Affaire Marianne Chèze : dans le coffre, ses enfants à bord


Le dimanche 18 août 2019, vers 5h25, à Doussard, au bord du lac d'Annecy, des gendarmes arrêtent une voiture qui rentre d'Italie, et sur la banquette arrière, 2 enfants dorment. Dans le coffre, il y a une grande valise bleue fermée par un cadenas à code, et c'est là que se trouve le corps de leur mère, Marianne Chèze, 37 ans. 9 jours plus tôt, Marianne avait écrit "C'est fini, je suis à terre, j'ai pris ma décision", et dans l'appartement d'Annecy, les sacs des enfants étaient déjà prêts pour le déménagement.
Marianne Chèze, une chanson pour son neveu
Sur la vidéo, Marianne chante joyeux anniversaire en italien à l'un de ses neveux. Elle est mince, plutôt petite, et autour d'elle, il y a la famille et les enfants. 2 ans et demi plus tard, cette vidéo de famille est montrée devant une cour d'assises, parce que ce sont les dernières images de Marianne vivante.
Marianne vit à Annecy, dans un appartement de 70 m² en plein centre-ville, avec son compagnon, Moulay-Driss Ouhmid, que tout le monde appelle Driss, et leurs 2 enfants, un garçon et une fille. Driss est technicien en recherche et développement chez GGB, une entreprise d'Aix-les-Bains, et Marianne y a travaillé elle aussi pendant un temps, comme comptable.
Leur histoire a commencé en cachette, alors que Marianne était encore mariée à son premier mari, et l'aîné des enfants n'est pas le fils biologique de Driss. Pourtant, Driss engage une procédure pour en devenir officiellement le père, et la justice reconnaît sa paternité, si bien que sur le papier, il devient le père des 2 enfants.
Sauf que dès 2011, Marianne pousse une première fois la porte d'un commissariat.
Une main courante en pleine nuit
En 2011, l'aîné est encore tout petit, et un jour, Driss disparaît avec lui pendant quelques dizaines de minutes, "pour l'endormir". Pour un père, prendre son bébé dans les bras pour le calmer, c'est ce qu'il y a de plus ordinaire. Sauf que Marianne, elle, panique, au point de déposer une main courante.
7 ans plus tard, en juillet 2018, Marianne est à une soirée entre amis à Cran-Gevrier, juste à côté d'Annecy. Il est environ 1h du matin, elle est de bonne humeur, "toute guillerette", se souvient Marie, l'une des invitées, et comme la batterie de son téléphone est vide, elle cherche à joindre Driss, qui doit venir la chercher. Quand il arrive, il lui reproche d'avoir trop bu, et il l'emmène en la tenant fermement par le bras.
Un peu plus tard, Marianne revient vers le groupe. Elle est décoiffée, elle pleure, sa robe est abîmée et elle a des griffures dans le dos, parce qu'une dispute a éclaté et que Driss lui a donné un coup de pied dans le dos. Alors un des invités appelle la police, et il faut insister, parce que Marianne ne veut pas.
Elle dépose une main courante, mais elle refuse de porter plainte, parce qu'elle a peur de perdre la garde de ses enfants, et cette main courante reste la seule trace judiciaire de ce qu'elle vit. Marianne, elle, garde tout.
Un sac confié à une amie
En 2018, Marianne prépare un sac. Dedans, elle range 2 certificats médicaux, des photos de ses hématomes et de ses contusions, une mèche de cheveux qui lui a été arrachée et des sous-vêtements déchirés, et ce sac, elle le confie à son amie Céline.
Si elle choisit Céline, c'est parce que c'est l'une des rares amies de Marianne qui ne fait pas partie de l'entourage de Driss. Jusque-là, pour Céline, Driss est un homme jaloux, mais pas violent, alors ce sac, elle le comprend comme un appel à l'aide. Marianne lui confie aussi qu'un soir, Driss l'aurait enfermée dans leur chambre pendant qu'il couchait les enfants, avant de la violer, et que ces sous-vêtements seraient ceux de cette nuit-là. Devant la cour, Driss le nie, et il n'a jamais été jugé pour ces faits.
