Affaire Carpentier : 2 sœurs frappées à mort dans les bois


Le soir du 8 juillet 2020, sur l'autoroute 20, à Saint-Apollinaire, au Québec, des automobilistes appellent le 911 pour une voiture accidentée au milieu des voies. Quand les policiers arrivent, l'habitacle est vide, à part un siège d'enfant, une sandale et une crème glacée qui n'a pas eu le temps de fondre. Quelques minutes plus tard, le téléphone portable resté dans la voiture se met à sonner, et quand un policier décroche, ce sont les grands-parents de Norah, 11 ans, et de Romy, 6 ans, qui s'inquiètent, parce que leur père devait les ramener d'une glace vers 21h.
Norah et Romy, les filles du duplex
À Lévis, sur la rive sud du Saint-Laurent, Martin Carpentier traverse souvent chez sa voisine pour discuter un peu. Cette voisine, c'est Gaétane Tremblay, la grand-mère maternelle de ses filles, avec qui il partage un duplex, et entre eux, c'est resté chaleureux, au point que pour Gaétane, "il faisait partie intégrante de notre famille".
L'aînée, Norah, est née en 2008, et dès ses premiers jours, c'est Martin qui l'élève comme sa fille. Il n'est pas son père biologique, et pourtant, il l'adopte, et 5 ans plus tard, avec Amélie Lemieux, il accueille une deuxième petite fille, Romy. En 2015, le couple se sépare, sauf que la famille, elle, ne se disperse pas, parce que Martin garde la maison, et que Norah et Romy vivent entre chez leur père et chez leur grand-mère, juste à côté.
Tous ceux qui le connaissent décrivent un père doux et affable, entièrement dévoué à ses filles. Il n'aime pas que quelqu'un d'autre que lui s'occupe d'elles, si bien que même les jours où il ne les a pas, il lui arrive de dire à sa compagne qu'il les garde, au cas où leur mère aurait besoin de lui. Norah et Romy, elles, ont des cousins et des cousines qui adorent venir les voir, et Romy, la petite, a déjà sa chanson préférée, "L'Amérique pleure", des Cowboys Fringants.
Une glace avant 21h
Le 8 juillet 2020, il fait très chaud, et chez Gaétane Tremblay, la maison est pleine d'enfants, parce que les cousins sont descendus à Québec pour voir Norah et Romy. Au souper, Martin est là, au milieu de toute cette ribambelle d'enfants, et sa belle-mère le trouve "joyeux et relax".
Vers 20h, il vient lui dire qu'il va aux Chocolats Favoris avec les filles. Il tient à y aller seul avec elles, et il promet de les ramener vers 21h. Ce moment-là, Gaétane le revoit encore aujourd'hui, derrière sa grande fenêtre.
Un peu après 20h30, quelqu'un voit Martin, Norah et Romy dans un dépanneur de Saint-Nicolas, un secteur de Lévis. À 20h54, une caméra de surveillance filme la voiture de Martin à Saint-Apollinaire, une municipalité un peu plus à l'ouest, à 6 minutes de l'heure où les filles devaient rentrer.
Une voiture vide sur l'autoroute 20
Vers 21h17, sur l'autoroute 20 en direction est, à la hauteur du kilomètre 288, la voiture de Martin Carpentier quitte soudain la voie de droite et part vers le terre-plein central. Le conducteur perd le contrôle, la voiture glisse sur 229 mètres sans faire de tonneau, en arrachant des poteaux au passage, et elle finit sa course dans les voies de l'autre sens. Ce soir-là, il n'y a ni pluie ni brouillard, et la voiture n'a aucun problème mécanique.
À 21h23, le 911 reçoit le premier appel. Les témoins expliquent qu'il n'y a personne dans la voiture, mais qu'il y a un siège d'enfant à l'intérieur.
Quand les policiers arrivent, les coussins gonflables sont sortis. Dans la voiture, il reste un portefeuille, une tablette, un téléphone portable, une sandale et une crème glacée qui n'a pas eu le temps de fondre.
