Affaire Xavier Dupont de Ligonnès : 5 corps sous la terrasse

Maison du boulevard Robert-Schuman à Nantes, affaire Xavier Dupont de Ligonnès
Maison du boulevard Robert-Schuman à Nantes, affaire Xavier Dupont de Ligonnès

Photo : Jibi44, CC BY-SA 4.0, via Wikimedia Commons (numéro flouté)

Au printemps 2011, boulevard Robert-Schuman, à Nantes, les volets d'une maison de ville restent fermés jour après jour. Au collège des 2 plus jeunes enfants, une lettre annonce que la famille part vivre en Australie, sauf que personne n'a vu Agnès dire au revoir, ni Arthur, ni Thomas, ni Anne, ni Benoît. Le 21 avril, des enquêteurs creusent sous la terrasse du jardin. Le père, Xavier Dupont de Ligonnès, n'est plus là, et 15 ans plus tard, personne ne sait où il se trouve.

Agnès Dupont de Ligonnès, une maman poule

Agnès est née le 9 novembre 1962 à Neuilly-sur-Seine, dans une famille d'avocats et d'architectes, et au printemps 2011, elle a 48 ans. Elle a rencontré Xavier à Versailles au début des années 1980, ils se sont mariés en 1991, et depuis plusieurs années, la famille vit à Nantes, dans une maison de ville du boulevard Robert-Schuman, avec un jardin derrière et une terrasse en bois.

Agnès travaille dans un établissement scolaire catholique de la ville, où elle s'occupe de la vie scolaire des élèves, et elle fait aussi le catéchisme. Le dimanche, à la messe, on la voit arriver avec ses enfants. Pour son frère, Guillaume, c'est "une maman poule, aimante, adorable", une femme qui adore ses enfants, et la famille, vue de l'extérieur, est une famille ordinaire.

Seulement, Agnès ne dit pas tout à ceux qui la croisent. En 2004 déjà, sur un forum internet, elle a confié son mal-être et les difficultés de son couple à des inconnus. Xavier, lui, se présente comme commercial. Il monte des petites sociétés les unes après les autres, et aucune ne marche vraiment, si bien que personne autour d'eux ne sait très bien de quoi il vit.

Chez les Dupont de Ligonnès, il y a aussi 2 labradors, et 4 enfants qui grandissent vite.

4 enfants qui prennent leur envol

Arthur est l'aîné. Il est né le 7 juillet 1990 à Versailles, d'une première histoire d'Agnès, et Xavier l'a reconnu quand il a épousé sa mère. À 20 ans, il prépare un BTS d'informatique en Vendée, et pour avoir un peu d'argent à lui, il travaille dans une pizzeria de Nantes.

Thomas a 18 ans, et il a eu son bac littéraire à 16 ans. Il est parti étudier la musicologie à l'Université catholique de l'Ouest, à Angers, où il vit dans un foyer d'étudiants. Ses camarades le trouvent très discret, alors que son ancienne petite amie, Pauline, parle d'un garçon blagueur, joyeux, très gentil, qui ne vit que pour la musique et le cinéma.

Anne, 16 ans, est en première scientifique au lycée La Perverie, et ses amies décrivent une jeune fille croyante, ouverte, attentionnée, qui suit l'exemple de sa mère. Benoît, le petit dernier, a 13 ans. Il est au collège dans le même établissement que sa sœur, il est enfant de chœur à l'église Saint-Félix, et pour ses copains, c'est un garçon populaire, qui plaît aux filles.

En décembre 2010, Xavier s'est inscrit dans un club de tir, et dans les semaines qui précèdent le mois d'avril 2011, Thomas et Benoît commencent eux aussi à apprendre à tirer. Lui s'entraîne avec une carabine 22 Long Rifle, une arme qu'il a héritée de son père.

Un dimanche soir au cinéma

Le vendredi 1er avril 2011, Xavier achète du ciment, une bêche et une houe. Le lendemain, samedi 2 avril, il repart faire des courses, et cette fois, il rapporte 4 sacs de chaux de 10 kg.

