Affaire des enfants Downs : 3 enfants touchés par balle

Photo de famille des 3 enfants Downs, à Springfield dans l'Oregon, affaire des enfants Downs
Photo de famille des 3 enfants Downs, à Springfield dans l'Oregon, affaire des enfants Downs

Dans la nuit du 19 mai 1983, une voiture couverte de sang s'arrête devant les urgences de l'hôpital McKenzie-Willamette, à Springfield, dans l'Oregon, avec 3 enfants blessés à l'arrière, Christie, 8 ans, Cheryl, 7 ans, et leur petit frère, Danny, 3 ans. Les soignants comprennent tout de suite que Cheryl est morte, et quand le docteur Steven Wilhite, rappelé en urgence, voit Christie pour la première fois, elle ne respire plus. Il parvient à la ranimer, pourtant la petite fille fait un AVC, si bien que la seule à avoir tout vu, ce soir-là, sur une petite route de campagne, ne peut plus prononcer un mot.

3 enfants qui quittent l'Arizona

Au printemps 1983, Christie a 8 ans, Cheryl en a 7, et Danny 3, et leur mère vient de décider de quitter l'Arizona avec eux. Cheryl Lynn Downs est la deuxième enfant de la famille, née en 1976, en Arizona, 2 ans après sa grande sœur, Christie Ann, et en 1979, la famille s'agrandit avec un petit garçon, Stephen Daniel, que tout le monde appelle Danny.

Leurs parents, Steve et Diane Downs, se sont connus au lycée Moon Valley, à Phoenix, et ils se sont mariés le 13 novembre 1973, alors que Diane avait 18 ans. Le couple, pourtant, ne tient pas. En 1980, Steve et Diane divorcent, et depuis, les 3 enfants grandissent avec leur mère.

Alors quand Diane quitte l'Arizona, Cheryl, Christie et Danny partent avec elle, et leur père, lui, reste là-bas.

Une liaison à la poste

De son vrai nom Elizabeth Diane Downs, née Frederickson, tout le monde l'appelle Diane. Elle est née le 7 août 1955 à Phoenix, dans une famille de 5 enfants, et ses parents, Wes et Willadene Frederickson, l'élèvent de façon très stricte. Vers 14 ans, Diane commence à se rebeller, et après le lycée, elle part pour une université religieuse de Californie, à Orange, d'où elle est renvoyée au bout d'un an à cause de son comportement avec les garçons. C'est après ce renvoi qu'elle épouse Steve.

Après le divorce, Diane travaille pour la poste américaine, en Arizona, et c'est là qu'elle a une liaison avec un collègue marié, Robert Knickerbocker, qu'elle surnomme Nick. Le 8 mai 1982, elle met aussi au monde une petite fille pour un couple sans enfant, qui lui verse 10 000 dollars, parce qu'elle a décidé de devenir mère porteuse, alors qu'elle a échoué 2 fois aux tests psychologiques demandés aux candidates.

Son histoire avec Nick se termine, et Diane obtient une mutation dans l'Oregon, où vivent maintenant ses parents. En avril 1983, elle s'installe à Springfield, une ville collée à Eugene, au bord de la rivière McKenzie, entourée de forêts et de petites routes de campagne, et elle devient factrice à Cottage Grove, une petite ville une trentaine de kilomètres plus au sud. Cheryl, Christie et Danny, eux, arrivent à Springfield à peine un mois avant cette nuit de mai.

Un détour sur Old Mohawk Road

Le jeudi 19 mai 1983, l'amie chez qui Diane a emmené les enfants habite près de Marcola, un petit village au nord-est de Springfield. Ils restent là-bas jusqu'à la nuit, et quand ils repartent, Diane ne prend pas le chemin le plus court. Elle fait un détour par Old Mohawk Road, une petite route de campagne sombre et déserte, pour se promener, dit-elle.

