Affaire Helen Miller : poignardée 7 fois dans son lit


Le 22 février 2021, à 1h04, à Manheim Township, en Pennsylvanie, un message arrive dans la conversation de groupe d'une bande d'adolescents qui ont passé le dimanche à faire de la luge dans la neige. "Les gars, je suis vraiment désolée", écrit leur amie de 14 ans, et comme ils lui répondent par des points d'interrogation, elle leur envoie une deuxième phrase, "Je viens de tuer ma sœur". Sa sœur, Helen, a 19 ans, et à cause d'une paralysie cérébrale, elle ne peut ni marcher ni parler, si bien que le soir, toute la famille se réunit autour de son lit pour la coucher, avec une prière qui se termine toujours par "Merci pour les oiseaux qui chantent".
Helen Miller et les oiseaux qui chantent
Helen a 19 ans, et la paralysie cérébrale l'empêche de marcher, de parler, et même de bouger sans aide. Pourtant, elle se fait très bien comprendre, et pour son père, Helen a des capacités intellectuelles élevées, et surtout, elle a de l'humour.
Le soir, comme elle ne peut pas se coucher seule, toute la famille se réunit autour d'elle. Avant de la laisser dormir, on dit une prière pour remercier, et elle se termine toujours par la même phrase, "Merci pour les oiseaux qui chantent". Ensuite, son père, Mark, l'embrasse en lui disant "À demain matin, ma chérie".
La semaine, elle n'est pas à la maison, parce qu'elle va dans une école spécialisée à Philadelphie, à environ 120 kilomètres de là. Le lundi, c'est sa mère, Marie-Elaina, que tout le monde appelle Marel, qui l'y conduit, et le vendredi, Mark va la chercher pour la ramener. Le 13 janvier 2021, sur une vidéo publiée sur TikTok, on la voit dans son fauteuil roulant, à côté de son père.
Quand Helen est là, il y a quelqu'un d'autre qui aide ses parents à la déplacer et à la faire manger. Quand des amis passent à la maison, cette personne fait en sorte qu'Helen soit avec eux, et elle a même un projet, celui de l'emmener avec elle le jour où elle partira faire ses études.
C'est sa petite sœur, Claire.
Une élève qui veut tout bien faire
Claire Miller a 14 ans, et elle est en 9e année, la première année du lycée américain, à la Lancaster Country Day School, une école privée tout près de la maison. Elle a des A dans toutes les matières, et en 8e puis en 9e année, elle est coprésidente de sa classe.
À la maison, Claire se met une pression énorme. Si on l'appelle pour dîner avant qu'elle ait fini ses devoirs, ça la contrarie, et quand un exposé est à rendre dans un mois, elle veut l'avoir terminé le plus vite possible. Ça fait rire son père, parce qu'elle ne tient pas ça de lui, lui qui remet toujours tout au lendemain. Marel, elle, finit quand même par demander à la conseillère d'orientation de dire à sa fille de lever un peu le pied.
En 2020, l'école lui remet une bourse, celle de l'élève qui incarne le mieux l'honnêteté, le respect et la responsabilité. Un jour, pendant que Marel ramène un groupe d'enfants en voiture, ils parlent d'un contrôle de maths que presque tout le monde a réussi. L'un des enfants a eu un D, alors pour qu'il se sente moins mal, Claire dit qu'elle a eu un C. En réalité, elle a eu un A.
Vu de l'extérieur, c'est l'adolescente dont rêvent tous les parents. Sauf qu'un soir, tard, Mark entend sa fille parler dans sa chambre.
Un téléphone sur le plan de travail
Depuis la 6e année, vers 11 ans, Claire va moins bien qu'elle ne le montre. À l'école, une fille qui se dit son amie la harcèle, et pour ses parents, ça ressemble presque à une emprise, parce que cette élève lui interdit d'avoir d'autres amies et critique sa façon de s'habiller. Ça ne s'arrête que le jour où elle quitte Country Day.
