Affaire Bennylyn Burke : mère et fille sous le béton

Le 19 février 2021, en plein confinement, à Kingswood, dans la banlieue de Bristol, le père de Jellica, 2 ans, vient chercher sa fille pour la journée, comme prévu, et personne ne lui ouvre. Bennylyn Burke, 25 ans, ne répond ni au mot qu'il glisse sous la porte ni à ses appels, et en quelques jours, même sa grande sœur, Shela, avec qui elle se parle en vidéo tous les jours depuis les Philippines, n'arrive plus à la joindre. Quand Shela demande une vidéo pour être sûre que sa sœur va bien, on finit par lui en envoyer une, et c'est une vieille vidéo, tournée à Bristol.

Bennylyn, la petite fille qui défend son frère

Aux Philippines, quand d'autres enfants s'en prennent à Oscar, c'est sa sœur Bennylyn qui le défend. Elle grandit dans une famille modeste, avec son père, Benedicto Aquino, son frère, et sa grande sœur, Shela, dont elle est très proche. À l'école, c'est une fille populaire, toujours entourée d'amis, et la plus proche, c'est Marjorie Lebatigue, avec qui elle a grandi et fêté tous les grands moments de l'adolescence.

Vers la fin du lycée, pourtant, sa vie prend un autre chemin que celle de ses amies. Elles se préparent à entrer à l'université, alors que Bennylyn, elle, ne peut pas terminer ses études, à cause d'obligations familiales. Elle garde le soutien de sa famille, mais elle voit de moins en moins ses amies, parce que leurs vies ne se ressemblent plus.

Un jour, Bennylyn annonce à Marjorie qu'elle a rencontré un Anglais sur internet. Il s'appelle Lexington Burke, il est beaucoup plus âgé qu'elle, et comme souvent avec ce genre de rencontres, ils discutent d'abord en ligne, puis il vient la voir aux Philippines. Vers 2015, ils se rencontrent à Manille, et entre eux, le courant passe. Bennylyn tombe enceinte, le couple se fiance, et en 2018, ils se marient à Samar, avec Marjorie parmi les demoiselles d'honneur. Cette même année naît une petite fille, Jellica. Marjorie avait quelques réserves sur ce mariage, mais en voyant son amie devenir maman, elle est heureuse pour elle.

En août 2019, le couple annonce qu'il part s'installer à Bristol, dans le sud-ouest de l'Angleterre. Avant le départ, Marjorie organise une "despidida", une fête d'adieu, comme le veut la tradition aux Philippines. 4 amies se retrouvent au restaurant, elles rient en se rappelant le bon vieux temps, et elles souhaitent toutes à Bennylyn le meilleur pour sa nouvelle vie.

Un pique-nique sous la tour

À Bristol, dans le parc de Brandon Hill, une tour d'une trentaine de mètres domine la ville, et c'est là que la famille vient pique-niquer. En Angleterre, Bennylyn construit toute sa vie autour de Jellica. Ils visitent le palais de Buckingham, la cathédrale de Gloucester et des fermes pédagogiques, et Bennylyn emmène aussi sa fille jouer dehors avec d'autres enfants, si bien qu'elle devient amie avec leurs parents. Elle travaille, elle vend des aspirateurs en ligne, et régulièrement, elle envoie de l'argent à sa famille, restée aux Philippines.

À ses amies des Philippines, elle donne moins de nouvelles, mais Marjorie ne s'en inquiète pas, parce que pour elle, c'est le signe que tout se passe bien, et parce qu'elle sait que Bennylyn appelle sa sœur en vidéo tous les jours. En novembre 2020, Bennylyn quitte du jour au lendemain le domicile familial.

Un mot sous la porte

Bennylyn accuse son mari de violences conjugales, des accusations que Lexington Burke conteste, et elle est relogée en urgence dans un appartement au premier étage, à Kingswood, dans la banlieue est de Bristol. Le couple garde quand même le contact, pour que Jellica puisse voir son père le week-end.

