Affaire Fan Man-yee : son crâne caché dans une Hello Kitty
Le 26 mai 1999, à Hong Kong, une adolescente de 13 ans conduit des policiers jusqu'au 31 Granville Road, un vieil immeuble de Tsim Sha Tsui, parce que dans son foyer pour jeunes filles, une femme morte revient chaque nuit dans ses cauchemars pour lui réclamer sa tête. Au troisième étage, les policiers trouvent une grande peluche Hello Kitty en forme de sirène, recousue, et à l'intérieur, il y a la plus grande partie d'un crâne humain, avec une dent à côté. Ce crâne, c'est celui de Fan Man-yee, une maman de 23 ans qui avait arrêté la drogue le jour où elle avait appris qu'elle attendait son fils.
Fan Man-yee, une maman de 23 ans
Le compagnon de Fan s'appelle Ng Chi-yuen, mais tout le monde le surnomme Ah Sai, et avec leur fils, ils vivent dans la cité de Lai Yiu, à Kwai Chung, dans les Nouveaux Territoires, au nord de Kowloon, chez la mère d'Ah Sai. Le couple n'est pas marié, même si la presse parlera toujours de lui comme du mari de Fan. Ah Sai se drogue, et pendant des années, Fan a consommé, elle aussi, jusqu'à sa grossesse.
Son travail d'hôtesse consiste à tenir compagnie aux clients, à les servir et à les faire consommer, et avant ça, elle a aussi travaillé dans une maison close. C'est là qu'elle a connu un homme qui s'appelle Chan Man-lok, qui a 33 ans et qui tenait la caisse. Selon la presse hongkongaise, Fan le croise aussi avec Ah Sai, parce qu'il arrive à Ah Sai d'aller lui acheter de la drogue, et qu'elle l'accompagne.
Entre Fan et Chan, il y a surtout une histoire d'argent, et cette histoire ne s'arrête plus de grossir.
Une dette qui ne cesse de gonfler
Selon les journaux de Hong Kong, tout commence en 1997, le jour où Fan prend de l'argent à Chan Man-lok, quelques milliers de dollars de Hong Kong, pour payer les soins médicaux d'un membre âgé de sa famille. Quand Chan s'en aperçoit, elle ne nie pas, et elle promet de le rembourser.
D'habitude, quand on a promis de rembourser, la dette reste la même, et on paie ce qu'on doit. Sauf que Chan ajoute des intérêts, si bien que la somme dépasse bientôt les 10 000 dollars de Hong Kong, et selon la presse, elle finit par atteindre 30 000 dollars, alors que d'autres journaux parlent de 20 000 dollars, et qu'à l'ouverture du procès, l'accusation évoquera aussi de la drogue que Fan lui aurait volée. Ce que la cour d'appel retiendra, c'est que cette dette a grossi bien au-delà de ce qu'elle était au départ.
Chan se présente comme un homme des triades, ces organisations criminelles de Hong Kong. Autour de lui, il y a 2 jeunes hommes qui l'appellent "grand frère" et qui le suivent partout, Leung Shing-cho, 26 ans, et Leung Wai-lun, 19 ans, et selon ce que Leung Wai-lun dira à la police, Chan appartient à la Wo Shing Wo, l'une des plus anciennes triades de la ville.
Le 13 mars 1999, Ah Sai voit Fan pour la dernière fois.
2 visiteurs à Kwai Chung
Le 17 mars 1999, à Kwai Chung, 2 personnes se présentent à la porte du logement où Fan vit avec sa belle-mère, et elles viennent la chercher. La belle-mère les voit, et après ce jour-là, elle ne revoit plus jamais Fan. Selon l'accusation, ces 2 personnes sont Leung Shing-cho et Leung Wai-lun, et c'est Chan Man-lok qui leur a demandé de lui ramener Fan, pour récupérer son argent.
Ils l'emmènent à une quinzaine de kilomètres de là, à Tsim Sha Tsui, la pointe sud de Kowloon, juste en face de l'île de Hong Kong. C'est le quartier le plus fréquenté de la ville, avec ses hôtels, ses boutiques et ses touristes, et Granville Road en est l'une des rues commerçantes. Au numéro 31, il y a un vieil immeuble, et au troisième étage, l'appartement 3B, où vit Chan.
