Affaire Cassidy Rainwater : venue dormir, mise en cage


Le dossier que reçoit le bureau du FBI de Kansas City, le 16 septembre 2021, arrive sans signature, avec une série de photos, et il porte un seul titre, "Cassidy". Dans le Missouri, personne n'a revu depuis le mois de juillet Cassidy Rainwater, une maman de 6 enfants qui n'a pas de maison à elle, et jusque-là, pour les adjoints du shérif du comté de Dallas, c'est l'histoire d'une adulte qui ne donne plus de nouvelles. Sur l'une des photos, il y a une femme à moitié nue, enfermée dans une cage, et les enquêteurs la reconnaissent tout de suite.
Cassidy Rainwater, la fille de la rivière
C'est un 4 juillet, au bord d'un lac, à Urbana, et Cassidy et ses frères et sœurs s'amusent à se lancer des feux d'artifice les uns sur les autres. Cassidy rit aux éclats. Ce jour-là, dans la maison de ses parents, sa tante, Cora Terry, ne l'a jamais oublié, parce que Cassidy, c'est exactement ça, un esprit libre, une fille bruyante et pleine de vie, qui prend toute la place.
Cassidy chante depuis toute petite, elle écrit des poèmes, et quand elle parle d'elle, elle se présente volontiers comme une "fille de la campagne". Mais l'endroit qu'elle aime le plus, c'est la rivière. Dans les Ozarks, beaucoup de gens arpentent les berges et les champs à la recherche de pointes de flèches taillées par les Amérindiens, et Cassidy en fait partie, parce que c'est là, au bord de l'eau, qu'elle se sent le mieux.
Elle grandit dans la région de Lebanon, une petite ville du centre du Missouri, et pendant un temps, du côté de Harrisonville, au sud de Kansas City, où l'annuaire du lycée de 2003 la compte parmi les élèves de première année. C'est là, au lycée, qu'elle rencontre un garçon, Ben, et de leur histoire naît un petit garçon. Ils ne se marient pas, et l'enfant grandit dans une famille adoptive, loin de la région. Pourtant, Cassidy et Ben restent amis, au point qu'ils continuent à s'appeler plusieurs fois par an, pendant des années. En 2007, alors que Cassidy n'a pas encore 20 ans, c'est sa mère qui disparaît.
Une première disparition
La mère de Cassidy s'appelle Tracy Wahwassuck, et en 2007, elle disparaît dans la région de Lebanon. À la télévision locale, on parle d'une disparition suspecte, sauf que pendant des mois, personne ne sait ce qui lui est arrivé. Un an plus tard, on retrouve ses restes, éparpillés dans un champ près de Lebanon, dans le comté de Laclede. Aucune cause de la mort n'est rendue publique, personne n'est arrêté, et le dossier reste ouvert, si bien que Cassidy doit vivre avec cette question sans réponse.
Devenue adulte, elle se fait baptiser par le pasteur Allen Reeves, et pour elle, ça compte, parce qu'elle aime Dieu et qu'elle aime sa famille. Elle devient maman de 6 enfants, et son fils aîné, Aden, garde le souvenir d'une mère qui travaille dur et qui lui chantait des chansons quand il était bébé.
Pourtant, la vie de Cassidy est instable. Elle n'a pas de maison à elle, elle va d'un endroit à l'autre, et ses proches s'inquiètent souvent pour elle. Ben, le père de son premier fils, s'est toujours fait du souci, à cause de son passé, et parce qu'à certains moments, elle va vraiment mal. En mai 2019, ils se parlent au téléphone pour la dernière fois.
Un lit sur Moon Valley Road
Ce jour-là, en mai 2019, Ben pense que Cassidy est sans abri, et qu'elle essaie de s'occuper seule d'un autre de ses enfants. Elle lui confie qu'elle aimerait reprendre sa vie en main, alors Ben lui propose de venir le rejoindre à Kansas City, pour qu'ils trouvent des solutions ensemble. Après ce coup de téléphone, il n'a plus jamais de nouvelles d'elle.