Le 19 février 2021, Lexington Burke se présente donc à l'appartement de Kingswood pour emmener Jellica en journée, comme prévu, mais personne ne lui ouvre. Il glisse un mot sous la porte, il appelle plusieurs fois les jours suivants, et Bennylyn ne répond jamais. Quelques jours plus tard, ce sont les services sociaux qui l'appellent, parce qu'eux non plus n'ont pas de nouvelles d'elle, et ils finissent par contacter la police.

Le 1er mars 2021, la police d'Avon et Somerset ouvre une enquête pour disparition. Aux services sociaux, personne n'a vu Bennylyn depuis le 17 février, et ça ne lui ressemble pas du tout. Elle n'a jamais disparu, elle vit seule avec sa fille de 2 ans, et surtout, en plein confinement, alors que les déplacements sont strictement limités, un long voyage paraîtrait forcément étrange. Les policiers étudient ses téléphones, son ordinateur et ses dépenses, et ils comprennent que Bennylyn n'est pas partie seule avec Jellica, puisqu'une autre enfant a disparu avec elles, une fillette de 7 ans, dont l'identité est protégée par la justice.

Un inconnu au volant

Le 18 février, pendant un de leurs appels en vidéo, Bennylyn dit à Shela qu'elle est en voiture, en route vers l'Écosse pour le week-end, avec un homme rencontré quelques semaines plus tôt sur un site de rencontres. Il a fait tout le trajet depuis Dundee, une ville de la côte est de l'Écosse, à plus de 700 kilomètres de route, pour venir la chercher à Bristol, et Bennylyn a eu pitié de lui après un si long voyage. Elle est aussi curieuse de découvrir l'Écosse, et Shela l'a même encouragée, en lui disant d'essayer, que peut-être, cette fois, elle serait heureuse.

Pendant l'appel, Shela demande à voir cet homme, alors Bennylyn tourne la caméra vers le conducteur. Il a la peau pâle, les cheveux clairsemés, il paraît bien plus âgé que sa sœur, et il la salue. Shela lui répond "Hello sir", elle plaisante même avec lui, et l'homme lui raconte qu'il a vécu au Japon avec sa femme et leurs enfants, avant d'en être expulsé en 2019, après la fin de son mariage. Ce jour-là, il conduit Bennylyn, Jellica et la fillette de 7 ans de Bristol jusqu'à Dundee.

Le lendemain, le jour où Lexington trouve porte close à Kingswood, les 2 sœurs se parlent encore. Bennylyn montre à Shela la maison où elle se trouve, le salon, la cuisine, et une sorte de véranda blanche. Ils ont passé la journée à visiter Dundee, et dans un coin, Jellica joue.

C'est la dernière fois que Shela voit sa sœur.

Une vieille vidéo de Bristol

Au bout de 2 jours sans réussir à joindre Bennylyn, Shela retrouve l'homme sur Facebook, et elle lui écrit. Il finit par lui répondre que Bennylyn et Jellica sont maintenant à Glasgow, avec un autre homme rencontré en ligne, un enseignant, et que sa sœur la contactera sûrement une fois installée. Quand Shela lui demande s'il peut lui dire que sa sœur est en vie, il lui répond que l'Écosse est un pays très paisible, qu'il n'y a presque pas de crimes, et qu'elle peut être sûre que sa sœur est en sécurité.

4 jours plus tard, toujours sans nouvelles, Shela le relance. Cette fois, il lui explique que "l'autre monsieur", à Glasgow, lui a écrit, que Bennylyn et Jellica s'habituent très bien à leur nouvelle vie, et que sa sœur est soulagée qu'on ne lui retire pas son bébé. Il ajoute qu'il va tout effacer de son téléphone et de son ordinateur, pour se protéger, dit-il, mais aussi pour protéger Bennylyn, au cas où la police fouillerait chez lui.

Avec son père, Shela est malade d'inquiétude, parce que dans la famille, tout le monde sent que quelque chose ne va pas. Alors elle demande à l'homme une vidéo de sa sœur, et il lui en envoie une. Sauf que c'est une vieille vidéo, tournée à Bristol.

