Affaire Coleman : 3 étranglés et "Puni" peint sur le mur

Le mardi 5 mai 2009, peu avant 7h, à Columbia, dans l'Illinois, le sergent Justin Barlow traverse la rue pour aller voir si tout va bien chez ses voisins d'en face, Sheri Coleman et ses 2 garçons, Garett et Gavin, parce que depuis 6 mois, cette famille reçoit des menaces de mort, et que la dernière lettre parlait d'un "dernier avertissement". Comme personne ne vient ouvrir, il fait le tour de la maison avec un autre policier, et à l'arrière, ils trouvent la fenêtre du sous-sol ouverte, la moustiquaire retirée. À l'intérieur, sur les murs, quelqu'un a peint à la bombe rouge "Puni", "Tu as payé" et "Je te surveille toujours".

Sheri Coleman et sa peluche Grover

Petite, Sheri Weiss ne se sépare jamais de sa peluche Grover, le monstre bleu de Sesame Street, au point que des années plus tard, son père, Donald, l'appelle encore sa "couverture de sécurité". Sheri est née à Berwyn, dans la banlieue de Chicago, et au milieu des années 1980, ses parents partent s'installer en Floride, dans le comté de Pinellas, près de Clearwater. C'est là qu'elle grandit, à l'école Mildred Helms, puis au collège et au lycée de Largo, où elle joue au softball.

En 1995, à la sortie du lycée, Sheri s'engage dans l'armée de l'air. Elle devient policière militaire et maître-chien à la base aérienne de Lackland, à San Antonio, au Texas, et en 1997, pendant une formation au centre cynophile, elle rencontre un jeune Marine, Chris Coleman. Elle a 21 ans, et entre eux, tout va très vite, puisqu'environ 3 mois plus tard, ils sont mariés. Le 30 avril 1998, Sheri met au monde leur premier fils, Garett, et le 25 janvier 2000, c'est Gavin qui arrive.

Pour élever ses garçons, Sheri quitte l'armée. Garett, l'aîné, est un petit garçon calme et réfléchi, alors que Gavin, lui, va vers tout le monde. Avec eux, Sheri est une mère aimante et attentive, qui sait aussi se montrer ferme quand il le faut. Elle a énormément d'amis, et comme la foi compte beaucoup pour elle, elle fréquente la Destiny Church, une église de Saint-Louis, avec laquelle elle part en mission humanitaire au Mexique et au Cambodge.

Saint-Louis est juste de l'autre côté du Mississippi, qui sépare ici le Missouri de l'Illinois, et sur la rive de l'Illinois, dans le comté de Monroe, il y a Columbia, une petite ville résidentielle. C'est là que vivent Sheri, Chris et les garçons, même si le travail de Chris l'emmène très souvent à l'autre bout du monde.

Un mail signé destroychris

Chris est le fils de Connie et de Ron Coleman, un pasteur qui dirige une église à Chester, une petite ville de l'Illinois un peu plus au sud. Après le lycée, il s'engage chez les Marines, et quand il quitte l'armée, il entre au service de sécurité de Joyce Meyer Ministries. Joyce Meyer est une télévangéliste très connue aux États-Unis, qui prêche à la télévision et part en tournée dans le monde entier, et son organisation, installée à Fenton, dans la banlieue de Saint-Louis, a besoin d'une équipe pour la protéger, et c'est Chris qui en prend la tête. Il est son garde du corps, il voyage beaucoup, et d'après ce qu'il déclarera aux policiers, il gagne plus de 100 000 dollars par an. C'est une très belle place, mais c'est aussi une place exposée, parce qu'une femme aussi célèbre attire forcément des gens qui lui veulent du mal.

Le 14 novembre 2008, des mails de menaces arrivent chez Joyce Meyer Ministries. Ils visent Joyce Meyer, son fils Danny, et Chris, et l'adresse qui les envoie ne laisse aucun doute, puisqu'elle s'appelle destroychris, c'est-à-dire "détruire Chris". L'un des messages promet de tous les tuer pendant leur sommeil, et comme les menaces parlent aussi de sa famille, Chris prévient la police de Columbia.