À l'été 2021, Cassidy a 33 ans, et elle n'a toujours pas de logement. En juillet, elle trouve un endroit où dormir, chez un homme qui accepte de l'héberger le temps qu'elle se remette sur pied. Il loue une maison sur Moon Valley Road, entre Lebanon et Buffalo, près du hameau de Windyville, dans le comté de Dallas.
Ici, on est au cœur des monts Ozarks, une région de collines couvertes de forêts qui s'étend aussi sur l'Arkansas et l'Oklahoma. Les propriétés sont grandes, les voisins sont loin, et beaucoup de routes ne sont que des chemins de terre qui s'enfoncent dans les bois, si bien que d'une maison à l'autre, personne ne voit vraiment qui va et qui vient.
À partir de ce mois de juillet, plus personne ne voit Cassidy.
6 semaines de silence
Le 25 août 2021, Cora Terry appelle le bureau du shérif du comté de Dallas. Quand quelqu'un vit comme Cassidy, sans adresse fixe, il arrive qu'on reste plusieurs semaines sans nouvelles, et c'est assez logique finalement, ses proches ont l'habitude de la voir réapparaître d'elle-même. Sauf que là, ça fait 6 semaines que personne ne l'a vue, et pour Cora, c'est beaucoup trop.
Alors elle donne aux adjoints le nom de la dernière personne qui, d'après elle, a vu Cassidy, un homme qu'elle appelle James Rainwater. Dans l'Ohio, dans l'affaire Shawn Grate, personne n'avait signalé la disparition de Candice Cunningham, si bien qu'on ne l'aurait peut-être jamais retrouvée. Cassidy, elle, a quelqu'un qui donne l'alerte, même si c'est 6 semaines après.
Les adjoints cherchent qui se cache derrière ce nom de James Rainwater, et ils finissent par comprendre que l'homme dont parle Cora s'appelle en réalité James Phelps. Il a 58 ans, et il habite au 386 Moon Valley Road.
Une voiture au bout de l'allée
Le jour même, les adjoints vont sur Moon Valley Road et rencontrent James Phelps. Il leur confirme qu'il connaît Cassidy, mais il leur dit qu'il ne lui a pas parlé depuis environ un mois, et qu'elle avait parlé de partir dans le Colorado. Les adjoints repartent, et pour le moment, c'est l'histoire d'une adulte qui ne donne plus de nouvelles.
Le 1er septembre 2021, un inspecteur du comté de Dallas revient le voir. Cette fois, James Phelps explique que Cassidy a dormi chez lui pendant 2 semaines, le temps de se remettre sur pied, et qu'un mois plus tôt environ, elle serait partie au milieu de la nuit, pour rejoindre une voiture qui l'attendait au bout de l'allée. Depuis, il ne l'aurait plus revue.
Pour l'instant, rien ne permet de dire le contraire. Une femme sans domicile qui part en pleine nuit vers un autre État, sans prévenir personne, ça ne prouve pas qu'il lui est arrivé quelque chose, et c'est d'ailleurs ce que les adjoints ont l'habitude de voir. Or 2 semaines plus tard, c'est le FBI qui appelle.
Un dossier au nom de Cassidy
Le 16 septembre 2021, le bureau du FBI de Kansas City contacte les enquêteurs du comté de Dallas. On vient de lui envoyer, sans signature, une alerte de cybercriminalité avec une série de photos, et le dossier porte un titre, "Cassidy". Sur l'une des photos, il y a une femme à moitié nue, enfermée dans une cage, et les enquêteurs la reconnaissent tout de suite.
C'est Cassidy Rainwater.
D'autres photos sont encore plus terribles. On y voit son corps attaché à un portique, un de ces cadres en métal où l'on suspend le gibier pour le découper, puis son corps ouvert et découpé en morceaux.