Quelques minutes plus tard, le téléphone se met à sonner, et un policier décroche. Au bout du fil, ce sont les grands-parents de Norah et Romy, et ils s'inquiètent, parce que leur ancien gendre aurait dû être rentré depuis longtemps.
Une nuit sans enquêteur
Une voiture vide après un accident, c'est souvent un conducteur qui a pris peur et qui est parti à pied, alors cette nuit-là, les policiers traitent d'abord l'affaire comme un possible délit de fuite, d'autant qu'une mauvaise information a été transmise au centre d'appels. Sauf que dans cette voiture, il y avait 2 enfants.
Vers 23h30, Amélie Lemieux arrive sur place avec son conjoint, et lui réclame une alerte Amber, parce qu'il pense que Martin a pu garder les fillettes avec lui contre leur gré. Un collègue de travail de Martin s'inquiète aussi de son état d'esprit. Avant minuit, 2 personnes ont donc déjà dit leur inquiétude aux policiers, et pourtant, ce qu'elles ont dit n'arrive pas jusqu'à ceux qui ont le dossier en main. Entre 21h20 et 1h35, 4 policiers se passent le dossier, l'un après l'autre, et il faut attendre 3h30 du matin pour qu'un premier enquêteur arrive sur les lieux de l'accident.
Vers 5h, le 9 juillet, on appelle enfin les policiers spécialisés dans les recherches en forêt. Sauf qu'André Bernard et 2 de ses collègues sont à Mascouche, à 240 kilomètres de là, et qu'une douzaine d'autres sont au Lac-Saint-Jean, pour la sécurité du premier ministre François Legault. Vers 6h, les policiers apprennent aussi que la veille, vers 19h30, Martin a envoyé à un proche 2 messages qui pourraient ressembler à un mot d'adieu, alors le dossier passe aux crimes majeurs.
Les recherches dans les bois commencent vers 9h30, avec 2 équipes de 7 policiers, dont une partie vient des patrouilles d'autoroute. Norah et Romy ont disparu depuis 12 heures.
L'empreinte d'une sandale
Ce matin-là, à Saint-Apollinaire, 2 personnes, chacune de son côté, voient un homme qui marche avec 2 enfants. À 11h22, la Sûreté du Québec prépare un avis de recherche avec les photos de Martin et des filles, et il n'est pas envoyé aux médias. L'alerte Amber, elle, est lancée à 13h20, et elle n'est diffusée qu'à 15h. Pendant 3 jours, tout le Québec attend des nouvelles, et Amélie Lemieux, elle, attend en sachant que ses filles sont quelque part dehors, en pleine canicule.
Dans l'après-midi, au sud de l'autoroute, l'équipe d'André Bernard trouve enfin quelque chose. C'est l'empreinte d'une sandale, et elle correspond exactement à celle de Norah, restée dans la voiture. Environ 800 mètres plus loin, les policiers trouvent une autre trace, plus petite, celle de Romy, et pour la première fois, ils ont la confirmation qu'ils cherchent bien des enfants.
Vers 20h20, comme il n'y a pas assez de monde pour continuer la nuit en sécurité, les recherches s'arrêtent. Le Service de police de la Ville de Québec avait pourtant proposé ses propres équipes, et la Sûreté du Québec ne les a pas acceptées.
Des cris près de la rue Veilleux
Pendant la nuit, dans un petit quartier de Saint-Apollinaire, près de la rue Veilleux, des habitants entendent des cris, et ils préviennent la police. Alors le 10 juillet, quand les recherches reprennent vers 9h, environ 36 heures après l'accident, la Sûreté du Québec installe son poste de commandement rue Veilleux, et elle envoie tout le monde dans ce secteur, à environ 7 kilomètres de la dernière trace de pas.
