Affaire Canal Livre : des cadavres filmés avant la police

En 2008, à Manaus, au cœur de l'Amazonie brésilienne, une équipe de Canal Livre, l'émission de faits divers la plus regardée à l'heure du déjeuner, arrive dans un bois. Le reporter avance, le tee-shirt remonté sur le nez, et il dit à la caméra que "ça sent le barbecue", parce que devant lui, il y a le corps carbonisé d'un homme, qui fume encore. Autour, il n'y a pas un seul policier, et ce n'est pas la première fois que les caméras de Canal Livre arrivent sur une scène de crime avant la police, au point que des enquêteurs finissent par se demander comment elles font.

Un policier renvoyé

En 1987, à Manaus, un agent de la police civile de l'Amazonas est mis à la porte. Il s'appelle Francisco Wallace Cavalcante de Souza, mais pour tout le monde, c'est Wallace. Il est né ici, le 12 août 1958, il est entré dans la police en 1979, et on le soupçonne d'avoir détourné de l'essence. Il a beau avoir toujours nié, sa carrière de policier s'arrête là. Wallace est marié, il aura 4 enfants, et il va devoir trouver autre chose.

Manaus, c'est la capitale de l'État d'Amazonas, une ville d'environ 1,7 million d'habitants posée au milieu de la forêt, et dans cette ville, la drogue rapporte énormément d'argent, au point que selon les autorités, les trafiquants y gagnent près de 25 millions de dollars par mois. Des faits divers, il y en a donc tous les jours, et c'est là que Wallace trouve sa nouvelle vie. Il devient reporter, et en 1996, il lance sa propre émission de faits divers sur une chaîne locale, TV Rio Negro. Elle s'appelle Canal Livre. Au début, il n'a presque pas de moyens, alors il se relaie à l'antenne avec 2 de ses frères, Carlos et Fausto, et comme ils disent se battre pour la population, tous les 3 se font appeler les "Irmãos Coragem", les Frères Courage, comme dans une telenovela que tout le Brésil connaît.

La même année, Wallace tente sa chance aux élections municipales de Manaus, et avec 898 voix, il n'est pas élu. Sauf que 2 ans plus tard, en 1998, l'ancien policier renvoyé entre à l'Assemblée de l'État, avec 51 181 voix.

Des cadavres à l'heure du déjeuner

Chaque jour, à midi, un public venu des quartiers pauvres de Manaus prend place face à la caméra de Canal Livre. À côté de Wallace, il y a une marionnette, Galerito, qui commente l'actualité et qui fait rire la salle, et des chanteurs du coin viennent présenter leurs chansons. Une fois, sous les yeux du public, un vendeur ambulant connu pour ses esfihas, de petits chaussons à la viande, Gil da Esfiha, en vient même aux mains avec la marionnette, ce jour-là devant un présentateur remplaçant.

Il y a aussi les moments où la musique devient triste, parce que Wallace raconte l'histoire de téléspectateurs qui n'arrivent plus à s'en sortir, et certains disent qu'ils n'ont même plus de quoi nourrir leurs enfants. Victor Hugo Magalhães, qui a passé 12 ans à la production, a vu l'émission prendre la place d'un gouvernement qui ne fait pas son travail, alors les gens viennent y demander de l'aide.

Sauf que le cœur de Canal Livre, ce sont les faits divers. Les reporters filment les familles en larmes autour d'un corps, et à l'antenne, on montre des cadavres criblés de balles et des corps brûlés. Un jour, l'émission montre un homme qui agonise par terre, après avoir été touché par balle. Une autre fois, dans le public, une femme se lève, montre un homme du doigt et crie que celui qui a tué son fils est là, et la caméra se tourne vers lui. Les gens regardent, évidemment, et Canal Livre devient l'émission la plus regardée de son créneau, parce que ses équipes arrivent très souvent sur les scènes de crime avant la police. Raconter un crime au jour le jour pour tenir le public en haleine, ça n'a rien de nouveau, et plus d'un siècle plus tôt, en France, dans l'affaire Troppmann, Le Petit Journal faisait déjà exploser ses ventes en suivant un fait divers comme un roman à épisodes.

