Affaire de la comptable de Hangzhou : découpée en morceaux
Dans une tour de bureaux de Hangzhou, dans l'est de la Chine, fermée pour le Nouvel An, les policiers trouvent le 22 février 1999 des sacs de chantier abandonnés dans les étages en travaux, et à l'intérieur, il y a le corps découpé d'une jeune comptable, Xiao Liu. 3 jours plus tôt, le courant avait été coupé chez elle, et comme son bureau était tout près, elle avait couru jusqu'à cette tour pour demander une lampe de poche à l'agent de sécurité. Cet agent a disparu, et un mois plus tard, la police reçoit une lettre de lui, où il raconte ce qu'il a fait avant d'ajouter "En un mot, c'est un défi".
Xiao Liu, restée en ville pour les fêtes
Le 16 février 1999, c'est le Nouvel An chinois, la fête la plus importante de l'année. Comme chaque année, la plupart des gens rentrent dans leur famille, parfois à des centaines de kilomètres, et à Hangzhou, les bureaux ferment pendant plusieurs jours. Hangzhou, c'est la capitale de la province du Zhejiang, une grande ville à moins de 200 km au sud-ouest de Shanghai, connue dans tout le pays pour son lac de l'Ouest, entouré de collines, de temples, de pagodes et de jardins.
Près de la rue Wensan, il y a un immeuble de bureaux, la tour Laiyinda, et dans l'une des sociétés installées là travaille une jeune comptable. La presse chinoise l'appelle Xiao Liu, "la petite Liu", la façon familière dont on parle en Chine d'une jeune collègue, et c'est le seul nom qu'on connaît d'elle, parce que ni son prénom ni son âge n'ont jamais été publiés. Elle habite à quelques rues de son bureau.
Sauf qu'en février 1999, Xiao Liu ne part pas. Elle reste à Hangzhou, tout près d'une tour Laiyinda où il n'y a presque plus personne.
Des sacs au 11e étage
Le 22 février 1999, le septième jour du Nouvel An, le téléphone sonne au commissariat de Cuiyuan, dans le district de Xihu, et l'appel est transmis à la brigade criminelle. Au bout du fil, on parle d'un sac rempli de morceaux de chair qu'on n'arrive pas à identifier. Dans la tour Laiyinda, les policiers trouvent des sacs en plastique tissé, ceux qu'on utilise sur les chantiers, abandonnés dans une pièce en travaux. Au 11e étage, rien n'est encore aménagé, il n'y a qu'un plateau de béton brut.
À l'intérieur des sacs, il y a le corps de Xiao Liu, découpé.
La jeune femme a été tuée dans la soirée du 19 février, le quatrième jour du Nouvel An, et elle a été violée avant que son corps soit découpé. Ça veut dire que pendant 3 jours, dans un immeuble fermé pour les fêtes, personne ne l'a trouvée. Ce qu'on a fait à son corps, on aimerait croire que ça n'arrive qu'une fois, mais bien plus tard, à Hong Kong, une autre jeune femme subira le même sort, et son histoire, c'est l'affaire Abby Choi.
L'enquête est confiée à la brigade criminelle de Xihu, dont Guo Lifeng est à l'époque le chef adjoint, et un premier nom sort tout de suite, parce que dans la tour Laiyinda, il manque quelqu'un. L'agent de sécurité qui était de service ce soir-là a disparu.
Un agent de sécurité introuvable
Il s'appelle Liu Chao, et même s'il porte le même nom de famille que la jeune comptable, il n'a aucun lien de parenté avec elle, parce que Liu est l'un des noms les plus courants en Chine. Il est né en 1975 dans le village de Yuxi, dans le bourg de Xiaocun, dans le district de Taishun, près de Wenzhou. Taishun, c'est la pointe sud du Zhejiang, collée à la province du Fujian, une région de montagnes où l'on n'entre que par des routes en lacets, au point qu'il faut 13 heures de voiture pour y aller depuis Hangzhou. Ses parents sont agriculteurs, il a 5 sœurs et un frère, tous plus âgés que lui, et c'est le petit dernier de la famille.