En janvier 2009, une lettre anonyme, tapée à la machine, est déposée directement dans la boîte aux lettres des Coleman, ce qui veut dire que celui qui l'écrit sait où vit la famille. Un policier de Columbia, Steven Patton, enquête sur cette lettre, et une caméra de surveillance est installée sur la maison d'en face, celle du sergent Justin Barlow, tournée vers la boîte aux lettres des Coleman. À l'intérieur de la maison, il y a aussi un système de vidéosurveillance, avec son enregistreur.

Pendant des mois, pourtant, les menaces continuent, et sur certaines, on peut lire "Je te surveille toujours". Le 27 avril 2009, une nouvelle lettre arrive dans la boîte aux lettres. Son auteur y écrit qu'il connaît l'emploi du temps de Chris, et il termine en capitales, "C'est mon dernier avertissement ! Ton pire cauchemar est sur le point d'arriver !"

Un téléphone qui sonne dans le vide

Une semaine plus tard, le 4 mai, la vie suit son cours chez les Coleman. Dans l'après-midi, une caméra filme Chris en train de jouer à la balle avec Garett, qui vient de fêter ses 11 ans, et le soir, les 2 garçons sont invités à dormir chez une voisine, Vanessa Riegerix. Vers 20h30, finalement, ils rentrent chez eux.

Le lendemain, le mardi 5 mai, Chris quitte la maison avant le lever du jour, vers 5h40, pour aller à la salle de sport, de l'autre côté du fleuve, dans le comté de Saint-Louis. À 5h43, alors qu'il s'éloigne, il appelle Sheri, et elle ne décroche pas. Il rappelle pour la réveiller, et elle ne répond toujours pas. À 6h du matin, une mère de famille peut tout simplement dormir, sauf qu'avec les menaces des derniers mois, ce silence inquiète.

Vers 6h43, depuis le pont Jefferson Barracks, sur le Mississippi, Chris appelle son voisin d'en face, Justin Barlow, le policier qui suit les menaces depuis le début, et il lui demande d'aller voir si tout va bien chez lui. Justin Barlow traverse la rue, et un autre policier, le sergent Jason Donjon, le rejoint. Ils sonnent, et personne ne vient ouvrir. Ils font le tour de la maison, et à l'arrière, ils trouvent la fenêtre du sous-sol ouverte, avec la moustiquaire retirée, alors c'est par là qu'ils entrent.

Des mots rouges sur les murs

À l'intérieur, sur les murs, quelqu'un a peint des messages à la bombe rouge, en anglais, qui disent "Puni", "Tu as payé" et "Je te surveille toujours". Les 2 policiers montent à l'étage, et dans leurs chambres, ils trouvent Garett et Gavin dans leur lit, morts. Il y a aussi de la peinture sur les couvertures des 2 garçons, et sur celle de Gavin, une insulte.

Dans la chambre des parents, Sheri est allongée sur le lit, nue, et elle est morte elle aussi. Elle a un œil au beurre noir, et pour Jason Donjon, il est clair qu'elle n'est pas morte depuis quelques minutes, d'autant que les ambulanciers, quand ils arrivent, constatent que la rigidité des corps a déjà commencé. Sheri avait 31 ans, Garett, 11 ans, et Gavin, 9 ans, et tous les 3 ont été étranglés avec un lien.

À 6h56, Chris arrive devant chez lui. On lui demande de rester dehors, et l'agent Steven Patton reste avec lui. L'affaire est confiée à la Major Case Squad, qui regroupe des enquêteurs de toute la région de Saint-Louis, et au premier regard, tout laisse penser que l'auteur des menaces a fini par passer à l'acte.