Dans cet appartement, quelqu'un les attend déjà. C'est une adolescente de 13 ans, une jeune fille qui fugue souvent de chez ses parents, et que la presse de l'époque présente comme la petite amie de Leung Wai-lun. C'est lui qui l'a amenée vivre ici, et elle connaît aussi les 2 autres hommes. Ce jour-là, quand elle voit Leung Shing-cho et Leung Wai-lun ramener Fan dans l'appartement, elle remarque tout de suite que Fan est terrifiée, qu'elle a peur des 3 hommes.
Fan va rester enfermée dans cet appartement pendant près de 4 semaines.
Plus de 50 coups de pied
Dès le premier soir, alors que Chan Man-lok et Leung Shing-cho ne sont pas là, Leung Wai-lun s'en prend à Fan, et il lui donne plus de 50 coups de pied, en comptant à voix haute. L'adolescente est dans la pièce, et sur l'ordre de Leung Wai-lun, elle frappe Fan, elle aussi.
Dans les jours qui suivent, les coups ne s'arrêtent plus. Leung Shing-cho et Leung Wai-lun font fondre des pailles et une bouteille en plastique, et ils laissent couler le plastique brûlant sur les pieds de Fan. Ils mettent du piment sur ses plaies, puis ils préparent un mélange d'huile, de sauce d'huître et d'huile pimentée, et ils la forcent à le boire, et quand elle n'y arrive pas, ils versent le mélange sur ses blessures. Ils lui versent aussi de l'huile de cuisine dans la bouche, ils l'obligent à manger des excréments, et Leung Shing-cho lui urine dans la bouche.
Sur ses pieds brûlés, des croûtes se forment, et Fan les gratte. Pour l'en empêcher, Leung Wai-lun lui attache les mains à une barre, en hauteur, avec des fils élastiques, et il la laisse comme ça pendant des heures, au point que ses mains gonflent énormément. Une autre fois, parce qu'elle s'est encore grattée, Chan Man-lok lui fait écarter les doigts et il les frappe, encore et encore, avec un tuyau d'eau en métal. Un autre jour, pendant que les 2 Leung la tiennent, Chan lui donne une dizaine de coups de genou dans la poitrine, en lui posant des questions entre chaque coup.
Au deuxième étage, un couple entend une femme crier, et au-dessus, un voisin l'entend aussi.
Une armoire en bois
Les semaines passent, et dans l'appartement du 31 Granville Road, la violence devient une habitude. Presque tous les jours, Leung Shing-cho et Leung Wai-lun, et parfois Chan Man-lok, frappent Fan à coups de pied, à coups de poing, avec des tuyaux en métal et avec un pied de table en bois. Selon la presse, le groupe consomme souvent de la méthamphétamine pendant ces semaines-là.
Fan dort par terre, et certaines nuits, ils la font dormir dans une armoire en bois. Ses plaies s'infectent, et l'odeur qu'elles dégagent se sent dans tout l'appartement.
Il arrive aussi que le groupe sorte. Une nuit, ils vont en discothèque, et quand ils rentrent, aux premières heures du matin, ils trouvent Fan allongée sur le sol des toilettes. Chan prend alors un tuyau en métal, et il la frappe plusieurs fois à la poitrine, en disant que ses seins ne sont pas égaux.
L'adolescente ne se contente pas de regarder. Elle verse de la sauce pimentée sur le pied blessé de Fan, et elle la frappe quand on le lui demande, et plus tard, quand on lui demandera pourquoi, elle répondra qu'elle était curieuse. Un jour, à la mi-avril 1999, c'est elle qui trouve Fan allongée par terre, dans une des pièces.
Une femme qui ne répond plus
L'adolescente s'approche de Fan, et Fan ne réagit pas. Son cœur ne bat plus, et ses bras et ses jambes sont déjà raides. Fan Man-yee est morte, dans l'appartement du 31 Granville Road, à 23 ans, environ 4 semaines après avoir quitté Kwai Chung.
De quoi elle est morte, personne ne le saura jamais avec certitude, et c'est justement ce qui comptera le plus, des mois plus tard, devant le tribunal. Ce que l'on sait, c'est ce qui se passe juste après. L'adolescente va dans la chambre de Chan Man-lok pour le prévenir, et les 3 hommes discutent de ce qu'ils vont faire du corps.
