Affaire Emma Agnew : violée et étouffée avec une chaussette
Un peu après 10h30, le jeudi 15 novembre 2007, à Christchurch, en Nouvelle-Zélande, Emma Agnew, 20 ans, écrit à sa famille qu'elle va retrouver un homme intéressé par sa voiture, une Mazda rouge qu'elle a mise en vente. Chez les Agnew, toute la famille est sourde, et c'est par SMS qu'Emma garde le lien avec les siens, si bien que quand ses 2 téléphones se taisent d'un coup, l'alerte est donnée presque aussitôt. Le soir même, à 21h45, les policiers tombent sur sa Mazda, brûlée, dans un parc de l'est de la ville, et à l'intérieur, il n'y a ni Emma, ni ses téléphones, ni son sac.
Emma Agnew, la fille de son papa
Chez les Agnew, à Christchurch, dans l'île du Sud de la Nouvelle-Zélande, personne n'entend. Le père, Henry, la mère, Louise, Emma et ses frères, dont Toby, sont tous sourds, et à la maison, tout le monde se parle en langue des signes. Dans la communauté sourde du pays, cette famille est très connue, et Emma a un caractère si solaire que, sourds ou entendants, les gens viennent naturellement vers elle.
Au Christchurch College of Computing, une école d'informatique de la ville, elle est l'une des 2 seules filles de sa classe. Elle joue au netball, un sport d'équipe proche du basket, très populaire là-bas, au point qu'elle participe aux Jeux néo-zélandais des sourds, et elle est passionnée de voitures Ford.
À 20 ans, Emma travaille pour la Deaf Association, l'association des sourds de Christchurch, et elle donne son temps sans compter. Elle est devenue une ambassadrice de la langue des signes, si bien que pour la ministre chargée du handicap, Ruth Dyson, elle est "une future leader de la communauté sourde". Pour son père, elle est surtout "la fille à son papa".
Ces jours-là, Emma a mis sa voiture en vente. C'est une Mazda Familia rouge, avec des coussins de la marque Roxy posés contre la lunette arrière.
Un acheteur pour la Mazda rouge
Le jeudi 15 novembre 2007, juste avant 10h, Emma passe à la Deaf Association, puis elle va voir des amis. Vers 10h15, elle quitte leur maison, et elle est attendue au travail à 10h30. Elle porte un jean et un sweat à capuche sombre, et elle a avec elle son portefeuille rose Roxy, un sac noir avec une fermeture éclair blanche, et ses 2 téléphones, un Sharp rouge et un Sanyo argenté. Pour Emma, ces téléphones comptent énormément, parce que c'est avec eux qu'elle écrit à sa famille et à ses amis.
Un peu après 10h30, elle envoie un SMS à sa famille pour expliquer qu'elle va retrouver un homme qui est intéressé par sa voiture. Rien d'inquiétant, au fond, puisque quand on vend une voiture, il faut bien laisser l'acheteur l'essayer. Sauf qu'Emma n'arrive jamais à la Deaf Association.
Ce matin-là, la Mazda rouge prend la direction du nord-est, vers Spencerville et Brooklands, un coin de pinèdes, de lagunes et de plages, à une quinzaine de kilomètres du centre de Christchurch. Pour les policiers, elle revient ensuite vers la ville, peut-être dès 11h.
À partir de là, plus personne ne reçoit de message d'Emma.
Une voiture en flammes
Comme ses messages se sont arrêtés d'un coup, l'alerte est donnée presque aussitôt. L'enquête est confiée à l'inspecteur Tom Fitzgerald, de la police de Christchurch, et le soir même, à 21h45, ses équipes tombent sur une voiture qui a brûlé à Bromley Park, un parc de l'est de la ville.
Le feu n'a pas tout détruit, et c'est bien la Mazda Familia rouge d'Emma. À l'intérieur, il n'y a ni Emma, ni ses téléphones, ni son sac, ni son portefeuille. Le parc est à une vingtaine de kilomètres de Spencerville, là où Emma est partie le matin, et entre les 2, il s'est écoulé près de 11 heures.