Le dimanche 3 avril, Xavier, Agnès et 3 de leurs enfants dînent au restaurant, puis ils vont au cinéma, à Nantes. Thomas, lui, est resté à Angers, et c'est un dimanche en famille comme il y en a eu des dizaines, à la veille d'une semaine de cours.

Ce jour-là, un voisin aperçoit Agnès, et un peu plus tard, il voit Xavier charger de gros sacs dans sa Citroën C5. Sur le moment, il n'y a rien d'étrange à voir un père de famille remplir son coffre un dimanche, et le voisin rentre chez lui.

Le lundi 4 avril au matin, Anne et Benoît ne vont pas en cours.

Un appel pour Thomas

Le lundi 4 avril au soir, Xavier est à Angers, et il dîne avec Thomas, près de la ville. Pour un étudiant qui vit loin de chez lui, un dîner avec son père en début de semaine, c'est plutôt une bonne surprise.

Le lendemain, mardi 5 avril, Thomas passe l'après-midi chez un ami, à Angers. D'après cet ami, qui le racontera au Parisien, son père l'appelle pour lui demander de rentrer à Nantes, parce que sa mère aurait eu un accident de vélo. Alors, le soir, Thomas prend le train pour rentrer à la maison.

Ses amis d'Angers ne le reverront pas. Dans les jours qui suivent, ceux d'Anne s'inquiètent à leur tour, parce qu'elle ne se connecte plus sur internet et que son téléphone sonne dans le vide. Le 8 avril, d'après le parquet, quelqu'un se connecte encore à internet depuis la maison du boulevard Robert-Schuman, et c'est la dernière fois.

Boulevard Robert-Schuman, les volets restent fermés. Le lundi 11 avril, le collège d'Anne et Benoît reçoit un courrier, et l'employeur d'Agnès aussi. La famille part s'installer en Australie, pour une mutation.

À 9 proches de la famille, au même moment, arrive une autre lettre, beaucoup plus longue.

Une lettre d'agent secret

Dans cette lettre, Xavier explique qu'il travaille depuis des années, en secret, pour l'agence antidrogue américaine. Il aurait servi d'informateur dans une affaire de trafic de drogue, et toute la famille devrait partir d'urgence aux États-Unis, dans le cadre d'un programme de protection des témoins. Il demande aussi à ses proches de raconter à tout le monde qu'ils sont partis en Australie.

La lettre donne même des consignes pour la maison. Il est inutile, écrit-il, de s'occuper des gravats et du bazar entassés sous la terrasse.

Guillaume, le frère d'Agnès, lit la lettre une première fois sans trop savoir quoi en penser. C'est en la relisant qu'il remarque que l'agence américaine n'est pas désignée par son vrai nom. Pour un homme qui prétend y travailler depuis des années, c'est une drôle d'erreur, et c'est ce détail qui met la famille en alerte.

Pendant ce temps, Xavier, lui, roule vers le sud.

Un homme seul sur la route

La nuit du 10 au 11 avril, Xavier dort à l'hôtel Le Beaulieu, à Puilboreau, près de La Rochelle. La nuit suivante, il est près de Toulouse, à Blagnac, dans un hôtel où il paie avec sa carte bancaire.

Le 12 avril au soir, il est dans le Vaucluse. Il dîne seul, puis il dort dans une auberge, comme n'importe quel homme de 50 ans qui voyage pour son travail.

Le lendemain, mercredi 13 avril, à Nantes, la police reçoit les premiers appels de voisins inquiets. Ça fait plus d'une semaine que personne n'a vu la famille, et les volets ne s'ouvrent plus. Seulement, une famille a le droit de partir sans prévenir ses voisins, d'autant que le collège et l'employeur d'Agnès ont reçu une explication.