"Ça sent le barbecue"

À l'antenne, Wallace a 2 phrases qui reviennent tout le temps. La première, c'est "Manaus ne peut pas devenir une terre sans maître", et la deuxième, c'est sa solution contre les trafiquants, "Pour eux, il n'y a qu'un moyen, la balle et la tombe. Point." Et ça plaît, parce que les habitants n'en peuvent plus de la guerre entre les bandes, alors il est réélu en 2002, puis en 2006, et cette année-là, aucun député de l'État n'obtient autant de voix que lui. Dans les quartiers de la périphérie, beaucoup le voient comme un héros.

Quand on lui demande comment ses équipes font pour arriver si vite, Wallace a une réponse toute prête. Il a de bonnes sources, ses reporters écoutent en permanence les fréquences radio de la police, et l'émission a des employés postés devant les commissariats et à la morgue de Manaus, là où on apprend souvent en premier qu'un corps vient d'être découvert.

En 2008, une équipe de Canal Livre arrive dans un bois. Le reporter avance, le tee-shirt remonté sur le nez, et il dit à la caméra que "ça sent le barbecue". Devant lui, il y a le corps carbonisé d'un homme, qui fume encore, et autour, il n'y a pas un seul policier. Ce reportage, des enquêteurs de Manaus vont bientôt le regarder très attentivement.

Un ancien policier qui parle

En octobre 2008, à Manaus, des policiers arrêtent un ancien policier militaire, Moacir Jorge Pessoa da Costa, que tout le monde appelle Moa. Chez lui, il y a des armes illégales et de la cocaïne, et face aux enquêteurs, Moa se met à parler.

Il dit qu'il a travaillé pour Wallace Souza. D'après lui, le député et son fils aîné, Raphael, dirigent un trafic de drogue, et les gardes du corps de Wallace, presque tous des policiers ou d'anciens policiers, ont reçu l'ordre de "semer la terreur" dans la ville, c'est-à-dire de tuer, de casser des abribus, des panneaux et des vitrines, pour que le service de renseignement de la police ait l'air incapable. Moa affirme aussi qu'au moins un des meurtres diffusés dans Canal Livre a été commis sur ordre du député, puis filmé par ses équipes.

Évidemment, c'est la parole d'un ancien policier arrêté avec de la drogue contre celle de l'homme le plus élu de l'État. Pourtant, la police civile et le ministère public de l'Amazonas montent une équipe d'enquêteurs spéciale. À la fin de l'année 2008, Canal Livre s'arrête, et quelques mois plus tard, le chef du renseignement de l'État, Thomaz Vasconcelos, affirme que d'anciens employés ont raconté à la police que le député aurait demandé qu'on "fabrique" des faits pour l'émission. Pour relier Moa au député, les enquêteurs ont une photo.

Une photo au bord de la piscine

Sur cette photo, Wallace Souza et Moa sont ensemble, dans la piscine de la maison du présentateur, à Manaus, pendant un barbecue. Ça ne prouve aucun meurtre, mais pour les enquêteurs, ça montre que les 2 hommes se connaissent, et donc que la parole de Moa ne sort pas de nulle part.

Wallace, lui, nie tout en bloc. Pour lui et pour sa porte-parole, ces accusations sont un "complot" monté par les criminels qu'il a dénoncés à l'antenne, et il continue de travailler comme si de rien n'était. Son avocat, Francisco Balieiro, dénonce une déposition obtenue de façon irrégulière, et il rappelle que les enquêteurs n'ont présenté aucune preuve technique.

Sauf qu'il y a un obstacle bien plus solide que ses dénégations. Au Brésil, un député en exercice ne peut pas être arrêté, sauf s'il est pris en flagrant délit, et tant que Wallace siège à l'Assemblée de l'Amazonas, l'enquête ne peut pas le toucher. Son fils aîné, Raphael, qui vit avec lui dans la grande maison familiale, n'est député de rien.

Une feuille froissée dans une chambre

Le mercredi 22 avril 2009, les policiers entrent dans la maison des Souza. Dans la chambre de Raphael, il y a des armes et des munitions qui ne doivent servir qu'aux forces armées, et quand Raphael déclare que tout ça est à lui, il est arrêté sur-le-champ. Dans le coffre de la maison, il y a 243 800 reais et 15 000 dollars en liquide, et selon la presse locale, de l'or. D'après la même presse, quand Wallace et ses frères Carlos et Fausto arrivent, ils essaient d'empêcher les policiers de faire leur travail.

