Affaire Brigitte Didier : violée et tuée en faisant du stop

Le jeudi 20 décembre 1990, à 15h15, quelqu'un aperçoit Brigitte Didier, 18 ans, au bord de la route de Reuchenette, qui quitte Bienne vers le Jura bernois, en Suisse, le pouce levé, parce qu'après son rendez-vous chez le dentiste, elle doit remonter chez elle, à Tavannes. Ce soir-là, elle ne rentre pas, et pendant 16 jours, les avis de recherche sont diffusés dans toute la région, jusqu'à ce que 2 garçons de 12 et 14 ans trouvent son corps sous un viaduc de l'autoroute, à l'entrée de Bienne. Sur elle, les médecins légistes relèvent des traces laissées par son agresseur, seulement, en 1991, la science ne permet pas encore de les exploiter, et on conserve les prélèvements, avec un nom que personne ne sait encore lire.

Brigitte Didier, la jeune fille de Tavannes

En décembre 1990, Brigitte Didier a 18 ans, et elle travaille déjà comme aide en pharmacie, alors qu'à son âge, beaucoup de jeunes sont encore sur les bancs de l'école. C'est la fille de Serge et Thérèse Didier, et elle habite Tavannes, une petite commune francophone du canton de Berne, au nord-ouest de la Suisse, installée dans la vallée de Tavannes, entre les reliefs du Jura et les pâturages. Sur l'avis de recherche que la police bernoise affiche encore sur son site 15 ans plus tard, sa photo en noir et blanc montre une jeune fille souriante.

Comme beaucoup de jeunes de la région à cette époque, Brigitte fait souvent du stop dans l'Arc jurassien. Entre les villages des vallées et les villes du pied du Jura, les trajets sont longs, alors le stop, c'est pratique et c'est gratuit, et pour les jeunes du coin, c'est une habitude comme une autre. On est loin de Zurich et de Genève, mais à quelques kilomètres au sud de Tavannes, il y a Bienne, une ville bilingue connue pour son industrie horlogère, et c'est là qu'on descend pour travailler ou pour faire ses courses. C'est là aussi que Brigitte a rendez-vous chez le dentiste, ce jeudi 20 décembre 1990.

Un pouce levé sur la route de Reuchenette

Une fois sa consultation terminée, Brigitte doit remonter à Tavannes. À 15h15, quelqu'un l'aperçoit sur la route de Reuchenette, celle qui quitte Bienne vers le nord et qui monte vers le Jura bernois, au bord de la route, en train de faire du stop. Dans la région, une jeune femme le pouce levé un après-midi d'hiver, ça ne surprend personne, et personne n'y prête vraiment attention.

C'est la dernière fois qu'un témoin voit Brigitte vivante.

Ce soir-là, elle ne rentre pas à la maison. À 18 ans, une jeune femme peut très bien s'attarder chez des amis, surtout à quelques jours des fêtes, et c'est souvent la première explication qu'on se donne pour ne pas imaginer le pire. Mais les heures passent, puis les jours, et Brigitte ne donne aucune nouvelle. Aux États-Unis, dans l'affaire Lauren Giddings, ce sont aussi les proches d'une jeune femme qui s'inquiètent dès qu'ils n'arrivent plus à la joindre, parce qu'elle ne part jamais sans ses affaires.

À Tavannes, la disparition de Brigitte est signalée, et des avis de recherche sont diffusés dans tout le Jura bernois et bien au-delà. Noël passe, le Nouvel An aussi, et la famille Didier attend toujours, jusqu'à ce que 16 jours après la disparition, la police reçoive un appel téléphonique.

Une découverte sous le viaduc

Ce samedi 5 janvier 1991, 2 garçons de 12 et 14 ans viennent de trouver un corps sans vie sous le viaduc de la Transjurane, l'autoroute A16, à l'entrée de Bienne, du côté de la route de Soleure, dans le secteur de Bözingenmoos. Le corps est en partie dévêtu.

C'est celui de Brigitte Didier.

Le viaduc se trouve non loin de l'endroit où elle a été vue pour la dernière fois, en train de faire du stop. Pendant 16 jours, pendant que ses parents la cherchaient et que les avis de recherche étaient diffusés dans toute la région, Brigitte était là, sous une autoroute, à l'entrée de la ville où elle était venue chez le dentiste.

