Affaire des enfants Dickason : un serre-câble autour du cou
Le 16 septembre 2021, Maya et Karla, 2 ans, font leur toute première journée d'école à Timaru, une ville portuaire de Nouvelle-Zélande où la famille Dickason vient d'arriver d'Afrique du Sud, et leur grande sœur, Liané, 6 ans, sa deuxième. Ce soir-là, leur père, chirurgien à l'hôpital d'en face, part 3 heures pour un dîner avec ses nouveaux collègues, et vers 22h, quand il rentre, sa femme est debout dans la cuisine, et elle vacille comme si elle allait tomber. Il lui demande ce qui ne va pas, et elle lui répond "C'est trop tard", si bien que sur le moment, il pense qu'elle a pris quelque chose, puisque pour lui, les filles dorment.
Un bébé qui ne vient pas
Adolescente, Lauren Anne Fawkes est pensionnaire dans un internat de Pretoria, en Afrique du Sud, et c'est là, à 15 ans, qu'elle traverse ce que les psychiatres entendus au procès appelleront son premier épisode dépressif. C'est la fille de Malcolm et de Wendy Fawkes, et cette période ne l'empêche pas de faire médecine à l'université du Cap. Elle termine ses études en 2004, puis elle part exercer dans un hôpital rural de Pretoria, et c'est là, en 2005, qu'elle rencontre un chirurgien orthopédiste, Graham Dickason. Ils se marient l'année suivante.
Pour Lauren, ce qui compte avant tout, c'est de devenir maman. Alors à partir de 2008, le couple essaie d'avoir un enfant, mais rien ne se passe, parce que Lauren souffre d'endométriose. Commence un long parcours de fécondation in vitro, avec 17 tentatives en tout, et à chaque échec, sa mère voit l'enthousiasme de Lauren retomber un peu plus, au point que sa fille finit par ne plus lui parler des traitements. Comme en Afrique du Sud, les médecins ont le droit de se prescrire eux-mêmes leurs médicaments, Lauren commence à prendre des antidépresseurs qu'elle se prescrit seule.
Une petite fille appelée Sarah
Après 4 ans d'essais, en 2012, Lauren est enfin enceinte d'une petite fille, que le couple a déjà prénommée Sarah. Le 3 janvier 2013, elle s'effondre dans la salle de bain en perdant énormément de sang, et elle doit accoucher en urgence, entre 18 et 20 semaines de grossesse. Sarah naît avec un cœur qui bat, mais elle ne survit pas. Sur le plan médical, c'est classé comme une fausse couche, si bien que le couple peut tenir le bébé quelques instants, puis on le leur retire, et ils ne pourront même pas organiser de funérailles. Pendant 2 mois, Lauren pleure chaque jour, et au lieu de reprendre son poste de médecin, elle devient l'assistante de Graham au bloc opératoire, à temps partiel.
Grâce à un don d'ovocytes, elle est de nouveau enceinte, et le 22 septembre 2014, elle met au monde Liané. Pour sa famille, Lauren retrouve l'étincelle qu'elle avait perdue. Sauf que derrière, elle se sent dépassée et pleure beaucoup, et en 2015, un psychiatre conclut à un trouble dépressif majeur avec de l'anxiété, dans le cadre d'un épisode post-partum. Avec le temps, pourtant, son humeur s'améliore, et son médecin finit par noter que sa relation avec Liané est "excellente".
Liané, Maya et Karla
En novembre 2018, la famille s'agrandit encore avec des jumelles, Maya et Karla. Pendant la grossesse, les médecins ont prévenu le couple que Karla avait une fente palatine, et comme la petite doit être opérée après sa naissance, la famille embauche une nounou pour aider Lauren, qui reste jusqu'en mai 2020.
Lauren organise à ses filles des anniversaires très préparés, elle les emmène aux cours d'art et à la gym, et elle est si protectrice qu'elle leur interdit la structure de jeux du jardin, parce qu'elle la trouve dangereuse.
En mai 2019, à Pretoria, les jumelles ont 6 mois. Un soir, Lauren aide la nounou de nuit à coucher les petites, puis elle revient dans la cuisine en pleurant, et elle avoue à Graham qu'elle a pensé à mettre un oreiller sur la tête des bébés, pour avoir un peu de calme. Le lendemain, elle va voir un psychiatre. Graham, lui, met ces mots sur le compte de la fatigue de jeunes parents, parce que pour lui, Lauren n'a jamais fait de mal à ses filles, et c'est une mère "merveilleuse".
