Affaire famille Romand : 5 morts et 18 ans de mensonges


Le lundi 11 janvier 1993, vers 4h du matin, à Prévessin-Moëns, dans l'Ain, tout près de Genève, les pompiers trouvent dans une maison en flammes Florence Romand et ses 2 enfants, Caroline, 7 ans, et Antoine, 5 ans, morts. Le feu a pris à 3 endroits différents, avec de l'essence jusque sur les corps, et quand les gendarmes partent prévenir les grands-parents, dans le Jura, ils trouvent leur maison fermée. À l'intérieur, Aimé et Anne-Marie Romand ont été tués de plusieurs balles dans le dos, si bien qu'en un seul week-end, la même famille vient de perdre 5 personnes.
Le feu à 4h du matin
Quand les pompiers arrivent, le feu a déjà pris une bonne partie de la maison. À l'étage, dans une chambre, ils trouvent le père de famille, Jean-Claude Romand, 38 ans, un médecin chercheur de l'Organisation mondiale de la santé, qui est inconscient, mais son cœur bat encore, et il part tout de suite à l'hôpital de Genève, où il reste plongé dans le coma. Pour Florence, 37 ans, et pour Caroline et Antoine, en revanche, il est trop tard.
Dans un incendie domestique, le feu part d'un seul endroit, d'un appareil, d'une cheminée ou d'un fil électrique, avant de gagner le reste de la maison. Sauf qu'ici, d'après les premières constatations, il a pris à 3 endroits différents, ce qui n'arrive jamais par accident, et il y a de l'essence dans le grenier, dans l'escalier, et jusque sur les corps.
Le substitut du procureur, Jean-Yves Coquillat, se rend sur place. Dans la cuisine, il y a encore un dessin d'enfant accroché, avec ces mots, "Papa, je t'aime", et pour lui, en entrant, "c'était la maison du bonheur".
À l'hôpital de Genève, le seul survivant ne peut rien dire, donc les gendarmes cherchent sa famille pour la prévenir. Ses parents vivent dans le Jura, à Clairvaux-les-Lacs, dans la maison où il a grandi. Quand les gendarmes y arrivent, la maison est fermée.
Des volets clos à Clairvaux-les-Lacs
Les gendarmes finissent par entrer. À l'intérieur, Aimé et Anne-Marie Romand sont morts, tués de plusieurs balles dans le dos, et leur chien, un labrador, a été abattu lui aussi. Dans la maison, il reste les traces d'un déjeuner de famille.
Aimé est né en 1918. C'est un homme du Jura, régisseur forestier et agriculteur, qui a passé sa vie entre les bois et la ferme. En 1952, il épouse Anne-Marie Girardot, née en 1923, et le couple n'a qu'un seul enfant, Jean-Claude, né le 11 février 1954 à Lons-le-Saunier. Anne-Marie a une santé fragile, elle s'inquiète beaucoup, et elle est très attachée à ce fils unique, qui est la fierté de la famille. Au lycée, il est brillant, au point qu'il passe son baccalauréat en 1971 avec un an d'avance.
Pour les gendarmes, les 2 scènes se répondent. À Prévessin-Moëns, une mère et ses 2 enfants sont morts dans une maison où quelqu'un a répandu de l'essence, et à Clairvaux-les-Lacs, ce sont les grands-parents qui sont morts, de balles tirées avec une carabine de petit calibre, du 22 long rifle. En un seul week-end, la même famille vient de perdre 5 personnes, comme à Pantin, en 1869, dans l'affaire Troppmann, où les enquêteurs avaient retrouvé une femme et 5 enfants enterrés dans une même fosse.
Et le seul qui pourrait expliquer ce qui s'est passé est toujours dans le coma, à Genève.
Florence Romand, une maman tournée vers les siens
Florence Crolet est née en 1956. Elle a 2 frères, elle fait des études de pharmacie, et en 1980, elle épouse Jean-Claude Romand.
Le couple s'installe dans le pays de Gex, à Prévessin-Moëns, tout près de la frontière suisse, parce que c'est à Genève, de l'autre côté, que Jean-Claude dit travailler. Dans cette région, beaucoup de familles vivent comme eux, côté français, avec un parent qui part chaque matin vers les organisations internationales. Caroline naît en 1985, puis Antoine en 1987.