Elle a été étranglée et violée, et son corps porte une dizaine de coups de couteau, dans le dos et dans la poitrine. En fouillant les environs, les policiers retrouvent l'arme, à 16 mètres du corps. C'est un couteau de boucher, long de 25 centimètres, avec une lame de 12 centimètres.

Les analyses montrent aussi que Brigitte a été tuée à l'endroit même où on l'a retrouvée, et le jour même de sa disparition, le 20 décembre, ce qui veut dire que quelqu'un l'a emmenée sous ce viaduc le jour où elle faisait du stop, et qu'elle n'en est jamais repartie. Sur le corps, les médecins légistes relèvent des traces biologiques laissées par son agresseur. Seulement, en 1991, la science ne permet pas encore de les exploiter, ni de les comparer avec qui que ce soit, alors on conserve les prélèvements, avec un nom que personne ne sait encore lire.

Une récompense que personne ne réclame

Une trentaine de policiers travaillent sur l'affaire, puis 2 inspecteurs prennent le relais. Ils parcourent le Jura bernois et le Jura français, et ils entendent des centaines de personnes. Au début de l'enquête, 2 personnes sont même interpellées, mais leurs interrogatoires ne donnent rien.

Au bout de 2 mois, faute de piste, le dossier est mis en suspens. Le responsable de l'enquête, Fritz von Wartburg, continue pourtant de chercher, et en mai 1992, ses hommes ont déjà visité une multitude de commerces, de bistrots et de dancings entre La Chaux-de-Fonds et Bâle, sans résultat.

À Tavannes, l'émotion ne retombe pas. René Eicher, qui est proche de la famille et qui sera maire de la commune jusqu'à fin 2001, garde le souvenir d'une population plongée dans une "vive émotion" et une "immense tristesse" pendant l'hiver 1990-1991. Un an après le meurtre, la commune promet une récompense de 20 000 francs à quiconque permettra de retrouver le meurtrier, et de son côté, la justice bernoise en promet 5 000. Sauf que ces 25 000 francs, personne ne vient les réclamer.

2 suspects sans nom

En décembre 2000, 10 ans après la disparition de Brigitte, la police bernoise tient à préciser que le dossier n'est pas classé, et qu'au contraire, elle continue à faire des analyses de traces, des auditions et des recoupements. Entre-temps, les analyses génétiques ont fait des progrès considérables. En Angleterre, dans l'affaire David Fuller, c'est aussi l'ADN qui, après 33 ans d'enquête sans résultat, mène enfin la police jusqu'à un homme.

Fin 2001, de nouvelles collectes et de nouvelles analyses de profils génétiques mettent en cause 2 hommes. Dans le jargon de la police, ils deviennent "H1" et "H2", et le 20 décembre 2001, 11 ans jour pour jour après la disparition de Brigitte, ils sont placés en détention provisoire.

Pendant plus de 2 semaines, la police garde le silence. Ce n'est que le lundi 7 janvier 2002 qu'elle annonce avoir arrêté 2 Suisses dans l'affaire Brigitte Didier, et son porte-parole, Olivier Cochet, reste très prudent. Les enquêteurs doivent encore déterminer si ces hommes ont joué un rôle dans le meurtre, et si oui, lequel. "S'ils sont en détention, c'est qu'il y a de forts soupçons", précise-t-il, sans vouloir en dire plus, pour des raisons tactiques.

À Tavannes, René Eicher, qui vient tout juste de quitter la mairie, accueille la nouvelle avec soulagement. "Je me suis toujours dit qu'on trouverait celui ou ceux qui ont tué Brigitte Didier." Pourtant, aucun des 2 hommes n'a avoué, et la police ne dit rien de plus sur eux.

Un suspect idéal

Dans le Jura bernois, tout le monde se connaît, alors très vite, une rumeur se répand. L'un des 2 suspects habiterait Villeret, un village du vallon de Saint-Imier, parce que cet homme n'a pas réapparu depuis plus de 10 jours, et que le jour de son arrestation, la police a mené chez lui une perquisition qui n'est pas passée inaperçue.

