Affaire Stephanie Scott : tuée 6 jours avant son mariage
Le dimanche 5 avril 2015, jour de Pâques, à Leeton, en Nouvelle-Galles du Sud, en Australie, le lycée de Myrtle Street est fermé pour les vacances, et même le personnel d'entretien est en congé, si bien que pour Stephanie Scott, 26 ans, c'est le jour idéal pour venir y travailler seule. Elle se marie dans 6 jours, et avant de partir en lune de miel à Tahiti, elle veut que tout soit prêt pour la remplaçante qui fera la classe à ses élèves d'anglais et de théâtre. Juste après midi, depuis le lycée vide, elle envoie un e-mail à la compagnie de bus qui doit conduire ses invités jusqu'au mariage, pour confirmer la réservation. Après ça, elle ne répond plus au téléphone.
Stephanie Scott, la fille au nez en bouton
C'est sur un terrain de foot de Canowindra, une petite ville rurale du centre de la Nouvelle-Galles du Sud, que Stephanie Scott rencontre un garçon de son âge, Aaron Leeson-Woolley. Ils ne sont encore que des enfants, et pourtant, c'est avec lui qu'elle va construire sa vie.
Dans la famille, on l'appelle "Button-Nose", petit nez en bouton. Son père, Robert, que tout le monde appelle Bob, est professeur dans la ville, sa mère s'appelle Merrilyn, et Stephanie grandit avec des frères et 2 sœurs, Kim, l'aînée, et Robyn. C'est une fille qui sourit tout le temps, qui adore la musique, la danse et la couleur jaune, et qui est prête à essayer n'importe quel sport. Ses amis disent qu'elle a une façon d'être qui lui permet de s'entendre avec tout le monde.
Après le lycée de Canowindra, Stephanie part étudier à l'université Charles Sturt, à Wagga Wagga, où elle vit sur le campus, et elle devient enseignante, comme son père. Elle obtient un poste au lycée de Leeton, une petite ville de la Riverina, où elle enseigne l'anglais et le théâtre, et ses élèves l'adorent. L'une d'elles, Grace Green, se souvient encore de sa devise, "étudier, manger, recommencer", et pour elle, "Miss Scott était une bouffée d'air frais". C'est à Leeton que Stephanie et Aaron, en couple depuis 5 ans, se sont installés, et c'est là qu'ils préparent leur mariage, fixé au samedi 11 avril 2015.
Un lycée vide le jour de Pâques
Ce week-end de Pâques, Stephanie passe à Griffith, la grande ville voisine, pour récupérer les boutons de manchette des garçons d'honneur. Ça fait environ 12 mois que le couple prépare la fête, à Eugowra, un village près de Canowindra, dans un lieu de réception qui s'appelle Eat Your Greens, et ensuite, ils doivent partir en lune de miel à Tahiti. Sauf que pour une enseignante, partir en voyage de noces en pleine période scolaire, ça veut dire laisser ses classes à quelqu'un d'autre pendant plusieurs semaines. Alors Stephanie veut que tout soit prêt pour sa remplaçante, et à quelques jours du mariage, c'est ce qui l'occupe le plus.
Le dimanche 5 avril 2015, le lycée de Leeton, sur Myrtle Street, est fermé pour les vacances. Il n'y a pas d'élèves, pas de professeurs, et même le personnel d'entretien est en congé. Pour Stephanie, c'est justement le jour idéal, parce qu'elle va pouvoir préparer tranquillement les cours que sa remplaçante donnera pendant son absence.
Vers 10h, elle parle au téléphone avec Aaron. Vers 11h, elle est encore au lycée, et c'est la dernière fois qu'on la voit. Juste après midi, elle envoie un e-mail à la compagnie de bus qui doit conduire les invités jusqu'au mariage, pour confirmer la réservation.
Ensuite, elle ne répond plus au téléphone.
Une future mariée introuvable
Le dimanche soir, quand Aaron rentre à la maison, Stephanie n'est pas là, et sa voiture, une Mazda 3 rouge, non plus. Sur le moment, il ne pense pas au pire, parce qu'à 6 jours d'un mariage, on a plein de choses à faire, et elle a très bien pu passer la soirée chez une amie. Sauf que la nuit passe, et Stephanie ne rentre pas.