Une date sur des sachets
Le jour même, les enquêteurs retournent sur Moon Valley Road, et en arrivant dans le jardin de James Phelps, ils reconnaissent des objets qu'ils viennent de voir sur les photos. Ils l'arrêtent pour enlèvement au premier degré, et ils l'emmènent à la prison du comté de Dallas, pendant que d'autres agents gardent les lieux en attendant le mandat de perquisition.
Le procureur du comté, Jonathan Barker, demande le mandat, la juge Lisa Henderson le signe, et les adjoints du shérif reviennent avec la police scientifique du comté de Greene et le FBI. Rien que pour fouiller la propriété, il leur faut 7 jours.
Dans le téléphone de James Phelps, il y a 7 photos de Cassidy dans la cage. Sur le terrain, il y a la cage elle-même, et le portique. Sur la propriété d'à côté, les enquêteurs découvrent des restes d'os, qui seraient ceux de Cassidy, et au total, ils emportent plus de 200 éléments. Dans un congélateur, il y a aussi des sachets qui semblent contenir de la chair humaine, et sur ces sachets, quelqu'un a écrit une date, "7-24", c'est-à-dire le 24 juillet.
Un deuxième homme
Le 17 septembre, un adjoint et un agent du FBI essaient d'interroger James Phelps, et il refuse de leur parler sans avocat. Les enquêteurs se plongent donc dans ses appareils électroniques, et ils y trouvent des messages échangés avec un autre homme, où, selon le bureau du shérif, les 2 hommes préparent le meurtre de Cassidy.
Cet homme s'appelle Timothy Norton, il a 56 ans et il habite, lui aussi, du côté de Lebanon. Le 20 septembre 2021, des agents du FBI l'interrogent, et cette fois, l'homme qui est en face d'eux parle. Il avoue, et il explique qu'à la demande de James Phelps, il a aidé à maintenir Cassidy pendant un long moment.
Le 22 septembre, le bureau du shérif annonce que Timothy Norton est arrêté. Comme James Phelps, il est poursuivi pour enlèvement au premier degré, et un juge décide qu'il restera en prison, sans caution. À la fin du mois, on reproche aux 2 hommes d'avoir enlevé Cassidy pour commettre un crime, pour la blesser et pour la terroriser. Pourtant, à ce moment-là, personne ne les poursuit encore pour meurtre.
La nuit du 24 juillet
D'après les aveux de Timothy Norton, tels que le bureau du shérif les a rendus publics, Cassidy dort, allongée sur le sol du salon, quand James Phelps demande à Timothy Norton de venir. Quand il arrive, Timothy tient les jambes de Cassidy, pendant que James Phelps lui met un sac sur la tête et l'étrangle.
Après une courte pause, les 2 hommes portent son corps dehors. James Phelps l'attache au portique, et il commence à l'ouvrir et à la découper. Ensuite, toujours d'après Timothy Norton, il l'aide à ramener le corps dans la maison, et ils le déposent dans la baignoire.
Ce récit colle avec la date écrite sur les sachets du congélateur. Le 24 juillet, c'est le dernier jour où Cassidy est censée avoir été en vie, et c'est aussi, selon les messages retrouvés, le jour que les 2 hommes avaient choisi pour la tuer. Cassidy n'est donc restée qu'environ 2 semaines dans cette maison où elle était venue chercher un endroit pour dormir.
Le bureau du shérif refuse d'en dire plus, à cause de la nature extrême du crime, et parce que l'enquête continue. Les enquêteurs ont les photos, les messages et des aveux, et malgré tout, ils ne peuvent pas encore poursuivre les 2 hommes pour meurtre, parce qu'il leur manque une preuve scientifique, celle que les restes retrouvés sont bien ceux de Cassidy.
Un incendie piégé
Le 4 octobre 2021, le bureau du shérif publie un message pour la famille de Cassidy. Pour ses proches et ses amis, c'est une période extrêmement difficile, et il demande à tout le monde de respecter leur vie privée. Le soir même, sur Moon Valley Road, la maison que louait James Phelps prend feu.