À partir du 8 janvier 2002, la presse s'empare de l'affaire, et les articles, plus ou moins vérifiés, ramènent tous à "L. J., économiste à Villeret". Cet homme s'appelle Laurent Jacot. Il est économiste d'entreprise et indépendant, il est capitaine dans l'armée suisse et tireur, et il connaissait Brigitte. Dans les journaux, on le présente comme un "sympathisant nazi", un "homme d'affaires magouilleur", un membre du mouvement antiséparatiste Sanglier, exclu du Parti radical pour ses idées extrémistes, et qui cacherait une arme dans la boîte à gants de sa voiture. Pour le grand public, il a tout du coupable idéal.

Ce que les enquêteurs ont contre lui, c'est son ADN, retrouvé dans la culotte de Brigitte. Laurent Jacot ne le conteste pas, parce qu'il a bien eu une relation sexuelle avec elle, quelques jours avant sa mort, et pour lui, c'est justement là toute l'explication, puisque cette trace n'a rien à voir avec le meurtre. Sauf que pendant que les journaux le décrivent, il ne peut rien répondre. "Pendant qu'on me cassait du sucre sur le dos, j'étais au secret, dans ma cellule, sans savoir combien de temps tout cela allait durer."

Un moteur de recherche oublié

Lors de la perquisition à Villeret, les enquêteurs ont emporté les ordinateurs de Laurent Jacot, pour vérifier s'il avait des liens avec l'autre suspect, et ils ont recherché le nom de cet homme sur son disque dur. Mais ensuite, ils oublient de désinstaller le moteur de recherche qu'ils ont utilisé. Les proches de Laurent Jacot, eux, s'en aperçoivent, et grâce à cette négligence, ils découvrent qui est le deuxième suspect.

L'information se répand, et le 22 janvier 2002, les médias publient un portrait très complet de ce deuxième homme, ce que la police bernoise confirme le même jour par un communiqué. C'est un Suisse domicilié dans le Seeland, la région de Bienne, et en janvier 2002, il est déjà derrière les barreaux, puisqu'il purge une peine de 15 ans de réclusion au pénitencier de Witzwil, pour un homicide commis à Bienne en 1997.

64 jours au secret

À partir de là, Laurent Jacot n'est plus le coupable idéal. Le 21 février 2002, la justice le libère, en estimant "nuls" les risques de fuite, de collusion et de récidive. Il a passé 64 jours en détention, il a perdu 12 kilos, et il n'arrive plus à dormir sans somnifères, si bien qu'on lui prescrit des antidépresseurs. Un an plus tard, il ne décolère pas. "J'ai été présenté comme le coupable idéal. Ma réputation a été salie. J'ai été incarcéré pendant 2 mois et j'ai été mis à l'arrêt de travail les 9 mois qui ont suivi."

Laurent Jacot doit quand même attendre encore plus d'un an après sa libération avant d'être officiellement blanchi. En mai 2003, la justice prononce un non-lieu en sa faveur, parce que rien ne prouve qu'il ait participé au crime. Il se bat ensuite pour être indemnisé, et la somme qu'on lui accorde passe de 13 000 francs en première instance à près de 170 000 francs. Pendant ce temps, l'autre homme, celui de Witzwil, reste en prison, et lui non plus n'a rien avoué.

Un ouvrier du Seeland

La presse l'appelle Patrick B. En décembre 1990, il a 23 ans, il vit dans le Seeland, et il gagne sa vie comme ouvrier auxiliaire. Pour la justice, cet homme n'est pas un inconnu, puisqu'en 1997, à Bienne, il a abattu Oktay Sayarer, un champion suisse de body-building d'origine turque, sur fond de rivalité amoureuse selon la presse de l'époque. Dans cette affaire-là, il a d'abord reconnu les faits avant de se rétracter, et en 1999, il a été condamné à 15 ans de réclusion, si bien que son profil génétique est entré dans les fichiers de la police.

En décembre 2001, quand les traces conservées depuis 1991 sont enfin comparées aux profils enregistrés, son nom apparaît. Les analyses retrouvent son sperme sur le corps de Brigitte et sur sa culotte, et des traces sous les ongles de la jeune femme mènent elles aussi jusqu'à lui.