Dans la chambre de Raphael, il y a aussi une feuille de papier toute froissée, avec les noms d'au moins 4 hommes. Tous ont été exécutés, et pour la police, c'est peut-être le député qui a ordonné ces exécutions, pour faire monter l'audience de son émission. Ces noms, beaucoup d'habitants de Manaus les ont déjà entendus, et certains, ils les ont même vus à la télévision.

Des noms déjà passés à l'antenne

Le premier, c'est Cleomir Pereira Bernardino, qu'à Manaus, on surnomme Caçula. Il a 50 ans, et la presse locale le décrit comme l'un des plus gros trafiquants de la ville. En janvier 2007, on l'abat de 17 balles, un témoin relève la plaque de la voiture des tireurs, et son corps passe à l'antenne de Canal Livre.

Le dimanche 13 juillet 2008, sur le parking du Sambodrome de Manaus, c'est au tour d'Alessandro da Silva Coelho, qu'on appelle Bebetinho. Il a 28 ans, il tient un garage et une agence de location de voitures dans le quartier de Praça 14, et il vient de s'offrir une Mercedes toute neuve. C'est assis à son volant qu'il reçoit au moins 20 balles, et en février 2009, son père, Luiz Alberto Coelho, est tué à son tour.

Pendant ce temps, les enquêteurs ressortent des dizaines de dossiers de meurtres jamais élucidés, comme celui de Diego Rocha, 19 ans, tué en avril 2009 par des hommes cagoulés qui ont fait irruption chez lui. Parmi les morts, il y a aussi Luís João Macedo de Souza, qu'on surnomme Luís Pulga, la Puce. Pour la police, c'est un tueur à gages, et le soir du jeudi 3 avril 2008, il est tué dans une boucherie du quartier de Coroado, à l'angle de l'avenue Beira Mar et de la rue Ouro Preto. Sa mort, elle aussi, passe dans Canal Livre, et pour les enquêteurs, si Luís Pulga est mort, c'est parce qu'il a refusé une mission.

Une juge dans le viseur

À Manaus, une juge fédérale, Jaíza Maria Pinto Fraxe, mène une opération baptisée Centurião contre des membres de la police militaire, et elle fait arrêter plusieurs hommes, dont un colonel, Felipe Arce. Selon la brigade des homicides, ces arrestations gênent l'organisation à laquelle appartiendraient Wallace Souza et son fils, si bien que tous les 2 auraient pensé à faire tuer la juge.

Toujours selon l'enquête, ils demandent à Luís Pulga de s'en charger. Il refuse, il se dispute avec Raphael, et quand Raphael revient lui faire la même proposition, Luís Pulga refuse encore, en le menaçant d'aller tout raconter au ministère public fédéral. D'après l'accusation, Raphael aurait ensuite payé un autre homme pour le tuer, et le soir du 3 avril 2008, on aurait conduit Luís Pulga jusqu'à la boucherie de Coroado où il est abattu.

Le 2 août 2009, l'émission Fantástico, sur la Globo, révèle l'affaire à tout le Brésil, et dans les jours qui suivent, la presse du monde entier en parle. Dans un rapport, le ministère public écrit que l'émission du député "arrivait toujours la première". Le procureur général de l'État relie le groupe à 6 meurtres. Or un autre procureur, Pedro Bezerra, explique qu'il ne peut pas poursuivre Wallace pour meurtre, faute de preuves concrètes. Pour l'instant, ce qu'on reproche au député, c'est l'association de malfaiteurs, la subornation de témoins, le trafic de drogue et la détention illégale d'armes.

Autour de lui, 15 personnes sont arrêtées, dont des policiers et un commissaire, et les procureurs et les juges du dossier vivent désormais sous protection policière. Wallace Souza, lui, siège toujours à l'Assemblée.

Une Bible et un costume blanc

Le jeudi 1er octobre 2009, l'Assemblée législative de l'Amazonas se réunit pour décider de son sort. Wallace monte à la tribune tout en blanc, une Bible à la main, et il a 15 minutes pour se défendre. Il a déjà dit à ses collègues qu'il subissait "peut-être la plus grande persécution politique jamais connue dans cet État", et ce jour-là, il pleure devant eux. Les munitions trouvées chez lui, d'après lui, c'est un "coup monté", et l'argent du coffre, il le gardait parce qu'il est malade, pour pouvoir payer un avion médicalisé, comme il l'a déjà fait.