Le lundi 6 avril au matin, Aaron signale sa disparition à la police. Pour la famille, il n'y a aucun doute, il est arrivé quelque chose, parce que d'habitude, Stephanie envoie sans arrêt des messages à ses proches, et ne plus donner de nouvelles, ça ne lui ressemble pas du tout. Très vite, des rumeurs disent qu'elle aurait pris peur avant le mariage, mais sa mère, Merrilyn, les balaie, parce que pour elle, ces bruits sont faux et ils font mal.
La police lance un appel à témoins pour retrouver la Mazda 3 rouge, immatriculée BZ-19-CD, et l'inspecteur Paul Smith demande à tous ceux qui l'auraient vue de se manifester, à Leeton comme ailleurs. Au début, les enquêteurs pensent à un accident, parce qu'ici, on est loin des plages de Sydney, dans une plaine agricole toute plate, quadrillée de canaux d'irrigation. Autour de la ville, il y a des fossés, des ruisseaux et des petits ponts partout, si bien qu'une voiture qui quitte la route peut très bien finir dans l'eau sans que personne ne la voie.
Tout le monde cherche. Les amis de Stephanie et les habitants ratissent les routes autour de Leeton, ses parents louent un hélicoptère pour survoler la région, et le mercredi, sa sœur Kim lance un appel sur Facebook pour trouver encore plus de bénévoles. Devant les journalistes, Merrilyn explique que la famille n'arrive plus ni à manger ni à dormir. Elle a peur que la disparition de sa fille soit liée "à sa voiture, ou à un acte criminel", et elle sait que le temps presse, parce que les nuits sont froides.
Un pick-up blanc devant le lycée
Pendant ce temps, les enquêteurs refont le trajet de Stephanie, en commençant par le dernier endroit où elle a été vue, le lycée. Ce week-end-là, un pick-up blanc, un Toyota Hilux, a été remarqué devant l'établissement. Il appartient à un jeune homme de 24 ans, Vincent Stanford, qui fait des remplacements comme agent d'entretien au lycée depuis le début du mois de mars, pour une agence d'intérim, Colin Joss and Co.
Un agent d'entretien au lycée, même un dimanche, ça peut s'expliquer, parce qu'il a pu oublier quelque chose, ou venir finir un travail en retard. Sauf que tout le personnel d'entretien est en congé pour Pâques. Alors les policiers lui demandent ce qu'il faisait là, et Vincent Stanford leur explique qu'ensuite, il est allé faire des courses au supermarché. Or, ce dimanche-là, jour de Pâques, ce supermarché était fermé.
Le mercredi 8 avril 2015, les enquêteurs se rendent dans la maison de Leeton où il vit avec sa mère et son frère aîné, Luke. Sa mère accepte qu'ils fouillent les lieux, et dans la maison, ils trouvent un trousseau de clés du lycée de Leeton, celui qu'une autre enseignante avait confié à Stephanie. Ils saisissent aussi l'appareil photo du jeune homme, et quand ils l'allument, ils tombent sur 2 photos d'un corps brûlé. Vincent Stanford répond qu'il les a téléchargées, et qu'elles viennent d'un film d'horreur. Pour les enquêteurs, c'est un mensonge de trop, et le soir même, il est arrêté.
Le lendemain matin, le jeudi 9 avril, la Mazda 3 rouge de Stephanie est retrouvée, abandonnée dans un champ, à une dizaine de kilomètres de Leeton, et le même jour, Vincent Stanford est inculpé de son meurtre. Mais Stephanie, elle, n'a toujours pas été retrouvée.
Dans le bush de Cocoparra
Le vendredi 10 avril, des policiers à moto fouillent le parc national de Cocoparra, au nord de Griffith, à environ 70 kilomètres de Leeton. Sur le côté ouest du parc, une étroite bande de bush longe une propriété agricole, et là, à 5 mètres à peine d'une piste, ils découvrent des restes humains brûlés. Pour le commissaire Michael Rowan, de la police de Griffith, il n'y a pas vraiment de doute, ce sont ceux de Stephanie.
Il y a aussi un témoin, qui a vu un homme jeter quelque chose dans un canal d'irrigation, à la sortie de Leeton, le lundi précédent. Les policiers fouillent le canal, et ils en sortent une tablette iPad marquée au nom du lycée de Leeton. Ce vendredi-là, la famille de Stephanie écrit que "demain aurait dû être le plus beau jour de la vie de Stephanie et d'Aaron".
