Affaire Jennifer Rothwell : enceinte, le crâne écrasé

Portrait de Jennifer Rothwell, 28 ans, tuée dans le Missouri en 2019, affaire Jennifer Rothwell
Portrait de Jennifer Rothwell, 28 ans, tuée dans le Missouri en 2019, affaire Jennifer Rothwell

Le mardi 12 novembre 2019, vers 9h30, au lendemain d'une grosse chute de neige, des policiers remarquent une voiture vide sur le bas-côté d'Olive Boulevard, à Creve Coeur, près de Saint-Louis, dans le Missouri, et comme elle n'a pas eu d'accident et qu'elle peut rouler, ils la signalent simplement comme abandonnée. Ce n'est que le soir qu'un collègue de Jennifer Rothwell s'inquiète, parce qu'elle ne s'est pas présentée au travail de la journée, et quand ses proches partent la chercher, c'est sa voiture qu'ils retrouvent au bord de la route, avec son téléphone à l'intérieur. Une femme qui part travailler ne laisse pas son téléphone dans sa voiture, surtout quand elle attend un bébé depuis plus d'un an, et Jennifer, 28 ans, est enceinte de 6 semaines.

Jennifer Rothwell, une ingénieure qui rêve d'un bébé

Jennifer et Beau se rencontrent sur les bancs de l'université du Missouri, à Columbia, où ils étudient tous les 2 le génie chimique, et en 2013, ils reçoivent leur diplôme ensemble. 2 ans plus tard, en 2015, ils se marient dans le comté de Saint-Louis, et chacun commence sa vie d'ingénieur, Jennifer chez DuPont, l'un des géants de la chimie, et Beau de son côté.

Plus tard, le couple s'installe dans l'ouest du comté de Saint-Louis, à Creve Coeur, dans une maison de Northwinds Drive, avec un garage et un sous-sol. Depuis 2018, Beau et Jennifer essaient d'avoir un enfant, et c'est un projet dont ils parlent souvent.

Seulement, les mois passent, et le bébé ne vient pas. Alors à partir de mars 2019, la grossesse revient sans cesse dans leurs messages. En juin, ils parlent déjà des prénoms qu'ils pourraient lui donner, et en septembre, puis en octobre, ils échangent sur les jours d'ovulation de Jennifer, jusqu'au samedi 26 octobre 2019, où Jennifer fait un test de grossesse.

Un test enfin positif

Cette fois, le test est positif. Après plus d'un an d'attente, Jennifer est enceinte, et le jour même, elle l'annonce à Beau.

À la maison, le couple parle de la future chambre du bébé, et ils achètent tout ce qu'il faut pour fabriquer un calendrier photo, si bien que pour Jennifer, l'enfant qu'elle espère depuis si longtemps devient enfin quelque chose de concret.

Le premier rendez-vous de grossesse est fixé au mardi 26 novembre, quand Jennifer en sera à 8 semaines environ, parce que c'est souvent à ce moment-là que les futurs parents entendent le cœur de leur bébé. Jusque-là, il faut attendre.

Jennifer a 28 ans, et il lui reste 16 jours à vivre.

Une voiture sur le bas-côté

Le lundi 11 novembre 2019, de fortes chutes de neige recouvrent la région de Saint-Louis. Le lendemain matin, d'après Beau, Jennifer quitte la maison vers 6h20 pour aller travailler.

Vers 9h30, des policiers remarquent une voiture vide sur le bas-côté d'Olive Boulevard, une grande route de Creve Coeur. Elle n'a pas eu d'accident et elle peut rouler, alors pour eux, c'est une voiture abandonnée, et ils la signalent comme telle, parce qu'à ce moment-là, personne n'a signalé la disparition de qui que ce soit.

Ce n'est que le soir, entre 20h30 et 20h45, qu'un collègue de Jennifer contacte Beau, parce qu'elle ne s'est pas présentée au travail de toute la journée. Beau lui répond qu'il n'a pas de nouvelles d'elle. La famille de Jennifer, ses amis et ses collègues se mettent donc à la chercher, et Beau les accompagne.