La même année, Marianne rencontre une assistante sociale, Sabrina. Face à elle, Marianne pleure, et elle n'arrive pas à partir. Elle sait qu'elle subit des violences, elle sait aussi qu'elle est en très grande souffrance, et pourtant, elle n'est pas prête à porter plainte, parce qu'elle a peur pour la garde de ses enfants. Surtout, Sabrina le dira plus tard devant la cour, "Elle avait peur qu'il la tue !"
Céline garde le sac. Elle le remettra à la police 2 jours après la découverte du corps de Marianne.
"C'est fini"
Le 9 août 2019, Marianne écrit un SMS à Driss. "C'est fini, je suis à terre, j'ai pris ma décision." Cette fois, la séparation est actée, et chez eux, les affaires commencent à se préparer. Driss a fait ses bagages, il a même demandé à une ancienne compagne de l'héberger, et les sacs des enfants sont prêts, parce qu'ils doivent bientôt quitter l'appartement.
Marianne a rencontré quelqu'un d'autre, un homme qui s'appelle Jérôme, avec qui elle échange beaucoup de messages. Elle a aussi prévu de partir en vacances, dans le sud de la France puis en Italie, et d'après une amie, elle devait partir seule. Pourtant, au dernier moment, Driss part avec eux. "Elle devait partir seule et finalement Driss a été du voyage", raconte cette amie. Une rupture toute récente, c'est aussi ce qu'on retrouve en Haute-Vienne, dans l'affaire du double meurtre de Nexon, où Cécilia Péroux venait de quitter son compagnon peu de temps avant le drame.
Marianne rentre de vacances avec les enfants, et avec Driss. Peu avant le 16 août, elle va voir un médecin.
La peur du poison
Officiellement, Marianne consulte pour des allergies, mais une fois dans le cabinet, elle parle d'autre chose. Elle évoque ses problèmes de couple, puis elle confie au médecin une peur précise, celle d'être empoisonnée par son compagnon.
Avoir peur de ce qu'on vous sert à manger, chez vous, c'est une peur qu'on n'invente pas. Aux États-Unis, Eric Richins, qui ne touchait pas à la drogue, est mort avec environ 5 fois la dose mortelle de fentanyl dans le sang, dans l'affaire Kouri Richins. Pour Marianne, l'enquête ne retrouvera jamais aucune trace de poison, mais cette peur, elle la porte avec elle jusque dans le cabinet du médecin.
Marianne ne porte toujours pas plainte. Elle a envoyé son SMS, elle a parlé à son amie, à une assistante sociale, et maintenant à un médecin, et malgré tout, elle continue de vivre sous le même toit que Driss, dans l'appartement du centre d'Annecy, en attendant le départ prévu, avec les affaires déjà dans les sacs. Le vendredi 16 août 2019, quand des amis les invitent à une soirée d'anniversaire, c'est encore en couple qu'ils y vont.
Une soirée d'anniversaire
Ce soir-là, chez leurs amis, dans la région d'Annecy, on mange, on boit, et Marianne passe beaucoup de temps sur son téléphone. Elle envoie des messages à Jérôme, et ça, Driss le remarque.
Depuis très longtemps, Driss est persuadé qu'elle a un amant attitré, et ce qu'il veut, c'est le code de son téléphone. Pendant toute la soirée, il regarde Marianne écrire, sans pouvoir lire ce qu'elle écrit.
Le couple rentre au petit matin, à l'appartement du centre-ville, où les enfants dorment dans leur chambre, tout près du salon. C'est là, dans le salon, que la scène de jalousie éclate. Driss reproche à Marianne les messages qu'elle a envoyés pendant la soirée, et Marianne avoue sa liaison avec Jérôme, au point de parler du "retour de ses démons".
Sauf que pour Driss, un aveu ne suffit pas. Il veut lire les messages.
Une nuit dans le salon
Ce qui se passe ensuite, Driss ne le racontera en entier que 2 ans et demi plus tard, devant la cour d'assises. Pour obtenir le téléphone et son code, il attache Marianne avec des colliers de serrage, des serflex, d'abord aux poignets, puis aux chevilles, puis au cou. Ensuite, il la frappe, encore et encore, et lui-même parlera d'un "déferlement de violence".