Vers 13 ans, Claire se pose des questions sur son identité, et elle confie à son père qu'elle a l'impression qu'elle aurait dû être un garçon. À la même période, elle commence à se faire des coupures. Marel en parle au pédiatre et à l'école, et Claire voit un conseiller plusieurs fois, mais le conseiller les rassure, en leur disant que Claire va mieux que la plupart de ses patients. Marel se dit que c'est quelque chose que font les filles d'aujourd'hui, et elle ne veut pas en faire trop. Peu après, le Covid arrive, et avec lui, il n'est plus possible de consulter quelqu'un d'autre.
Ce que ses parents ne mesurent pas, c'est que Claire entend et voit des choses qui n'existent pas. Une nuit, Mark l'entend parler dans sa chambre, alors il lui dit de raccrocher, et Claire lui répond qu'elle n'est pas au téléphone. Une autre fois, il l'entend parler dans la maison alors qu'il n'y a personne avec elle, et quand il lui demande ce qui se passe, elle répond que ce n'est rien, qu'elle est au téléphone. Sauf que son téléphone est posé sur le plan de travail de la cuisine.
Un dimanche dans la neige
Le dimanche 21 février 2021, il y a de la neige dans le comté de Lancaster, et Claire passe la journée à faire de la luge avec un groupe d'amis. Comme beaucoup d'adolescents de 14 ans, elle a avec eux une conversation de groupe sur son téléphone.
Ce même dimanche, une nouvelle vidéo apparaît sur un compte TikTok que beaucoup d'internautes attribueront plus tard à Claire. On y voit surtout des vidéos où elle chante en playback, et d'autres où elle parle de personnages de mangas qu'elle admire, et cette dernière vidéo aurait été vue des millions de fois. TikTok ne confirmera jamais que le compte est le sien, mais 4 jours plus tard, la plateforme le ferme, pour violation de ses règles contre la violence.
Dans la maison de Clayton Road, la soirée se termine comme les autres. Helen est rentrée de Philadelphie pour le week-end, et le lendemain matin, comme chaque lundi, Marel doit la reconduire à son école. Peu après minuit, tout le monde est couché, sauf Claire.
Un message à 1h04
À 1h04, un message arrive dans la conversation des amis de la luge. C'est Claire, qui écrit "Les gars, je suis vraiment désolée". Ses amis ne voient pas de quoi elle parle, alors ils lui répondent par des points d'interrogation, et Claire leur envoie une deuxième phrase.
"Je viens de tuer ma sœur."
Avant d'appeler les secours, elle désactive l'alarme de la maison, puis elle compose le 911. Au téléphone, selon les documents de l'enquête, elle est hystérique, et elle dit qu'elle a tué sa sœur. Ensuite, elle se débarrasse de son téléphone, qu'elle jette ou dépose dans un tas de neige, chez un voisin, et d'après les documents déposés par la police, elle aurait aussi essayé de se laver les mains dans la neige. Pendant tout ce temps, dans leur chambre, Mark et Marel dorment.
Dans la chambre d'Helen
Juste après 1h, quand les policiers de Manheim Township arrivent sur Clayton Road, une adolescente se tient devant la maison et leur fait signe. Elle porte un tee-shirt bleu avec une tête de chat et un pantalon de pyjama à carreaux gris, noirs et blancs, taché de sang, et sur la neige, près de l'allée, il y a ce qui ressemble à du sang. Elle répète plusieurs fois la même phrase, "J'ai poignardé ma sœur".
Claire les guide à l'intérieur, jusqu'à la chambre d'Helen. Helen est allongée sur le dos, les mains relevées près de la tête, et sur son visage, il y a un oreiller couvert de taches de sang. Quand un policier soulève l'oreiller, il découvre un grand couteau, planté dans le cou d'Helen, juste au-dessus de la poitrine.
Les policiers et les secours essaient de la réanimer, sans y arriver, et à 4h13, Helen est déclarée morte. Claire, elle, est arrêtée sur place. Dans la chambre, les enquêteurs prélèvent des échantillons d'ADN, et dans la maison, ils saisissent 9 couteaux de cuisine, une peluche en forme de lapin, et un tableau blanc où sont notées les corvées de la cadette.
Une musique d'Halloween
Quelques heures plus tard, au commissariat de Manheim Township, Claire est assise dans la zone de garde à vue, et le détective Jonathan Martin se tient juste à côté d'elle quand son téléphone sonne. Sa sonnerie, c'est la musique d'Halloween, le film d'horreur original, l'histoire d'un petit garçon de 6 ans qui tue sa grande sœur, puis qui s'échappe des années plus tard pour tuer encore.