Ceux qui connaissent Florence parlent d'une épouse dévouée, tournée vers sa famille. Le matin, c'est le père qui dépose Caroline et Antoine à l'école, avant de prendre la route de Genève.
En octobre 1988, le père de Florence, Pierre Crolet, meurt après une chute dans l'escalier de sa maison. Pour la famille, c'est un accident domestique, et c'est Jean-Claude, le gendre médecin, qui s'occupe de beaucoup de choses après le décès, parce que tout le monde lui fait confiance et que tout le monde sait ce qu'il fait dans la vie.
Pourtant, ni dans sa famille ni dans celle de Florence, personne n'a jamais vérifié ce qu'il fait à Genève.
Le docteur de l'OMS
Pour ses proches, Jean-Claude Romand est médecin et chercheur, d'abord à l'Inserm, puis à l'Organisation mondiale de la santé, à Genève. On sait qu'il part souvent en mission à l'étranger, et qu'il fréquente des gens importants, puisqu'il dit connaître personnellement Bernard Kouchner, le cofondateur de Médecins sans frontières, et le cancérologue Léon Schwartzenberg.
S'il cite Léon Schwartzenberg, c'est parce que Jean-Claude a un cancer, et qu'il dit être soigné par ce grand professeur parisien. Alors autour de lui, on le ménage, parce que quand on vit avec un homme malade, qui travaille beaucoup et qui part souvent, on ne lui pose pas trop de questions.
Il y a aussi l'argent. Un médecin de l'OMS, c'est quelqu'un qui connaît la Suisse et ses banques, si bien que ses parents, puis des membres de la famille de Florence et des amis, lui confient leurs économies pour qu'il les place à Genève. Pour eux, c'est assez logique finalement, parce que c'est un homme sérieux, et que l'argent reste entre les mains de quelqu'un de la famille. Quand Pierre Crolet meurt, une partie de l'argent de la famille Crolet passe elle aussi entre les mains de Jean-Claude, pour être placée, et pendant des années, personne ne lui demande où se trouve cet argent, ni combien il rapporte.
Sauf qu'à la fin de l'année 1992, à la sortie de l'école, une maman dont le mari travaille aussi à l'OMS parle à Florence de l'arbre de Noël de l'organisation.
Un arbre de Noël à Genève
À l'OMS, comme dans beaucoup de grandes organisations, il y a chaque année un arbre de Noël pour les enfants des employés. Les familles s'y retrouvent, les enfants reçoivent un cadeau, et c'est l'un des rares moments où l'on voit le lieu de travail de son mari. Sauf que Florence, Caroline et Antoine n'y sont jamais allés, et à partir de là, selon plusieurs récits de l'affaire, Florence commence à se douter de quelque chose.
Au même moment, une autre personne pose des questions. Elle s'appelle Chantal, elle est divorcée, et elle a été la maîtresse de Jean-Claude. Quand elle a vendu son cabinet, elle lui a confié 900 000 francs, environ 137 000 euros, pour qu'il les place en Suisse. Le problème, c'est qu'elle n'a aucun papier, aucune garantie écrite, et à la fin de l'année 1992, pendant un dîner, elle lui demande de récupérer son argent.
Jean-Claude ne refuse pas. Il lui promet de la rembourser, et en attendant, il lui propose de l'accompagner à un dîner chez Bernard Kouchner, dans sa maison près de Fontainebleau, le samedi 9 janvier 1993.
Un mot dans la BMW
Après l'incendie, les gendarmes fouillent la voiture du père de famille, une BMW garée devant la maison de Prévessin-Moëns, et à l'intérieur, ils trouvent un mot écrit à la main. Le texte est court, "Un banal accident, une injustice peuvent provoquer la folie", et il se termine par des excuses, "Pardon Chantal, pardon mes amis, pardon aux braves gens de l'association Saint-Vincent".
Ce mot a été écrit avant le feu, par quelqu'un qui demande pardon, et dans ce texte, au milieu des amis et d'une association, il n'y a qu'un seul prénom, celui de Chantal. Les enquêteurs veulent savoir qui elle est, et pourquoi on lui demande pardon.
