Affaire Ella Bennett : 4 ans, poignardée 17 fois chez elle

Portrait d'Ella Bennett, petite fille de 4 ans, à Abilene au Texas, affaire Ella Bennett
Portrait d'Ella Bennett, petite fille de 4 ans, à Abilene au Texas, affaire Ella Bennett

Le soir du Super Bowl, le dimanche 4 février 2007, à Abilene, au Texas, Charity Lee travaille tard au restaurant, et c'est une étudiante de 21 ans qui garde ses 2 enfants, Ella, 4 ans, et son grand frère de 13 ans. Vers 22h, le garçon la convainc qu'elle peut rentrer chez elle, puisqu'Ella dort et que leur mère ne va pas tarder, et venant d'un garçon aussi poli et aussi mûr, ça paraît raisonnable. À 23h42, c'est lui qui appelle le 911, et juste avant, il a passé près de 6 minutes au téléphone avec un camarade d'école.

Ella Bennett et le passé de sa mère

Charity Lee élève seule ses 2 enfants, Ella et son grand frère, Paris, qui a 13 ans et qui n'a pas le même père qu'elle. Pour faire vivre la famille, elle est serveuse dans un restaurant de la chaîne Buffalo Wild Wings, près d'Abilene, et elle travaille souvent le soir. Si elle est venue s'installer dans cette ville de l'ouest du Texas, c'est pour repartir de zéro, parce que derrière elle, il y a un passé qui pèse lourd.

Charity a grandi en Géorgie, près d'Atlanta, dans le comté de Cobb, où son père, Bobby Bennett, dirige une entreprise de transport routier. En mars 1980, alors qu'elle a 6 ans, son père est retrouvé chez lui, tué de plusieurs balles à l'arrière de la tête.

Très vite, les enquêteurs s'intéressent à la mère de Charity, Kyla. Le couple avait divorcé, puis il s'était remarié à Las Vegas, 57 heures seulement avant le meurtre, et avec la mort de Bobby, c'est Kyla qui peut reprendre l'entreprise familiale. Elle devient donc la principale suspecte, et elle est inculpée d'avoir payé quelqu'un pour tuer son mari, avec un second homme poursuivi dans le même dossier. Début juillet 1980, à la fin du procès, les jurés rendent leur verdict. Kyla Bennett est acquittée, et c'est elle qui élève Charity.

Une lettre écrite en rouge

À l'adolescence, Charity commence à se droguer, jusqu'à tomber dans l'héroïne, alors quand elle a 17 ans, sa mère la met à la porte avec 100 dollars en poche. Charity en dépense la moitié en drogue, et avec l'autre moitié, elle paie l'essence qui lui permet d'arriver jusqu'à un foyer de réinsertion, à Chattanooga, dans le Tennessee.

Cette fois, elle s'en sort. Elle reste sobre pendant environ un an, et elle s'inscrit à l'université du Tennessee. Mais la drogue a laissé la place à une profonde dépression, au point qu'elle s'est fixé une date pour mettre fin à ses jours, et c'est un mois environ avant cette date qu'elle apprend qu'elle est enceinte. En octobre 1993, elle met au monde un petit garçon, qu'elle appelle Paris, et ce bébé lui donne une raison de tenir. Elle tient, et elle reste sobre pendant 12 ans.

Très tôt, Paris montre des facilités hors du commun, un test mesure son QI à 141, et ses professeurs le décrivent comme un élève exceptionnellement brillant. Mais Charity voit aussi autre chose chez son fils. Quand il a 8 ans, Paris lui écrit une lettre avec 3 couleurs de feutres, et dans cette lettre, il écrit qu'il veut la tuer. Pour Charity, c'est la première fois qu'elle comprend que son fils veut lui faire du mal.

Les mots "tuer" et "meurtre" sont en rouge, et en gras.