Ils retrouvent la voiture de Jennifer sur le bas-côté d'Olive Boulevard, à 2 km environ de la maison, avec son téléphone à l'intérieur. Une voiture vide, un téléphone resté dedans, et personne, c'est exactement ce qu'avait trouvé la police dans l'affaire Jessica Padgett, en Pennsylvanie. Et forcément, ça inquiète tout le monde, parce qu'une femme qui part travailler ne laisse pas son téléphone dans sa voiture au bord de la route, surtout quand elle attend un bébé et qu'elle sait que ses proches vont s'affoler.

Dans le relevé des appels, il y a un détail. Le matin, le téléphone de Jennifer a appelé 4 fois celui de Beau, et Beau n'a jamais décroché.

Un mari qui dit non

Beau signale la disparition de Jennifer à la police dans la soirée, environ 12 heures après que sa voiture a été repérée. Aux policiers, il explique que la veille au soir, il était à la maison avec sa femme, et qu'ils regardaient ensemble des émissions de cuisine à la télévision.

Quand une femme disparaît, les enquêteurs commencent souvent par son conjoint, et la plupart du temps, le mari ouvre sa maison, donne son téléphone et fait tout pour que les recherches avancent vite, parce que c'est aussi le meilleur moyen d'être mis hors de cause. Sauf que Beau, lui, refuse. Il ne veut pas qu'on fouille la maison, ni sa voiture, ni son téléphone, et il refuse aussi de donner son ADN.

Pourtant, il participe aux recherches, et sur Facebook, il demande de l'aide. "Certains d'entre vous l'ont peut-être déjà appris, mais la nuit dernière, ma femme Jennifer a disparu", écrit-il. De son côté, la famille de Jennifer crée une page, "Find Jennifer Rothwell", pour "Retrouvez Jennifer Rothwell", et elle promet 25 000 dollars de récompense à qui l'aidera à la retrouver.

Le mercredi 13 novembre, des détectives reviennent à Northwinds Drive, et comme la poubelle des Rothwell est devant la maison, ils l'emportent. À l'intérieur, ils trouvent des produits ménagers, des gants en caoutchouc, des essuie-tout, et un ticket de caisse, daté du lundi 11 novembre, à 21h22.

Une odeur d'eau de Javel

Le ticket vient du supermarché Dierbergs d'Olive Boulevard, et sur les images de vidéosurveillance du magasin, les enquêteurs voient Beau, ce lundi soir, entre 21h12 et 21h23 environ. Il achète des essuie-tout, de l'eau de Javel et un nettoyant pour moquette, et il paie en liquide et avec une carte cadeau. Pour un enquêteur, c'est un achat fait "bizarrement" en pleine chute de neige, et surtout, à cette heure-là, Beau est censé être chez lui, devant une émission de cuisine, avec Jennifer.

Avec ces éléments, les policiers obtiennent un mandat de perquisition, et le soir du 13 novembre, ils entrent dans la maison, où une forte odeur d'eau de Javel les accueille. Au sous-sol, le détective Jason Whiteside trouve un ventilateur allumé, braqué sur une moquette humide, et les fenêtres sont grandes ouvertes, alors qu'il gèle dehors. Au pied de l'escalier, il y a plusieurs grandes taches d'un rouge brun, et un premier test confirme que c'est du sang humain.

Le sang a traversé la moquette et la sous-couche, jusqu'au béton. En haut et en bas de l'escalier, le plâtre du mur est enfoncé à plusieurs endroits, et dans l'un de ces creux, il y a un cheveu, ou une fibre. Dans la buanderie, des serviettes sont encore humides, et dans le garage, la benne du pick-up de Beau, un GMC Canyon fermé par un couvre-benne, sent elle aussi l'eau de Javel, avec une petite fenêtre laissée ouverte. Le soir même, Beau est emmené à la prison du comté de Saint-Louis.

Une autre femme

Le 14 novembre, Beau est inculpé pour altération de preuves, et le lendemain, il est aussi poursuivi pour meurtre au second degré, alors que Jennifer n'a toujours pas été retrouvée. Les analyses comparent le sang du sous-sol à l'ADN des parents de Jennifer, et les résultats concordent. Beau, lui, ne dit rien.

Dans les documents du mandat de perquisition, les enquêteurs relèvent aussi ce que Jennifer a cherché sur internet, peu avant sa disparition. Sur son téléphone, elle a tapé "que faire si mon mari est contrarié que je sois enceinte", et dans d'autres recherches, "mon mari s'en fiche".