André Bernard n'en revient pas, parce que dans une forêt, on repart toujours du dernier endroit où l'on sait que les personnes sont passées. Toute la journée, il répète la même chose à son supérieur. "Ça n'a pas de bon sens, les traces sont là. On n'a pas d'affaire ici. On devrait être là-bas." Alain Croteau, qui a dirigé pendant 21 ans l'équipe de recherche en forêt de la Sûreté du Québec, va dans son sens, une information comme celle-là, on envoie une équipe ou un chien la vérifier, mais on ne déplace jamais toute l'opération.
Le même jour, le directeur des pompiers de Saint-Apollinaire, Martin Miller, va au poste de police de Laurier-Station pour proposer l'aide de ses hommes, et il laisse ses coordonnées, et personne ne le rappelle.
Le soir, les recherches s'arrêtent encore. Norah et Romy manquent à l'appel depuis 48 heures.
Le short rouge de Norah
Le 11 juillet, vers 7h, les recherches reprennent à partir de la dernière trace de pas, et pour la première fois, il y a assez de policiers spécialisés et de bénévoles formés de l'Association québécoise des bénévoles en recherche et sauvetage. En fin de matinée, au sud du rang Bois-Joly, le sergent Martin Boulanger avance lentement dans un bois épais quand il aperçoit au loin quelque chose de rouge. Dans une forêt, l'œil finit par repérer tout ce qui n'est ni vert ni brun. Il s'approche, et il comprend que c'est le short de Norah. Il crie, il court jusqu'à elle, il enlève son gant et il pose la main sur elle.
Elle est froide.
Il est 11h24. À 12h19, la même équipe, dont fait partie André Bernard, retrouve Romy, à une cinquantaine de mètres de sa sœur. Les 2 fillettes sont tout près de la dernière trace de pas, à environ 2,5 kilomètres du lieu de l'accident. À quelques mètres de là, il y a une roulotte, et sur son matelas, les enquêteurs retrouvent l'ADN de Martin Carpentier. Près de Norah, il y a une petite pelle, une cuillère et un allume-feu, sans doute pris dans cette roulotte, et tout laisse penser que quelqu'un s'apprêtait à faire un petit feu.
2 enfants retrouvées dans un bois après 2 jours de canicule, on pourrait penser à la soif ou à l'épuisement. Or l'autopsie dit tout autre chose. Norah et Romy ont toutes les 2 un traumatisme crânien sévère, avec de multiples fractures du crâne, parce qu'on les a frappées avec un objet contondant, et pour la coroner, ce sont 2 homicides.
L'Amérique pleure
À partir de là, les recherches deviennent une chasse à l'homme pour retrouver Martin Carpentier. Les policiers quadrillent les rangs autour de Saint-Apollinaire, et les habitants vont voir dans leurs cabanons, leurs camps de chasse et leurs remises. En quelques jours, les policiers fouillent 720 propriétés et reçoivent près de 1 000 signalements, sans le retrouver.
Le lundi 20 juillet 2020, la famille dit adieu à Norah et Romy au complexe funéraire Claude Marcoux, à Lévis. À cause de la pandémie, seule la famille peut entrer, et dehors, des inconnus venus de partout suivent la cérémonie sur un écran géant. Elle commence avec "L'Amérique pleure", la chanson préférée de Romy, et c'est Josée Masson, la fondatrice de l'organisme Deuil-Jeunesse, qui la célèbre, avec la chanteuse Mélissa Bédard. Amélie Lemieux remercie ses filles de l'avoir choisie comme maman, et elle leur promet de chérir, un par un, chaque souvenir, chaque photo et chaque vidéo, et de continuer à entendre leurs petites voix l'appeler "maman".
Le soir même, vers 19h, un habitant du rang Saint-Lazare, à Saint-Apollinaire, prévient la police. La veille, il a senti une odeur de bête morte derrière une maison, seulement dans le coin, des odeurs comme celle-là, il y en a souvent. Dans un bois, derrière la propriété, les policiers découvrent le corps d'un homme pendu à un arbre, à environ 4 kilomètres de l'endroit où l'on a retrouvé les fillettes.