Le jeudi 14 avril, Xavier arrive à Roquebrune-sur-Argens, dans le Var, près de Fréjus. Il retire de l'argent à un distributeur, et la caméra de l'appareil le filme. Le soir, il prend une chambre à l'hôtel Formule 1 de la commune.

Le lendemain, une caméra le filme une dernière fois.

Un sac sur le dos

Le vendredi 15 avril 2011, à 16h10, Xavier Dupont de Ligonnès quitte à pied le parking de l'hôtel Formule 1 de Roquebrune-sur-Argens. Il porte un sac sur le dos, et d'après les enquêteurs, il a avec lui un étui qui pourrait contenir une carabine. Sa Citroën C5, il la laisse sur le parking.

Ensuite, il sort du champ de la caméra, et à partir de là, plus personne ne sait où il va.

À Nantes, l'inquiétude grandit, et le mardi 19 avril, le parquet ouvre une enquête pour disparition inquiétante. Dans la maison, ce que voient les enquêteurs ressemble à un départ. Les placards ont été vidés d'une partie des vêtements, il n'y a aucune trace de lutte, et le bail de la maison a été résilié. Tout semble raconter la même histoire que les lettres, celle d'une famille qui a fait ses valises et qui est partie loin.

Le jeudi 21 avril, les enquêteurs reviennent, et cette fois, ils vont dans le jardin.

Sous les planches de la terrasse

Ce jeudi 21 avril 2011, les policiers soulèvent les planches de la terrasse en bois, derrière la maison. Dessous, il y a de la terre fraîchement remuée, et sous la terre, de la chaux.

Dans la journée, le procureur de la République de Nantes, Xavier Ronsin, annonce qu'un reste humain a été découvert dans le jardin. Les enquêteurs continuent de creuser, et le soir, ils ont sorti 5 corps de la fosse.

Il y a Agnès, Arthur, Thomas, Anne et Benoît. Chacun est enveloppé dans un drap, recouvert de chaux, et sur chacun d'eux, il y a une médaille pieuse, une croix et un chapelet. Les 2 labradors de la famille sont enterrés avec eux.

La lettre parlait de gravats entassés sous la terrasse, et dessous, il y avait toute la famille. Le procureur précise que la fosse ne contient aucun autre corps, et que l'enquête s'oriente désormais "nettement sur une qualification criminelle de séquestration et d'assassinats". Xavier n'est pas sous la terrasse.

Des somnifères dans le sang

Le vendredi 22 avril, les autopsies confirment l'identité des 5 victimes, et pour le procureur, Xavier Ronsin, il s'agit d'une "exécution méthodique". D'après les légistes, Agnès et ses enfants ont été tués pendant leur sommeil, chacun d'au moins 2 balles dans la tête, avec une arme de calibre 22 Long Rifle.

Un mois plus tard, le 30 mai, les analyses toxicologiques montrent que les 4 enfants avaient un somnifère dans le sang. Pour le procureur, ce médicament a pu faciliter leur mort, puisqu'ils dormaient profondément au moment des tirs.

Pour les enquêteurs, Agnès, Arthur, Anne et Benoît sont probablement morts dans la nuit du 3 au 4 avril, celle qui suit la soirée au cinéma. Thomas, lui, aurait été tué le 5 avril au soir, le jour où il est rentré d'Angers pour voir sa mère. Pourtant, des voisins et une employée d'un salon de coiffure affirment avoir vu Agnès vivante après cette date, et les légistes, eux, ne peuvent pas dater les morts au jour près.

Dans la nuit du 21 au 22 avril, la voiture de Xavier est repérée sur le parking de l'hôtel de Roquebrune-sur-Argens, à 10 heures de route de Nantes. Celui qui a écrit qu'il partait pour les États-Unis avec toute sa famille devient le principal suspect.

Un mandat d'arrêt international

Le mardi 26 avril, à Nantes, environ 450 personnes marchent en silence pour Agnès et les enfants. Le jeudi 28 avril, les obsèques réunissent environ 1 400 personnes à Nantes, et 2 jours plus tard, Agnès et ses enfants sont inhumés à Noyers-sur-Serein, dans l'Yonne.