Ces recherches prennent tout leur sens quand les enquêteurs lisent les messages de Beau, parce que depuis le printemps 2019, il a une liaison avec une autre femme, et dans leurs échanges, ils se disent qu'ils s'aiment, et ils regrettent qu'il soit marié.

En juillet 2019, Beau écrit une liste, qu'un collègue retrouve plus tard dans son box, au bureau. Du côté des avantages, il note "une meilleure vie sexuelle", "plus de resp.", "plus reconnaissante", "une mère qui a fait ses preuves" et "une famille peut-être sympa", et en dessous, il se pose une question, "le prix est-il trop élevé ?". Du côté des inconvénients, il écrit "sans doute limité à un enfant", "Jennifer et sa famille", "devoir déménager" et "la moitié de mes biens et de mon argent". Pour la justice, ce sont les avantages et les inconvénients de quitter Jennifer pour l'autre femme. Le 27 octobre, au lendemain du test de grossesse, Beau écrit à sa maîtresse.

La troisième option

Ce dimanche-là, Beau essaie de mettre fin à sa liaison, et il explique à l'autre femme qu'il pensait déjà au divorce 2 ou 3 mois avant de la rencontrer. Pourtant, en quelques jours, il reprend contact avec elle, pour lui dire qu'il veut être avec elle plutôt qu'avec Jennifer, et dans un message, il écrit même qu'"une partie de moi veut que cette grossesse ne marche pas".

Le 30 octobre, il lui écrit 3 options. La première, c'est de mettre fin à leur liaison. La deuxième, c'est de tout avouer à Jennifer et de demander le divorce, en la laissant décider si elle garde l'enfant. La troisième, c'est d'attendre de voir comment se passe la grossesse, et de quitter Jennifer ensuite, s'il y a "une fausse couche ou quelque chose". Quand l'autre femme lui demande laquelle il préfère, il lui répond "Je suppose la 3, si je suis égoïste".

Pendant ces mêmes jours, à la maison, Beau parle avec Jennifer de la chambre du bébé. Le samedi 2 novembre, il retrouve l'autre femme, et ils ont une relation sexuelle. Le 3, il lui confirme qu'il l'aime, et le 4, ils se mettent d'accord pour attendre de voir comment la grossesse évolue.

Le dimanche 10 novembre, l'autre femme lui demande s'ils peuvent se voir le week-end suivant. "Moi aussi, j'ai envie de te voir. Je vais voir ce que je peux faire", lui répond Beau. Le lendemain, c'est le lundi 11 novembre.

Un lundi sous la neige

Ce lundi 11 novembre 2019, tôt le matin, Beau redémarre le routeur wifi de la maison, et ce redémarrage efface l'historique des appareils qui s'y sont connectés. Dans la journée, la neige tombe en abondance sur toute la région de Saint-Louis.

À 21h04, Beau envoie un message à l'autre femme pour lui dire qu'il ne se sent pas bien, et que ça doit venir de ce qu'il a mangé à midi. 8 minutes plus tard, à 21h12, les caméras du Dierbergs le filment dans les rayons, et à 21h22, il passe en caisse avec ses essuie-tout, son eau de Javel et son nettoyant pour moquette. Vers 23h, il fait d'autres achats, et sur ce deuxième ticket, il y a des gants en nitrile.

Entre-temps, dans la maison de Northwinds Drive, Beau frappe Jennifer à la tête avec un maillet. Elle a 28 ans, elle est enceinte de 6 semaines, et elle tombe dans l'escalier qui descend au sous-sol.

Quand Beau la rejoint en bas des marches, Jennifer est en sang, et elle ne bouge plus. Il n'appelle pas les secours.

Un sac noir dans les broussailles

Le lundi 18 novembre 2019, 6 jours après avoir signalé la disparition de sa femme, Beau accepte de parler, par l'intermédiaire de son avocat. Dans un enregistrement de 6 minutes, il décrit la route à prendre depuis chez lui, par l'autoroute 70, puis par la route 61. "Le corps sera sur le bord de la route, dans les broussailles", dit-il. Quand on lui demande si le corps est caché, ou s'il est habillé, il parle de broussailles et de brindilles, d'un "sac plastique sur la tête", et il ajoute "pas de vêtements". Pas une seule fois il ne prononce le prénom de Jennifer, il dit "ça", "le corps", "la tête".