Chantal vit à Paris. Quand les enquêteurs l'entendent, elle raconte qu'elle a vu Jean-Claude le samedi soir, c'est-à-dire 2 nuits avant l'incendie, pour le fameux dîner chez Bernard Kouchner. Or ce dîner n'a jamais eu lieu, parce que Jean-Claude Romand ne connaît pas Bernard Kouchner, et ce samedi soir-là, ce qui s'est passé à la place s'est passé en pleine forêt.
Le carrefour des Tronces
Le samedi 9 janvier 1993, dans la soirée, Jean-Claude passe prendre Chantal à Paris, et ils partent vers la forêt de Fontainebleau. Sur place, il a l'air de ne plus trouver la route. Il tourne, il s'arrête, il cherche le papier sur lequel il aurait noté le numéro de téléphone, et ça peut arriver à n'importe qui, parce qu'il fait nuit, et qu'une maison de campagne au milieu des bois, ça ne se trouve pas facilement.
Au carrefour des Tronces, en pleine forêt, il arrête la voiture. Il lui dit qu'il a un cadeau pour elle, un collier, et il lui demande de fermer les yeux. Chantal ferme les yeux, et à ce moment-là, il l'asperge de gaz lacrymogène, il appuie sur elle un boîtier qui envoie des décharges électriques, et elle a l'impression qu'on lui serre une cordelette autour du cou.
Chantal se débat, elle le repousse, et elle le supplie d'arrêter, alors il s'arrête. Il la ramène chez elle, à Paris, et pendant le trajet, il lui fait promettre de ne rien dire à personne. D'après ce qu'elle a raconté à l'écrivain Emmanuel Carrère, elle lui assure qu'elle ne préviendra pas la police.
Quand il la dépose devant chez elle, Florence, Caroline et Antoine sont morts depuis le matin.
Un médecin qui n'a jamais existé
Quand Jean-Claude Romand sort du coma, les gendarmes l'interrogent, et pendant plusieurs jours, il ne dit rien qui explique les 5 morts. Puis, environ 15 jours après l'incendie, devant les enquêteurs et le juge chargé du dossier, il finit par tout avouer, et selon les enquêteurs, il aurait même dit "Je suis un monstre".
Ce qu'il raconte commence à Lyon, quand il a 17 ans. Après son bac, il entre dans une classe préparatoire, qu'il quitte au bout de quelques semaines, puis il s'inscrit en médecine, et il réussit sa première année. En 1975, il ne se présente pas à un examen de deuxième année, et il annonce à tout le monde qu'il l'a réussi. C'est le début de 18 ans de mensonges, parce qu'à partir de là, il ne s'arrête plus. Il se réinscrit 12 fois en deuxième année, de 1975 à 1986, sans jamais passer les examens, jusqu'à ce qu'en novembre 1986, l'université finisse par lui interdire de se réinscrire.
Il n'a jamais travaillé à l'OMS. Il a seulement un badge de visiteur, qui lui permet d'entrer dans les bâtiments pour assister à des conférences, et ses journées, il les passe dans des bibliothèques, sur des parkings, dans sa voiture. Quand il est censé partir à l'étranger, il reste dans une chambre d'hôtel près de l'aéroport de Genève, et son cancer n'existe pas non plus.
Pour faire vivre la famille, qui dépense plus de 60 000 francs par mois, il y a l'argent qu'on lui confie. Il puise dans les comptes de ses parents, il emprunte près de 3 millions de francs à son entourage entre 1985 et 1993, il touche la prime de retraite de Pierre Crolet, 400 000 francs, puis 650 000 francs de la vente d'une maison de la famille. À un oncle malade, il vend même de faux médicaments, pour 60 000 francs. Quant aux 900 000 francs de Chantal, il n'en reste plus rien, alors qu'il lui a promis de la rembourser.
Au début du mois de janvier 1993, il fait des courses.
Un petit-déjeuner devant les dessins animés
Le mardi 5 janvier, il demande des barbituriques dans une pharmacie. Le lendemain, à Lyon, il entre dans une armurerie et il achète un boîtier électrique, des bombes lacrymogènes et un silencieux pour une carabine. Le vendredi 8 janvier, il remplit 2 jerrycans d'essence.