Ce qui se passe ensuite sur cette route, on ne le connaît d'abord que par elle. Un homme aux cheveux en bataille serait sorti des broussailles et lui aurait fait signe de s'arrêter. Il aurait exigé sa voiture, et quand elle aurait refusé, il aurait tiré sur les enfants. Elle aurait fait semblant de jeter ses clés, elle l'aurait repoussé, et pendant la lutte, il lui aurait tiré une balle dans le bras gauche, avant qu'elle réussisse à remonter dans la voiture et à foncer jusqu'à l'hôpital. C'est ce qu'elle raconte au shérif, un peu plus tard, quand elle arrive aux urgences de l'hôpital McKenzie-Willamette, à Springfield, avec ses 3 enfants blessés à l'arrière de la voiture.

Une nuit aux urgences

Dans la voiture, il y a du sang partout. Les soignants comprennent tout de suite que Cheryl est morte, et que Christie et Danny sont dans un état critique. Ce soir-là, le docteur Steven Wilhite, chirurgien à l'hôpital, vient de rentrer chez lui quand on le rappelle en urgence. Quand il voit Christie pour la première fois, ses pupilles sont dilatées, sa tension est presque inexistante, et elle ne respire plus. Il parvient à la ranimer, seulement la petite fille fait un AVC, qui la laisse incapable de parler. Danny, lui, est opéré par un autre chirurgien, et il survit, mais la balle l'a paralysé à partir de la taille.

Diane, elle, est blessée à l'avant-bras gauche, et sa blessure ne met pas sa vie en danger. Quand le docteur Wilhite vient lui donner des nouvelles, ce qui le frappe, c'est son calme. Elle lui demande "Comment va-t-elle ?", sans une seule larme, puis elle lui explique que ce qui arrive lui a "vraiment gâché ses vacances", et qu'il y a du sang dans sa voiture neuve. Un peu plus tard, elle lui dit que Christie est en état de mort cérébrale, et elle lui demande de la débrancher.

Le docteur Wilhite refuse. Au bout de 30 minutes passées avec elle, il sait déjà ce qu'il pense de son histoire.

L'homme aux cheveux en bataille

Le soir même, Doug Welch, un inspecteur du bureau du shérif du comté de Lane, arrive à l'hôpital pour interroger Diane, et c'est sa toute première affaire de meurtre. Pendant ce temps, la police diffuse une alerte pour retrouver un homme armé, et sur Old Mohawk Road, les enquêteurs retrouvent des douilles de calibre 22, mais pas d'arme.

Plus Doug Welch écoute Diane, plus son histoire lui pose problème. Un homme qui veut voler une voiture s'en prend d'abord à la personne qui peut l'en empêcher, c'est-à-dire l'adulte au volant, puisque des enfants à l'arrière ne le menacent en rien. Sauf qu'ici, ce sont les 3 enfants qui ont reçu les balles les plus graves, alors que Diane, qui est droitière, n'est touchée qu'au bras gauche. L'inspecteur ne comprend pas non plus pourquoi une mère irait se promener sur une route de campagne dans le noir complet, avec ses enfants à l'arrière, et surtout, Diane lui paraît "émotionnellement plate".

À la fin de l'entretien, pour Doug Welch et ses collègues, elle ment.

Une mère devant les caméras

Dans le mois qui suit, alors que Christie et Danny sont encore à l'hôpital, Diane enchaîne les interviews. Le 9 juin 1983, dans le quotidien The Oregonian, elle explique que les enfants dormaient dans la voiture, et d'une interview à l'autre, des détails changent. Anne Bradley Jaeger, journaliste à KEZI, la télévision locale d'Eugene, trouve ses réponses de plus en plus contradictoires. "C'était comme si elle pensait qu'à force de parler, on finirait par la croire", dira-t-elle.

Aux soupçons, Diane répond par une question. "Pourquoi est-ce que j'aurais emmené mes enfants à l'hôpital ?" Pour Doug Welch, c'est justement le problème, parce que Diane parle trop et ne sait pas quand se taire, alors que l'enquête, elle, avance.