Le soir même, une cinquantaine d'enquêteurs et de maîtres-chiens suivent ses indications, et ils roulent plus de 60 km jusqu'à une zone boisée qui longe la route 61, près de Troy, dans le comté de Lincoln, à environ 72 km au nord-ouest de la maison de Northwinds Drive. Les recherches durent près de 5 heures, et la nuit tombe.

Vers 23h15, le policier Matthew Zufall s'arrête à un peu plus de 3 mètres d'une forme pâle, au milieu des broussailles, et il crie à ses collègues "Je l'ai trouvée". Pour lui, les branchages qui la recouvrent ont l'air d'avoir été posés là par quelqu'un.

Jennifer est allongée en position fœtale, nue, avec un sac noir autour de la tête.

Une mise en scène

Le 20 novembre, la police du comté de Saint-Louis confirme que le corps retrouvé près de Troy est bien celui de Jennifer, et petit à petit, l'enquête reconstitue la nuit du 11 au 12 novembre. Vers 2h du matin, Beau scotche un sac plastique sur la tête de Jennifer, il installe son corps sur une bâche, dans la benne de son pick-up, et il range les produits de nettoyage dans un sac-poubelle, à côté d'elle. Il roule 45 à 50 minutes jusqu'à un coin isolé, il dépose Jennifer dans les broussailles, il lui retire ses vêtements et il la recouvre de branchages. Sur le chemin du retour, il s'arrête devant un commerce qui ne semble pas avoir de caméras de surveillance, et il jette le sac-poubelle dans sa benne à ordures.

Vers 6h30, il prend la voiture de Jennifer, et il roule quelques minutes sur le trajet qu'elle fait chaque jour pour aller travailler. Il s'arrête sur le bas-côté d'Olive Boulevard, pour qu'on croie que la voiture a calé, ou qu'elle a glissé sur la route, et avec le téléphone de Jennifer, il appelle son propre téléphone, comme si elle avait essayé de le joindre pour demander de l'aide. Ensuite, il laisse le téléphone dans la voiture, et il rentre à pied.

Le mardi, il va travailler, mais il rentre plus tôt. Dans la journée, pour avoir l'air normal, il envoie plusieurs messages sur le téléphone de Jennifer, pour lui demander où elle est et si elle rapporte le dîner. Le même jour, il écrit aussi à l'autre femme, qu'il appelle "babycakes", que l'on pourrait traduire par "mon petit gâteau".

Les 4 appels manqués du matin, c'est lui qui les a passés.

Un "brouillard rouge"

Le lundi 25 avril 2022, les jurés du comté de Saint-Louis entendent les premiers témoins du procès de Beau Rothwell, et chaque jour, plus d'une douzaine de proches et d'amis de Jennifer sont dans la salle. Le procureur Thomas Smith fait écouter l'enregistrement du 18 novembre, celui où Beau ne parle jamais de sa femme autrement qu'en disant "ça".

Le médecin légiste, le docteur Gershom Norfleet, explique que Jennifer est morte d'un traumatisme crânien, avec une fracture qui a atteint le cerveau. Le côté droit de son crâne est écrasé, et ce genre de blessure, il ne le voit que dans les accidents de voiture à grande vitesse, ou après une chute d'un immeuble de 30 étages. La plaie est "trop grande pour un marteau classique", et il a fallu "une force considérable". Il relève aussi 2 plaies sur le côté gauche de la tête, faites alors que Jennifer était encore vivante, et pour lui, il a fallu jusqu'à 3 coups.

À la barre, Beau ne nie pas avoir tué sa femme, et il demande à être condamné pour homicide sans préméditation. D'après lui, ce soir-là, il a décidé d'avouer sa liaison à Jennifer, de "se jeter à sa merci et d'espérer le meilleur". Jennifer veut savoir qui est l'autre femme, il refuse de le dire, et toujours d'après lui, elle lui répond qu'elle aussi a une liaison, et que le bébé n'est sans doute pas de lui. Il raconte qu'il a vu rouge, comme dans un "brouillard rouge", qu'il a pris un maillet qui lui avait servi à accrocher des décorations, et qu'il a frappé Jennifer à la tempe droite, alors qu'elle était assise à la table de la cuisine. Elle s'est dirigée vers la porte du garage, il l'a rattrapée en haut de l'escalier du sous-sol, et il l'a frappée une deuxième fois. "Je crois que je lui ai fendu le crâne, et elle est tombée dans l'escalier", dit-il. Sauf qu'après la mort de Jennifer, un test de paternité a été fait, et le bébé était bien de lui.