Dans le Var, les recherches commencent le 29 avril autour de Roquebrune-sur-Argens, puis, du 23 au 28 juin, des spéléologues descendent dans une quarantaine de grottes et de cavités. Ils ne trouvent rien, ni corps, ni sac, ni carabine.

Le 10 mai 2011, un mandat d'arrêt international est délivré contre Xavier Dupont de Ligonnès. Il n'a jamais été jugé, et il reste donc présumé innocent. Le 26 juillet, une centaine de policiers mènent une quinzaine de perquisitions dans toute la France, notamment chez des proches de la famille, et ils entendent 25 personnes. Là non plus, il n'y a aucune trace de lui.

Les années passent, et 2 hypothèses s'opposent, celle d'un homme mort quelque part dans ces collines, et celle d'un homme qui vivrait ailleurs, sous une autre identité.

Au printemps 2015, des ossements sont découverts dans une forêt, près de Fréjus.

"Je suis toujours vivant"

En avril 2015, les ossements retrouvés près de Fréjus sont analysés, et ce ne sont pas ceux de Xavier.

En juillet, une enveloppe arrive au bureau de l'Agence France-Presse, à Nantes. Dedans, il y a une lettre signée du nom de Xavier Dupont de Ligonnès, et une photo de 2 de ses fils. Au dos de la photo, quelqu'un a écrit "Je suis toujours vivant". Pour la famille d'Agnès, revoir le visage des garçons de cette manière, 4 ans après leur mort, c'est terrible. Le 29 juillet, la police conclut qu'il est impossible de dire qui a écrit ce message, et les expertises ne permettront jamais de prouver que c'est lui.

En janvier 2018, des fidèles croient le reconnaître dans un monastère de Roquebrune-sur-Argens, à quelques kilomètres de l'hôtel Formule 1. Les policiers interviennent, sauf que l'homme qu'ils trouvent n'est pas lui. En mai 2021, c'est une abbaye de l'Indre qui est fouillée, puis en juin, un cimetière du Var, et à chaque fois, on ne trouve rien.

Le vendredi 11 octobre 2019, un peu après 20h30, une nouvelle tombe sur les téléphones de toute la France.

Un retraité à l'aéroport de Glasgow

Ce soir-là, Le Parisien annonce que Xavier Dupont de Ligonnès vient d'être arrêté en Écosse, à l'aéroport de Glasgow, à la descente d'un avion parti de Roissy. À 21h01, l'AFP confirme, en citant une source proche de l'enquête, et pour ceux qui ont suivi l'affaire depuis 2011, c'est un choc. D'après les premières informations, les empreintes digitales de l'homme arrêté correspondent.

Toute la soirée, son nom tourne en boucle à la télévision, et après 8 ans et demi de recherches, l'affaire semble enfin toucher à sa fin.

Le samedi matin, pourtant, vers 11h, les premiers doutes apparaissent. À Limay, dans les Yvelines, la police fouille la maison de l'homme arrêté, et ses voisins et ses amis répètent tous la même chose, ce n'est pas lui. À 12h55, l'AFP annonce que la comparaison des ADN est négative.

L'homme arrêté à Glasgow est un retraité qui vit à Limay, et il n'a rien à voir avec l'affaire. Le Parisien présente ses excuses à la famille des victimes et à cet homme.

Pour la famille d'Agnès, l'espoir aura duré une nuit.

Un labrador noir au Texas

En mars 2024, Christine, la sœur de Xavier, publie un livre où elle défend l'idée que la famille aurait été exfiltrée aux États-Unis. 10 jours plus tard, le procureur de Nantes répond que rien, sur le plan judiciaire, ne permet de donner du crédit à cette version.