Marianne lui donne le code. Driss lit les messages, et pendant qu'il est absorbé par le téléphone, le serflex serre le cou de Marianne. Il dit qu'il le coupe, puis qu'un second lien est posé, à la demande de Marianne, et qu'il ne le retire pas. Cette version, l'avocat général la rejettera, et le légiste aussi.
Parce que l'autopsie, elle, dit autre chose. Marianne est morte d'asphyxie, par strangulation, et elle a aussi un traumatisme crânien et un enfoncement des globes oculaires. Pour le légiste, l'état d'asphyxie est trop marqué pour un accident, qui aurait demandé une pression bien moindre.
D'après son récit, Driss laisse Marianne sur le canapé. Il remarque un hématome à son œil, il sort de la pièce, puis il revient, et il comprend qu'elle est morte. À ce moment-là, il pense aux enfants, qui dorment juste à côté et qui ne doivent pas la voir.
Dans l'appartement, il y a une grande valise bleue.
Un footing avant 8h
Le samedi 17 août au matin, avant 8h, Driss va courir avec un ami, et pendant ce temps, les 2 enfants sont seuls dans l'appartement. Dans la valise, fermée par un cadenas à code, il y a le corps de leur mère, partiellement dénudé, enveloppé dans un drap écru.
Quand il rentre, Driss va chercher à manger pour les enfants dans un fast-food. Son fils, lui, voudrait aller voir son cousin en Italie, alors Driss charge la voiture avec les bagages des enfants, ceux qui étaient déjà prêts pour le déménagement, et toujours d'après son récit, c'est sa fille qui lui pose la question, "Tu n'emmènes pas la valise de maman ?"
Driss met la valise dans le coffre. Il fait le plein à la station d'un hypermarché, au nord d'Annecy, puis il prend la route de l'Italie par le tunnel du Mont-Blanc, avec ses 2 enfants à l'arrière. Pendant le trajet, il envoie des SMS depuis le téléphone de Marianne, ce qu'il expliquera plus tard par le "chaos" dans sa tête, en assurant qu'il n'a jamais voulu se débarrasser du corps, ni faire croire que Marianne était partie. Le soir, vers 21h, l'une de ses sœurs reçoit un message de lui. "Appelle, peu importe l'heure."
"Je ne le dirai qu'une seule fois"
Quand sa sœur le rappelle, Driss est en Italie, et il lui annonce, calmement, que Marianne est morte et que son corps est dans le coffre de sa voiture. Elle hurle au téléphone, alors que lui ne laisse rien paraître. Ensuite, il appelle ses frères et sœurs un par un, et à chacun, il répète la même phrase, sans réussir à expliquer son geste. "Je ne le dirai qu'une seule fois. J'ai tué Marianne."
Vers 22h, il appelle l'un de ses frères, et ce frère prévient la police. Les policiers joignent Driss au téléphone, et il leur confirme les faits. Il leur dit qu'il rentre à Annecy pour se rendre, et il reprend la route vers la France, cette fois par le tunnel du Fréjus. Grâce à la localisation de son téléphone, les gendarmes du PSIG, le peloton de surveillance et d'intervention, l'attendent à Doussard, au bord du lac d'Annecy.
Le dimanche 18 août, vers 5h25, ils arrêtent son Volkswagen Tiguan. Driss ne résiste pas, il a déjà donné le code du cadenas, et dans le coffre, la valise contient bien le corps de Marianne, en position fœtale. Les 2 enfants, qui dormaient à l'arrière, sont conduits à l'hôpital d'Annecy, et selon les premiers éléments, ils n'auraient pas assisté au meurtre de leur mère.
Cette année-là, en France, Marianne est la 93e femme tuée par son compagnon ou son ancien compagnon, d'après le décompte du collectif Féminicides par compagnons ou ex, et derrière ce chiffre, il y a 2 enfants qui ont dormi à l'arrière d'une voiture, avec la valise de leur mère dans le coffre. Driss, lui, est placé en garde à vue, puis incarcéré le 20 août au centre pénitentiaire d'Aiton, en Savoie. Les enquêteurs ne s'arrêtent pas au Tiguan, parce que Driss a une autre voiture, une Seat Léon, et dedans, ils trouvent des serflex noirs et des serflex blancs.