Dans le quartier, des témoins ont remarqué autre chose. Entre 21h et 22h, une voiture japonaise argentée est garée tout près de Bromley Park, puis elle tourne dans le secteur, et sur sa lunette arrière, il y a un grand autocollant noir, peut-être en forme de V.
2 téléphones introuvables
Le vendredi 16 et le samedi 17 novembre, les techniciens de la police passent la Mazda au peigne fin. Ils relèvent des empreintes, sur une vitre et sur la portière arrière côté passager, et une empreinte de paume de main sur la voiture, mais aucune trace de sang. À l'arrière, ils trouvent aussi un poil, qui ressemble à un poil pubien, et ils l'envoient à l'analyse.
Le samedi 17 novembre, la police lance un appel à témoins pour retrouver Emma, et pour identifier la voiture argentée. Les jours suivants, les enquêteurs retrouvent toutes les personnes à qui Emma a écrit ce jeudi matin, et ils cherchent quelqu'un qui aurait vu la Mazda rouge, avec ses coussins Roxy, entre 10h30 et 11h30, du côté de Spencer Park et de Brooklands. Chez les Agnew, un téléphone qui se tait, c'est déjà une alarme, et c'est ce même silence qui avait inquiété les proches de Lauren Giddings, à Macon, en Géorgie, une jeune femme qui répondait toujours.
Le mercredi 21 novembre, 6 jours après la disparition, un hélicoptère survole Spencer Park et Brooklands, et des équipes de recherche fouillent le sol. Pour l'inspecteur Fitzgerald, "c'est toujours une enquête pour disparition". Les recherches s'étendent sur 8 kilomètres, de la rivière Styx jusqu'à Spencerville, et jusqu'à la grande décharge de la région, à Kate Valley, au cas où les affaires d'Emma y auraient été jetées. Sauf que les téléphones, eux, restent introuvables.
Une nuit sur un parking de Dunedin
Le samedi 24 novembre 2007, à Dunedin, une ville universitaire à plus de 300 kilomètres au sud de Christchurch, une étudiante de 21 ans, dont le nom n'a jamais été rendu public, rentre chez elle à pied, au petit matin. Elle passe près d'un parking qui donne sur Rattray Street, en plein centre-ville, et c'est là qu'un homme l'attaque.
Dans les buissons, au bord du parking, pendant près de 2 heures, il la frappe à coups de poing, il la menace, il lui serre le cou, et il la viole à plusieurs reprises. Autour de son cou, il y a une corde. Pourtant, la jeune femme se défend, au point qu'elle finit par le frapper entre les jambes, et elle réussit à s'enfuir. Son agresseur, lui, repart avec son sac, et dans ce sac, il y a son passeport et son portefeuille. Elle s'en sort vivante, comme cette femme de l'Ohio qui, dans l'affaire Shawn Grate, a réussi à prévenir la police alors qu'un homme la retenait.
À Dunedin, personne ne fait encore le lien avec la jeune femme sourde disparue à Christchurch 9 jours plus tôt. Sauf que sous les ongles de l'étudiante, et sur la corde, il reste des traces de l'homme.
Des chiens qui reviennent au même endroit
Le lundi 26 novembre 2007, à Spencerville, au nord de Christchurch, Stuart Monk promène ses chiens sur un sentier de Spencer Park, derrière le camping. Déjà la veille, ils se sont arrêtés au même endroit, et ce soir-là, ils y retournent. Depuis le sentier, on ne voit rien, mais quand Stuart Monk s'approche, vers 19h30, il découvre un corps, caché sous des branchages et des aiguilles de pin.
Ce coin de forêt a pourtant été fouillé, et en profondeur, les jours précédents. Le corps ne sera retiré que le lendemain, alors des agents de sécurité gardent la scène toute la nuit. L'inspecteur Fitzgerald ne peut pas encore confirmer l'identité, mais pour lui, il s'agit "probablement" d'Emma, et pour sa famille, cette découverte apporte "un peu de soulagement", dit-il, même si, bien sûr, elle "ne les aide pas".