Claire lui demande s'il aime ce film. Le détective répond que c'est l'un de ses films préférés, et Claire lui dit que c'est aussi l'un des siens, avant d'ajouter "Je ne pense pas que mes parents aimeraient ça, vu que j'ai fait un Michael Myers à ma sœur". Michael Myers, c'est le nom du tueur du film.
Jonathan Martin ne la relance pas, parce que ses parents ont retiré l'autorisation qu'elle parle à la police, et pendant qu'il la surveille, il ne remarque chez elle aucun signe de détresse. Un peu plus tard, quelqu'un apporte à Claire un petit-déjeuner de chez McDonald's, et en voyant le sac, elle s'exclame "Oh, McDonald's ! J'aurais tué quelqu'un plus tôt si j'avais su que j'aurais du McDonald's".
Personne ne sait pourquoi
Dans la journée, le bureau du procureur du comté de Lancaster annonce que Claire Miller est poursuivie pour homicide comme une adulte, parce qu'en Pennsylvanie, un homicide n'est pas considéré comme un acte de délinquance juvénile, même quand il est commis par une adolescente de 14 ans. Elle n'obtient pas de liberté sous caution, et on l'envoie à la prison du comté de Lancaster.
Cette nuit-là, à 1h42, une autre personne avait contacté la police. Elle avait eu Claire au téléphone, et d'après les documents de l'enquête, Claire lui avait parlé de pensées suicidaires et meurtrières, sans que ces documents disent à quel moment la conversation a eu lieu.
Le mercredi, l'autopsie confirme qu'Helen est morte de plusieurs coups de couteau, et que sa mort est un homicide. Le chef de la police de Manheim Township, Tom Rudzinski, dit qu'il n'a jamais rien vécu d'aussi triste. Il sait que tout le monde veut savoir pourquoi, mais à ce moment-là, il ne pense pas qu'on le saura un jour. À la Lancaster Country Day School, le directeur, Steve Lisk, explique que toute l'école est "sous le choc et attristée".
L'avocat de Claire, Robert Beyer, annonce qu'il plaidera l'irresponsabilité ou la maladie mentale, et il demande que l'affaire soit renvoyée devant le tribunal pour mineurs. En attendant, Claire est transférée à la prison d'État de Muncy, une prison pour femmes, à environ 130 kilomètres de Lancaster. 16 mois plus tard, dans une salle du tribunal, une psychiatre va raconter ce que Claire dit avoir vécu dans la chambre d'Helen.
Deux voix qui se disputent
Le lundi 27 juin 2022, au tribunal du comté de Lancaster, le juge David Workman ouvre une audience de 3 jours. Il doit décider si Claire, qui a maintenant 16 ans, sera jugée comme une adulte, ou si son dossier part devant le tribunal pour mineurs, qui cherche d'abord à réinsérer, avec un suivi jusqu'à 21 ans. Ce jour-là, ses parents témoignent tous les 2 pour elle. Mark Miller pense que Claire pourrait aider les autres en racontant son combat contre la maladie mentale, et il dit au juge "Je ne veux surtout pas perdre mes 2 filles". Marel, elle, sait que Claire ne voulait pas faire ça, et elle ajoute "Nous avons perdu Helen, et je ne veux pas perdre Claire aussi".
Ensuite, c'est au tour de la docteure Susan Rushing, une psychiatre qui a examiné Claire pour la défense. D'après elle, Claire lui a décrit "un moi garçon et un moi fille", séparés d'elle-même, et pas seulement des pensées. La voix de femme lui répète qu'elle ne vaut rien, elle lui dit de boire son propre sang et de se faire du mal, alors que la voix d'homme, elle, est gentille, et les 2 voix se disputent.
Toujours d'après ce que Claire a raconté à la psychiatre, peu après minuit, le 22 février 2021, la voix de femme lui ordonne de se tuer. Claire va chercher un couteau dans la cuisine, elle essaie de se couper le cou, puis elle se met à frapper l'hallucination. "Elle croyait poignarder la silhouette", explique la docteure Rushing, et c'est la sensation du sang sur elle qui l'a fait revenir à elle.