D'habitude, quand quelqu'un meurt dans un appartement, on appelle les secours. Sauf qu'ici, appeler les secours, ça voudrait dire montrer à la police une femme couverte de brûlures et de blessures infectées, qui n'est pas sortie de cet appartement depuis un mois, alors ils décident de faire disparaître Fan.
L'adolescente les regarde se préparer, et les 3 hommes enfilent des gants.
Une odeur de poisson salé
D'après ce que les 3 hommes raconteront à la police, ils commencent par mettre le corps de Fan dans le réfrigérateur, pour que le sang fige. Ensuite, ils le vident de son sang, ils ouvrent le ventre au couteau, et ils découpent les os avec une scie. Ils mettent les intestins dans des sacs en plastique, ils les portent jusqu'aux toilettes, et à 3 reprises, ils versent de l'eau bouillante dans une bassine pour les faire cuire. Leung Wai-lun demande à l'adolescente de vérifier que le tuyau d'évacuation des toilettes n'est pas bouché, et en regardant, elle voit des morceaux qui ressemblent à de la viande et à des dents.
Le lendemain, vers 18h, l'adolescente sent une odeur de poisson salé. Elle entre dans la chambre de Chan, et elle le voit faire bouillir la tête de Fan dans un seau, sur un réchaud à pétrole, et il lui dit qu'il est en train de cuire une tête humaine. D'après les déclarations des 3 hommes à la police, ils font aussi cuire des os et de la chair, et à l'étage du dessus, un voisin se souviendra d'une odeur de viande grillée. Dans ces mêmes déclarations, l'un d'eux affirme qu'une partie a été donnée à manger à des chiens.
Le cœur, les poumons, le foie et les intestins finissent dans un sac en plastique, que le groupe dépose sur l'auvent de l'immeuble, au niveau du premier étage. Le reste part dans un point de collecte des ordures de Cameron Road, à quelques rues de là, et de là, à la décharge.
Le crâne, lui, ne quitte pas l'appartement. Il n'a plus de mâchoire inférieure, et Chan le glisse à l'intérieur d'une grande peluche Hello Kitty en forme de sirène, avant de la recoudre. Juste à côté, il reste une dent.
Les cauchemars d'une adolescente
Quelques semaines après la mort de Fan, l'adolescente est placée dans un foyer pour jeunes filles, pour une autre affaire. Là-bas, selon la presse hongkongaise, elle fait des cauchemars toutes les nuits, et dans ces cauchemars, la femme morte revient lui réclamer sa tête. Elle ne dort plus, au point qu'elle finit par craquer et par tout raconter à une assistante sociale du foyer, qui prévient la police.
Le 26 mai 1999, des policiers de la division de Yau Ma Tei suivent l'adolescente jusqu'au 31 Granville Road. Sur l'auvent du premier étage, ils trouvent le sac en plastique, avec à l'intérieur le cœur, les poumons, le foie et les intestins de Fan. Dans l'appartement du troisième, ils trouvent la peluche Hello Kitty, et à l'intérieur, la plus grande partie d'un crâne humain, avec une dent à côté, et rien d'autre. Le reste du corps n'est jamais retrouvé, et plus de 20 ans plus tard, toujours à Hong Kong, dans l'affaire Abby Choi, une partie du corps de la victime ne sera jamais retrouvée non plus, malgré des recherches jusque dans une décharge.
Le nom de cette femme, la police l'a, parce que l'adolescente l'a donné. Seulement, avec un crâne bouilli, une dent et un sac d'organes, il faut encore le prouver.
Un visage sur un crâne
Le 3 juin 1999, à la morgue de Lockhart, les médecins légistes prennent une photo de Fan Man-yee vivante, et ils la superposent au crâne pour comparer les repères du visage. Selon le South China Morning Post, c'est cette méthode qui permet de l'identifier.