Un couteau au ranch

Quelques années plus tard, Charity vit un temps en Alabama, où elle rencontre un homme, et de cette relation naît Ella. Le couple ne dure pas, si bien que Charity se retrouve de nouveau seule, avec un garçon et une toute petite fille. En 2005, elle part s'installer près de Dallas avec ses enfants, parce que sa mère, Kyla, vient d'apprendre qu'elle a un cancer du sein.

C'est là, après 12 ans sans drogue, que Charity rechute, avec de la cocaïne cette fois, pendant environ 6 mois. Paris a autour de 12 ans, Ella en a 3, et Paris en veut à sa mère.

La famille part ensuite vivre au ranch de Kyla, à Seymour, une petite ville du nord du Texas, et là-bas, la vie est chaotique. Un après-midi, Paris joue avec Ella quand il casse un de ses jouets. Charity le punit et l'envoie au coin, alors Paris attrape un couteau dans la cuisine, il sort en courant, et dehors, il pointe la lame vers sa mère et sa grand-mère, jusqu'à ce que Kyla finisse par saisir la lame à pleine main.

Après ça, Charity fait admettre son fils au Red River Hospital, un hôpital psychiatrique de Wichita Falls, où il reste environ une semaine. Pendant tout ce séjour, elle a le sentiment que les médecins ne lui disent pas grand-chose, et à la sortie, elle repart avec de simples papiers, qu'elle ne lit pas en entier.

Une baby-sitter renvoyée chez elle

Après Red River, la famille s'installe à Abilene, et le dimanche 4 février 2007, c'est le soir du Super Bowl. Aux États-Unis, c'est la soirée où les restaurants et les bars ne désemplissent pas, donc Charity travaille tard, et pour garder les enfants, elle a fait appel à une étudiante de 21 ans.

La soirée commence comme n'importe quelle soirée de baby-sitting. L'étudiante emmène les enfants manger chinois, puis ils regardent ensemble Alice au pays des merveilles. Ella finit par s'endormir, et Paris, lui, part dans sa chambre, en expliquant qu'il doit finir ses devoirs. Sauf que d'après le livre que Charity écrira des années plus tard, il passe ces heures-là sur internet, à regarder de la pornographie violente et à chercher des vidéos de vraies mises à mort.

Vers 22h, il va voir la baby-sitter, et il la convainc qu'elle peut rentrer chez elle, parce qu'Ella dort, que leur mère ne va pas tarder, et qu'à 13 ans, il est bien assez grand pour rester seul avec sa sœur en attendant. Venant d'un garçon aussi poli et aussi mûr, évidemment, ça paraît raisonnable. Alors la jeune femme rassemble ses affaires, et elle s'en va.

Un démon à tête de citrouille

Une fois seul, Paris entre dans la chambre où Ella dort. Il la frappe, il l'étrangle, et il la poignarde avec un couteau de cuisine, 17 fois. Sur ses doigts, ses poignets et ses avant-bras, l'autopsie relèvera des coupures, et ça veut dire qu'Ella, 4 ans, s'est défendue.

Quand Ella ne bouge plus, Paris ne prévient pas tout de suite les secours. Il appelle d'abord un camarade d'école, et ils parlent pendant près de 6 minutes. Après avoir raccroché, il attend encore 2 minutes, et c'est seulement à 23h42 qu'il compose le 911.

Au téléphone, il dit à l'opératrice qu'il a tué sa sœur, parce qu'il a eu une hallucination, et qu'en regardant Ella, il a vu à la place de la petite fille un démon en feu à tête de citrouille. L'opératrice lui demande de faire un massage cardiaque à Ella en attendant les secours, par séries de 30 compressions. Paris compte à voix haute, et au bout du fil, on a l'impression qu'il suit les consignes à la lettre.

Une nouvelle au petit matin

Peu après, les policiers arrivent dans la maison, et ils trouvent Ella sans vie dans sa chambre. Avant 0h30, Paris est arrêté. Charity, elle, est toujours au travail, et c'est au petit matin du 5 février que des policiers viennent la trouver au restaurant. Ils lui disent d'abord que sa fille a été blessée, et Charity leur demande de l'emmener tout de suite auprès d'Ella, et c'est là qu'ils lui répondent qu'elle ne peut pas, parce qu'Ella est morte. Dans la foulée, elle apprend que son fils est entre les mains de la police.