Ensuite, ses collègues votent à bulletin secret, et pour le destituer, il en faut 13. Ils sont 16, contre 4 qui le soutiennent et 3 qui s'abstiennent. Wallace Souza perd donc son mandat pour manquement à la dignité de sa fonction, son parti l'exclut, et surtout, il n'a plus d'immunité.

Le lundi 5 octobre, un juge ordonne son arrestation, et là, impossible de le trouver. Pendant 4 jours, environ 60 policiers civils et fédéraux le cherchent dans tout Manaus, en surveillant les routes, le port et l'aéroport, jusqu'au 9 octobre, où il finit par se rendre. Un nouveau mandat est délivré contre lui, cette fois pour le meurtre de Cleomir Pereira Bernardino, parce que selon la police, c'est lui qui aurait loué la voiture des tireurs. Pour l'un des juges, il serait le "mentor" d'un groupe qui tue des trafiquants rivaux, mais Wallace continue de clamer son innocence. Comme la police craint pour sa sécurité, on le met dans une cellule à part, dans une caserne de la police de choc.

Il lui reste un peu plus de 9 mois à vivre.

Un procès qui n'aura jamais lieu

Le lundi 2 novembre 2009, Wallace a de fortes douleurs au ventre et dans la poitrine, au point qu'il quitte sa cellule pour un hôpital de Manaus, où il reste 3 mois et demi. Pendant ce temps, le jeudi 10 décembre, la productrice de Canal Livre, Vanessa Lima, est arrêtée à son tour, accusée d'association de trafic de drogue.

Le 16 février 2010, Wallace rentre chez lui, assigné à résidence, parce que son foie est très malade. Il a une maladie rare, le syndrome de Budd-Chiari, où les veines qui drainent le foie se bouchent, et son ventre se remplit de liquide. Le 18 mars, on le transfère à São Paulo, à l'hôpital Bandeirantes, toujours sous la garde de la police fédérale, et quand sa famille demande à le faire soigner à Miami, aux États-Unis, la justice refuse.

Le mardi 11 mai 2010, à Manaus, une productrice et reporter de l'émission, Gisele Vaz, témoigne devant le tribunal chargé des affaires de drogue. Selon la presse locale, elle affirme avoir assisté à au moins une réunion où Wallace Souza aurait parlé, avec 3 autres personnes, de faire tuer la juge Fraxe. Un mois plus tard, le 11 juin, à São Paulo, l'état de Wallace s'aggrave, des complications touchent ses reins et ses poumons, et on le plonge dans un coma artificiel.

Le mardi 27 juillet 2010, vers 16h, Wallace Souza meurt d'un arrêt cardiaque, à 51 ans. Les poursuites contre lui en étaient encore à leurs débuts, et elles s'arrêtent avec lui, et Wallace Souza ne sera jamais jugé.

Le fils devant le jury

Son fils, lui, n'a pas quitté la prison depuis avril 2009. En novembre 2009, un juge a déjà condamné Raphael pour association de trafic de drogue et pour détention d'une arme réservée aux forces de l'ordre. Le jeudi 28 juin 2012, à Manaus, il comparaît devant un jury pour le meurtre de Cleomir Pereira Bernardino, aux côtés de Moa et du chauffeur Mário Rubens Nunes da Silva, qu'on appelle Mário Pequeno. Au Brésil, les crimes contre la vie sont jugés par un jury populaire, comme dans l'affaire des cannibales de Garanhuns, où le trio est jugé 2 fois.

Pendant plus d'une heure, Raphael explique que les témoins de l'accusation ont été forcés de l'accuser. Il dit qu'il connaît Moa seulement parce qu'ils allaient à la même salle de jiu-jitsu, que Moa n'a jamais travaillé pour son père, et il nie avoir loué la voiture du meurtre. Quand on lui montre la photo de la piscine, il répond que c'est la femme de Moa qui l'a prise. Moa, lui, nie tout. Il raconte qu'il était venu chez Wallace pour fêter un passage de ceinture, que le député donnait 500 reais par mois à son club de sport, et que ses premières déclarations, il les a faites sous la contrainte.