Pendant 2 ans, ces pensées ne reviennent plus.
Un départ sans cesse repoussé
La même année, le couple décide d'émigrer en Nouvelle-Zélande, où Graham peut obtenir un poste de chirurgien. Le départ est prévu pour août 2020, mais la pandémie de Covid-19 repousse tout. En Afrique du Sud, le confinement est très strict, et Lauren, coincée à la maison avec les 3 filles, écrit à ses amies qu'elle pleure pendant des heures et qu'elle se sent une mauvaise mère et une mauvaise épouse.
À partir de la fin de l'année 2020, pourtant, elle va mieux. Elle suit un programme de remise en forme, et elle dit se sentir mieux qu'elle ne l'a été depuis des années, et en mars 2021, sans en parler à son médecin, elle arrête ses antidépresseurs.
4 mois plus tard, en juillet 2021, l'Afrique du Sud est secouée par des émeutes et des pillages après l'incarcération de l'ancien président Jacob Zuma. Lauren garde les enfants à la maison, et elle a tellement peur que des pilleurs entrent chez eux qu'elle demande à Graham de dormir avec une arme à côté de lui. C'est à ce moment-là que les images reviennent, et cette fois, elles sont précises. Elle s'imagine endormir les enfants, les mettre dans la baignoire et leur couper les artères fémorales.
Ces images l'horrifient, alors elle en parle à Graham. Selon Lauren, il se met en colère et lui dit de se reprendre. Graham, lui, se souvient surtout d'avoir été surpris par une phrase qu'il trouve absurde, parce qu'il ne connaît pas Lauren comme une personne violente, et il lui conseille de prendre un anxiolytique et de se faire couler un bain chaud.
Un jeu dans le garage
Le lendemain, Lauren se fait opérer du pied, et elle espère que l'anesthésie va lui remettre les idées en place. Sauf qu'à son réveil, elle voit encore ses 3 filles mortes dans la baignoire. Cette fois, elle n'en parle à personne, parce qu'elle a peur d'être internée et de ruiner leurs chances d'immigrer, d'autant que le même mois, le visa de travail de Graham est accepté. Dans les semaines qui suivent, elle tape sur internet des recherches sur les surdoses chez les enfants, puis elle efface l'historique.
En août 2021, elle reprend ses antidépresseurs. Quelques semaines avant le départ, pendant que la famille fait ses cartons, Graham et les filles jouent dans le garage avec un paquet de serre-câbles. L'après-midi, Lauren en forme un cercle, et l'idée lui vient que ces liens pourraient faire du mal aux enfants. Choquée, elle les range aussitôt.
Une maison en face de l'hôpital
Le départ est encore retardé d'environ 2 semaines, parce que l'une des filles est testée positive au Covid. Pour Wendy, la mère de Lauren, sa fille n'a jamais été aussi mal, puisqu'elle a perdu énormément de poids, qu'elle ne parle presque plus et qu'elle est complètement absente. La veille du départ, Wendy en parle à Graham, et il lui promet que s'il y a le moindre nouveau problème, il arrêtera tout. Quand elle vient leur dire au revoir, la dernière image qu'elle garde de ses petites-filles, ce sont 3 fillettes qui lui font signe depuis le balcon.
Fin août 2021, la famille atterrit en Nouvelle-Zélande, et comme toute personne qui entre dans le pays pendant la pandémie, elle passe d'abord 2 semaines à l'isolement, dans un hôtel d'Auckland. Lauren décrit cette quarantaine comme un enfer, et elle écrit qu'elle se demande ce qu'ils ont bien pu faire.
Le 11 septembre, ils arrivent enfin à Timaru, sur la côte est de l'île du Sud, à 160 km au sud-ouest de Christchurch, et ils s'installent dans une maison de location de Queen Street, juste en face de l'hôpital où Graham vient d'être recruté. Sauf que pour Lauren, rien ne ressemble à ce qu'elle espérait. Elle trouve la ville froide, les maisons de location petites, sales et inquiétantes, et elle a peur que ses filles soient harcelées sur internet quand elles auront un téléphone. En plus, Graham commence son nouveau travail plus tôt que prévu, et ça l'agace. Autour d'eux, les gens que la famille rencontre voient une femme stressée, mais ils mettent ça sur le compte du déménagement, si bien que personne ne s'inquiète pour elle.