C'est bien Martin Carpentier. Il s'est enlevé la vie, et pour la coroner, sa mort remonte très probablement au soir du 9 juillet, quelques heures seulement après celle de ses filles.
Une peur qui grandit
En novembre 2021, la coroner Sophie Régnière rend ses rapports, et ce qu'ils racontent ne ressemble pas du tout au père sans histoire que tout le monde connaissait. Depuis qu'il a adopté Norah, Martin a toujours eu peur qu'on la lui enlève un jour, et depuis la séparation, cette peur de perdre sa place de père n'a fait que grandir, surtout quand Amélie a fait des démarches pour que Norah puisse avoir des contacts avec son père biologique.
Au printemps 2020, avec la pandémie, les chantiers ferment, et Martin se retrouve sans travail. Il a peur de manquer d'argent et de devoir vendre sa maison, et ensuite, il travaille de nuit pendant 3 ou 4 semaines. Il maigrit beaucoup, il fume plus de cannabis, et il ne prend plus régulièrement son médicament pour la thyroïde. Début juin, Gaétane Tremblay, persuadée qu'il fait une dépression, lui conseille d'aller voir un psychologue.
Début juillet, un après-midi, il arrive chez elle en sueur, il tremble, et il lui lance qu'il ne veut ni se remarier, ni vendre la maison, ni divorcer. Or il a lancé des démarches de divorce sans en parler à Amélie, et le 8 juillet, le jour de la glace aux Chocolats Favoris, il reçoit le projet de demande, pour qu'il le valide.
Une nuit dans la roulotte
Pour la coroner, c'est peut-être ce document qui a tout déclenché. L'autopsie psychologique, faite par le Groupe McGill d'études sur le suicide, conclut à une "dépression majeure avec symptômes psychotiques probables". D'après Sophie Régnière, Martin et les filles ont probablement passé une bonne partie de la nuit dans la roulotte, et le 9 juillet, Norah s'est mise à préparer un petit feu pendant que son père et Romy partaient chercher du bois. Martin aurait tué Romy en premier, probablement avec une branche, puis Norah, un peu plus tard.
Comment un père doux, que tout le monde voyait dévoué à ses filles, en arrive là, le Québec se l'est déjà demandé en 2009, à Piedmont, avec la mort de 2 autres enfants, dans l'affaire Guy Turcotte. Pour Martin, le psychiatre Alain Lesage explique que jusque-là, rien chez cet homme anxieux, mais entouré et qui travaillait, ne laissait prévoir des gestes pareils. Pour lui, c'est seulement au fil des heures, en voyant la situation impossible dans laquelle il s'était mis, que l'idée de tuer ses filles lui serait venue, et donc qu'au moment de l'accident, il n'y pensait pas encore. Sophie Régnière, elle, n'écarte pas que l'accident de l'autoroute ait été volontaire.
Les 24 heures perdues
Jusque-là, la Sûreté du Québec répète que tout ce qui pouvait être fait l'a été. Le 10 mars 2022, l'émission Enquête, de Radio-Canada, donne la parole à des policiers, et parmi eux, il y a André Bernard, aujourd'hui retraité. Pour lui, ce sont les 24 heures perdues qui ont tout gâché. Le reportage révèle aussi qu'un an plus tôt, la Sûreté du Québec avait supprimé 3 unités d'urgence, et qu'environ 70 policiers formés aux recherches en forêt avaient été envoyés à la sécurité routière.