Le samedi 9 janvier au matin, à Prévessin-Moëns, Florence est encore dans leur lit. Selon ses aveux, Jean-Claude la frappe à la tête avec un rouleau à pâtisserie, à plusieurs reprises, et elle meurt dans la chambre conjugale.
Un peu plus tard, Caroline et Antoine se réveillent. Ils prennent leur petit-déjeuner devant un dessin animé, comme beaucoup d'enfants le samedi matin, et leur père s'assoit avec eux. Selon son récit, il emmène d'abord Caroline dans sa chambre, il lui met un oreiller sur la tête, et il tire avec la carabine, équipée du silencieux. Caroline a 7 ans.
Antoine, lui, est toujours en bas. Son père lui dit qu'il le trouve chaud et qu'il faut prendre sa température, alors le petit garçon le suit dans sa chambre. Là, il lui pose à son tour un oreiller sur la tête, en lui disant que "c'est pour jouer", et il lui tire une balle de 22 long rifle dans le dos. Antoine a 5 ans.
Dans la maison, il n'y a plus personne de vivant à part lui, et il prend la voiture et la route du Jura, parce que ses parents l'attendent pour déjeuner.
Un dernier déjeuner à Clairvaux
À Clairvaux-les-Lacs, Aimé et Anne-Marie ont préparé le repas, et ils déjeunent avec leur fils. Après le déjeuner, il tire 2 balles dans le dos de son père, puis il tue sa mère. Il abat aussi leur chien, et quand on lui demande pourquoi, il répond qu'il "fallait que Caroline l'ait avec elle", parce qu'"elle l'adorait".
Dans l'après-midi, il reprend la route vers Paris, où Chantal l'attend pour le dîner chez Bernard Kouchner. Après la forêt, après l'avoir déposée, il repart vers l'Ain, et le dimanche 10 janvier, il rentre à Prévessin-Moëns, dans la maison où les corps de sa femme et de ses enfants sont restés.
Il y passe la journée, puis il vide les 2 jerrycans d'essence dans le grenier, sur les corps et dans l'escalier. Vers 4h du matin, le lundi 11 janvier, il met le feu, il avale des barbituriques, et il s'allonge à côté du corps de Florence.
Pour les experts, l'heure n'a rien d'anodin, parce que 4h du matin, c'est l'heure où passent les éboueurs, c'est-à-dire l'heure où quelqu'un, dehors, peut voir les flammes et appeler les pompiers. Et les barbituriques qu'il avale sont périmés depuis 10 ans.
6 jours à Bourg-en-Bresse
Le 25 juin 1996, le procès de Jean-Claude Romand s'ouvre devant la cour d'assises de l'Ain, à Bourg-en-Bresse. Il est jugé pour les assassinats de sa femme, de ses enfants et de ses parents, pour la tentative d'assassinat sur Chantal, pour l'incendie et pour abus de confiance. Chez les voisins de Prévessin-Moëns, la question n'a pas changé en 3 ans, et devant les caméras de France 2, une voisine, Odette Uginet, veut toujours savoir pourquoi il a fait ça.
Dans le box, l'accusé laisse paraître très peu de choses, jusqu'au troisième jour, où il crie et s'effondre. C'est la première fois qu'il montre une émotion aussi forte, et c'est au moment où l'on parle de son chien.
Les psychiatres qui l'ont examiné le décrivent comme un "mythomane atteint d'une pathologie narcissique", qui ne souffre d'aucun trouble capable d'atténuer sa responsabilité. Au Québec, dans l'affaire Guy Turcotte, c'est un vrai cardiologue, respecté de tous, qu'on retrouve chez lui à moitié inconscient près de ses 2 enfants tués. Pour l'avocat général, Jean-Claude Romand a tout préparé, les barbituriques, les balles, les bombes lacrymogènes, les bidons d'essence, alors que pour la défense, il s'est retrouvé pris dans un engrenage dont il ne savait plus sortir.