Des aveux le jour du mariage
Le samedi 11 avril 2015, le jour où Stephanie devait se marier, l'inspecteur Justin Milne interroge Vincent Stanford au centre pénitentiaire de Junee, où il est détenu. Le jeune homme dit qu'il veut avouer. "J'accepte les accusations et j'avoue le meurtre de Stephanie", dit-il, avant d'ajouter qu'il ne se souvient plus de son nom de famille.
Il raconte qu'il a vu Stephanie au lycée le matin, et qu'à cet instant, il a su qu'il devait la tuer. "Je n'étais pas en colère, rien de tout ça. J'étais sans émotion, je devais juste la tuer." Alors il rentre chez lui chercher un sac qu'il a préparé pour un viol, avec des menottes et un couteau achetés la veille, puis il retourne au lycée.
Là, il attend.
"Joyeuses Pâques"
Quand Stephanie a fini de travailler, elle sort du bâtiment administratif. En passant devant Vincent Stanford, elle lui dit qu'elle rentre chez elle, et elle lui souhaite de joyeuses Pâques.
Il attend qu'elle lui tourne le dos, près du portail, puis il l'attrape par derrière, il lui met la main sur la bouche et il la traîne jusqu'à une réserve. Là, il la jette par terre, il la tient à la gorge et il la frappe au visage, 30 ou 40 fois d'après lui, pendant qu'elle se débat. Il la viole, puis il la poignarde au cou. Stephanie meurt d'un traumatisme crânien, causé par les coups. Ensuite, il rentre chez lui, et il mange un sandwich au fromage avec un café.
Un feu dans le parc
Quand il revient au lycée, Vincent Stanford met le corps de Stephanie dans le coffre de la Mazda rouge. Il nettoie le sang de la réserve avec un nettoyeur haute pression, et il jette ses vêtements dans des poubelles de Leeton. Il garde malgré tout son soutien-gorge, qu'il lave, et quand on lui demande pourquoi, il répond "Je ne sais pas, peut-être que je voulais un souvenir".
Le lendemain, il conduit la Mazda jusqu'au parc national de Cocoparra. Là, il sort le corps du coffre, il le pose par terre, il le couvre de branches, il l'arrose d'essence et il y met le feu, puis il le prend en photo. Il abandonne la voiture dans un champ, et le 8 avril, il retourne dans le parc pour vérifier que le corps est toujours là, et il reprend des photos. Quand les enquêteurs lui demandent pourquoi il a fait tout ça, il répond "Je crois que je suis devenu un peu fou. Je n'arrivais pas à m'arrêter."
Des robes de mariée aux portes
Ce même samedi 11 avril, à l'heure du déjeuner, au lieu d'un mariage, il y a un pique-nique au parc Mountford, à Leeton. La famille a demandé à chacun de venir habillé en jaune, la couleur préférée de Stephanie, et d'apporter un souvenir d'elle. Des centaines de personnes viennent, avec ses parents, ses frères et sœurs, et des ballons jaunes. Son père, Bob, prend la parole, et il demande qu'on se souvienne de Stephanie pour la fille formidable qu'elle était, pas pour la façon dont on la leur a prise.
À Leeton, des femmes accrochent leur robe de mariée à leur porte d'entrée, et le geste se répand si vite que dans tout le pays, de Brisbane à Melbourne, des mariées publient la photo de leur robe sur les réseaux sociaux, avec le mot-clé #putyourdressout, "sors ta robe". Le lendemain matin, à Canowindra, environ 1 000 habitants se réunissent au lever du soleil, et 23 montgolfières décollent avec des banderoles jaunes accrochées aux nacelles.
Le mercredi 22 avril 2015, environ 1 000 personnes assistent aux obsèques de Stephanie, à Eat Your Greens, là où elle devait se marier. Ce jour-là, entre Leeton, Cowra et Canowindra, les écoles mettent leur drapeau en berne, et à Leeton, les commerces ferment de 13h à 14h. Sa grande sœur, Kim, a préparé un diaporama de 95 photos, et pourtant, elle a l'impression de ne pas rendre justice à la fille souriante qu'elle appelait Button-Nose.