Il mesure 1,70 m, il est costaud, et il pratique les arts martiaux. En 1995, il s'engage dans l'armée, et on l'affecte dans une unité blindée, à Xuzhou, dans la province du Jiangsu. En octobre 1998, l'armée le renvoie, pour des problèmes de conduite. En janvier 1999, il arrive à Hangzhou pour travailler, et il se fait embaucher comme agent de sécurité à la tour Laiyinda, si bien que le 19 février, ça fait moins d'un mois qu'il y travaille.
Pour la police, il n'y a pas vraiment de mystère sur ce qui s'est passé, et l'affaire est résolue très vite. Les policiers commencent donc par le plus logique, son village natal, mais il n'y est pas, et en interrogeant ses frère et sœurs, ils découvrent qu'il ne leur parle presque plus depuis longtemps. Le problème, c'est que Liu Chao a 3 jours d'avance.
Une lampe de poche dans le noir
Une partie de cette histoire, on ne la connaît que par Liu Chao lui-même. Quelque temps avant les fêtes, Xiao Liu passe devant le nouvel agent de sécurité de la tour, et elle remarque qu'il la fixe, et elle lui lance "Qu'est-ce que tu regardes ? T'as l'air idiot", le genre de remarque qu'on fait en passant à quelqu'un qui vous dévisage. Sauf que pour lui, ça ne passe pas, et plus tard, dans une lettre à un ancien camarade de l'armée, il écrira en appuyant sur son stylo "Ce que je déteste le plus, c'est qu'on me dise que j'ai l'air idiot ! Je ne suis pas idiot !"
Le soir du 19 février 1999, selon le récit que publie en 2013 le Qianjiang Evening News, le quotidien du soir de Hangzhou, le courant est coupé dans le logement de Xiao Liu. Comme son bureau est tout près, elle court jusqu'à la tour Laiyinda pour demander une lampe de poche à l'agent de sécurité.
L'agent de service ce soir-là, c'est celui qu'elle a traité d'idiot.
Liu Chao l'attire dans les toilettes du rez-de-chaussée par un mensonge, et là, il l'attrape par le cou et lui plaque la main sur la bouche, jusqu'à ce qu'elle meure. En 2004, le même journal décrivait une scène un peu différente, avec un couteau, si bien que la façon exacte dont Xiao Liu a été tuée reste floue. Ensuite, il découpe son corps, il le met dans les sacs, et il les laisse dans les étages en travaux, avant de quitter la tour, puis Hangzhou. Pendant sa fuite, il passe par plusieurs petites villes, et c'est là qu'il repense à un hôtel où il a déjà logé.
Une phrase lâchée dans une dispute
L'hôtel Yinlou se trouve sur l'avenue Jiefang Sud, à Jiangshan, une ville de la région de Quzhou, dans l'ouest du Zhejiang. Quand Liu Chao y a logé, il s'est disputé avec une employée. Elle s'appelle Yang, c'est tout ce que la presse dit d'elle, et selon le Qianjiang Evening News, elle l'a traité de soldat idiot qui n'a même pas d'argent. C'est encore une phrase lâchée dans une dispute, et encore une fois, Liu Chao ne l'oublie pas.
D'après le journal, il a aussi une autre raison. À la télévision, il tombe sur un reportage qui présente la région de Quzhou comme une région sûre, où la police résout beaucoup d'affaires, et pour lui, c'est un défi, et il décide que c'est là qu'il va frapper.
Liu Chao revient donc à Jiangshan avec un complice. Sur la date, le journal ne dit pas la même chose d'une année à l'autre. En 2004, il situe ce qui va se passer la veille de la fête des Lanternes de 1999, ce qui voudrait dire que Liu Chao a tué 2 femmes en à peine 2 semaines, avant même la fin des fêtes du Nouvel An, alors qu'en 2013, il le place en février 2001.