Une fenêtre trop facile

Un inconnu qui entre la nuit dans une maison pour tuer doit bien passer par quelque part, et la fenêtre du sous-sol semble montrer le chemin. Sauf que d'autres fenêtres de la maison ne sont pas verrouillées, et qu'aucune trace d'effraction n'est relevée. Surtout, la caméra installée chez Justin Barlow, celle qui surveille la boîte aux lettres, ne montre ni inconnu ni voiture étrangère pendant la nuit, alors que chez les Coleman, l'enregistreur du système de vidéosurveillance a disparu.

Il y a aussi les corps. D'après les autopsies, Sheri, Garett et Gavin sont morts entre 23h, le 4 mai, et 3h du matin, le 5 mai, c'est-à-dire bien avant le départ de Chris, à 5h40. Sheri est la seule des 3 à porter des traces de lutte, parce qu'elle s'est défendue, et justement, Chris a des griffures sur le bras. Les enquêteurs apprennent aussi pourquoi, la veille au soir, les garçons sont rentrés de chez la voisine.

C'est Chris qui a dit que ce n'était "pas un bon soir".

6 heures face aux enquêteurs

Le jour même, Chris est entendu pendant environ 6 heures, devant une caméra. Il explique que Sheri était vivante quand il est parti, vers 5h45. Les griffures, d'après lui, datent en partie de quelques jours, peut-être d'une parabole qu'il a démontée, et une autre vient d'un coup contre le brancard d'une ambulance.

Sur son couple, il commence par dire que tout va bien avec Sheri, avant de reconnaître qu'ils ont eu des problèmes fin 2008, des problèmes qu'ils ont réglés, assure-t-il, en allant voir un conseiller conjugal. Les enquêteurs lui demandent ensuite s'il a une relation avec une autre femme, et Chris répond que non, parce que celle dont on lui parle, une certaine Tara Lintz, est "juste une amie".

Au même moment, en Floride, d'autres enquêteurs sont justement en train d'interroger cette amie.

Une amie du lycée de Largo

Tara Lintz est serveuse dans un bar de St. Petersburg, en Floride, et Sheri la connaît depuis longtemps, puisqu'elles étaient ensemble au lycée de Largo. Face aux enquêteurs, Tara ne cache rien. Depuis l'automne 2008, elle a une liaison avec Chris, et ils se retrouvent pendant ses déplacements, en Arizona et à Hawaï, où il accompagne Joyce Meyer. Avec lui, elle a regardé des bagues de fiançailles, ils se sont inscrits sur des sites de mariage, ils ont visité des maisons dans la région de Saint-Louis, et ils ont même parlé des prénoms de leurs futurs enfants.

Tara donne aussi des dates précises, celle d'une croisière dans les Caraïbes, prévue le 14 juin 2009, et celle d'un mariage, en janvier 2010. Surtout, Chris lui a dit qu'il allait remettre les papiers du divorce à Sheri le 5 mai 2009, c'est-à-dire le jour même où Sheri et les garçons sont retrouvés morts, et la veille au soir, il le lui a encore répété. Après la découverte des corps, il lui écrit pour lui dire que ce n'est pas lui le tueur, et qu'il a un alibi.

Quand les enquêteurs lui apprennent qu'ils sont en train de parler à Tara, Chris finit par reconnaître la liaison, en assurant qu'elle n'avait rien de sérieux, et faute de preuve, il est relâché. Autour de Sheri, pourtant, plusieurs amies racontent la même chose aux policiers. Sheri était bouleversée, parce que Chris voulait divorcer et qu'il lui avait dit qu'elle "lui gâchait la vie", alors que selon elles, il avait peur de perdre son poste chez Joyce Meyer Ministries s'il divorçait. Une de ses amies, Kathy LaPlante, se souvient aussi de ce que Sheri lui avait confié un jour, que s'il lui arrivait quelque chose, ce serait Chris.

Une faute d'orthographe

Les spécialistes de la cybercriminalité remontent la trace des mails de menaces jusqu'à l'ordinateur portable de Chris, puisque c'est depuis cet ordinateur que le compte destroychris a été créé. Dans ce même ordinateur, les enquêteurs trouvent une note datée du 5 novembre 2008, où Chris parle du jour où "Tara a changé sa vie", et les premières menaces sont arrivées 9 jours plus tard.