Seule à la maison à 15h40
Pendant ce temps, les enquêteurs remontent la vie de Vincent Stanford. Il est né en Australie, et il a un frère jumeau, Marcus, et un frère aîné, Luke. Quand il a 3 ans, sa famille part s'installer aux Pays-Bas, et peu après, son père quitte le foyer, et les enfants n'ont plus jamais de contact avec lui. Dans les éléments réunis par la justice, rien dans son enfance n'est anormal. Pourtant, à une psychologue, il confie qu'il pense à tuer depuis l'âge de 7 ou 8 ans. En 2003, au collège, aux Pays-Bas, il est renvoyé après avoir attrapé une enseignante à la gorge, et il passe 1 ou 2 mois dans un établissement psychiatrique. Il revient en Australie et il s'installe à Leeton quelques mois seulement avant la mort de Stephanie, sans amis, parce qu'être entouré d'autres gens le stresse.
Au lycée, il a été vu dans l'établissement en dehors de ses heures de travail, à traîner près des toilettes des filles, et il a obtenu le code de l'alarme, alors que le proviseur avait demandé que les agents d'entretien remplaçants ne l'aient pas. Sur son téléphone et son ordinateur, les enquêteurs trouvent des recherches très régulières sur le viol, la violence sexuelle, le meurtre et la nécrophilie. Dans les semaines qui précèdent le crime, il a cherché "viol de mariée" et "meurtre de mariée", et la veille, il a tapé "widowmaker", le faiseur de veuves, et "couteaux de veuve". Dès octobre 2014, il avait commandé des menottes et une demi-épée.
À Leeton, Vincent Stanford suivait aussi 3 autres femmes et filles, dont une collégienne de 12 ans, et chez lui, les policiers trouvent des vidéos d'elle et 1 805 photos. Cette petite fille, elle ne savait pas qu'on la filmait, pas plus que Lauren, en Géorgie, que son voisin filmait en cachette la nuit qui a précédé sa mort, dans l'affaire Lauren Giddings. Les policiers trouvent aussi un cahier, dans lequel Vincent Stanford note les déplacements de la collégienne et ceux de sa famille, et sur une page, il a écrit "seule à la maison 15h40, assez de temps pour l'enlever". Plus tard, il admettra que s'il l'avait enlevée, il l'aurait probablement tuée.
Une enveloppe pour Adélaïde
Les enquêteurs découvrent aussi que le 8 avril, Vincent Stanford a envoyé une enveloppe à son frère jumeau, Marcus, qui vit à Adélaïde, en Australie-Méridionale. À l'intérieur, il y a la bague de fiançailles de Stephanie, une bague que lui avaient offerte ses parents, et son permis de conduire. Marcus photographie le permis, puis il le brûle, et en mai 2015, il revend les 2 bagues 705 dollars. En juin, il est arrêté, et il plaide coupable de complicité après les faits.
Le 20 juillet 2016, Vincent Stanford plaide coupable de meurtre et d'agression sexuelle aggravée, si bien qu'il n'y a pas de procès devant un jury, seulement une audience pour fixer sa peine, devant la Cour suprême de Nouvelle-Galles du Sud, qui siège à Griffith. Pendant cette audience, l'enregistrement de son interrogatoire est diffusé, et Merrilyn lit sa déclaration de victime. "Nous avions une fille extraordinaire, et elle n'est plus là." Elle dit aussi que le sourire de sa fille les regarde depuis chaque photo, et que cet homme a eu accès à 6 écoles, alors que "beaucoup de comportements auraient dû alerter".
Le procureur Lee Carr réclame la prison à vie, pour un meurtre "de sang-froid, sans pitié, à motivation sexuelle", commis par un homme qui ne montre aucun remords et qui restera toujours dangereux. La défense, menée par Janet Manuell, avance que Vincent Stanford a un trouble du spectre de l'autisme et que ce trouble a un lien avec son passage à l'acte, et elle estime qu'il peut apprendre à se maîtriser. La psychologue Anna Robilliard, qui l'a examiné, rapporte qu'il lui a dit ne presque pas avoir d'émotions, à part la haine, et qu'il n'a pas envie de s'adapter à la société.
"La pire catégorie"
En août 2016, c'est Marcus qui est condamné, à 15 mois de prison. Son avocat, Bill Neild, parle d'une "loyauté mal placée envers son frère", et le juge, lui, trouve la vente de ces bagues "absolument répréhensible".