C'est bien Emma. Elle a disparu depuis 11 jours, et l'autopsie montre qu'elle a été violée, avec des contusions génitales profondes, avant de mourir étouffée, parce qu'une chaussette lui bloquait les voies respiratoires. Le lendemain matin, des policiers armés encerclent une pension de Christchurch.
Un homme qui a changé de nom
Le mardi 27 novembre 2007, l'unité d'intervention armée de la police néo-zélandaise donne l'assaut dans cette pension, et elle arrête un homme de 35 ans, Liam James Reid, qui est inculpé du viol et du meurtre d'Emma Agnew. Les empreintes relevées sur la vitre et sur la portière arrière de la Mazda sont les siennes.
Liam Reid n'a pas toujours porté ce nom, puisqu'il est né le 21 juillet 1972, à Hamilton, sous le nom de Julian Heath Edgecombe. Abandonné par ses parents, il grandit chez ses grands-parents jusqu'à ses 15 ans, puis ils lui demandent de partir. Depuis, il a eu affaire à la justice de nombreuses fois, pour des violences contre d'autres détenus, des coups, des armes à feu sans permis et des menaces de mort. En 2002, il a été jugé pour l'enlèvement, l'agression sexuelle et la tentative de meurtre d'une femme, et il a été acquitté. Selon la police, il change de nom entre 2005 et 2007, après avoir été inscrit dans une base de données de délinquants tenue par une association de victimes, le Sensible Sentencing Trust.
Au moment des faits, il est suivi par la justice, parce que le 31 juillet 2007, le tribunal de Dunedin l'a condamné à des travaux d'intérêt général et à 9 mois de mise à l'épreuve, notamment pour avoir préparé un crime. Il doit se présenter à un agent de probation toutes les 2 semaines, et en moins de 4 mois, il manque à ses obligations à 3 reprises. Le jour même de son arrestation à Christchurch, il est d'ailleurs attendu devant le tribunal de Dunedin, et il ne s'y présente pas.
Le 28 novembre, quand il comparaît pour la première fois, des gens du public en viennent aux mains avec lui et l'insultent. Le même jour, une question commence à se poser, celle de l'étudiante de Dunedin, agressée 3 jours avant son arrestation.
Des papillons pour dire adieu à Emma
Le lundi 3 décembre 2007, à Christchurch, plus de 800 personnes se pressent à l'Aurora Centre, la salle du lycée de Burnside, au point que beaucoup restent debout dans le hall. La cérémonie se fait en langue des signes, avec plusieurs interprètes, et même les chansons sont signées. Partout dans le pays, des centres de la communauté sourde la suivent en vidéo.
Autour du cercueil d'Emma, il y a des montagnes de fleurs et des papillons, parce que pour la communauté sourde, le papillon représente la liberté que donne la langue des signes. Sur un écran, on diffuse une performance de Signmark, le rappeur qu'elle avait rencontré en Espagne, et ses proches parlent d'une jeune femme très attachée à sa famille, d'une bénévole infatigable, d'une fan des voitures Ford, et de la fille à son papa.
Quand le cercueil quitte la salle, des centaines de ballons s'envolent, puis la famille enterre Emma dans l'intimité. Pendant ce temps, à l'institut scientifique ESR, des analyses ADN sont en cours, sur le poil retrouvé dans la Mazda, sur les ongles de l'étudiante de Dunedin et sur la corde.
Un poil à l'arrière de la Mazda
Les résultats tombent, et ils pèsent lourd. Pour la scientifique Pauline Simon, de l'ESR, l'ADN du poil retrouvé à l'arrière de la Mazda correspond à celui de Liam Reid, et selon elle, les résultats vont "extrêmement fort" dans ce sens. À Dunedin, l'ADN prélevé sous un ongle de l'étudiante et sur la corde nouée autour de son cou va "très fort" dans le même sens, même s'il ne s'agit que de profils partiels. Sur une chaussure de Liam Reid, il y a aussi du sang de la jeune femme.