Au fil des semaines, d'autres éléments s'ajoutent au dossier. Il n'y aurait ni éclaboussures de sang du côté conducteur, ni traces de poudre sur la portière, et des témoins auraient vu la voiture rouler vers l'hôpital très lentement, à 8 ou 11 km/h, alors que Diane dit avoir roulé à toute vitesse. Pendant ce temps, un juge place Christie et Danny sous protection. Danny dormait sans doute au moment des tirs, et Christie, la seule à avoir tout vu, ne peut plus prononcer un mot.

Le silence de Christie

Dans sa chambre d'hôpital, Christie ne parle pas encore, mais quand sa mère vient la voir, le docteur Wilhite remarque quelque chose. Le pouls de la petite fille s'accélère, et pour lui, Christie a peur d'elle.

À son réveil, l'AVC lui a enlevé l'usage des mots, et elle va suivre une thérapie pendant des mois. Les enquêteurs, eux, savent que son témoignage sera la pièce la plus importante du dossier. Le 1er juin 1983, elle est enfin capable de répondre aux questions, et pendant ce premier vrai entretien, elle raconte la balade en voiture avec sa mère, sa sœur et son frère. Il n'y avait personne d'autre dans la voiture, et ce soir-là, Christie n'a vu aucun homme.

Un pistolet introuvable

Quand les enquêteurs l'interrogent sur l'arme, Diane affirme qu'elle n'a jamais possédé d'arme de calibre 22. Sauf que Steve, son ex-mari, dit le contraire, puisque selon lui, elle avait acheté un pistolet de ce calibre en Arizona, pendant leur mariage, et elle l'a emporté avec elle dans l'Oregon. Chez Diane, les enquêteurs trouvent des balles qui n'ont pas été tirées, et pour les experts, elles portent les mêmes marques que les douilles de Old Mohawk Road, parce qu'elles ont été manipulées dans un pistolet Ruger de calibre 22, le même modèle que celui de Diane. L'arme, elle, n'est jamais retrouvée.

Les enquêteurs apprennent aussi que le soir du drame, depuis l'hôpital, Diane a téléphoné à Nick, en Arizona. Interrogé par la police, Nick explique qu'elle le poursuivait, et qu'elle lui semblait prête à tuer sa femme. Dans les journaux intimes de Diane, saisis par les enquêteurs, il y a des pages entières consacrées à cet homme marié qui ne voulait pas d'enfants autour de lui, alors pour Doug Welch, tout se rejoint. "Nous pensons que le mobile, c'était de faire venir Nick ici, dans l'Oregon, auprès d'elle."

Un seul mot à la barre

Le 28 février 1984, 9 mois après cette nuit de mai, Diane Downs est arrêtée, et elle est inculpée du meurtre de Cheryl, de 2 tentatives de meurtre et de 2 agressions. Son procès s'ouvre en mai 1984, devant le tribunal du comté de Lane, à Eugene, et il dure environ 6 semaines. Diane plaide non coupable, et elle s'en tient à sa version, celle d'un inconnu aux cheveux en bataille. Seulement, quand elle arrive au tribunal, tout le monde remarque qu'elle est enceinte, et Anne Bradley Jaeger craint que sa grossesse ne joue sur l'avis des jurés.

Face à elle, le procureur adjoint Fred Hugi défend une autre version. Pour lui, Diane a tiré sur ses enfants parce qu'ils se trouvaient en travers de sa relation avec Nick. Les experts viennent expliquer les marques sur les balles, et le procureur appelle son témoin principal, Christie, qui a maintenant 9 ans.

À la barre, la petite fille pleure par moments, mais elle raconte tout. Ce soir-là, sur le bord de la route, sa mère a ouvert le coffre de la voiture, elle en a sorti une arme, et elle a tiré sur chacun des 3 enfants, avant de se tirer une balle dans le bras. Alors Fred Hugi lui pose la question la plus simple. "Qui t'a tiré dessus ?"

Christie lui répond "Maman."

