Affaire Burton Wragg et Mike Suchar : 36 balles sur l'école

Plaque en mémoire de Burton Wragg et Mike Suchar, tués en 1979, affaire Burton Wragg et Mike Suchar
Plaque en mémoire de Burton Wragg et Mike Suchar, tués en 1979, affaire Burton Wragg et Mike Suchar

Le lundi 29 janvier 1979, vers 8h30, à San Carlos, un quartier de San Diego, en Californie, des dizaines d'enfants attendent devant les grilles de l'école Grover Cleveland quand la cloche sonne, et au même moment, un claquement sec part de l'autre côté de la rue. Cam Miller, 9 ans, s'effondre dans sa doudoune bleue, puis d'autres enfants tombent à leur tour, et le directeur, Burton Wragg, sort en courant pour mettre les autres à l'abri. Quand le directeur est touché à la poitrine, le gardien, Mike Suchar, qui ne s'entend pourtant pas si bien que ça avec lui, court le chercher dans le parking. Les coups de feu viennent d'une des maisons d'en face.

Un lundi matin à San Carlos

À San Carlos, à l'est de San Diego, l'école Grover Cleveland occupe un grand terrain de près de 4 hectares, avec un parking devant l'entrée et des buissons qui le bordent. Juste en face de l'allée principale, de l'autre côté de Lake Atlin Avenue, il y a une rangée de maisons, si bien que chaque matin, les élèves arrivent sous les fenêtres des voisins.

Le directeur de l'école s'appelle Burton Wragg, il a 53 ans, et chez lui, il y a sa femme, Kathe, leur fille, Penny, et leurs 2 fils. Le gardien en chef, Mike Suchar, a 56 ans. Pendant la Seconde Guerre mondiale, il a servi chez les Seabees, les bataillons de construction de la marine américaine, et il en est revenu sans une blessure. Il est marié, il a un fils, et à l'école, il a sous ses ordres un étudiant de l'université d'État de San Diego, Mike Guerrero, qui fait le ménage à temps partiel pour payer ses études. Avec le directeur, Mike Suchar ne s'entend pas si bien que ça, et Mike Guerrero le voit bien.

Ce lundi matin, Burton Wragg prend un café avec l'un de ses enseignants, Daryl Barnes, qui fait la classe aux élèves de CM2 et de 6e. Dehors, les enfants arrivent les uns après les autres, ils se regroupent devant les grilles, qui ne sont pas encore ouvertes, et vers 8h30, la cloche sonne.

Un petit garçon en bleu

Charles Miller, que tout le monde appelle Cam, est le premier enfant touché. La balle entre dans son dos et ressort par sa poitrine. Cam ressent une douleur vive, il perd connaissance un instant, et quand il revient à lui, une petite voisine l'aide à avancer jusqu'au bâtiment. Un lundi matin, devant une école, personne ne s'attend à entendre des coups de feu, et il faut quelques détonations avant que les élèves, les parents et les enseignants comprennent ce qui se passe. Mais les enfants tombent les uns après les autres, et ils saignent.

Les coups de feu viennent de la rangée de maisons d'en face, et la personne qui tire vise à travers une lunette. D'autres enfants en doudoune sont visés eux aussi, et pour Cam, s'il a été le premier, c'est à cause de la couleur de la sienne, le bleu.

Le directeur Burton Wragg sort en courant

Dans l'école, Burton Wragg et Daryl Barnes entendent les coups de feu, et ils sortent en courant. Dehors, des enfants sont à terre, d'autres hurlent, et beaucoup restent sur place, paralysés par la peur, au milieu du parking.

Burton Wragg court vers eux pour aider les blessés et pousser les autres à l'abri. Sauf qu'il y a une nouvelle détonation, et le directeur tombe, touché à la poitrine.

Daryl Barnes, lui, continue. Les balles le manquent de peu, et pendant ce temps, il attrape des enfants et il les traîne à l'intérieur, l'un après l'autre. Pendant des années, il parlera encore de la tache de sang qu'il a vue ce matin-là sur la chemise du directeur, étendu dans le parking, près des buissons.

Mike Suchar court vers le directeur

Quand Mike Suchar voit le directeur à terre, il n'hésite pas. Lui et Burton Wragg ne sont pas vraiment amis, et pourtant, il sort de l'école et il court vers lui pour le tirer à l'abri. Pour Mike Guerrero, c'est son passé de soldat qui reprend le dessus, parce qu'à l'armée, quand un camarade tombe, on va le chercher. Sauf que Mike Suchar est touché à son tour, et il s'effondre lui aussi dans le parking.