Un e-mail de l'immigration
Le 16 septembre 2021 commence comme une journée ordinaire. Graham part travailler, Maya et Karla font leur première journée à l'école maternelle, et Liané sa deuxième journée à l'école chrétienne de Timaru, où sa maîtresse la trouve déjà très à l'aise. Dans la journée, Lauren reçoit un e-mail des services de l'immigration, qui réclament des informations médicales supplémentaires sur la fente palatine de Karla et sur sa propre santé mentale. Pour elle, c'est un coup très dur, parce qu'elle est persuadée que si elle voit un psychiatre, elle ne pourra pas cacher qu'elle va mal, et que leur visa va leur échapper.
Quand Graham rentre, toute la famille part au jardin botanique, et il regarde Lauren se tenir au pied du toboggan pour être sûre qu'aucune des petites ne tombe. De retour à la maison, les filles dînent et se préparent pour la nuit.
Vers 19h, Graham part pour un dîner avec ses nouveaux collègues. Il embrasse Lauren, il lui tapote l'épaule, et il la laisse à la maison avec les 3 filles, pour 3 heures.
"C'est trop tard"
Vers 22h, Graham rentre et retire ses chaussures. Dans la cuisine, Lauren est debout, et elle vacille comme si elle allait tomber. Il lui demande ce qui ne va pas, et elle lui répond "C'est trop tard". Graham lui demande trop tard pour quoi, et il pense d'abord qu'elle a pris quelque chose, puisque pour lui, les filles dorment.
Il va dans la chambre de Liané, et il la trouve couchée sous une couverture. Quand il retire la couverture, il découvre sa fille pâle, sans vie, avec un serre-câble autour du cou. Il court dans la chambre des jumelles, et il les trouve dans le même état. Il attrape une paire de ciseaux, il coupe les liens, puis il allonge Liané par terre et cherche un souffle, un battement de cœur, sans rien trouver. Il la prend dans ses bras et la ramène dans la chambre des jumelles.
Graham est tellement sous le choc qu'il ne sait plus quel numéro composer pour les urgences, alors il appelle Mark Cvitanich, le directeur clinique d'orthopédie de l'hôpital, qui était au dîner avec lui, et en pleurant, il lui dit qu'il pense que ses enfants sont morts. Avant de sortir, il voit une dernière fois Lauren, allongée sur le dos, les yeux fermés, sans savoir si elle est encore en vie.
Des liens coupés dans le couloir
Quand Mark Cvitanich et sa femme, Cathy, arrivent, ils trouvent Graham dehors, son manteau sur la tête, en train de hurler. Pendant que Cathy le serre contre elle, Mark appelle le 111.
Le constable William Turnbull est le premier policier à entrer. Dans le couloir, il remarque des serre-câbles reliés entre eux, qui ont été coupés. Il trouve d'abord Lauren, couchée en travers du bout d'un lit, et comme elle respire, il continue vers la chambre voisine. Les jumelles sont dans leurs lits, les couvertures remontées sur la poitrine, et Liané est allongée sur l'un des lits. Aucune des 3 ne respire.
Sa collègue, Alexandra Schrader, s'occupe de Lauren, qui semble très faible et parle comme dans un rêve. Les ambulanciers la trouvent dans un état catatonique, avec une coupure au poignet gauche couverte d'un petit pansement, et elle est conduite à l'hôpital de Timaru. Le lendemain, le 17 septembre, l'inspecteur Scott Anderson annonce l'arrestation d'une femme de 40 ans, et il précise que la police ne recherche personne d'autre.
Un interrogatoire filmé
À sa sortie de l'hôpital, Lauren est interrogée au commissariat de Timaru par l'inspecteur Michael Kneebone, dans une pièce avec un canapé, et l'entretien est filmé. Elle lui explique qu'après le départ de Graham, les enfants se sont remises à faire les folles, qu'elles sautaient sur le lit, se disputaient et ne l'écoutaient pas, et qu'à ce moment-là, quelque chose a lâché. Elle dit qu'elle est épuisée, qu'elle dort environ 2 heures par jour, et qu'en passant dans le couloir, elle a vu les boîtes à goûter vides sur le plan de travail et s'est dit qu'elle n'avait plus la force de préparer les repas du lendemain. Elle a décidé à ce moment-là qu'elle voulait mourir, et qu'elle ne voulait pas laisser ses filles sans leur mère.