La docteure Rushing et une deuxième psychiatre, la docteure Aneela Khan, concluent toutes les 2 qu'au moment des faits, Claire souffrait d'une dépression majeure, d'anxiété et d'une psychose active, provoquées par tout ce qu'elle traversait, ses questions sur son identité de genre, le harcèlement, la tentative de suicide d'une amie et l'isolement du confinement. À Moscou, dans l'affaire Gulchekhra Bobokulova, des experts du centre Serbski ont eu la même question à trancher pour la nounou d'une petite fille handicapée de 4 ans, et ils ont conclu qu'au moment des faits, elle n'avait pas sa raison. Pour les 2 psychiatres de Claire, ses hallucinations vont beaucoup mieux, et elle répond bien au traitement. Sauf que quand la procureure adjointe, Amy Muller, les interroge, elles reconnaissent qu'elles ne peuvent pas dire avec certitude ce qui se passera ensuite, et dès le lendemain, c'est l'accusation qui appelle ses témoins.
Des coups qui ne doivent rien au hasard
Le mardi 28 juin 2022, le docteur John O'Brien, un psychiatre légiste engagé par le bureau du procureur, s'avance à la barre. Il a rencontré Claire le 30 mars 2022, à la prison de Muncy, et pour lui, on ne peut pas se fier à ce qu'elle raconte, parce que selon la personne à qui elle parle, ses hallucinations sont tantôt un problème réglé, tantôt les pires qu'elle ait jamais eues. "On ne peut pas s'appuyer sur ce qu'elle dit de ses symptômes, parce qu'ils varient trop", explique-t-il, et c'est pour ça qu'il refuse de poser un diagnostic sûr.
Le même jour, le détective Chris Dissinger raconte qu'il a lu les messages de 1h04, ceux envoyés aux amis de la luge, et selon l'accusation, depuis des mois, Claire aurait aussi exprimé dans ses messages l'envie de faire du mal à quelqu'un.
Ensuite, le docteur Wayne Ross, médecin légiste du bureau du coroner du comté de Lancaster, décrit les blessures d'Helen. Elle a reçu 7 coups d'un couteau de cuisine de 16,5 cm de lame, un à la mâchoire, un au menton, 2 à la poitrine et 3 au cou. "Je qualifierais ça de coups contrôlés. Ce n'est pas au hasard. Ils sont bien placés", dit-il, et pour lui, les coups au visage montrent que l'acte est personnel. Les premières blessures sont superficielles, puis elles deviennent plus profondes. Helen ne pouvait pas bouger, et n'importe laquelle aurait pu la tuer, mais c'est le 7e coup qui lui est fatal, parce qu'il sectionne l'une de ses artères carotides.
"Il faut se souvenir d'Helen"
Le lundi 18 juillet 2022, le juge Workman rend sa décision. Dans une autre salle, les journalistes la suivent sur un écran, et quand il l'annonce, ils entendent de gros sanglots, sans voir s'ils viennent de Claire, de sa mère, ou des 2. L'affaire reste devant le tribunal pour adultes.
Le juge reconnaît que le dossier est exceptionnel, parce que les parents de Claire sont à la fois les victimes du crime et les premiers à demander l'indulgence pour leur fille. Pour lui, ce qui s'est passé cette nuit-là est "un épisode psychotique d'une certaine nature", et la miséricorde, c'est la compassion et le pardon, et elle exige aussi de rendre des comptes. Claire souffre d'une maladie mentale, elle a plusieurs diagnostics, dont des hallucinations, mais ce crime, c'est aussi "le meurtre violent d'une personne vulnérable, lourdement handicapée, qui n'avait aucun moyen d'appeler à l'aide ni de s'enfuir". Quant aux coups portés contre une hallucination, le juge répond qu'en réalité, c'est Helen qui les a reçus.
Il se dit aussi très inquiet des phrases de Claire au commissariat, quand elle semble plaisanter sur la mort de sa sœur, et il cite celle du McDonald's. Pour lui, cette affaire doit alerter tous les parents, sur les adolescents laissés presque sans surveillance sur leur téléphone et sur les réseaux sociaux, et sur les signes de mal-être, même les plus petits. Dans sa décision, il écrit aussi une phrase, "Il faut se souvenir d'Helen".