Les enquêteurs remontent alors la matinée du 15 novembre. Ce jour-là, à Christchurch, la compagne de Liam Reid vient de rompre avec lui, et une amie de cette femme l'apprend le matin même. Devant la justice, une femme de son entourage affirme qu'il lui a avoué les 2 crimes, celui de Christchurch et celui de Dunedin, ce qu'il conteste. Un ancien collègue de travail, dans une usine de réfrigération industrielle, se souvient aussi qu'en parlant de sexe, il évoquait le fait d'étrangler, les mains autour du cou. Le 3 avril 2008, Liam Reid est renvoyé devant la Haute Cour de Christchurch pour le meurtre d'Emma, et le lundi 6 octobre 2008, le jour où son procès s'ouvre, il est aussi inculpé pour l'attaque de Dunedin. Désormais, il y a 2 femmes dans le dossier.
Un poil apporté par le vent
Dans la salle de la Haute Cour de Christchurch, devant le juge Lester Chisholm, Liam Reid plaide non coupable de tout. Pour la procureure, Pip Currie, les viols subis par les 2 femmes, avec les mêmes contusions génitales profondes, sont "une signature". L'avocat de la défense, David Bunce, répond que le dossier est "fragile", et que d'après les relevés téléphoniques, Emma roule seule vers Spencerville ce matin-là, et qu'elle va "parfaitement bien".
Le 23 octobre, Liam Reid choisit de témoigner. "Je ne l'ai jamais rencontrée. Je ne suis jamais allé nulle part en voiture avec elle", dit-il. Selon lui, le matin du 15 novembre, après la rupture, il jette une pierre sur la voiture de sa compagne, et au moment où Emma disparaît, il est avec un ami en train d'acheter de la drogue. Il refuse pourtant de donner le nom de cet ami. Il dit aussi qu'il s'injecte de la méthamphétamine, et que le lendemain, il part en auto-stop vers Blenheim et Nelson, pour trouver du travail dans la cueillette des fruits, avec l'idée de prendre un bateau pour l'Australie.
Pour l'empreinte de sa paume, il a une explication. Tôt ce jeudi matin, il aurait regardé une voiture avec un panneau "à vendre", garée dans Gloucester Street, et il l'aurait peut-être touchée. Pour le poil retrouvé à l'arrière de la Mazda, il en a 4. Il pourrait venir d'une autre personne, il aurait pu être apporté par le vent depuis la rue, il pourrait s'agir d'une contamination au laboratoire, ou bien la police l'aurait placé là. Pour lui, toutes les preuves scientifiques viennent d'un transfert accidentel, d'une contamination ou d'un coup monté, et quand la procureure l'interroge sur ce point, il répond que ce serait une erreur de croire que la police ne fait pas ce genre de chose.
Le 29 octobre, dans son réquisitoire, Pip Currie parle de 2 Liam Reid, l'homme charmant, intelligent, qui s'exprime bien, et l'homme menaçant, agressif et dangereux, "un vrai Jekyll et Hyde". À propos du poil apporté par le vent, elle suggère aux jurés de lui répondre comme sur les célèbres affiches de la bière Tui, "Yeah, right", c'est ça, oui.
Un verdict en langue des signes
Le jeudi 30 octobre 2008, après 17 jours de procès, les jurés se retirent pour délibérer. Ils y passent 3 heures le soir, puis encore une heure, le vendredi 31 octobre au matin.
Dans la salle, les interprètes traduisent le verdict en langue des signes, et des membres de la communauté sourde pleurent en silence. À l'unanimité, Liam Reid est reconnu coupable de tous les chefs d'accusation, le viol et le meurtre d'Emma Agnew, et le viol, l'agression sexuelle, le vol et la tentative de meurtre de l'étudiante de Dunedin. Il hoche la tête et reste debout, sans rien dire, pendant que le juge Chisholm le condamne à la prison à vie.