Pendant ce temps, les tirs continuent sur les enfants. Christy Buell a 9 ans, elle est en CM1, et elle a perdu sa mère, morte d'une leucémie, quand elle avait 2 ans. Elle reçoit 2 balles, une dans le ventre et une dans le bas du dos. Monica Selvig, la fille d'un avocat de San Diego, est touchée au ventre, et la balle ressort dans son dos, tout près de la colonne vertébrale. Julie Robles reçoit une balle sur le côté, qui la traverse en frôlant ses reins, et Crystal Hardy est touchée elle aussi.

Mary Clark, 9 ans, sent une douleur rapide, qui passe presque aussitôt, et on la fait entrer en courant dans la cafétéria, où il y a déjà, sur la scène, des enfants qui saignent. Elle a peur, elle ne sait pas ce qui se passe, et comme les autres, elle ne comprend pas pourquoi on leur tire dessus. Cam Miller est allongé là aussi, avec un trou dans le dos et un autre dans la poitrine, et pour lui, l'attente dure une éternité. Des bus emmènent ensuite les élèves jusqu'au collège Pershing, où les parents viennent les chercher.

C'est là que la mère de Mary découvre un trou dans la fermeture éclair de son blouson, et un autre dans son flanc.

Un camion poubelle dans le parking

Les appels arrivent à la police de San Diego les uns après les autres, des coups de feu, des enfants touchés, puis un policier blessé. Ce policier s'appelle Robert Robb, il a 28 ans, et il est l'un des premiers à arriver devant l'école. Il s'élance vers les blessés, et une balle le touche au cou. Il finit recroquevillé derrière un arbre avec d'autres policiers, et pour ce qu'il a fait ce matin-là, il recevra une médaille de la bravoure.

Les blessés sont toujours dans le parking, et tant que les tirs continuent, personne ne peut aller les chercher. Alors un autre policier, Ted Kasinak, arrête un camion poubelle qui s'apprête à entrer dans la zone des tirs, il prend le volant, avec l'aide d'un agent de sécurité d'un lycée voisin, et il conduit le camion jusque dans le parking de l'école. Le camion se place entre la rangée de maisons et l'entrée, et il sert de bouclier. Tout de suite, une rafale de tirs part, puis plus rien, et à l'abri du camion, les policiers et le personnel de l'école évacuent enfin les blessés.

Pendant que l'équipe d'intervention du SWAT encercle une maison de Lake Atlin Avenue, juste en face de l'allée de l'école, les blessés partent en ambulance. Dans l'une d'elles, Cam Miller est allongé à côté de Mike Suchar, qui ne bouge plus, et au détour d'un virage, le corps du gardien roule sur lui, jusqu'à ce qu'ils se retrouvent face à face. Mike Suchar et Burton Wragg meurent de leurs blessures.

Une voix au bout du fil

Pendant que les policiers prennent position, un journaliste de l'Evening Tribune, un quotidien de San Diego, essaie de joindre quelqu'un dans le quartier. En 1979, il n'y a ni internet ni téléphone portable, donc il compose des numéros, l'un après l'autre, et il finit par tomber sur celui de la maison que la police a repérée.

Au bout du fil, c'est une jeune fille qui décroche. Le journaliste lui demande si elle sait d'où viennent les coups de feu, et elle lui donne une adresse. Or, cette adresse, c'est celle de la maison où elle se trouve, et quand il le lui fait remarquer, elle lui répond "Ouais, à votre avis, qui est en train de tirer ?"

Alors il lui pose la seule question qui compte, pourquoi. Elle répond "Je n'aime pas les lundis. Ça met de l'animation dans la journée." La voix est douce, et elle appartient à Brenda Ann Spencer, la fille de la maison d'en face.

Elle a 16 ans.

La fille de la maison d'en face

Brenda est née le 3 avril 1962. Elle est la plus jeune des 3 enfants de Wallace Spencer, technicien audiovisuel dans une université voisine, et de sa femme, Dot. Petite, c'est une enfant gaie, un peu garçon manqué, qui fait du sport, qui adore les animaux, et surtout, qui a un vrai talent pour la photographie. Sa couleur préférée, c'est le bleu.

En 1972, ses parents divorcent, et un juge confie la garde des 3 enfants à leur père. Wallace s'installe dans une petite maison de Lake Atlin Avenue, juste en face de l'école Grover Cleveland, et à partir de là, la petite fille joyeuse disparaît. Brenda se renferme, elle mesure 1,57 m, elle est très maigre, avec des cheveux d'un roux vif, au point qu'une connaissance dira d'elle qu'elle n'est "pas plus grosse qu'une savonnette".

Au lycée Patrick Henry, elle s'intéresse peu aux cours. Dans le quartier, les enfants parlent de drogue, de vols, d'animaux maltraités, et de sa fascination pour les armes, parce que comme son père, Brenda sait tirer, et elle tire bien. Avec une carabine à plombs, elle a déjà cassé à plusieurs reprises des vitres de l'école Grover Cleveland, et elle est en liberté surveillée pour s'être introduite dans l'école. Elle répète qu'elle déteste la police, qu'un jour elle tuera un policier, et à des camarades, elle annonce qu'elle prépare "quelque chose de gros", pour passer à la télé. En décembre 1978, la justice demande qu'on l'examine.