Une plaque d'immatriculation

En Angleterre, les policiers d'Avon et Somerset tombent sur une image. Une caméra de surveillance a filmé Bennylyn et Jellica avec un homme devant un supermarché Sainsbury's de Bristol, près d'un Renault Scénic. Grâce à sa plaque d'immatriculation, les lecteurs automatiques de plaques montrent que cette voiture a fait le trajet du sud de l'Angleterre jusqu'en Écosse, et qu'elle est immatriculée au nom d'un certain Andrew Innes, au 21 Troon Avenue, à Dundee.

La police d'Avon et Somerset prévient la police écossaise. À ce moment-là, rien ne laisse penser qu'il est arrivé malheur à Bennylyn, puisque des images de vidéosurveillance la montrent quelques jours plus tôt en train de marcher dans le centre de Dundee, sans aucun signe de détresse. 2 policiers sont quand même envoyés à Troon Avenue, simplement pour vérifier que tout va bien, et le vendredi 5 mars 2021, vers 15h20, l'agent Gavin Burns et son collègue frappent à la porte.

Une petite fille tout habillée

Devant la maison, il y a la voiture et une benne de chantier, et les voisins, eux, savent seulement que le propriétaire a annoncé sur les réseaux sociaux qu'il refaisait sa cuisine. Andrew Innes entrouvre à peine la porte. Il explique qu'à cause du Covid, il ne veut laisser entrer personne, et que sa "fille" vient de sortir du bain et qu'elle n'est pas habillée. Il raconte qu'il a bien rencontré Bennylyn, mais qu'il a mis fin à leur histoire en découvrant sur son téléphone des messages de drague avec d'autres hommes, et qu'il l'a déposée au Old Inns Café, à Cumbernauld, près de Glasgow, où elle a retrouvé un autre homme.

Sauf que par l'entrebâillement de la porte, les policiers aperçoivent la petite fille, et elle est tout habillée. Ce mensonge éveille leurs soupçons, alors ils insistent, ils entrent dans la maison, et ils découvrent qui est vraiment cette enfant. Ils le pressent de questions pour savoir où se trouve Bennylyn, et Andrew Innes finit par lâcher une phrase.

"Elle est sous le plancher de la cuisine." Puis il ajoute que Jellica est là, elle aussi, avec sa mère.

34 sites de rencontres

Andrew Innes est arrêté sur place et conduit jusqu'à une voiture de police, pendant que la fillette de 7 ans est mise à l'abri et prise en charge. Ce jour-là, il a 50 ans. Il est diplômé de l'université d'Aberdeen, il est ingénieur informatique et concepteur d'applications, et il est en train de monter sa propre société. Il est aussi atteint de la maladie de Crohn, et il n'a jamais eu affaire à la police.

Seulement, en fouillant ses ordinateurs, les enquêteurs découvrent qu'il était inscrit sur 34 sites de rencontres, dont Filipino Cupid, le site sur lequel il a rencontré Bennylyn. Il a aussi rempli un tableur avec des données récupérées sur ce site, dans lequel il note les femmes selon leur âge, leur taille, leur poids et le fait qu'elles aient des enfants ou non. Les meilleures notes vont aux femmes de 25 à 30 ans environ, qui ont de jeunes enfants, et pour la police, il ciblait précisément des femmes originaires des Philippines, mamans de jeunes enfants. Sur internet, il a aussi fait des recherches sur le chloroforme et sur les "sédatifs naturels". Au procès, il affirme les avoir faites des années plus tôt, sauf qu'elles datent du 15 février 2021, quelques jours avant qu'il aille chercher Bennylyn.

Le 6 mars, Andrew Innes est inculpé en lien avec la mort de Bennylyn et de Jellica, et pendant le week-end, la fouille de la maison s'intensifie. Les policiers installent des tentes bleues dans les jardins, et les voisins entendent des coups sourds à l'intérieur. Le 18 mars, la police annonce la découverte de 2 corps, et le 1er avril, ils sont formellement identifiés comme ceux de Bennylyn et de Jellica. Il a fallu 6 jours aux équipes pour les dégager, parce qu'ils étaient à environ 1 mètre sous le sol de la cuisine, recouverts de béton.