Un garçon de 13 ans, brillant, sans antécédents judiciaires, qui dit avoir tué sa sœur pendant une hallucination, ça peut faire penser à une crise de folie soudaine. Sauf que plusieurs détails ne collent pas, à commencer par ces 6 minutes au téléphone avec un ami, avant même de prévenir les secours. Il y a aussi le massage cardiaque, parce qu'au téléphone, Paris a compté comme s'il le faisait, alors que pour les enquêteurs, il ne l'a jamais fait, puisqu'il y a très peu de sang sur le sol, à l'endroit où Ella aurait dû être réanimée.

D'après eux, pendant qu'il comptait, Paris marchait de long en large.

Une histoire qui ne tient pas

Aux enquêteurs, Paris explique qu'il retirait le couteau lentement, et que la sensation lui faisait penser à un matelas qu'on transperce. D'après ce que Charity écrira plus tard, les coups sont lents et méthodiques, loin d'une crise de rage, et beaucoup sont superficiels. Toujours selon elle, les enquêteurs retrouvent aussi sur le lit et sur le short de Paris des traces qui montrent qu'il a agressé sexuellement sa petite sœur.

L'histoire du démon ne tient donc pas longtemps, et Paris finit par reconnaître qu'il a préparé ce meurtre, et qu'il s'était réveillé ce matin-là avec l'envie de tuer quelqu'un. D'après les enquêteurs, son plan de départ prévoyait aussi de tuer sa mère quand elle rentrerait du travail.

S'il ne l'a pas fait, c'est d'abord parce que tuer quelqu'un s'est révélé beaucoup plus difficile qu'il ne le pensait, et ensuite parce qu'il a fait un calcul. Morte, sa mère n'aurait souffert que quelques minutes, alors qu'en vivant sans Ella, elle allait souffrir toute sa vie.

Une table retournée

Moins d'un mois après la mort d'Ella, Charity écrit dans son journal "Mon fils est un monstre, et parce que c'est un monstre, j'ai perdu ma fille." Pourtant, elle continue d'aller le voir au centre pour mineurs où il est détenu.

Au cours d'une de ces visites, Paris se met à rire, il lui lance "Il t'en aura fallu du temps", puis il retourne la table sur elle et il frappe le mur. En mars 2007, l'air satisfait, il lui confirme "Tu as raison. Je l'ai tuée." Les visites suivantes ne sont pas plus faciles, et un jour, il lui glisse "Au fait, j'aime te voir souffrir." Quand Charity, à bout, finit par lui demander pourquoi Ella et pas elle, il lui répond simplement "Bon sang maman, passe à autre chose."

Plus tard, Paris dira aussi à un journaliste qu'il y avait "une part de jalousie envers ma sœur" dans son geste. Dans une lettre adressée à un conseiller, que Charity appelle "le manifeste de Paris", il parle de sa colère contre la drogue de sa mère, et il écrit qu'il voulait "voir quelqu'un mourir".

S'il avait eu 14 ans, Paris aurait pu être jugé comme un adulte, et risquer la perpétuité, ou même la peine de mort. Sauf qu'il n'en a que 13, et au Texas, quoi qu'il ait fait, il passe devant un tribunal pour mineurs. En août 2007, 6 mois après la mort d'Ella, il reconnaît les faits, et il est condamné à 40 ans de prison, la peine la plus lourde qu'un mineur pouvait recevoir pour ce crime au Texas.

Comme il est mineur, il est placé dans un établissement pour jeunes délinquants, la Giddings State School. Le problème, c'est que le système pour mineurs du Texas ne peut pas garder un détenu au-delà de ses 19 ans, et Paris va les avoir en octobre 2012.