Pourtant, Patrick B. nie tout. Pour lui, c'est impossible, il ne peut pas être l'auteur de ce meurtre, et il doit forcément y avoir une erreur. Il affirme même que s'il avait tué Brigitte, il se considérerait lui-même comme un monstre.

Un homme assis sur la gauche

En septembre 2004, Patrick B. est renvoyé devant le tribunal d'arrondissement de Bienne-Nidau, notamment pour enlèvement, séquestration, viol et meurtre ou assassinat. Sauf que le mardi 17 mai 2005, quand le procès s'ouvre devant le juge Markus Gross, 15 ans ont passé, et le viol, la séquestration et l'enlèvement sont prescrits. Le meurtre, lui, ne l'est pas, puisque son délai de prescription est de 30 ans, si bien que Patrick B., qui a maintenant 38 ans, n'est plus jugé que pour meurtre ou assassinat, dans un procès qui se déroule surtout en allemand.

Serge et Thérèse Didier se sont constitués partie civile, et ils sont là, dans la salle, face à l'homme accusé d'avoir tué leur fille unique, pour la première fois. Des années plus tard, Serge ne se souvient de lui que de profil. "Il était assis sur ma gauche." Son visage, il l'a oublié, et pour lui, c'est tant mieux. Le premier jour, la famille de Brigitte témoigne, et ce moment bouleverse la salle.

Patrick B. est interrogé par la cour pendant près de 3 heures, et malgré son ADN, il continue de nier. Personne n'a assisté à la scène, et il n'a jamais avoué, donc le procès repose sur les traces laissées sur place et sur l'audition des témoins. Les psychiatres, eux, ont examiné l'accusé. Selon l'expertise présentée au procès, il ne souffre d'aucune maladie psychique, mais sa personnalité présente une part psychopathique, qui pourrait apparaître dans les situations de stress, et les experts estiment qu'il a probablement refoulé ce crime, parce qu'il ne correspond pas à l'image qu'il a de lui-même. Pour sa défense, au contraire, c'est l'analyse ADN qui se trompe, et elle plaide l'acquittement.

Une chance sur quelques milliards

Le 26 mai 2005, le tribunal rend son jugement. Patrick B. est reconnu coupable de l'assassinat de Brigitte Didier, et il est condamné à la réclusion à perpétuité, avec un internement à vie, et le ministère public obtient tout ce qu'il avait demandé. Pour les juges, l'accusé a agi avec un manque particulier de scrupules et avec sadisme, et il présente des tendances sexuelles déviantes et violentes, avec un risque de récidive très élevé et peu de chances de réussite pour une thérapie. Le tribunal regrette malgré tout que ses motivations exactes restent inconnues. Patrick B. est aussi condamné à verser 110 000 francs aux parents de Brigitte pour tort moral.

Il fait appel, et le jeudi 9 février 2006, devant la Cour suprême du canton de Berne, sa défense parle à nouveau d'une erreur dans l'analyse ADN. Le lendemain, la Cour rejette cet argument et confirme le jugement dans son intégralité. Pour elle, l'analyse est exemplaire, au point que de nombreux experts pensent qu'elle entrera dans les annales de la technologie criminelle. Plusieurs analyses, de plus en plus précises, ont été faites, et la Cour exclut toute erreur ou fausse manipulation. Les juges excluent aussi que Brigitte ait été tuée par d'autres personnes en présence de l'accusé, puisque les enquêteurs n'ont trouvé aucun indice de leur présence sur les lieux.

Il y a une chance sur quelques milliards qu'une autre personne au monde ait exactement le même profil génétique, et cette personne aurait dû se trouver sous ce viaduc le jour du meurtre, ce que la Cour juge "impensable".

"Je ne me souviens de rien"

Le mardi 20 décembre 2016, 26 ans jour pour jour après la mort de Brigitte, Patrick B. se retrouve devant le tribunal régional Jura bernois-Seeland, à Bienne. Il a 49 ans, il est détenu au pénitencier de Thorberg, et il ne veut plus être interné à vie. Ce qu'il demande, c'est d'être soigné, parce qu'en Suisse, un condamné qui souffre d'un grave trouble psychique peut être pris en charge dans un établissement de soins, si ce traitement peut l'empêcher de recommencer.