Quand on lui parle de la mort de son beau-père, pour laquelle la justice a retenu l'accident, il répond "Si je l'avais tué, je le dirais. On n'en est plus à un près". Et pendant le procès, il a cette phrase, "J'ai tué tous ceux que j'aime mais je suis enfin moi".
Le 2 juillet 1996, à 42 ans, il est condamné à la réclusion criminelle à perpétuité, avec une période de sûreté de 22 ans, si bien qu'il est libérable en 2015. Le frère de Florence, Emmanuel Crolet, dit qu'il veut tourner la page et l'oublier. Le 28 mai 1997, la Cour de cassation rejette son pourvoi.
Une abbaye dans l'Indre
Jean-Claude Romand purge sa peine au centre de détention de Saint-Maur, dans l'Indre. C'est un détenu modèle, ses codétenus lui demandent des conseils médicaux, il restaure des archives sonores pour l'INA, il apprend le japonais, et il obtient un diplôme d'ingénieur en informatique. En 2000, l'écrivain Emmanuel Carrère, qui a correspondu avec lui, publie L'Adversaire, un livre qui devient un film de Nicole Garcia en 2002.
En 2018, il demande sa libération conditionnelle. Le 8 février 2019, le tribunal de l'application des peines de Châteauroux la refuse, et l'avocate des 2 frères de Florence, Laure Moureu, estime que "le dossier ne permet pas d'envisager sérieusement la libération". Le 25 avril 2019, pourtant, la chambre de l'application des peines de la cour d'appel de Bourges infirme cette décision, et pour Laure Moureu, "c'est une grande déception pour mes clients et une grande douleur".
Dans la nuit du 27 au 28 juin 2019, à 65 ans, après 26 ans de détention, Jean-Claude Romand sort de prison. Il part vivre à l'abbaye Notre-Dame de Fontgombault, chez les moines bénédictins, avec un bracelet électronique pendant 2 ans, puis 10 ans de mesures de contrôle. Il n'a pas le droit de contacter les familles des victimes, de parler de ses crimes dans les médias, ni d'aller en Île-de-France, en Bourgogne-Franche-Comté ou en Auvergne-Rhône-Alpes. En 2022, il quitte l'abbaye pour un village de l'Indre.
Florence avait 37 ans, Caroline 7 ans, Antoine 5 ans. Ce samedi-là, à Clairvaux-les-Lacs, Aimé et Anne-Marie avaient mis la table pour leur fils.
L'affaire de la famille Romand en vidéo ⬇️

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Sources :
Franceinfo, "J'ai tué tous ceux que j'aime, mais je suis enfin moi" : la double vie de Jean-Claude Romand, Guillemette Jeannot et Benoît Jourdain, 11 janvier 2019 (mis à jour en 2019) : https://www.franceinfo.fr/societe/justice/j-ai-tue-tous-ceux-que-jaime-mais-je-suis-enfin-moi-pere-modele-mythomane-et-assassin-l-incroyable-histoire-de-jean-clauderomand_3138127.html
AFP via Tendance Ouest, la cour d'appel de Bourges accorde la libération conditionnelle, 25 avril 2019 : https://www.tendanceouest.com/actualite-319719-vingt-six-ans-apres-ses-crimes-la-justice-libere-le-faux-docteur-romand
AFP via Tendance Ouest, Jean-Claude Romand est sorti de prison, 28 juin 2019 : https://www.tendanceouest.com/actualite-326949-jean-claude-romand-est-sorti-de-prison
Ma Commune Info, la demande de libération conditionnelle rejetée à Châteauroux, Damien Poirier, 8 février 2019 : https://www.macommune.info/le-demande-de-liberation-conditionnelle-de-jean-claude-romand-rejetee-par-la-justice/
INA, France 2, ouverture du procès à Bourg-en-Bresse, 25 juin 1996 : https://mediaclip.ina.fr/en/cab96036512-start-of-the-trial-of-jean-claude-romand.html
INA, France 2, verdict du procès Romand, 2 juillet 1996 : https://mediaclip.ina.fr/en/i23006216-verdict-of-the-romand-trial-life-imprisonment.html
Wikipédia, affaire Romand : https://fr.wikipedia.org/wiki/Affaire_Romand
