la famille Bulger et de se revoir entre eux. Depuis, on ne connaît à Robert Thompson aucune nouvelle infraction. Jon Venables, lui, retourne en prison en février 2010, parce qu'on a trouvé des images pédopornographiques sur son ordinateur, et en juillet 2010, il est condamné à 2 ans. Libéré en août 2013, il est de nouveau arrêté en novembre 2017 pour les mêmes faits, et en février 2018, il est condamné à 3 ans et 4 mois. En 2019, Ralph perd son combat en justice pour qu'on lève son anonymat.
La commission des libérations conditionnelles refuse de le laisser sortir en 2020, puis en décembre 2023, parce qu'il est toujours dangereux pour les enfants. En 2026, à 44 ans, il demande encore sa libération, et le 28 septembre, la commission décide que l'audience se fera à huis clos, malgré la demande de Denise, qui a quand même obtenu le droit d'y assister. À la mi-octobre 2026, aucune décision n'a été rendue publique.
Cette même année, au cimetière de Kirkdale, à Liverpool, la tombe de James est vandalisée 2 fois, et pour la réparer, des inconnus donnent plus de 23 000 livres à sa famille. Denise s'appelle aujourd'hui Denise Fergus, elle a eu 3 autres fils, et elle a créé le James Bulger Memorial Trust, une association qui aide d'autres familles.
James avait 2 ans. Un matin, quand Denise est sortie de la douche et s'est mis du déodorant, il lui a dit "Tu sens bon, maman", et elle porte toujours le même.
L'affaire James Bulger en vidéo ⬇️



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Sources :
The Guardian, ouverture du procès à Preston, 2 novembre 1993 : https://www.theguardian.com/uk/1993/nov/02/bulger.tomsharratt
The Guardian, les témoins du trajet de James, 5 novembre 1993 : https://www.theguardian.com/uk/1993/nov/05/bulger
The Independent, le témoignage du médecin légiste, 10 novembre 1993 : https://www.independent.co.uk/news/uk/james-bulger-suffered-multiple-fractures-pathologist-reveals-twoyearold-had-42-injuries-including-fractured-skull-jonathan-foster-reports-1503297.html
The Guardian, portrait des 2 garçons après le verdict, 25 novembre 1993 : https://www.theguardian.com/uk/1993/nov/25/bulger
BBC News, le père de James perd son recours sur l'anonymat, 4 mars 2019 : https://www.bbc.co.uk/news/uk-england-merseyside-47400408
BBC News, qui était James Bulger et ce que sont devenus ses meurtriers, 16 mars 2025 : https://www.bbc.com/news/articles/cy4vx0gwe77o
BBC News, l'audience de libération conditionnelle se tiendra à huis clos, 28 septembre 2026 : https://www.bbc.com/news/articles/cm86xzdn3y41o