À ce moment-là, James Phelps et Timothy Norton sont en prison depuis 2 semaines, et ils doivent passer devant le tribunal le lendemain. Les pompiers arrivent, trop tard, il n'y a plus rien à sauver, et pour le shérif, Scott Rice, la maison est une perte totale.
C'est un adjoint du shérif qui remarque le premier, près de l'incendie, quelque chose qui ressemble à un fil tendu au ras du sol, comme un piège. On fait donc venir l'équipe de déminage de Springfield, et dans son rapport, elle décrit 2 engins incendiaires, fabriqués avec des tubes de mortier, des ballons et des mèches enroulées, reliés à un fil de déclenchement. L'équipe les retire, et aucun pompier n'est blessé.
Le service des incendies de l'État du Missouri conclut à un incendie volontaire, au second degré, avec environ 40 000 dollars de pertes. Qui a fabriqué ces engins, qui a mis le feu, et pourquoi, personne ne l'a jamais dit publiquement.
Des rumeurs sur TikTok
Depuis l'arrestation des 2 hommes, tout le pays parle de l'affaire, et comme la police ne dit presque rien, d'autres racontent à sa place. Sur TikTok, des vidéos affirment que les 2 hommes découpaient des êtres humains pour stocker leur viande, et même pour la vendre, et chacun y ajoute ses propres détails. Sur place, des curieux viennent jusque devant la propriété.
Le 7 octobre 2021, le shérif Scott Rice leur répond sur Facebook. Il y a beaucoup de fausses informations et de rumeurs sur l'affaire Cassidy Rainwater, écrit-il, et il vaut mieux ne pas écouter les blogueurs ni les vidéos TikTok, parce que "99,999999 % de ce qui a été publié sur les réseaux sociaux, c'est n'importe quoi". Personne n'a droit au récit en direct d'une enquête en cours, et "ce n'est pas une série télé ou un film où on passe à la pub et où on a les résultats du labo en 15 minutes". Ceux qui viennent sur la propriété pour y entrer, la salir ou l'abîmer seront poursuivis.
Le problème, c'est qu'une partie de ce que racontent les rumeurs n'est pas loin de la réalité, puisqu'il y a bel et bien des restes humains dans un congélateur, et que le laboratoire n'a toujours pas dit à qui ils appartiennent.
La réponse du laboratoire
Le 17 novembre 2021, la réponse arrive enfin. Les restes du congélateur sont bien ceux de Cassidy Rainwater, et le jour même, le procureur du comté de Dallas inculpe James Phelps et Timothy Norton de meurtre au premier degré et d'abandon de cadavre, en plus de l'enlèvement. En novembre, le shérif précise aussi que les enquêteurs n'ont trouvé aucune preuve d'autres victimes.
Dans le Missouri, pour un meurtre au premier degré, c'est la peine de mort ou la prison à vie sans libération conditionnelle, et ici, le parquet veut la mort. Or la procédure dure près de 2 ans, et qu'elle ne finira jamais devant un jury.
Le 28 avril 2023, devant le tribunal du comté de Dallas, James Phelps accepte un accord. Il plaide coupable, mais d'une façon particulière, qu'on appelle la procédure Alford, c'est-à-dire qu'il ne reconnaît pas avoir tué Cassidy, tout en admettant que les preuves suffiraient à le faire condamner par un jury. En échange, il échappe à la peine de mort, et il est condamné à la prison à vie sans possibilité de libération conditionnelle. En Géorgie, dans l'affaire Lauren Giddings, il n'y a pas eu de procès non plus, parce que l'accusé a plaidé coupable une semaine avant son ouverture.
Le 27 juin 2023, c'est au tour de Timothy Norton. Il plaide coupable de meurtre au premier degré, on abandonne les poursuites pour enlèvement et abandon de cadavre, et il est condamné lui aussi à la prison à vie sans libération conditionnelle. Le shérif Scott Rice ne s'oppose pas à ces accords, même s'il aurait préféré la peine de mort. "C'est la dernière affaire que j'aurais imaginé traiter dans le comté de Dallas", confie-t-il, parce que pour lui, ce genre de crime arrive dans les grandes villes, pas dans une petite commune comme celle-là.