Les arrestations, elles, vont vite. Dans les jours qui suivent la découverte, la police arrête Chan Man-lok, dans la cité de Shek Lei, où il vit avec sa compagne et leurs enfants, ainsi que Leung Shing-cho. Leung Wai-lun, lui, a disparu, parce que selon la presse, il a lu l'affaire dans un journal de Macao, et il est parti se cacher en Chine continentale. Il est placé sur la liste des personnes recherchées par Interpol, et il faut attendre le début de l'année 2000 pour qu'il soit arrêté en Chine, puis remis à Hong Kong pour être jugé.
L'adolescente, elle, a 13 ans, elle a vécu dans cet appartement pendant ces 4 semaines, et elle a frappé Fan, elle aussi. Seulement, sans elle, il n'y a pas d'affaire, parce qu'en dehors des 3 hommes, personne n'a vu ce qui s'est passé au troisième étage du 31 Granville Road. Elle obtient donc l'immunité, ce qui veut dire qu'elle ne sera jamais poursuivie, en échange de son témoignage, et elle va devoir raconter tout ce qu'elle a vu, devant eux.
Une odeur dans la salle d'audience
Le 9 octobre 2000, le procès s'ouvre devant la Haute Cour de Hong Kong, présidée par le juge Peter Nguyen. Chan Man-lok, 34 ans, Leung Shing-cho, 27 ans, et Leung Wai-lun, 20 ans, sont poursuivis pour le meurtre de Fan Man-yee, pour séquestration, et pour avoir empêché l'inhumation légale de son corps. Tous les 3 reconnaissent avoir fait disparaître le corps, Chan et Leung Wai-lun reconnaissent aussi la séquestration, et tous les 3 plaident non coupable du meurtre.
Dès le premier jour, l'accusation prévient les 7 jurés que les pièces à conviction sont horribles, et qu'il y aura des photos très difficiles à regarder, mais qu'ils doivent rester calmes pour que les accusés aient un procès équitable. Le lendemain, le juge et les jurés se rendent dans l'appartement de Granville Road. Dans la salle d'audience, quand on présente les pièces à conviction, dont la peluche Hello Kitty, l'odeur est telle que des gens du public sortent, et le juge demande que certaines pièces soient emballées dans du plastique.
L'adolescente a maintenant 15 ans, et elle témoigne. Elle raconte les coups, le plastique fondu, le piment, et elle reconnaît avoir versé de la sauce pimentée sur le pied de Fan. Elle confirme que c'est Chan qui a demandé aux 2 autres de lui ramener Fan et de la garder prisonnière dans l'appartement, et elle affirme aussi que personne n'a jamais prévu de la tuer, et que si ça avait été le cas, elle serait partie.
Dans le box, les 3 hommes ont une autre explication à la mort de Fan.
La thèse de l'overdose
Pour la défense, Fan pourrait être morte d'une overdose de "ice", la méthamphétamine que le groupe consomme, et si c'est la drogue qui l'a tuée, ce ne sont pas les coups, et il n'y a pas de meurtre. Dans l'Ohio, dans l'affaire Shawn Grate, la mort de Rebekah Leicy avait d'abord été attribuée à une overdose, jusqu'à ce que l'enquête soit rouverte.
À la barre, Ah Sai raconte que Fan avait arrêté la drogue quand elle avait appris qu'elle était enceinte. Le problème, c'est que l'accusation ne peut pas prouver de quoi elle est morte. Il n'y a ni corps complet, ni autopsie, seulement un crâne qui a bouilli, une dent et des organes restés des semaines sur un auvent, et le médecin légiste ne peut pas établir la cause de la mort. Le témoignage de l'adolescente dit ce que les 3 hommes ont fait à Fan pendant 4 semaines, mais il ne dit pas ce qui l'a tuée.
Le 21 novembre 2000, après près de 10 heures de délibéré, le jury rend son verdict. Les 3 hommes sont acquittés du meurtre, et ils sont reconnus coupables d'homicide involontaire, ce que le droit de Hong Kong appelle "manslaughter". Pour les jurés, ce sont bien eux qui ont causé la mort de Fan, mais ils ne sont pas certains qu'ils aient voulu la tuer ou la blesser gravement, alors c'est au juge Peter Nguyen de fixer leur peine, et le 6 décembre 2000, les 3 hommes reviennent devant lui.