Un cadeau de Noël

Comme Brenda est en liberté surveillée, c'est une évaluation psychiatrique ordonnée par le tribunal, et sa conclusion est claire. L'adolescente devrait être admise dans un hôpital psychiatrique, pour une dépression. Pour l'hospitaliser, il faut l'accord de son père, et Wallace Spencer refuse.

Quelques jours plus tard, c'est Noël. Sous le sapin, Brenda trouve une carabine semi-automatique Ruger 10/22, de calibre .22, équipée d'une lunette de visée, avec des centaines de cartouches. Pour un père qui chasse avec sa fille, ce cadeau n'a rien d'étonnant. Sauf que Brenda avait demandé une radio. Des années plus tard, elle dira "J'ai demandé une radio, et j'ai eu un fusil", et elle ajoutera que pour elle, son père lui a acheté cette carabine pour qu'elle se tue.

Un mois plus tard, le lundi 29 janvier 1979, Brenda ne va pas au lycée. Elle reste dans la maison de Lake Atlin Avenue, juste en face de l'allée où les enfants attendent l'ouverture des grilles.

C'est avec la carabine de Noël qu'elle tire sur eux.

Un Whopper contre un fusil

Autour de la maison, les tireurs d'élite du SWAT se mettent en place. Jim McGinley grimpe sur le toit d'un voisin, son fusil braqué sur la porte de derrière, et Marty Duitz vise la porte d'entrée depuis une salle de classe. Ils ont le feu vert pour abattre l'adolescente si l'occasion se présente.

Le négociateur principal, Paul Olson, lui parle au téléphone, par moments, pendant des heures. Il lui demande de jeter son arme et de se rendre, et de son côté, Brenda lui parle d'un lapin qu'elle a abattu d'une balle derrière la tête, à 25 mètres. Elle lui dit que les gens de l'école, rassemblés autour des blessés, ressemblaient à "un troupeau de vaches", que c'étaient des "cibles faciles", et elle menace de sortir en tirant. Plus tard, on lui prêtera aussi une autre phrase, elle aimait voir "voler les plumes" quand ses balles touchaient les doudounes des enfants.

Alors Paul Olson essaie autre chose. Il lui promet que si elle sort, un Whopper de Burger King l'attendra.

Vers 14h30, après plus de 6 heures de siège, Brenda sort de la maison, elle pose sur le sol sa carabine .22 et une carabine à plombs, puis des boîtes de munitions, et elle se rend sans résistance. Ted Kasinak et sa collègue Patty Bernathy la conduisent à la brigade criminelle pour l'interroger. Dans la maison, les policiers retrouvent environ 200 cartouches qui n'ont pas servi, et les tests faits après son arrestation ne montrent aucune trace d'alcool ni de drogue. Sur les 36 balles tirées, 11 ont touché quelqu'un, 8 enfants et 3 adultes, et 2 de ces adultes sont morts.

Une chanson numéro un

À des milliers de kilomètres de là, à Atlanta, en Géorgie, un chanteur irlandais en tournée aux États-Unis, Bob Geldof, du groupe The Boomtown Rats, lit l'histoire sur un téléscripteur, dans les locaux d'une radio étudiante. C'est la phrase sur les lundis qui le frappe, et il en fait une chanson, "I Don't Like Mondays". Elle sort en juillet 1979, 6 mois après la fusillade, et au Royaume-Uni, elle reste numéro un pendant 4 semaines. À San Diego, la famille Spencer essaie de l'arrêter, sans y arriver, et selon Bob Geldof, Brenda lui écrit depuis sa cellule pour lui dire qu'elle est contente, parce qu'il l'a rendue célèbre. Brenda, elle, nie lui avoir jamais écrit.

Comme elle a 16 ans, la question se pose de la juger comme une mineure ou comme une adulte, et vu la gravité des faits, c'est la deuxième option qui est retenue. Ses avocats envisagent de plaider la folie, mais l'affaire ne passe jamais devant un jury, parce que Brenda plaide coupable de 2 meurtres avec préméditation et d'agression avec une arme mortelle, devant le tribunal de Santa Ana, et les 9 chefs de tentative de meurtre sont abandonnés. Le 4 avril 1980, le lendemain de ses 18 ans, elle est condamnée à 2 peines de 25 ans à la perpétuité, qui se confondent.