Un dossier lu trop tard

Pendant ces années-là, Charity boit beaucoup, et elle tente plusieurs fois de mettre fin à ses jours en avalant des somnifères. Plus d'un an après la mort d'Ella, elle finit par lire en entier le dossier du Red River Hospital, celui de la semaine d'hospitalisation qui a suivi l'épisode du couteau, et elle y découvre que, selon les médecins, son fils était "obsédé par l'idée de tirer et de tuer", avec des idées d'homicide et de suicide. Tout ça était écrit avant la mort d'Ella.

Tout était écrit, noir sur blanc, et personne n'a rien fait, un peu comme pour Gabriel Fernandez, ce petit garçon de Californie que personne n'a sorti de chez lui pendant 8 mois. Après le meurtre, les psychologues qui examinent Paris parlent d'un risque modéré de traits psychopathiques et de "narcissisme pathologique", et l'un d'eux va plus loin, puisqu'il conseille à Charity de déménager et de changer d'identité avant que son fils puisse demander sa libération.

Une fondation au nom d'Ella

Malgré tout ça, Charity choisit de pardonner à son fils, parce qu'elle refuse une justice fondée sur la vengeance. En 2011, elle crée la fondation ELLA, pour Empathy, Love, Lessons and Action, c'est-à-dire empathie, amour, leçons et action, qui vient en aide aux personnes touchées par la violence, par la maladie mentale et par le système judiciaire. "Le soir où Ella est morte, je me suis juré de faire quelque chose qui ait du sens en sa mémoire", explique-t-elle, et cette fondation lui donne aussi un endroit où mettre sa colère, ailleurs que sur son enfant. Charity reprend des études pour devenir conseillère, et elle anime des ateliers auprès d'enfants dont les parents sont en prison.

À la Giddings State School, son fils, lui, ne se calme pas. Il frappe un autre jeune au visage, il inonde sa chambre, il se jette sur des membres du personnel, il humilie des détenus plus jeunes que lui, et il pirate le système informatique. Il essaie aussi de convaincre le personnel de lui donner l'adresse de sa mère.

Une audience à huis clos

Début septembre 2012, à quelques semaines des 19 ans de Paris, une audience se tient au palais de justice du comté de Taylor, devant le juge Robert Harper, qui ordonne le huis clos à cause des témoignages psychologiques sur Paris.

Charity ne témoigne pas contre son fils, parce que si elle le faisait, elle ne pourrait plus assister aux débats. Alors elle écoute l'avocat de Paris la rendre responsable de ce qui est arrivé à sa famille, puis elle lit une déclaration dans laquelle elle demande que son fils soit transféré, et elle lui dit aussi qu'elle l'aime, et qu'elle l'aimera toujours. Paris, lui, dit au juge que l'audience est une perte de temps, puisqu'il sait déjà qu'il ira en prison pour adultes. Le 5 septembre 2012, le juge Harper décide qu'il purgera le reste de sa peine dans une prison pour adultes du Texas.

L'année suivante, en 2013, Charity donne naissance à un petit garçon, Phoenix. Les médecins découvrent qu'il a une valve cardiaque défaillante, et ils programment une opération à cœur ouvert dès sa première semaine. À l'hôpital, Charity lit à Phoenix l'exemplaire du Magicien d'Oz d'Ella, avec le marque-page de sa fille toujours à sa place. Quand Paris apprend la nouvelle, il pleure.

Derrière une vitre renforcée

En 2019, le journaliste britannique Piers Morgan vient interviewer Paris en prison pour la chaîne ITV. L'entretien se déroule dans une pièce sécurisée, derrière une vitre renforcée, avec des gardes armés tout près, et quand Piers Morgan demande pourquoi il ne peut pas lui parler en face, on lui répond qu'il est trop dangereux. Selon le journaliste, Paris a été formellement diagnostiqué psychopathe par des experts médicaux.