Au printemps 2025, c'est un influenceur, Aqababe, qui affirme que Xavier vit en Asie, et le parquet de Nantes dément, parce qu'"aucun élément factuel et vérifiable" ne lui a été transmis. En février 2026, un ancien policier qui a travaillé sur le dossier, Gilles Galloux, publie à son tour un livre, et pour lui, la piste mène aux États-Unis.

Fin mars 2026, le bureau du shérif du comté de Brewster, au Texas, publie un appel à témoins sur Facebook. Le shérif, Ronny Dodson, affirme que Xavier aurait fait 4 voyages à Alpine, une petite ville du comté, avant 2011, et qu'il aurait "possiblement été vu en 2020" dans le sud du comté, avec "un labrador noir". À Nantes, le procureur, Antoine Leroy, découvre l'appel en même temps que tout le monde, parce que ni lui ni les enquêteurs n'ont été prévenus.

Le 10 avril 2026, à la télévision, Guillaume, le frère d'Agnès, ne croit pas à la piste du Texas. Il voudrait seulement pouvoir faire son deuil, et s'il pouvait parler à Xavier, il lui dirait "Rends-toi !". Le 2 juin, en direct sur M6, un homme qui se présente comme un prêtre affirme avoir confessé Xavier en 2022, avant d'avouer à l'équipe de l'émission qu'il n'est pas prêtre, et la chaîne présente ses excuses.

Depuis 2011, la justice a reçu plus de 1 700 signalements, et pour le procureur, chacun est vérifié, "jusqu'ici sans succès".

Ils s'appelaient Agnès, Arthur, Thomas, Anne et Benoît, ils avaient 48, 20, 18, 16 et 13 ans, et ils ne sont jamais partis en Australie.

Sources :

ICI (France Bleu Loire Océan), les dates clés de l'affaire Xavier Dupont de Ligonnès, 2 avril 2026 : https://www.ici.fr/pays-de-la-loire/loire-atlantique-44/nantes/video-affaire-xavier-dupont-de-ligonnes-les-dates-cles-d-un-des-cold-cases-les-plus-mysterieux-de-france-2564892
ICI (France Bleu Loire Océan), le parquet de Nantes vérifie depuis 15 ans toutes les informations, 3 juin 2026 : https://www.ici.fr/pays-de-la-loire/loire-atlantique-44/nantes/affaire-dupont-de-ligonnes-le-parquet-de-nantes-verifie-depuis-15-ans-toutes-les-informations-jusqu-ici-sans-succes-7788298
L'Avenir (dépêche Belga), les enfants drogués avant d'être tués, 30 mai 2011 : https://www.lavenir.net/actu/monde/2011/05/30/les-enfants-de-xavier-dupont-de-ligonnes-drogues-avant-detre-assassines-EV65MTYSARB4BCCHIAPBX7K2LE/
La Libre Belgique, l'arrestation manquée de Glasgow, 12 octobre 2019 : https://www.lalibre.be/international/europe/2019/10/12/non-xavier-dupont-de-ligonnes-na-pas-ete-arrete-en-ecosse-voici-les-causes-dune-annonce-spectaculaire-et-fausse-E7YGMJNGLJFWLHJAMB6VXMP23A/
La Libre Belgique, le frère d'Agnès sort du silence, 14 avril 2026 : https://www.lalibre.be/international/europe/2026/04/14/le-beau-frere-de-xavier-dupont-de-ligonnes-sort-du-silence-cetait-un-garcon-totalement-derange-E4JIEBPADRACFDPVUNURSC27II/
Paris Match, ce que les enquêteurs ont trouvé sous la terrasse, 12 octobre 2019 : https://www.parismatch.be/actualites/societe/2019/10/12/affaire-dupont-de-ligonnes-le-recit-insoutenable-de-la-maison-de-lhorreur-NS6WTMA7T5DUHHVXMONMMCJG5M/
Wikipédia, affaire Dupont de Ligonnès : https://fr.wikipedia.org/wiki/Affaire_Dupont_de_Ligonn%C3%A8s