Devant les 5 juges, Patrick B. retrousse ses manches, ajuste ses lunettes, et il répète ce qu'il disait déjà en 2005 et en 2006. "Je ne me souviens de rien." Pour lui, une thérapie l'aiderait justement à retrouver la mémoire. Le ministère public s'y oppose, parce que sans souvenirs, il n'y a aucune base pour une thérapie, et que rien ne prouve qu'une prise en charge psychiatrique réduirait le risque de nouvelles infractions.

Le jour même, le tribunal refuse sa demande. Pour son président, Markus Gross, rien n'indique qu'une thérapie puisse réduire nettement la probabilité d'un nouveau délit, et il n'est pas prouvé avec certitude que l'homme souffre d'un grave trouble psychique. Son amnésie empêche d'ailleurs les experts de poser un diagnostic précis, et sans diagnostic, aucune thérapie adaptée ne peut être définie. Les juges lui conseillent tout de même de suivre une thérapie pour retrouver la mémoire, y compris celle du meurtre de Brigitte, et ils n'excluent pas de réexaminer son cas dans quelques années, si ses souvenirs reviennent.

Un sudoku sur la table de la cuisine

Pendant que tout ça se joue au tribunal, à Tavannes, Serge Didier, 70 ans, a posé un sudoku sur la table de sa cuisine pour occuper son esprit. Il n'a pas voulu aller à l'audience, et il a préféré regarder Columbo à la télévision. "Je n'ai pas envie de le voir." Sa conviction, elle, est faite depuis longtemps. "Le jour où il sortira, il recommencera à la première occasion."

Thérèse est morte en 2009, et quelques années plus tard, Serge a quitté la villa familiale pour un petit trois-pièces au centre de Tavannes, près de l'Auberge de la Poste. Il a emporté tous ses albums photos, qu'il ouvre le moins possible. "J'aimerais pouvoir me réveiller mort", dit-il en 2016, avant de rire de l'absurdité de sa phrase. Pépé, son compagnon, s'en indigne. "Le tueur est entouré de psys qui s'occupent de lui, mais qui s'occupe de Serge ? Il est tout seul !"

Depuis cette audience de décembre 2016, la presse n'a rapporté aucune nouvelle décision dans l'affaire Brigitte Didier. Patrick B. a toujours nié le viol et le meurtre, et à la dernière audience connue, il restait interné au pénitencier de Thorberg.

"Moi, je n'oublie jamais Brigitte", dit Serge. Sur le seul tableau accroché au mur de son appartement, elle est encore une petite fille, et elle sourit.

L'affaire Brigitte Didier en vidéo ⬇️

Portrait en noir et blanc de Brigitte Didier, 18 ans, à Bienne en Suisse, affaire Brigitte Didier
Portrait en noir et blanc de Brigitte Didier, 18 ans, à Bienne en Suisse, affaire Brigitte Didier

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Sources :

RTS Info (ATS), verdict du tribunal de Bienne-Nidau, 26 mai 2005 : https://www.rts.ch/info/toute-info/970189-lassassin-de-brigitte-didier-sera-interne-a-vie.html
Arcinfo (ATS), confirmation du jugement par la Cour suprême bernoise, 12 février 2006 : https://www.arcinfo.ch/berne/jura-bernois/le-meurtrier-sera-interne-a-vie-31842
Le Temps, ouverture du procès et rappel de l'enquête, 17 mai 2005 : https://www.letemps.ch/suisse/quinze-ans-apres-laffaire-brigitte-didier-devant-justice-bernoise
Le Temps, Laurent Jacot et le non-lieu, 10 avril 2003 : https://www.letemps.ch/suisse/ancien-coupable-ideal-laffaire-brigitte-didier-laurent-jacot-attend-toujours-nonlieu
Le Matin, Serge Didier le jour de l'audience de 2016, 21 décembre 2016 : https://www.lematin.ch/story/je-n-oublie-jamais-brigitte-853462039424
RFJ (ATS), refus de la mesure thérapeutique, 20 décembre 2016 : https://www.rfj.ch/rfj/Actualite/Region/20161221-Pas-de-conversion-de-peine-pour-le-tueur-de-Brigitte-Didier.html