Un marteau acheté chez B&Q

Le 21 février 2021, Andrew Innes sort acheter de l'essence, puis il achète un marteau dans un magasin de bricolage B&Q. Quand il rentre à la maison, Bennylyn est dans la cuisine, en train de préparer à manger, et il la frappe à l'arrière de la tête avec ce marteau. Il va ensuite chercher dans son bureau un long sabre, qu'il appelle son sabre de samouraï, il la poignarde, et il continue de la frapper à la tête avec le marteau, pour être sûr qu'elle meure.

Tout ça se passe devant la fillette de 7 ans, qui racontera aux enquêteurs qu'elle a essayé d'appeler la police, mais qu'elle n'arrivait pas à parler.

Une partie de cache-cache

2 ou 3 jours plus tard, Andrew Innes tue Jellica, en l'étouffant et en l'étranglant, et pour le juge, il n'a aucune autre raison que le fait que la petite fille pleure. Il l'agresse aussi sexuellement. Pendant plusieurs jours, il viole à plusieurs reprises la fillette de 7 ans, menottée et bâillonnée, et il l'enferme dans la salle de bain en attachant la porte avec une corde. Les corps de Bennylyn et de Jellica, il les met dans des sacs à gravats, et il les recouvre de béton sous le sol de la cuisine.

La fillette de 7 ans raconte aux enquêteurs qu'ils jouaient à cache-cache, et qu'Andrew faisait semblant que Jellica était cachée, alors qu'en réalité, il l'avait tuée.

Une colère "apocalyptique"

Fin janvier 2023, devant la Haute Cour de justice d'Édimbourg, présidée par le juge Lord Beckett, Andrew Innes reconnaît avoir tué Bennylyn et Jellica, et pourtant, il plaide non coupable de meurtre, en invoquant une responsabilité atténuée. Le jury, 8 hommes et 7 femmes, voit l'audition filmée de la fillette de 7 ans, enregistrée en mai 2021, et on lui présente l'ADN d'Andrew Innes, retrouvé sur des objets comme les menottes et des vêtements.

À la barre, Andrew Innes raconte qu'il était dans une colère "apocalyptique" quand il a frappé Bennylyn, parce qu'elle ressemblait, dit-il, à un mélange de sa femme et d'une ancienne maîtresse. Début février 2021, il a passé 5 jours à l'hôpital Ninewells de Dundee pour sa maladie de Crohn, et il explique qu'il prenait des stéroïdes et que c'est ce traitement qui l'aurait rendu fou. Il a pourtant changé plusieurs fois de version, puisqu'au départ, il affirmait que Bennylyn l'avait attaqué avec un couteau, avant de parler d'une voix dans sa tête. Au sujet des corps, il déclare au tribunal qu'il leur a creusé "une tombe respectable", qu'il leur a offert "des funérailles chrétiennes", puis qu'il a remis le sol en place.

Le psychiatre Gordon Cowan, qui l'a rencontré plusieurs fois, explique que le risque de psychose avec cette dose de stéroïdes est très faible, et qu'il y a une logique dans son comportement ce jour-là, puisqu'il est allé chercher de l'essence et acheter un marteau. Il ajoute qu'Andrew Innes a entendu parler de la psychose liée aux stéroïdes pour la première fois par un membre de sa famille, alors qu'il était déjà en détention. Quand on demande à Andrew Innes ce qu'il comptait faire de la fillette de 7 ans, il répond que si la police était arrivée 24 heures plus tard, elle serait peut-être morte.

Une famille venue des Philippines

Pour le juge Lord Beckett, aucun élément ne montre qu'Andrew Innes souffrait d'un trouble mental au moment des faits, et il demande au jury de le déclarer coupable des 2 meurtres. Le 6 février 2023, après 2h26 de délibéré, le jury le reconnaît coupable du meurtre de Bennylyn et de Jellica, et aussi de l'agression sexuelle de Jellica, du viol de la fillette de 7 ans et d'avoir tenté de faire obstacle à la justice. Dans la salle, la famille de Bennylyn, venue des Philippines, pleure.