Une cruauté jamais vue à Hong Kong
Avant de fixer la peine, le juge a fait examiner les 3 hommes par des psychiatres, et les rapports concluent qu'aucun des 3 n'a de remords. Pour Peter Nguyen, ils montrent une tendance "manifestement psychopathique", et ils resteront probablement un danger pour les autres. "Jamais, depuis des années, un tribunal de Hong Kong n'a entendu une telle cruauté, une telle dépravation, une telle insensibilité", dit-il, avant d'ajouter que même un animal n'aurait pas été maltraité comme Fan l'a été, et que le public doit être protégé.
Il prononce la peine la plus lourde que permet l'homicide involontaire. Chan Man-lok, Leung Shing-cho et Leung Wai-lun sont condamnés à la prison à vie, et ils devront passer au moins 20 ans derrière les barreaux avant que leur peine puisse être réexaminée. Selon la presse, dans la salle, la sœur de Leung Wai-lun s'effondre, et l'un de ses frères claque la porte du tribunal si fort qu'il la casse.
Pendant presque tout le procès, une femme est venue écouter. C'est Tsang Ka-pui, la compagne de Chan, la mère de ses 2 fils, qui ont 3 ans et un an, et pour elle, la peine est trop lourde, d'autant qu'elle ne sait pas comment elle racontera un jour à ses enfants ce qui s'est passé. Ah Sai, lui, demande qu'on jette la clé, et que les 3 hommes passent le reste de leur vie en prison. Le verdict lui apporte un peu de paix, mais il reste perdu, et le fils de Fan est confié aux services sociaux.
Fan Man-yee, derrière une peluche
Les 3 hommes font appel. Le 2 mai 2003, la cour d'appel rejette les recours de Chan Man-lok et de Leung Wai-lun, mais elle annule la condamnation de Leung Shing-cho, parce que le juge s'est trompé dans ses instructions au jury, et elle ordonne un nouveau procès. En août 2003, elle confirme la prison à vie pour Chan et Leung Wai-lun, et en novembre 2003, les 2 hommes demandent encore à être entendus par la Cour d'appel final, sans que rien ne change pour eux.
En mars 2004, devant le juge Thomas Gall, Leung Shing-cho plaide cette fois coupable d'homicide involontaire, et il est condamné à 18 ans de prison. Il sort au début des années 2010, et en août 2022, à 48 ans, il est condamné à 12 mois de prison pour un attentat à la pudeur sur une fillette de 10 ans, la fille de l'un de ses amis, dans un appartement de Tin Shui Wai.
L'immeuble du 31 Granville Road est démoli en 2012, et en 2016, un hôtel de charme ouvre à sa place. Dans le monde entier, on parle encore de "l'affaire Hello Kitty", et presque jamais de la femme qui était enfermée dans cet appartement.
Fan Man-yee avait 23 ans. Elle avait arrêté la drogue le jour où elle avait appris qu'elle attendait son fils.
L'affaire Fan Man-yee en vidéo ⬇️



À lire aussi :
Sources :
Cour d'appel de Hong Kong, HKSAR v Chan Man Lok and Another (CACC 522/2000), décision sur la peine, 15 août 2003 : https://vlex.hk/vid/hksar-v-chan-man-862567353
Cour d'appel final de Hong Kong, Leung Wai Lun and Another v HKSAR (FAMC 40/2003), 11 novembre 2003 : https://vlex.hk/vid/leung-wai-lun-and-862528503
South China Morning Post, le verdict d'homicide involontaire, 22 novembre 2000 : https://www.scmp.com/article/332052/hello-kitty-case-killers-cleared-murder
ABC News, la prison à vie pour les 3 hommes, 6 décembre 2000 : https://abcnews.com/International/story?id=81992&page=1
South China Morning Post, la peine de Leung Shing-cho ramenée à 18 ans, 10 mars 2004 : https://www.scmp.com/article/447650/hello-kitty-killers-sentence-cut-18-years
The Standard, la condamnation de Leung Shing-cho en 2022, 15 août 2022 : https://www.thestandard.com.hk/news/article/193493/Ex-convict-of-Hello-Kitty-murder-case-jailed-a-year-for-indecent-assault-on-girl
Wikipédia (en anglais), affaire Hello Kitty : https://en.wikipedia.org/wiki/Hello_Kitty_murder_case