Face à lui, Paris a 25 ans, et il parle calmement de ce qu'il a fait. "Pendant de nombreuses années, il y avait cette boule de rage brûlante au creux de mon ventre, et elle était dirigée contre ma mère", explique-t-il, et en tuant Ella, il savait qu'il pouvait faire du mal à sa mère "de la pire manière possible". Pourtant, il assure qu'une partie de lui aimait sa sœur, au point qu'il aurait remué ciel et terre pour elle. Il reconnaît avoir commis un crime monstrueux, mais à ses yeux, cette erreur ne définit pas toute sa vie, et la seule personne pour qui il serait dangereux, c'est lui-même.

Charity, elle, écoute l'entretien depuis une autre pièce. "Si Paris m'avait tuée comme il l'avait prévu au départ, je n'aurais souffert que quelques instants", dit-elle, alors qu'avec la mort d'Ella, elle s'est retrouvée condamnée à souffrir toute sa vie. Elle lui a pardonné, elle continue d'aller le voir, mais elle a peur de ce qu'il ferait s'il sortait, parce que pour elle, "Paris peut être très charmant quand il le veut."

Les papillons d'Ella

En janvier 2020, Charity publie ses mémoires, How Now, Butterfly?, écrites avec l'auteur Brian Whitney à partir de son journal. Depuis la mort d'Ella, elle associe sa fille aux papillons, à cause de son dernier dessin, et aussi parce que le jour même où elle est rentrée chez elle après le meurtre, une amie a retrouvé une broche en forme de papillon dans son jardin.

Paris Bennett a aujourd'hui 33 ans, et il est toujours détenu à la Ferguson Unit, une prison de l'est du Texas. Il pourra demander une libération conditionnelle à partir du 5 février 2027, 20 ans après la nuit du Super Bowl, et pour l'instant, aucune date de sortie n'est fixée. S'il ne l'obtient jamais, sa peine prendra fin le 4 février 2047.

Ce jour-là, c'est une commission de l'État qui décidera s'il peut sortir, et on sait ce qu'une seule erreur peut coûter. En Oklahoma, dans l'affaire Lawrence Anderson, une erreur dans un dossier a suffi pour qu'un homme sorte de prison alors qu'il n'aurait jamais dû être dehors.

En 2012, à la sortie de l'audience de son fils, Charity résumait son combat en une phrase, "Souvenez-vous des victimes, pas des tueurs, souvenez-vous d'Ella." Ella avait 4 ans, et son marque-page est resté dans Le Magicien d'Oz, juste avant la Cité d'émeraude.

L'affaire Ella Bennett en vidéo ⬇️

À lire aussi :

➡️ Affaire Trey Sesler
➡️ Affaire Famille Hart

Sources :

Texas Department of Criminal Justice, fiche de détenu de Paris Lee Bennett (consultée le 18 octobre 2026) : https://inmate.tdcj.texas.gov/InmateSearch/viewDetail.action?sid=07898441
KTXS, transfert dans une prison pour adultes décidé par le juge Robert Harper, 5 septembre 2012 : https://ktxs.com/news/abilene/abilene-teen-to-serve-remainder-of-40-year-sentence-for-killing-4-year-old-sister-in-adult-prison
San Antonio Current, portrait de Charity Lee et récit de l'affaire, 11 juin 2013 : https://www.sacurrent.com/news/murder-destroyed-charity-lees-family-forever-altered-her-concept-of-justice-2246452/
New York Post, les mémoires de Charity Lee, How Now, Butterfly?, 13 janvier 2020 : https://nypost.com/2020/01/13/why-my-monster-son-murdered-and-molested-my-daughter/
NZ Herald, l'entretien de Paris Bennett avec Piers Morgan, juin 2019 : https://www.nzherald.co.nz/world/face-to-face-with-paris-bennett-the-boy-who-murdered-his-sister-just-to-make-his-mother-suffer/ZM72OQKZOINIFVDAGVL6OSF524/
Wikipédia (en anglais), meurtre d'Ella Bennett : https://en.wikipedia.org/wiki/Murder_of_Ella_Bennett