Le jour même, Andrew Innes est condamné à la prison à vie, avec une peine minimale de 36 ans avant de pouvoir demander une libération conditionnelle. Le juge le lui dit clairement, Bennylyn et Jellica lui faisaient confiance, et ce sont parmi les pires crimes que la Haute Cour de justice ait jamais eu à juger. Les experts ont bien retenu chez lui un trouble du spectre de l'autisme, mais pour le juge, ce trouble ne rend pas violent, et il ne diminue en rien sa responsabilité.

À la sortie du tribunal, l'inspecteur principal Graham Smith, qui a dirigé l'enquête, explique qu'en près de 30 ans de carrière, il n'a jamais vu une telle perversité. La famille de Bennylyn, elle, dit qu'elle sera "à jamais hantée" par ce qui s'est passé. "Bennylyn avait des idées brillantes et de grands rêves. Elle a quitté courageusement son pays pour chercher un avenir meilleur, dans un pays lointain."

Des ballons blancs pour Bennylyn et Jellica

Andrew Innes fait appel, mais en mai 2023, un juge estime qu'il n'a aucune raison sérieuse de contester le verdict, et en juin, sa dernière demande est rejetée à son tour. En Écosse, il n'a plus aucun recours, et il reste en prison. Avec Interpol et d'autres polices étrangères, la police écossaise a aussi cherché s'il avait fait d'autres victimes, de femmes ou d'enfants, et elle n'en a trouvé aucune trace.

Dès que la disparition est devenue une enquête pour meurtre, une association de Londres, le Kanlungan Filipino Consortium, qui aide les Philippins du Royaume-Uni, est venue en aide à la famille de Bennylyn. Au Royaume-Uni, d'autres enfants sont morts entre les mains d'un adulte, comme Isabella, une petite fille de 2 ans retrouvée en 2023 dans un logement d'urgence d'Ipswich, dans l'affaire Isabella Jonas-Wheildon, ou comme Arthur, un petit garçon de 6 ans, en juin 2020, en plein confinement, près de Birmingham, dans l'affaire Arthur Labinjo-Hughes.

En avril 2021, les amies de Bennylyn se réunissent à Bristol, dans le parc de Brandon Hill, sur la pelouse au pied de la tour. Elles accrochent des ballons blancs à un arbre, avec un message, "Tu es aimée, tu nous manques, on se souvient de toi", et elles posent sur une couverture rouge des photos de Bennylyn et de Jellica, avec un ours en peluche. C'est là, sous la tour de Brandon Hill, que Bennylyn aimait pique-niquer avec sa fille.

L'affaire Bennylyn Burke en vidéo ⬇️

Bennylyn Burke et sa fille Jellica, 2 ans, souriantes, affaire Bennylyn Burke
Bennylyn Burke et sa fille Jellica, 2 ans, souriantes, affaire Bennylyn Burke

À lire aussi :

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Sources :

Judiciary of Scotland, HMA v Andrew Innes, déclaration de peine de Lord Beckett, 6 février 2023 : https://judiciary.scot/home/sentences-judgments/sentences-and-opinions/2023/02/06/hma-v-andrew-innes
Police Scotland, condamnation d'Andrew Innes pour les meurtres de Bennylyn et Jellica Burke, février 2023 : https://www.scotland.police.uk/what-s-happening/news/2023/february/andrew-innes-convicted-of-the-murder-of-bennylyn-burke-and-her-daughter-jellica-in-dundee/
Police Scotland, point sur l'enquête de Dundee, 6 mars 2021 : https://www.scotland.police.uk/what-s-happening/news/2021/march/update-regarding-dundee-inquiry/
BBC News, « Andrew Innes jailed for murdering Bennylyn and Jellica Burke », 6 février 2023 : https://www.bbc.com/news/uk-scotland-tayside-central-64510955
The Press and Journal, « Troon Avenue: How one of Police Scotland's most complex investigations unfolded », 6 février 2023 : https://www.pressandjournal.co.uk/fp/pj-investigations/5356807/troon-avenue-investigation/
Daily Record, la sœur de Bennylyn Burke raconte ses échanges avec le meurtrier, février 2023 : https://www.dailyrecord.co.uk/news/scottish-news/sister-bennylyn-burke-shares-chilling-29149438