À Jiangshan, Liu Chao prend une chambre au Yinlou. Il achète d'abord un billet de car, avec un horaire calculé à l'avance, puis il attire Yang dans la chambre. Là, il l'assomme avec une matraque en caoutchouc, et il l'étouffe avec un sac en plastique. Il lui prend l'argent qu'elle a sur elle, il cache son corps sous le lit, et il monte dans le car à l'heure prévue. Selon le journal, il aurait aussi demandé à son complice de découper le corps et de faire frire le cœur et le foie de la jeune femme pour y goûter. Le complice n'ose pas, et Liu Chao, lui, trouve ça "très drôle".
Un défi par la poste
Un mois après sa fuite, une lettre arrive à la police du district de Xihu, et elle vient de Liu Chao. Il y raconte ce qu'il a fait, il explique qu'il a tué pour tuer, sans aucune autre raison, et il annonce qu'il fera encore pire. Pour que ce soit bien clair, il ajoute "En un mot, c'est un défi".
D'habitude, un fugitif fait tout pour qu'on oublie son nom. Sauf que Liu Chao fait exactement l'inverse. Alors les policiers relèvent le cachet de la poste, et ils partent aussitôt pour la ville de Jilin, dans le nord-est de la Chine. Mais entre le moment où la lettre est postée et celui où ils arrivent, il s'est passé trop de temps, et Liu Chao a déjà changé de nom.
Un complice à vendre
Ensuite, les lettres de Liu Chao arrivent régulièrement à Xihu. Certaines sont écrites au dos de couvertures de magazines arrachées, et elles viennent de Kunming, du Hunan ou du Fujian. Il écrit à la police, mais aussi à sa petite amie, à d'anciens camarades et à d'anciens chefs de l'armée, et il fait exprès d'y raconter ses crimes, parce qu'il sait que la police finira par les lire. Pour les fêtes, il envoie même des cartes de vœux au bureau de la sécurité publique.
Un jour, depuis Fuzhou, la capitale du Fujian, il écrit à la police de Hangzhou pour lui proposer un marché. Contre 6 000 yuans, il est prêt à livrer le complice de Jiangshan, et il propose même un paiement en 2 fois, 3 000 yuans d'abord, en échange d'un indice, puis 3 000 de plus si les policiers devinent où se trouve cet homme. Il explique aussi pourquoi il veut s'en débarrasser. "Il a peur de tout. Si on reste longtemps ensemble, ça finira forcément mal… Il ne me sert plus à rien."
6 mois après le meurtre de l'hôtel Yinlou, il revient à Jiangshan, et de là, il envoie à la police de Hangzhou une nouvelle lettre de défi. C'est comme ça qu'il joue avec les enquêteurs. Quand ils sont loin, il leur donne un indice pour les faire venir, et quand ils se rapprochent, il s'en va.
Un pistolet fait maison
En Chine, aucun civil n'a le droit de posséder une arme à feu, c'est pour ça qu'à Wuhan, dans la province du Hubei, Liu Chao fabrique lui-même un pistolet et ses balles. Pour savoir si son arme est assez puissante, il tire au hasard sur des passants, dans la rue, et quand ils tombent, il s'en va, sans même regarder s'ils sont vivants.
À Fuzhou et à Shouning, dans le Fujian, il suit des femmes, à plusieurs reprises, pour les voler et les violer. À la gare de Changchun, dans le nord-est, une femme résiste quand il essaie de la voler, et il lui plante un couteau dans le ventre et il repart. À Kunming, dans le Yunnan, il se dispute avec une employée d'un salon de coiffure, et il la menace avec son pistolet. À chaque fois, l'argent n'est pas le vrai motif, parce que d'après le journal, il passe à l'acte sur une impulsion, au moment où l'idée lui vient.