"Trop peu, trop tard"
13 jours après l'émission, le 23 mars 2022, la ministre de la Sécurité publique, Geneviève Guilbault, ordonne une enquête publique, et elle la confie au coroner en chef adjoint, Luc Malouin. Pendant 3 mois, du 13 février au 12 mai 2023, au palais de justice de Québec, il écoute ce qui s'est passé pendant ces 3 jours de recherches. Le 24 octobre 2023, après avoir épluché plus de 700 documents, Luc Malouin rend son rapport, et pour lui, dès le soir de l'accident, c'était clairement une disparition, qu'on aurait dû traiter comme le pire des scénarios. Il résume les recherches en 4 mots, "trop peu, trop tard", il parle d'un manque de préparation, d'erreurs de communication et d'un enquêteur jeune, vite dépassé, et il se demande si la Sûreté du Québec n'a pas eu un "orgueil organisationnel" en refusant l'aide qu'on lui offrait.
Sur l'accident, en revanche, Luc Malouin ne rejoint pas Sophie Régnière. Pour lui, l'accident n'était pas volontaire, et c'est la panique qui a poussé Martin à fuir avec ses filles. Il reste quand même prudent, parce que même avec des recherches plus rapides, rien ne garantit qu'on aurait retrouvé les fillettes vivantes, puisqu'un homme traqué aurait pu précipiter son geste.
En Californie, dans l'affaire de la famille Hart, c'est aussi une voiture, retrouvée au pied d'une falaise, qui révèle la mort de plusieurs enfants, après des années de signalements que personne n'avait vraiment écoutés. Pour que plus aucune famille du Québec ne vive ces heures-là, Luc Malouin demande 11 changements à la Sûreté du Québec. Quand un enfant de moins de 13 ans disparaît, il veut au moins 2 enquêteurs, un dossier traité tout de suite comme le pire des scénarios, un seul poste de commandement dès le début des recherches, et surtout, une alerte aux médias lancée vite, parce que sur les 350 informations reçues après l'alerte Amber, aucune n'a servi.
Une mère qui demande des comptes
Comme Martin Carpentier est mort, il n'y a jamais eu de procès, et Amélie Lemieux n'a jamais cessé de demander des comptes. Dès août 2023, avec son avocat, Jean-François Leroux, elle demande à être indemnisée par la Sûreté du Québec. Le lendemain du rapport de Luc Malouin, elle dit qu'elle a toujours eu la conviction que ses filles auraient pu être sauvées. "Ça me soulage enfin de savoir que je n'hallucinais pas."
En juin 2026, près de 6 ans après la mort de ses filles, un accord est enfin trouvé. Le montant reste confidentiel, et Amélie se dit satisfaite.
Norah avait 11 ans, et Romy en avait 6. Le soir du 8 juillet 2020, elles étaient simplement parties manger une crème glacée avec leur père.
L'affaire Carpentier en vidéo ⬇️

À lire aussi :
Sources :
Bureau du coroner du Québec, communiqué sur les rapports de la coroner Sophie Régnière, 3 novembre 2021 : https://www.quebec.ca/nouvelles/actualites/details/deces-de-norah-romy-et-martin-carpentier-la-coroner-depose-ses-rapports-dinvestigation-35846
Radio-Canada, "Trop peu, trop tard", le rapport du coroner Luc Malouin, 24 octobre 2023 : https://ici.radio-canada.ca/nouvelle/2020653/rapport-coroner-affaire-carpentier
Le Soleil, ce que disent les rapports de la coroner sur les 3 décès, 28 octobre 2021 : https://www.lesoleil.com/2021/10/28/drame-de-saint-apollinaire-le-rapport-du-coroner-donne-des-reponses-5781b4b8424808a54f36bc859949165a/
Le Devoir, le témoignage de la grand-mère à l'enquête publique, 14 février 2023 : https://www.ledevoir.com/actualites/justice/781688/un-pere-exemplaire-mais-ronge-par-la-hantise-de-perdre-norah-et-romy
Radio-Canada, l'entente entre Amélie Lemieux et la Sûreté du Québec, juin 2026 : https://ici.radio-canada.ca/nouvelle/2263931/amelie-lemieux-capentier-fille-entente-reglement
Wikipédia, Affaire Carpentier : https://fr.wikipedia.org/wiki/Affaire_Carpentier