Un jeu qui aurait mal tourné
Pendant l'instruction, Driss reconnaît avoir frappé et étranglé Marianne, mais il conteste avoir voulu la tuer. Sa version, c'est celle d'un acte sexuel violent qui aurait dérapé. D'après lui, c'est Marianne qui lui aurait demandé de l'attacher, de la frapper au visage, et de serrer le lien autour de son cou, parce qu'elle "voulait mourir" après lui avoir avoué son infidélité. Le juge d'instruction, lui, trouve cette version "peu pertinente".
Le lundi 28 mars 2022, au matin, au palais de justice d'Annecy, la mère de Marianne, son père et son frère s'assoient sur le banc des parties civiles. En face d'eux, dans le box, il y a Driss, qui a maintenant 47 ans, et qui risque la prison à vie pour le meurtre de celle qui partageait sa vie.
Driss reconnaît les violences de 2018. "C'est la triste vérité. Je m'en excuse et je ne le conteste pas." Il dit qu'il était très amoureux, qu'il l'a peut-être trop aimée, qu'il avait toujours peur qu'elle le quitte, peur de l'abandon, et que pour lui, quand on est avec quelqu'un, c'est jusqu'à la fin. Il assure aussi qu'il est devenu un autre homme, et une collègue, qui travaille avec lui depuis 2014, le décrit comme quelqu'un de calme, de réservé, qui évite les conflits. "Je ne l'imagine pas faire cela par méchanceté !"
Le psychiatre qui l'a examiné, le docteur Danet, voit les choses autrement. Pour lui, "l'absence d'empathie est au cœur de sa personnalité", et il relève un trouble paraphilique de type sadique. La directrice d'enquête, elle, parle de "violences habituelles, répétées, qui durent depuis plusieurs années". Quand on demande à Driss de parler de son passé, il répond qu'il ne peut pas, "à cause de la valise", qui est là, dans la salle, et le président la fait sortir.
Une lettre lue devant la cour
Le mercredi 30 mars 2022, à la barre, les frères et sœurs de Driss racontent la nuit des appels, et le légiste écarte formellement la thèse d'une strangulation involontaire.
Ce jour-là, on parle aussi des 2 enfants. Le garçon a désormais 11 ans, il vit chez son oncle, et après la mort de sa mère, il s'est longtemps renfermé, avant de s'ouvrir petit à petit aux autres. La fillette a 8 ans, et elle aussi a d'abord été accueillie par cet oncle, avant d'être placée. 2 éducatrices décrivent une enfance "brisée", et l'une d'elles raconte que la petite fille commence à comprendre que sa mère est morte à cause de son père. Elle répète une phrase. "J'ai dit à papa de ne pas tuer maman mais il l'a fait quand même. C'est de ma faute." D'après les éducatrices, ces images, qu'elle revit comme un film, pourraient venir de ce qu'elle a entendu raconter par un proche. Son oncle, lui, la décrit comme un "volcan", toujours en colère.
Ensuite, on lit la lettre qu'elle a écrite à son père. "Je t'aime très fort, mais pourquoi t'as fait ça à maman ?" Quelques lignes plus bas, elle écrit "Je ne t'aime pas, t'es un criminel", et elle dit que son cœur est "déchiré en deux" et que sa maman lui manque "beaucoup, beaucoup, beaucoup".
Dans le box, Driss reste impassible. Il dit seulement qu'il se pose les mêmes questions que sa fille, et qu'il n'a pas forcément les réponses. Ces réponses, la cour les attend dès le lendemain, parce que c'est à lui de raconter la nuit du 16 au 17 août.
"Je l'ai laissé mourir"
Le jeudi 31 mars, après le témoignage du frère de Marianne, Driss change de version. Il ne dit plus que le serflex autour du cou faisait partie d'un jeu sexuel, et il raconte le déferlement de violence pour obtenir le code. Puis il lâche, devant la cour, "Oui, c'était moi", et "Je l'ai laissé mourir".