Elle se souvient des serre-câbles que Graham a achetés et rangés dans le garage, justement pour protéger les enfants des fils électriques. Elle réunit les 3 filles dans une chambre, et elle leur dit qu'elles vont fabriquer des colliers. Selon ce qu'elle racontera aux psychiatres, elle leur explique aussi que maman est très malade, qu'elle va mourir, et qu'elle ne peut pas les laisser derrière elle, parce qu'elle ne sait pas qui va s'occuper d'elles.
Elle commence par Karla, parce que, explique-t-elle à l'inspecteur, la petite était vraiment très dure avec elle ces derniers temps. Ensuite, elle passe à Liané, qui se débat, puis à Maya. Les filles respirent encore, donc elle va chercher une serviette, et elle les étouffe. Elle vérifie qu'elles n'ont plus de pouls, puis elle les couche dans leurs lits, les borde et pose leurs peluches à côté d'elles. Ensuite, elle tente de mettre fin à ses jours, en prenant du tramadol et en se coupant avec un couteau. Devant l'inspecteur, elle dit que ce qu'elle a fait est "irréversible".
Des bougies devant la maison
Le 18 septembre, Lauren Dickason comparaît devant le tribunal de district de Timaru pour 3 meurtres, et le juge l'envoie dans l'unité de psychiatrie légale de l'hôpital Hillmorton, à Christchurch. 5 jours plus tard, le 23 septembre, plusieurs centaines de personnes se réunissent devant la maison de Queen Street pour une veillée aux bougies, et on y lit une lettre de Graham. Il y écrit que leurs 3 "précieux anges" leur ont été arrachés, et il demande de prier aussi pour Lauren, parce qu'il pense sincèrement qu'elle est elle aussi une victime de ce drame. Dans cette même lettre, il dit qu'il lui a déjà pardonné.
Le diable sur l'épaule
Le 17 juillet 2023, le procès s'ouvre devant la Haute Cour de Christchurch, sous la présidence du juge Cameron Mander. Personne ne conteste que Lauren a tué ses filles. Elle plaide pourtant non coupable, et ses avocates, Kerryn Beaton et Anne Toohey, avancent 2 défenses. La première, c'est la folie, c'est-à-dire qu'une maladie mentale l'aurait empêchée de comprendre que son geste était mal. La seconde, c'est l'infanticide, que la loi néo-zélandaise prévoit quand une mère tue un enfant de moins de 10 ans alors que son esprit est perturbé par les suites d'un accouchement, avec une peine maximale de 3 ans de prison. À Moscou, c'est la folie qui a évité un procès à la nounou de l'affaire Gulchekhra Bobokulova, déclarée pénalement irresponsable après la mort de Nastya, 4 ans, puis internée sans limite de durée.
Pour l'accusation, représentée par Andrew McRae, Lauren était déprimée, mais pas au point de ne plus savoir ce qu'elle faisait. Elle a agi par colère, par ressentiment envers des enfants qui préféraient leur père, et par besoin de contrôle, et elle a même attendu que Graham soit parti, ce qui montre, selon lui, qu'elle savait que c'était mal. Pour la défense, au contraire, Lauren était dans une détresse si profonde qu'elle avait décidé de mourir, et elle croyait bien faire en emmenant ses filles avec elle.
L'accusation lit des messages trouvés par la police, comme celui où Lauren écrit que le diable est assis sur son épaule 24 heures sur 24. La défense rappelle que l'accusation n'en a retenu que 17, alors que la police en a analysé plus de 330 000, et que beaucoup d'autres parlent de son amour pour ses filles. Graham, reparti vivre en Afrique du Sud en décembre 2021, témoigne en visioconférence depuis Pretoria, et il dit qu'il n'a aucun doute sur cet amour. La défense reproche aussi à l'inspecteur Kneebone d'avoir interrogé Lauren avant toute évaluation psychiatrique, en lui répétant 6 fois qu'il comprenait à quel point c'était dur pour elle.