Le 13 octobre 2016, dans une salle comble du tribunal de Griffith, le juge Robert Hulme rend sa décision sur Vincent Stanford. Pour lui, c'est "un individu très perturbé", mais pendant les heures où il a attendu Stephanie, il a eu le temps de réfléchir, et il a quand même persisté dans son plan. Stephanie, elle, ne lui a rien fait, puisque tout ce qu'elle lui a dit, c'est joyeuses Pâques. Le juge classe ce meurtre dans "la pire catégorie", et il condamne Vincent Stanford à la prison à vie pour le meurtre, sans possibilité de libération conditionnelle, et à 15 ans de prison pour l'agression sexuelle. Pendant l'heure que dure la lecture, l'accusé garde la tête baissée, sans montrer aucune émotion.
Devant le tribunal, toute la famille est habillée en jaune, comme Aaron. Merrilyn, avec Bob à ses côtés, explique que Stephanie voudrait qu'ils continuent à vivre, qu'ils laissent revenir la joie et la musique dans leur vie, et qu'ils ont maintenant besoin de s'éloigner des caméras pour pleurer leur fille.
Moins de 3 semaines plus tard, le 1er novembre 2016, Bob Scott est en train d'abattre un arbre dans sa ferme, près de Canowindra, quand l'arbre tombe sur lui, et il meurt dans cet accident. C'est lui qui portait sa famille depuis la mort de Stephanie.
Des ballons jaunes pour Stephanie
Quelques jours avant l'accident, le 27 octobre 2016, les avocats de Vincent Stanford avaient annoncé qu'il voulait faire appel de sa peine, et pour la famille, c'était une épreuve de plus. Mais en août 2017, alors qu'on leur a laissé jusqu'à la fin juillet, ils n'ont toujours rien déposé, et depuis, on n'a plus jamais entendu parler de cet appel. Vincent Stanford purge toujours sa peine de prison à vie.
Les proches de Stephanie, eux, veulent savoir comment un homme comme lui a pu travailler dans un lycée, au milieu des élèves. En mai 2018, ils attaquent en justice l'État de Nouvelle-Galles du Sud, qui représente le ministère de l'Éducation, et l'agence d'intérim Colin Joss and Co, qui l'avait embauché, parce que pour leur avocat, John Potter, un contrôle sérieux aurait suffi à l'écarter. Ce qu'ils veulent, c'est que les employeurs vérifient enfin qui ils font entrer dans une école. En mai 2021, l'affaire se termine par un accord, qui reste confidentiel.
Au lycée de Leeton, un amphithéâtre a été construit en mémoire de Stephanie, et sa mort a donné naissance au Yellow Balloon, une campagne contre les violences faites aux femmes. En avril 2025, 10 ans après, le maire de Leeton, George Weston, se souvient du "choc total" de toute la ville, et il sait que certains des élèves de Stephanie porteront ce chagrin toute leur vie.
Stephanie avait 26 ans. Le jour où elle devait se marier, des centaines de personnes sont venues habillées en jaune, sa couleur préférée.
L'affaire Stephanie Scott en vidéo ⬇️



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Sources :
ABC News, disparition de Stephanie Scott et appel de sa mère, 8 avril 2015 : https://www.abc.net.au/news/2015-04-08/mother-missing-leeton-teacher-stephanie-scott-fears-search/6378256
ABC News, découverte du corps dans le parc national de Cocoparra, 11 avril 2015 : https://www.abc.net.au/news/2015-04-11/stephanie-scott-police-searchers-find-burned-body-near-griffith/6385584
The Canberra Times (AAP), audience de peine à la Cour suprême de Griffith, octobre 2016 : https://www.canberratimes.com.au/story/4220351/stephanie-scotts-killer-in-court-for-sentencing/
The Daily Advertiser, condamnation à la prison à vie, 13 octobre 2016 : https://www.dailyadvertiser.com.au/story/4224907/stephanie-scotts-murderer-sentenced-to-life/
The Daily Advertiser, accord civil avec l'État et l'agence d'intérim, 31 mai 2021 : https://www.dailyadvertiser.com.au/story/7276415/stephanie-scotts-family-hopes-civil-settlement-will-bring-about-change
Wikipédia (en anglais), meurtre de Stephanie Scott : https://en.wikipedia.org/wiki/Murder_of_Stephanie_Scott