Une naissance sous escorte

Le 17 juin 1984, le jury déclare Diane Downs coupable de tous les chefs d'accusation. 10 jours plus tard, le 27 juin, alors qu'elle attend sa peine à la prison du comté, elle met au monde une petite fille à l'hôpital Sacred Heart d'Eugene, sous la garde de policiers. Elle l'appelle Amy Elizabeth, et elle n'a le droit de la tenir que quelques instants, parce que les services de l'enfance de l'État la prennent en charge dans les heures qui suivent.

Devant les journalistes, Diane explique pourquoi elle est tombée enceinte. "Je suis tombée enceinte parce que Christie me manquait, Danny me manquait, et Cheryl me manquait tellement", dit-elle, avant d'ajouter "On ne peut pas remplacer des enfants, mais on peut remplacer l'effet qu'ils vous font." En l'entendant, on pense à Lacey Spears, cette mère de l'État de New York que le public prenait pour une mère courage, parce qu'elle racontait sur internet le combat de son petit garçon contre la maladie. Et quand on repense à la voiture d'Old Mohawk Road, on pense aussi aux enfants de la famille Hart, morts en 2018, en Californie, au bout d'une route isolée, entre les mains des adultes qui les élevaient.

Le 31 août 1984, Diane entre en prison pour y purger la perpétuité, plus 50 ans, avec un minimum de 25 ans avant de pouvoir demander une libération conditionnelle, et le juge dit ne pas avoir l'intention qu'elle soit libre un jour. En 1985, l'État lui retire l'autorité parentale, et en 1986, Christie et Danny sont adoptés par un couple, Fred et Joanne Hugi. Fred Hugi, c'est le procureur qui a fait condamner leur mère.

10 jours de cavale

Entre-temps, Diane a fait appel, la cour d'appel de l'Oregon a confirmé sa condamnation, et en 1987, la Cour suprême de l'État refuse d'examiner son dossier. Le samedi 11 juillet 1987, elle est dans la cour de promenade de la prison pour femmes de Salem, avec d'autres détenues, quand elle escalade la clôture surmontée de barbelés. Un détecteur de mouvement déclenche l'alarme, mais le temps qu'un gardien arrive, Diane a traversé le parking, et elle est montée dans une voiture qu'elle a arrêtée au bord de la route.

La police la recherche dans 14 États de l'Ouest, et elle reçoit des centaines de signalements, jusque dans le Wisconsin. Des précautions sont prises pour protéger Christie et Danny, et en Arizona, Steve est formel. Quand on lui demande si Diane pourrait tuer à nouveau, il répond "Absolument, sans aucun doute." Doug Welch, lui, pense qu'elle aime être au centre de l'attention, et qu'elle s'est peut-être évadée pour tomber de nouveau enceinte.

Finalement, c'est un bloc-notes laissé dans sa cellule qui la trahit. Sur la page du dessus, il ne reste que les traces en creux de ce qui a été écrit sur la page d'avant, et en les faisant analyser, le FBI y lit une adresse, un plan, et les mots "Vous êtes ici". Le mardi 21 juillet 1987, vers 15h30, la police de l'État entre de force dans une maison de State Street, à Salem, à seulement 4 rues de la prison. C'est la maison du mari d'une ancienne codétenue, et Diane est là, dans une chambre fermée à clé à l'étage, avec un homme. "Elle est restée debout dans la pièce, comme si elle ne savait pas quoi faire", racontera le lieutenant James GrosJacques.

Une enfant rebaptisée Rebecca

Le 27 juin 1984, le jour même de sa naissance, la petite fille de Diane est confiée à Chris et Jackie Babcock, un couple de Bend, dans l'Oregon, qui la rebaptisent Rebecca. Les Babcock savent très bien qui est sa mère biologique, et ils l'élèvent dans une famille unie, en restant attentifs au moindre signe de difficulté. Rebecca, elle, a toujours su qu'elle avait été adoptée, et vers 8 ans, elle commence à poser des questions, auxquelles sa mère répond seulement que sa mère biologique est en prison.