Entre 2 crimes, il regarde des séries policières, et il s'entraîne aux arts martiaux tous les jours. Il se fait appeler Liu Jie, ou Chen Yongfa, mais c'est son vrai prénom qu'il préfère, parce que Chao, en chinois, ça veut dire "dépasser", et lui, il le comprend comme "au-dessus des gens ordinaires". Il veut être célèbre, et il veut faire ce que les autres n'osent pas faire.
Dans ses lettres à ses anciens camarades, il s'invente une autre vie. Un jour, il a rejoint un gang qui contrôle 4 provinces, et le lendemain, il suit un entraînement spécial pour devenir une machine à tuer, ou il part en Thaïlande et en Birmanie acheter des armes pour la mafia, des AK-47 et des fusils automatiques de l'armée chinoise. Il écrit même qu'il a rejoint une organisation secrète, et que dans 6 ans, il faudra regarder le journal télévisé pour voir ses exploits.
Une douleur éternelle
À Hangzhou, chaque policier de la brigade criminelle de Xihu connaît son visage et son dossier par cœur. Ils le cherchent dans le Jiangsu, dans le Hunan, dans le Guangdong et dans le Fujian, et surtout, ils reviennent sans cesse à Taishun, son district natal, au bout de ces routes de montagne, au point que chacun des 8 commissariats du district les voit arriver plus de 15 fois. À force, les anciens camarades de Liu Chao, qui savent tous qu'il est recherché, finissent même par devenir amis avec eux.
Les années passent, des enquêteurs s'en vont, et le chef de la brigade change 3 fois. Pourtant, ceux qui restent n'oublient pas la phrase d'un de leurs chefs, celle qu'ils se répètent entre eux. "Si on n'attrape pas Liu Chao, ce sera une douleur éternelle pour la police de Xihu."
Alors ils collent son visage partout, avec la promesse d'une récompense, dans les villes et les villages de Ningde, Shouning, Fuding et Wuyi, dans le Fujian, et de Lishui et Jingning, dans le Zhejiang. Et petit à petit, en recoupant tout ce qu'ils savent, ils comprennent une chose. Liu Chao a beau leur écrire depuis toute la Chine, il ne s'éloigne jamais vraiment de chez lui, là où se rejoignent le Zhejiang, le Fujian et le Jiangxi.
Une nuit de route jusqu'à Shouning
Le 9 février 2004, dans l'après-midi, les enquêteurs reçoivent enfin une information sérieuse. Un homme qui ressemble beaucoup à Liu Chao, par son visage et par sa façon de se comporter, a été vu à Shouning, un district de montagne du Fujian, juste de l'autre côté de la limite avec le Zhejiang. Le soir même, les policiers partent, et ils roulent toute la nuit.
Le 10 février, à 4h du matin, ils arrivent à Shouning, et ils commencent à se renseigner sans se faire remarquer. À 8h, ils sont pratiquement sûrs que c'est lui, et ils ont trouvé l'endroit où il habite. Pourtant, ils n'entrent pas, parce qu'ils savent que Liu Chao a 2 pistolets artisanaux, qu'il en garde toujours un sur lui, une balle engagée, et qu'il s'entraîne au combat tous les jours. Eux n'ont que leurs 2 armes de service, aucune protection, et ils doivent le prendre vivant, sans blesser un passant ni l'un des leurs. Alors ils se postent autour de son logement, et ils attendent.
"Je m'avoue vaincu"
Vers 15h, Liu Chao sort, tranquille, dans une rue du bourg de Chengguan, le centre de Shouning, et selon le récit publié en 2013, il passe devant un supermarché de la rue Jiefang. En une fraction de seconde, les policiers lui tombent dessus et le plaquent au sol. Il se débat, et quand les menottes se referment sur ses poignets, il dit "Je m'avoue vaincu".
Autour de lui, des policiers venus de Hangzhou se mettent à pleurer, parce que ça fait 5 ans qu'ils le cherchent. Dans son logement, ils trouvent une vingtaine ou une trentaine de disques, et ce sont tous des séries policières, sur de grandes enquêtes criminelles chinoises.