Dans les lettres de menaces, le mot anglais opportunities, qui veut dire "occasions", est toujours écrit avec la même faute, oppurtunities, et cette faute revient aussi dans plusieurs documents de travail retrouvés dans l'ordinateur de Chris. Selon un expert en écriture, les messages peints sur les murs correspondent également à un échantillon d'écriture que Chris a accepté de donner aux policiers.

La peinture, c'est une enquêtrice de la Major Case Squad, Karla Heine, qui en retrouve la trace. Comme elle s'est cassé la jambe en tombant pendant les fouilles, elle reprend les relevés de cartes bancaires de Chris, et elle y trouve un achat du 9 février 2009, de 3,77 dollars, pour une bombe de peinture Rust-Oleum, d'une couleur appelée "rouge pomme". Le soir du 19 mai 2009, 2 semaines après la mort de sa femme et de ses fils, Chris Coleman est arrêté.

Des jurés venus d'ailleurs

Le lendemain, Chris plaide non coupable des 3 meurtres. Joyce Meyer Ministries fait savoir qu'il a démissionné, après une enquête interne qui a conclu qu'il avait enfreint une règle de l'organisation.

Dans le comté de Monroe, tout le monde a entendu parler de l'affaire, si bien que le juge Milton Wharton fait venir 12 jurés du comté de Perry, à environ 1h30 de route. Le 25 avril 2011, presque 2 ans après les faits, le procès s'ouvre au tribunal du comté de Monroe, à Waterloo, et le procureur, Kris Reitz, réclame la peine de mort. Pour l'accusation, Chris s'est envoyé les menaces à lui-même pour inventer un suspect, et il a tué sa famille pour épouser Tara sans passer par un divorce, parce qu'un divorce lui aurait coûté son poste.

Ses avocats, Bill Margulis, John O'Gara et James Stern, ne nient pas la liaison. Pour eux, en revanche, un mail envoyé d'un ordinateur ne prouve pas qui l'a écrit, et de la peinture rouge, n'importe qui peut en acheter.

L'heure de la mort

Tout le procès tourne autour de l'heure de la mort. La légiste qui a fait les autopsies, la docteure Raj Nanduri, explique qu'elle ne peut donner qu'une fourchette, et que cette fourchette pourrait laisser à Chris son alibi. L'accusation fait donc venir de New York un légiste très connu, le docteur Michael Baden, et pour lui, d'après ce qu'ont constaté les ambulanciers et Jason Donjon, les meurtres ont eu lieu au plus tard vers 3h du matin, presque 3 heures avant le départ de Chris.

Sous les ongles de Sheri, les experts n'ont trouvé qu'un ADN partiel, qui ne permet ni d'identifier Chris ni de l'exclure, et dans la maison, aucun ADN d'un inconnu n'a été relevé. L'agent Steven Patton, lui, raconte que le matin du 5 mai, pendant qu'ils attendaient dehors tous les 2, Chris n'a jamais essayé de monter à l'étage.

Le 28 avril, Tara Lintz vient à la barre, et elle raconte qu'avec Chris, ils se parlaient sans arrêt et qu'ils avaient échangé des bagues de promesse. Joyce Meyer témoigne par une déposition filmée, pour expliquer que son organisation ne tolère absolument pas l'adultère. Face à ces 2 femmes, Chris choisit de ne pas témoigner.

Une photo datée du 21 octobre

Dans la salle des délibérations, au premier vote, 7 jurés sur 12 sont pour l'acquittement. La plupart pensent que Chris est coupable, mais toutes les preuves sont indirectes, et c'est ce qui les retient. Ils reprennent le dossier, et la présidente du jury, Jonece Pearman, s'arrête sur une photo de Chris et Tara en train de s'embrasser, datée du 21 octobre 2008. Chris assurait que la liaison avait commencé en novembre, et cette photo montre qu'il ment.