Pendant 53 heures, 5 experts se sont assis face à Lauren, et ils n'en ressortent pas d'accord. Pour la psychiatre Susan Hatters-Friedman, elle souffrait d'un trouble dépressif majeur avec des caractéristiques psychotiques, et elle ne savait pas que son geste était mal. Le psychiatre Justin Barry-Walsh dit qu'il l'aurait sans doute fait hospitaliser s'il l'avait vue ce jour-là, et Ghazi Metoui la décrit comme délirante. Les 2 experts de l'accusation, eux, ne sont pas d'accord. Pour le psychiatre Erik Monasterio, elle ne présentait aucun symptôme de psychose, et sa dépression existait 15 ans avant sa première grossesse, donc elle ne peut pas venir d'un accouchement. La psychiatre Simone McLeavey pense que Lauren a agi par colère et par besoin de contrôle, parce qu'elle ne voulait pas qu'une autre femme élève ses filles si elle mourait et que Graham se remariait.
Une mère reconnue coupable
Le 16 août 2023, après un peu plus de 14 heures de délibéré, les jurés rendent leur verdict, à la majorité de 11 voix contre 1. Ils rejettent la folie et l'infanticide, et Lauren Dickason est reconnue coupable des meurtres de Liané, de Maya et de Karla. Dans le box, elle reste debout, calme, pendant que certains jurés quittent la salle en pleurant. Le soir même, ses parents publient un communiqué. "Ce n'était pas notre fille, mais une maladie mentale débilitante qui a conduit à une terrible tragédie", écrivent-ils, avant d'appeler les familles à repérer au plus tôt les signes de la dépression post-partum.
Le 26 juin 2024, le juge Cameron Mander prononce la peine. Pour lui, la prison à vie serait manifestement injuste, parce que ce drame ne serait jamais arrivé sans le trouble dépressif majeur dont elle souffrait, et qu'elle était une mère aimante. Il la condamne à 18 ans de prison, sans période de sûreté, et il ordonne qu'elle reste soignée à l'hôpital tant que les médecins ne la jugent pas capable d'aller en prison. Au Québec, Guy Turcotte, un cardiologue retrouvé à moitié inconscient près de ses 2 enfants, avait lui aussi fini par être reconnu coupable de meurtre, en 2015, au bout d'un second procès. Par la voix de son avocate, Lauren dit qu'elle aimait Liané, Maya et Karla de tout son cœur, qu'elle n'a pas été à la hauteur, ni pour elles, ni pour son mari, ni pour leurs familles, et qu'elles lui manquent chaque jour. Graham, lui, répète qu'il lui a pardonné.
En juillet 2024, Lauren fait appel de sa condamnation, sans que ses arguments soient rendus publics, et en octobre 2024, les services de l'immigration lui remettent un arrêté d'expulsion vers l'Afrique du Sud, qui prendra effet à sa sortie de prison. En juin 2026, elle est toujours soignée à l'hôpital Hillmorton. Son appel doit être examiné à partir du 9 février 2027 par la cour d'appel de Wellington, et une libération conditionnelle pourra être étudiée au plus tôt le 19 septembre 2027.
Liané avait 6 ans, et elle venait de faire sa deuxième journée dans sa nouvelle école. Maya et Karla avaient 2 ans, et elles venaient de faire leur toute première.
L'affaire des enfants Dickason en vidéo ⬇️



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Sources :
RNZ, interrogatoire de Lauren Dickason diffusé aux jurés, 25 juillet 2023 : https://www.rnz.co.nz/news/national/494475/child-murder-accused-lauren-dickason-sobs-as-police-interview-video-plays-in-court
The New Zealand Herald, témoignages des premiers policiers et ambulanciers, 19 juillet 2023 : https://www.nzherald.co.nz/nz/lauren-dickason-trial-emotional-first-responders-give-evidence-about-finding-children-dead-at-timaru-house/PBK2ZIMCLBAEVJLSQJ3SBKY5JE/
Otago Daily Times, verdict du procès de Christchurch, 16 août 2023 : https://www.odt.co.nz/news/national/lauren-dickason-guilty-murdering-her-three-children
1News, peine de 18 ans prononcée par le juge Mander, 26 juin 2024 : https://www.1news.co.nz/2024/06/26/lauren-dickason-sentenced-to-18-years-for-murder-of-her-three-daughters/
The New Zealand Herald, appel fixé au 9 février 2027 et date de libération conditionnelle, 22 juin 2026 : https://www.nzherald.co.nz/nz/triple-child-killer-lauren-dickason-to-challenge-murder-convictions-months-before-first-parole-hearing/QS3AAFKQVRDATGRLU7VFVSUU7E/
Wikipédia (en anglais), meurtres des enfants Dickason : https://en.wikipedia.org/wiki/Murders_of_the_Dickason_children