Un sourire devant les caméras
Le 11 février, quand les journalistes entrent dans la pièce, une dizaine de micros se tendent vers lui, et sur son visage, il y a un petit sourire satisfait. Il sait qu'il passe à la télévision, et face à la caméra, il lâche "Je suis vraiment désolé pour toutes ces victimes… Maltraiter les gens, pour moi, c'est un plaisir", avant d'ajouter un peu plus tard "Mon bonheur doit se construire sur la souffrance des autres".
Il parle aussi de lui. "Je n'ai pas de sentiments, pas d'affection pour ma famille, pas d'amour. J'ai un caractère extrême, une psychologie tordue." Quand on lui demande pourquoi il a choisi cette vie, il répond qu'il ne veut pas que les choses aillent bien pour lui, qu'il veut se couper toute porte de sortie, et qu'il ne veut pas d'une vie tranquille, avec un couple heureux, le travail tous les jours et les petits soucis du quotidien.
Quand un journaliste lui demande pourquoi il a tué Xiao Liu, il répond "Parce que cette femme était très belle, très parfaite. Elle était jolie, elle avait de l'allure, elle avait une belle silhouette. J'aime détruire les belles choses". On lui demande ce qu'il a pensé après le premier meurtre, et il répond "Tuer, qu'est-ce que ça a de difficile ?", en expliquant qu'il ne choisit pas ses victimes à l'avance. S'il trouve ça si facile, c'est que pendant son passage à l'armée, dont il se vante, il a appris à tuer et à découper les cochons, et pour lui, un être humain, c'est à peu près pareil.
Une tour qu'on préfère oublier
Liu Chao n'est atteint d'aucune maladie mentale, donc il répond de ses actes devant la justice. De son procès, la presse chinoise ne raconte presque rien, sinon qu'il est condamné à mort, et le 28 juillet 2005, il est exécuté. À l'autre bout du monde, dans l'Ohio, un autre homme qui s'en prenait aux femmes finira lui aussi condamné à mort, et c'est l'affaire Shawn Grate.
En novembre 2013, 14 ans après le meurtre, le journaliste Chen Lei, du Qianjiang Evening News, qui avait couvert l'arrestation, revient sur l'affaire. Pendant toutes ces années, il n'a jamais voulu savoir où se trouvait exactement la tour Laiyinda, alors qu'il est forcément passé devant plusieurs fois, parce qu'il ne voulait pas penser à Liu Chao. Guo Lifeng, lui, est devenu chef de la brigade criminelle du district de Xihu, et 14 ans après, il se souvient encore de chaque date.
Depuis l'exécution de Liu Chao, aucun fait nouveau n'a été rapporté. La famille de Xiao Liu, comme celle de Yang, ne s'est jamais exprimée dans la presse, et les victimes des attaques de Wuhan, de Changchun, de Kunming et du Fujian n'ont jamais été nommées. De Xiao Liu, il ne reste que son nom de famille, et ce soir de fête où, parce que le courant était coupé chez elle, elle est venue chercher une lampe de poche.
L'affaire de la comptable de Hangzhou en vidéo ⬇️



À lire aussi :
Sources :
Qianjiang Evening News (via Sina), arrestation de Liu Chao à Shouning, 12 février 2004 : https://news.sina.cn/sa/2004-02-12/detail-ikknscsi2633802.d.html
Qianjiang Evening News (via CCTV.com), retour sur l'affaire 14 ans après, 30 novembre 2013 : https://news.cntv.cn/2013/11/30/ARTI1385774565298276.shtml
China News Service, reprise de l'article du Qianjiang Evening News, 26 novembre 2013 : https://www.chinanews.com/fz/2013/11-26/5548050.shtml
UNESCO, paysage culturel du lac de l'Ouest de Hangzhou, inscription de 2011 : https://whc.unesco.org/fr/list/1334/