Devant le tribunal, Henry Agnew dit que ce verdict est "vraiment, vraiment bien", et que la famille est "très soulagée". "Emma nous manque tellement", ajoute-t-il, avant d'expliquer que les Agnew vont continuer à avancer. Son fils Toby, lui, a du mal à parler de soulagement. "J'ai l'impression que ce n'est pas juste. On ne peut pas ramener notre sœur à la vie. Et ça a changé notre vie pour toujours", dit-il.
À Dunedin, la jeune femme qui s'est échappée du parking est soulagée elle aussi, et elle tient à le dire. "Je ne suis pas une victime. Je suis une survivante."
Un mariage à Paremoremo
En décembre 2008, le juge Chisholm ajoute une peine de détention préventive, avec une période de sûreté de 26 ans, l'une des plus longues jamais prononcées en Nouvelle-Zélande, si bien que Liam Reid ne pourra sortir que si l'on estime un jour qu'il n'est plus dangereux. Le 7 juillet 2009, la cour d'appel rejette son appel, mais elle ramène la période de sûreté à 23 ans, et en 2012, la Cour suprême refuse à son tour d'examiner son recours. Pour l'étudiante de Dunedin, chaque nouvelle procédure ravive l'agression, et cette année-là, elle confie que c'est "toujours vraiment effrayant" de se dire qu'un jour, il pourrait sortir.
En 2011, à la prison, une avocate de Liam Reid, Davina Murray, lui apporte un iPhone, des cigarettes et un briquet. En 2013, elle est condamnée à 50 heures de travaux d'intérêt général, et le 26 février 2015, elle est radiée du barreau. Le 26 juin 2017, dans la chapelle de la prison de Paremoremo, la plus sécurisée du pays, elle épouse Liam Reid, et la ministre des Services pénitentiaires, Louise Upston, juge ce mariage "révoltant". Devenue Davina Reid, elle reste persuadée qu'il est innocent, et elle demande à redevenir avocate. Elle est refusée par le tribunal disciplinaire, puis par la Haute Cour, et le 21 février 2025, la Cour suprême refuse d'examiner son dernier recours. Liam Reid, lui, est toujours en prison.
Emma avait 20 ans. Le matin du 15 novembre 2007, elle avait écrit à sa famille qu'elle allait montrer sa Mazda rouge à un acheteur.
L'affaire Emma Agnew en vidéo ⬇️



À lire aussi :
Sources :
Otago Daily Times, chronologie de l'affaire Emma Agnew, 30 octobre 2008 : https://www.odt.co.nz/news/national/emma-agnew-murder-case-timeline
Otago Daily Times, le verdict et les réactions de la famille Agnew, 31 octobre 2008 : https://www.odt.co.nz/news/national/agnews-relieved-guilty-verdict
Otago Daily Times, le témoignage de Liam Reid au procès, 28 octobre 2008 : https://www.odt.co.nz/news/national/reid-claims-physical-evidence-planted
NZ Herald, la découverte du corps à Spencerville, 26 novembre 2007 : https://www.nzherald.co.nz/nz/body-likely-to-be-emma-police-video/CMKRJA7SKMMFYD7Z3TF5CBLBYQ/
NZ Herald, la cérémonie d'adieu à Emma Agnew, 3 décembre 2007 : https://www.nzherald.co.nz/nz/hundreds-farewell-emma-agnew-at-memorial-service/QHPQ2SHN2WI65XMAPUCBTISD44/
NZ Herald (NZPA), la cour d'appel réduit la période de sûreté, 7 juillet 2009 : https://www.nzherald.co.nz/nz/deaf-womans-rapist-and-murderer-has-sentence-cut/FCSF2LKIQHPX2UHVMNSUPLDHHQ/
Police néo-zélandaise, appel à témoins "The search for Emma continues", 21 novembre 2007 : https://www.police.govt.nz/node/20501