Au bout de 15 heures, le verdict tombe. Raphael est condamné à 9 ans de prison pour homicide simple, pour avoir tiré sur Cleomir, et Moa et Mário Pequeno sont acquittés. Pour le parquet, c'est impossible, Moa ne peut pas être acquitté d'un crime qu'il a avoué, et la cour d'appel de l'Amazonas annule son acquittement. Le mardi 19 mai 2015, un nouveau jury le reconnaît coupable d'avoir aidé Raphael, depuis la voiture, et Moa prend 12 ans de prison, plus que celui qui a tiré. Il purge sa peine au Compaj, la grande prison de Manaus, dans une aile protégée.

Une cellule en feu

Le dimanche 1er janvier 2017, au Compaj, une mutinerie éclate entre 2 bandes rivales, la Família do Norte et le Primeiro Comando da Capital. Elle dure 17 heures et fait 56 morts, et pendant ces heures-là, des détenus forcent l'entrée de l'aile protégée, ils tuent Moa, et ils mettent le feu à sa cellule.

Pour les autres, la justice continue, pendant que l'enquête de 2009 s'effrite année après année. Le 7 mai 2019, Carlos et Fausto Souza, les 2 frères de Wallace, sont condamnés à 15 ans de prison pour association de trafic de drogue, avec 4 policiers et anciens policiers, alors que Vanessa Lima et Mário Pequeno sont acquittés. Or le 26 juillet 2021, la cour d'appel de l'Amazonas acquitte à l'unanimité les 2 frères et les 4 autres, faute de preuves, et les frères, eux, n'ont jamais été poursuivis pour meurtre.

Raphael, lui, voit les accusations tomber les unes après les autres. Le 23 mai 2022, la cour abandonne celle qui concernait la mort de Luís Pulga, parce qu'au tribunal, il ne reste presque rien de l'enquête. Le 23 janvier 2024, après plus de 15 ans derrière les barreaux, il sort grâce à une grâce collective du président Lula, et le 20 mai 2025, c'est le parquet lui-même qui demande qu'on renonce à le juger pour la mort de Bebetinho, faute de preuves, ce qu'un juge accepte. Raphael a toujours nié, et il répète que son père n'a jamais dirigé aucune organisation criminelle.

Aucun tribunal n'a jamais jugé que des meurtres avaient été commis pour l'audience de Canal Livre. Cleomir Pereira Bernardino avait 50 ans, il a été tué de 17 balles, et son corps est passé à la télévision, à l'heure du déjeuner.

L'affaire Canal Livre en vidéo ⬇️

Manaus, au Brésil, la ville de l'émission de télévision Canal Livre, affaire Canal Livre
Manaus, au Brésil, la ville de l'émission de télévision Canal Livre, affaire Canal Livre

Sources :

Tribunal de justice de l'Amazonas, condamnation des frères Souza et acquittements dans le « Caso Wallace », 9 mai 2019 : https://www.tjam.jus.br/index.php/menu/sala-de-imprensa/1418-juiza-titular-da-2-vecute-condena-seis-envolvidos-no-chamado-caso-wallace
Tribunal de justice de l'Amazonas, acquittement en appel des frères Souza et de 4 coaccusés, 26 juillet 2021 : https://www.tjam.jus.br/index.php/menu/sala-de-imprensa/4546-primeira-camara-criminal-absolve-reus-em-processo-de-associacao-para-o-trafico
G1 Amazonas, Raphael Souza condamné à 9 ans, Moa et Mário Pequeno acquittés, 29 juin 2012 : https://g1.globo.com/am/amazonas/noticia/2012/06/justica-do-am-condena-raphael-souza-9-anos-de-prisao.html
Amazonas Atual, Moa condamné à 12 ans au second procès, 19 mai 2015 : https://amazonasatual.com.br/tribunal-do-juri-condena-moa-a-12-anos-de-prisao-por-homicidio/
G1 Amazonas, grâce accordée à Raphael Souza, 24 janvier 2024 : https://g1.globo.com/am/amazonas/noticia/2024/01/24/justica-concede-perdao-a-raphael-souza-filho-do-ex-deputado-estadual-wallace-souza.ghtml
BBC News Brasil, Wallace Souza, l'animateur accusé de tuer pour l'audience, 31 mai 2019 : https://www.bbc.com/portuguese/geral-48454730
The Guardian, la perquisition chez Wallace Souza et les accusations de la police, 13 août 2009 : https://www.theguardian.com/world/2009/aug/12/brazilian-tv-host-accused-of-crime