Le 5 mai 2011, 2 ans jour pour jour après la mort de Sheri et de ses fils, et après une quinzaine d'heures de délibéré, le jury déclare Chris Coleman coupable des 3 meurtres. Dans la salle, la mère de Sheri, Angela DeCicco, fond en larmes. Au Texas, dans l'affaire Samantha Wohlford, une jeune mère racontait que des hommes masqués étaient entrés chez elle et avaient emmené son mari, et c'est elle qui a fini par être reconnue coupable de son meurtre.

Le lendemain, le jury déclare Chris passible de la peine de mort. Sauf qu'en mars 2011, l'Illinois a voté l'abolition de la peine de mort, qui doit entrer en vigueur le 1er juillet, et le gouverneur a annoncé qu'il commuerait toutes les condamnations à mort prononcées d'ici là. Le 9 mai 2011, Chris renonce à laisser le jury décider de sa peine, et c'est le juge Wharton qui tranche. Kris Reitz parle d'un homme froid et calculateur, et il demande "Si ce n'est pas la peine de mort pour cet accusé, alors pour qui ?" Le juge reconnaît que l'abolition pèse sur sa décision, et il condamne Chris Coleman à la prison à vie, sans aucune possibilité de libération. Chris, lui, a toujours nié.

Sheri, Garett et Gavin rentrent près des leurs

Le 31 décembre 2014, la cour d'appel de l'Illinois confirme sa condamnation, en jugeant que les preuves suffisaient à établir qu'il avait tué Sheri, Garett et Gavin. Il demande ensuite un nouveau procès devant le tribunal du comté de Monroe, en expliquant notamment que les jurés auraient vu des informations au dos de 4 photos, et selon la presse locale, le juge Stephen McGlynn rejette ces arguments et met fin à la procédure. Ses parents, Ron et Connie Coleman, continuent de défendre leur fils, parce que pour eux, le procès n'a été qu'une suite de tromperies et de vérités déformées.

De leur côté, la mère et le frère de Sheri ont attaqué Chris et Joyce Meyer Ministries au civil. Ils se sont aussi battus devant la justice contre Ron Coleman, pour que Sheri, Garett et Gavin ne restent pas enterrés à Chester, la ville du père de Chris, et ils ont fini par obtenir de les faire inhumer de nouveau près de Chicago, là où vivent aujourd'hui sa mère, Angela, et son frère, Mario.

La même année, en février 2009, au Québec, dans l'affaire Guy Turcotte, 2 enfants de 5 et 3 ans avaient eux aussi été tués dans leur maison, et c'est leur père qui a été reconnu coupable de meurtre.

Sheri avait 31 ans, et elle souriait tout le temps. Garett venait d'avoir 11 ans, et Gavin en avait 9.

L'affaire Coleman en vidéo ⬇️

À lire aussi :

➡️ Affaire Kouri Richins
➡️ Affaire Trey Sesler

Sources :

Cour d'appel de l'Illinois (5e district), People v. Coleman, arrêt confirmant la condamnation, 31 décembre 2014 : https://case-law.vlex.com/vid/people-v-coleman-no-889680121
St. Louis Public Radio, ouverture du procès et premiers témoins, 25 avril 2011 : https://www.stlpr.org/post/trial-christopher-coleman-begins
St. Louis Public Radio, verdict de culpabilité, 5 mai 2011 : https://stlpr.org/2011-05-05/coleman-guilty-of-murders
Tampa Bay Times, portrait de Sheri Weiss Coleman par son père, 22 mai 2009 : https://www.tampabay.com/archive/2009/05/22/largo-high-grad-sons-killed-husband-held
CBS News (48 Hours), enquête et procès de l'affaire de Columbia, mai 2012 : https://www.cbsnews.com/news/did-chris-colemans-obsession-lead-to-triple-murder
St. Louis Magazine, enquête sur l'affaire Coleman, 22 juillet 2011 : https://www.stlmag.com/A-Family-Erased-The-Chris-Coleman-Story/