Seulement, au moment de l'évasion de 1987, pour des raisons de sécurité, les Babcock ont dû prévenir quelques personnes, dont la baby-sitter de Rebecca. Alors à 11 ans, c'est vers elle que Rebecca se tourne. "J'ai demandé à la baby-sitter, en faisant comme si je savais déjà", racontera-t-elle, et c'est comme ça qu'elle apprend le nom de Diane Downs. À 16 ans, elle regarde le téléfilm tiré de l'affaire, Small Sacrifices, et elle en ressort horrifiée. À 17 ans, en 2002, elle a un petit garçon.

Vers 2006, Rebecca écrit à Diane, et sa mère biologique lui répond. Sauf que de lettre en lettre, Diane se montre de plus en plus paranoïaque, si bien que Rebecca finit par couper le contact. En 2010, à 25 ans, elle est mère célibataire et étudiante à Bend, et elle raconte son histoire à l'émission 20/20 et au magazine Glamour. "Elle ne semble avoir aucun des traits de sa mère", dit d'elle Doug Welch.

Une audience par vidéo

En octobre 1987, Diane plaide coupable d'évasion, ce qui lui vaut 5 ans de prison de plus, et elle est transférée dans une prison pour femmes du New Jersey, puis en Californie, à partir de 1994. Elle conteste sa condamnation jusque devant la justice fédérale, mais le 15 novembre 2000, la cour d'appel fédérale rejette son recours. Le 9 décembre 2008, à sa première audience de libération conditionnelle, il faut moins d'une demi-heure à la commission pour la refuser. "Je n'ai pas tiré sur mes enfants", répète-t-elle ce jour-là. Sa libération est de nouveau refusée en 2010, puis en 2020.

Le 28 octobre 2025, Diane Downs a 70 ans quand elle se présente, par vidéo, devant la commission des libérations conditionnelles de l'Oregon. Elle dit encore "Je suis innocente des tirs, mais je suis coupable d'avoir mis mes enfants en danger", et son avocate annonce une demande d'analyses ADN. En décembre 2025, la libération est refusée pour la quatrième fois, parce que pour la commission, l'état qui la rendait dangereuse n'est pas en rémission, et Diane Downs ne pourra pas redemander d'audience avant 2031. Elle est aujourd'hui détenue au Central California Women's Facility, à Chowchilla, en Californie, et elle clame toujours son innocence.

Christie et Danny, eux, ont grandi chez Fred et Joanne Hugi, loin des caméras. Christie a gardé une difficulté d'élocution et un bras droit affaibli, et Danny ne remarchera jamais. Tous les 2 ont fait des études supérieures, et tous les 2 travaillent.

Cheryl avait 7 ans. Elle est la seule des 3 enfants à n'être jamais arrivée vivante à l'hôpital.

L'affaire des enfants Downs en vidéo ⬇️

Sources :

Cour d'appel fédérale du 9e circuit, arrêt Downs v. Hoyt, 15 novembre 2000 : https://caselaw.findlaw.com/court/us-9th-circuit/1493570.html
UPI, condamnation et naissance d'Amy Elizabeth, 28 juin 1984 : https://www.upi.com/Archives/1984/06/28/Elizabeth-Diane-Downs-convicted-last-week-by-a-Lane/2461457243200/
UPI, arrestation de Diane Downs après son évasion, 21 juillet 1987 : https://www.upi.com/Archives/1987/07/21/Escaped-child-killer-Elizabeth-Diane-Downs-was-captured-Tuesday-at/5508553838400/
ABC News, l'enquête de l'inspecteur Doug Welch, 19 mars 2019 : https://abcnews.com/US/1983-diane-downs-stranger-shot-kids-police-decided/story?id=61683920
KPTV, refus de libération conditionnelle, 16 décembre 2025 : https://www.kptv.com/2025/12/16/diane-downs-convicted-killing-7-year-old-daughter-springfield-1983-denied-parole/
Wikipédia (en anglais), Diane Downs : https://en.wikipedia.org/wiki/Diane_Downs