Le vendredi 1er avril, l'avocat général, Pierre Filliard, prend la parole. Pour lui, Marianne "est morte à cause de son téléphone", et le jeu sexuel "ne tient pas la route". Il rappelle que le couple était sur le point de se séparer, que Marianne ne voulait pas mourir, et il se tourne vers l'accusé. "Vous ne lui avez laissé aucune chance." Il requiert 25 ans de réclusion criminelle. L'avocate des 2 enfants, elle, le résume en une phrase, "Elle avait décidé de retrouver sa liberté. La rupture était actée."
La défense, avec Me Marc Dufour et Me Patricia Lyonnaz, plaide les coups mortels, sans intention de tuer. Me Lyonnaz parle d'une "violence inouïe", et Me Dufour refuse le mot de féminicide, pour parler de "misère psychologique" et d'abandon. Avant que les jurés se retirent, Driss se tourne vers la famille de Marianne. "C'est dérisoire mais je ne peux que demander pardon."
Le soir même, la cour répond à la question que tout le monde se pose depuis le premier jour. Pour elle, cette nuit-là, Driss voulait tuer Marianne, et il est condamné à 22 ans de réclusion criminelle. À sa sortie, il sera encore suivi pendant 5 ans, il n'aura pas le droit d'approcher la famille de Marianne, et il perd le droit de décider quoi que ce soit pour ses 2 enfants, puisque la cour lui retire son autorité parentale. Depuis, à notre connaissance, aucun procès en appel n'a eu lieu. De sa cellule, il a écrit à son fils qu'il cherchait un éditeur pour publier un livre sur son histoire.
Marianne avait 37 ans. Quelques heures avant de mourir, elle chantait joyeux anniversaire en italien à son neveu.
L'affaire Marianne Chèze en vidéo ⬇️

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Sources :
France 3 Auvergne-Rhône-Alpes, le verdict de la cour d'assises de la Haute-Savoie, 1er avril 2022 : https://france3-regions.franceinfo.fr/auvergne-rhone-alpes/haute-savoie/annecy/femme-retrouvee-morte-dans-une-valise-son-compagnon-condamne-a-22-ans-de-reclusion-criminelle-2516748.html
France 3 Auvergne-Rhône-Alpes, le réquisitoire de l'avocat général, 1er avril 2022 : https://france3-regions.franceinfo.fr/auvergne-rhone-alpes/haute-savoie/annecy/femme-retrouvee-morte-dans-une-valise-25-ans-de-reclusion-requis-a-l-encontre-de-son-compagnon-2516476.html
France 3 Auvergne-Rhône-Alpes, la lettre de la fillette et les appels de la nuit, 30 mars 2022 : https://france3-regions.franceinfo.fr/auvergne-rhone-alpes/haute-savoie/annecy/femme-retrouvee-morte-dans-une-valise-je-t-aime-tres-fort-mais-pourquoi-t-as-fait-ca-a-maman-2515412.html
France 3 Auvergne-Rhône-Alpes, la soirée de juillet 2018 et le sac confié à une amie, 29 mars 2022 : https://france3-regions.franceinfo.fr/auvergne-rhone-alpes/haute-savoie/annecy/affaire-de-la-femme-dans-une-valise-j-avais-toujours-peur-qu-elle-me-quitte-peur-de-l-abandon-2514736.html
France 3 Auvergne-Rhône-Alpes, l'ouverture du procès, l'autopsie et les expertises, 28 mars 2022 : https://france3-regions.franceinfo.fr/auvergne-rhone-alpes/haute-savoie/annecy/affaire-de-la-femme-dans-une-valise-violences-conjugales-et-trouble-de-la-personnalite-au-c-ur-du-proces-de-son-conjoint-2514020.html
H2O Radio, l'ouverture des assises à Annecy, 28 mars 2022 : https://www.h2oradio.fr/article-annecy-aux-assises-elle-avait-peur-qu-il-la-tue-H2O-1473.html
H2O Radio, le récit de l'accusé devant la cour, 31 mars 2022 : https://www.h2oradio.fr/article-annecy-driss-ouhmid-a-raconte-comment-il-a-tue-marianne-H2O-1474.html