Pour l'accusation, c'est justement le deuxième coup qui compte, parce que Beau a frappé une deuxième fois pour empêcher Jennifer de s'échapper, et pour le procureur, c'est exactement ça, l'intention de tuer. Les procureurs montrent aussi aux jurés la liste de juillet et les messages à l'autre femme, avec ses 3 options, et pour eux, Beau a décidé de tuer sa femme et de faire passer sa mort pour une disparition. Le jeudi 28 avril 2022, dans la soirée, après quelques heures de délibération, le jury revient dans la salle.

Jennifer Rothwell, 28 ans pour toujours

Beau Rothwell est reconnu coupable de meurtre au premier degré, d'altération de preuves et d'abandon de cadavre. Quand le verdict est lu, il ferme les yeux, il baisse un peu la tête, et il expire. Dans la salle, la famille et les amis de Jennifer soupirent de soulagement, et certains pleurent.

Le 8 juillet 2022, le jour où la peine est prononcée, la mère de Jennifer, Robin von Hausen, parle par visioconférence, en larmes. "Jennifer était une lumière dans nos vies", dit-elle, et sa fille "ne connaîtra jamais la joie de tenir son enfant dans ses bras", comme Reagan Simmons-Hancock, 21 ans, enceinte elle aussi, qui a perdu la vie avec son bébé au Texas, dans l'affaire Taylor Parker. La famille pensait avoir Jennifer avec elle bien plus de 28 ans. Beau s'excuse auprès de la famille, en disant que "les mots ne peuvent pas décrire" à quel point il est désolé, et qu'il pense à Jennifer chaque jour. Il est condamné à la prison à vie sans possibilité de libération conditionnelle, et à 4 ans de prison pour chacun des 2 autres chefs.

Beau Rothwell fait appel, mais le 14 mai 2024, la cour d'appel du district Est du Missouri rejette son recours. Pour les juges, tout montre qu'il a choisi de tuer, les coups répétés, le temps qu'il a eu pour s'arrêter après le premier, les secours qu'il n'a jamais appelés, et tout ce qu'il a fait ensuite. En octobre 2026, il est toujours en prison, où il passera le reste de sa vie.

Jennifer avait 28 ans. Son premier rendez-vous de grossesse était prévu pour le 26 novembre.

L'affaire Jennifer Rothwell en vidéo ⬇️

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Sources :

Missouri Court of Appeals (district Est), State of Missouri v. Beau Rothwell, n° ED110819, arrêt du 14 mai 2024 : https://ott.law/missouri-courts/opinions/state-of-missouri-respondent-v-beau-rothwell-appellant-110819
KMOV, le procès, l'enregistrement du 18 novembre et le médecin légiste, 28 avril 2022 : https://www.firstalert4.com/2022/04/28/body-will-be-side-road-jury-hears-recording-rothwell-telling-police-where-find-his-pregnant-wife/
KMOV et AP, la disparition, la poubelle et la perquisition, 4 février 2022 : https://www.firstalert4.com/2022/02/04/police-jennifer-rothwell-looked-up-what-do-if-your-husband-is-upset-you-are-pregnant-before-going-missing/
AP via CBS News, le verdict, 2 mai 2022 : https://www.cbsnews.com/news/beau-rothwell-murder-pregnant-wife-jennifer-2019/
Spectrum News, la peine et la déclaration de la mère de Jennifer, 8 juillet 2022 : https://spectrumlocalnews.com/mo/st-louis/news/2022/07/08/beau-rothwell-sentenced-to-life-in-prison-for-murder-of-pregnant-wife
AP via KSHB, la découverte du corps près de Troy, 19 novembre 2019 : https://www.kshb.com/news/state/missouri/body-found-in-search-for-missing-st-louis-area-woman-husband-charged
KMOV, l'appel rejeté, 14 mai 2024 : https://www.firstalert4.com/2024/05/14/appeal-denied-west-county-man-convicted-killing-pregnant-wife/