Le silence de Claire
Le vendredi 10 mars 2023, dans l'après-midi, Claire Miller, 16 ans, se présente devant un autre juge du comté de Lancaster, Jeffery Wright. Il n'y aura pas de procès, parce qu'elle plaide coupable mais malade mentale de meurtre au 3e degré, c'est-à-dire un meurtre sans préméditation. Quand le juge l'interroge, elle explique qu'elle est soignée pour une dépression et pour un trouble psychotique non précisé, et qu'elle prend un traitement. À la demande d'Amy Muller, le rapport d'un médecin expert sur sa maladie mentale au moment des faits est versé au dossier, et quand on lui donne la parole, Claire ne dit rien.
Le juge Wright la reconnaît malade mentale, mais pas handicapée mentale. Pour lui, ces faits sont d'une tragédie qui échappe à toute logique, et Mark et Marel Miller sont dans une position terrible, celle de soutenir à la fois la victime et l'accusée. La procureure du comté, Heather Adams, ne conteste pas que Claire a traversé un épisode psychiatrique cette nuit-là. En droit, ça n'excuse pas son geste, et pour elle, l'affaire est d'autant plus triste que la victime était sa propre sœur, qui ne pouvait pas se défendre. Au Québec, dans l'affaire Guy Turcotte, la même question de la responsabilité mène à un premier verdict très différent, puisque le cardiologue est déclaré non criminellement responsable pour cause de troubles mentaux.
Claire Miller est condamnée à une peine de 12 ans et demi à 40 ans de prison, dans une prison d'État de Pennsylvanie, et elle ne pourra pas demander de libération conditionnelle avant d'avoir purgé au moins 12 ans et demi. Pour Heather Adams, c'est maintenant à l'administration pénitentiaire de soigner sa maladie, et de ne la libérer que le jour où elle ne sera plus un danger.
Helen avait 19 ans. Le soir, quand toute sa famille la couchait, on disait merci pour les oiseaux qui chantent.
L'affaire Helen Miller en vidéo ⬇️

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➡️ Paris XIXe : un adolescent de 14 ans tué par son frère
Sources :
Bureau du procureur du comté de Lancaster, plaidoyer et condamnation de Claire Miller, 10 mars 2023 : https://crimewatch.net/us/pa/lancaster/da/11617/post/manheim-township-juvenile-sentenced-12-12-40-years-prison-after-pleading-guilty-third
Bureau du procureur du comté de Lancaster, refus du renvoi devant le tribunal pour mineurs, 18 juillet 2022 : https://crimewatch.net/us/pa/lancaster/da/11617/post/manheim-township-teenager-has-petition-move-homicide-case-juvenile-court-denied
LancasterOnline, le témoignage des parents et des psychiatres de la défense, juin 2022 : https://lancasteronline.com/news/local/mental-health-struggles-revealed-in-court-for-manheim-twp-girl-charged-with-killing-sister/article_e50731f4-f667-11ec-b459-ff225e04b69c.html
LancasterOnline, le psychiatre de l'accusation, les détectives et le médecin légiste, juin 2022 : https://lancasteronline.com/news/local/prosecution-psychiatrist-challenges-diagnosis-of-manheim-twp-girl-charged-with-killing-sister/article_370d1c02-f72b-11ec-9286-b76fc325d0ac.html
LancasterOnline, la décision du juge David Workman, 18 juillet 2022 : https://lancasteronline.com/news/local/claire-miller-to-remain-in-adult-court-for-sisters-death-lancaster-county-judge-rules/article_d535b482-06aa-11ed-b237-975c6f43d66b.html
Fox News, la mort d'Helen Miller et les premières déclarations, 24 février 2021 : https://www.foxnews.com/us/pennsylvania-teen-stabbed-death-cerebral-palsy-sister-custody-murder-charge.amp
The Daily Beast (repris par Yahoo), la déclaration sous serment de la police et le mandat de perquisition, 25 février 2021 : https://www.yahoo.com/news/teen-had-suicidal-homicidal-thoughts-215154863.html