Juste après l'audience, devant les caméras de la télévision locale, Timothy Norton déclare "Je mérite de mourir, et je suis prêt". Il dit que ce n'est pas bien d'ôter la vie, et il donne sa version. D'après lui, James Phelps et lui pensaient que Cassidy leur avait volé des affaires, ils voulaient les récupérer, et tout à coup, James Phelps l'étranglait, et la situation a dégénéré. Les autorités, elles, n'ont jamais rendu public de mobile.
Un adieu à Lebanon
En octobre 2023, ce sont les enfants de Cassidy qui attaquent à leur tour les 2 hommes, devant un tribunal civil. James Phelps et Timothy Norton ne répondent pas, et le 25 janvier 2024, le juge Mike Hendrickson accorde aux enfants 30 millions de dollars. Ils ne verront sans doute jamais cet argent, parce qu'aucun des 2 hommes ne semble rien posséder. Grâce à ce jugement, ils peuvent au moins demander de l'aide à un fonds pour les victimes, jusqu'à 300 000 dollars.
Les 2 hommes purgent leur peine de prison à vie, et on ne leur connaît aucun appel depuis leurs plaidoyers. L'incendie de Moon Valley Road, lui, n'a jamais été élucidé publiquement, et la mort de Tracy Wahwassuck reste elle aussi sans réponse, même si en 2021, le coroner du comté, Steve Murrell, a dit ne voir aucun lien entre la mort de Tracy et celle de sa fille.
Il faut attendre 3 longues années pour que la famille récupère les restes de Cassidy. Le 16 août 2024, dans un funérarium de Lebanon, ses proches se réunissent enfin pour lui dire adieu, autour du pasteur Allen Reeves, celui qui l'avait baptisée. "Elle n'était pas juste un nom aux informations", dit-il. Cora Terry raconte que le plus petit des enfants fait des cauchemars, que tous voient un thérapeute, et que certains ont été harcelés à l'école quand les détails de sa mort ont été rendus publics. "La chose la plus importante que les gens ne savent pas, c'est qu'elle aimait ses enfants."
Ce jour-là, son fils aîné, Aden, prend la parole lui aussi. Il dit que sa mère a toujours aimé la rivière, que c'était son endroit préféré.
L'affaire Cassidy Rainwater en vidéo ⬇️

À lire aussi :
Sources :
KY3 (repris par WIBW), le shérif confirme l'identification de Cassidy Rainwater et les inculpations pour meurtre, 17 novembre 2021 : https://www.wibw.com/2021/11/17/dallas-county-sheriff-confirms-body-found-james-phelps-property-cassidy-rainwater-murder-charges-filed
KY3, plaidoyer de culpabilité et condamnation de Timothy Norton, 27 juin 2023 : https://www.ky3.com/2023/06/27/timothy-norton-enters-guilty-plea-death-cassidy-rainwater-dallas-county/
NBC News (Associated Press), condamnation du second homme, 28 juin 2023 : https://www.nbcnews.com/news/us-news/missouri-man-sentenced-death-woman-was-caged-dismembered-rcna91757
KY3, engins incendiaires découverts lors de l'incendie de Moon Valley Road, 12 octobre 2021 : https://www.ky3.com/2021/10/12/investigators-found-2-incendiary-devices-during-fire-home-center-kidnapping-case-dallas-county
Springfield News-Leader (repris par AOL), jugement civil de 30 millions de dollars, 29 janvier 2024 : https://www.aol.com/dallas-county-killers-ordered-pay-213012763.html
KOLR 10 OzarksFirst, obsèques de Cassidy Rainwater à Lebanon, 16 août 2024 : https://www.ozarksfirst.com/news/she-was-just-not-a-name-on-the-news-friends-and-family-honor-cassidy-rainwater-as-shes-laid-to-rest/