En détention, des examens montrent une lésion à l'un de ses lobes temporaux, attribuée à un accident de vélo, et on lui diagnostique une épilepsie. Son avocat, Michael McGlinn, est persuadé qu'elle ne savait pas ce qu'elle faisait. D'après lui, le matin de la fusillade, elle avait bu de l'alcool et pris son médicament contre l'épilepsie, et quelques jours plus tard, quand il la voit au centre pour mineurs, elle est livide, "comme un zombie".

Des versions qui changent

En 1993, 14 ans après la fusillade, Brenda passe pour la première fois devant la commission des libérations conditionnelles. Elle raconte qu'elle espérait que la police l'abatte, et dans une interview à la télévision, elle explique qu'elle avait bu du whisky, fumé de la marijuana et pris de la PCP, au point qu'elle avait des hallucinations et qu'elle voyait "des commandos en tenue de camouflage". Or les tests de 1979 n'ont rien trouvé dans son sang, et la commission refuse.

En 2001, elle affirme pour la première fois que son père la frappait et qu'il l'agressait sexuellement. Wallace Spencer le nie, et le président de la commission doute, parce qu'elle n'en a jamais parlé à personne avant. Ce jour-là, elle dit aussi "À chaque fusillade dans une école, je me sens en partie responsable", et elle se demande si d'autres ont pu prendre l'idée chez elle. La même année, au lycée Granite Hills, près de San Diego, un élève ouvre le feu, et l'une de ses cibles est un enseignant, Dan Barnes, le fils de Daryl, qu'il manque. En 2012, au Texas, dans l'affaire Trey Sesler, un jeune homme se gare lui aussi devant son ancien lycée, avec un fusil et des munitions dans sa voiture, et il reste là, sans passer à l'acte. La commission, elle, refuse encore.

En 2005, Brenda dit qu'elle n'a aucun souvenir de la fusillade, et que si elle sort, elle veut travailler comme conductrice de chariot élévateur. Face à elle, la veuve de Burton Wragg, Kathe, et leur fille, Penny, font savoir à la commission qu'elles s'opposent à sa libération, et la commission refuse de nouveau, puis encore le 14 août 2009, en fixant le prochain examen 10 ans plus tard.

Pendant ce temps, Wallace Spencer a épousé la camarade de cellule de sa fille au centre pour mineurs, une adolescente de 17 ans, avant de divorcer. Il meurt en 2016, à 87 ans. Dans la famille Wragg, Kathe et Penny meurent à leur tour, sans avoir jamais vu Brenda sortir.

Une sixième audience

En août 2022, Brenda Spencer et la commission tombent d'accord, elle n'est pas prête à sortir, et le prochain examen est repoussé de 3 ans. Le vendredi 21 février 2025, elle a 62 ans quand elle se présente à nouveau devant la commission. Elle dit qu'en 1979, elle voulait mourir, et qu'elle voulait que ce soit la police qui la tue. Dans une lettre d'excuses aux victimes, elle écrit "Je n'avais jamais envisagé que vous puissiez mourir, ni que quelqu'un soit blessé".

En face d'elle, 3 victimes prennent la parole, avec le bureau du procureur du comté de San Diego. Cam Miller, qui voit sa cicatrice sur sa poitrine chaque jour, dit qu'elle a décidé de "chasser des humains" parce qu'elle s'ennuyait. Crystal Hardy dit qu'elle trouve un apaisement à savoir Brenda en prison. La commission examine aussi les nouvelles lois de Californie qui peuvent accélérer la libération des personnes condamnées pour des faits commis quand elles étaient mineures, et celle des détenus de plus de 50 ans. Pour la procureure, Summer Stephan, les circonstances de ce crime "ne justifient pas une libération", et pour la 6e fois, la commission refuse. Haley Wragg, la petite-fille du directeur, parle d'un "immense soulagement".

Au Québec, dans l'affaire Guy Turcotte, c'est le 22 septembre 2026 que le père condamné pour le meurtre de ses 2 enfants comparaît pour la première fois devant la Commission des libérations conditionnelles du Canada. Brenda Spencer, elle, a aujourd'hui 64 ans, elle est toujours détenue à la prison pour femmes de Californie, à Chino, et elle pourra demander à nouveau sa libération en 2028.

L'école Grover Cleveland a fermé en 1983, faute d'élèves. Le bâtiment a été démoli en 2018, et sur le terrain, il y a maintenant des maisons. À l'angle de Lake Atlin Avenue et de Lake Angela Drive, une plaque rappelle les noms de Burton Wragg et de Mike Suchar. Haley Wragg n'était pas née quand son grand-père est mort, et pour elle, son grand-père et le gardien se sont jetés vers les enfants pour leur sauver la vie, si bien que beaucoup de ces enfants ont pu grandir et fonder leur propre famille.

Ce lundi-là, Burton Wragg avait 53 ans, Mike Suchar en avait 56, et tous les 2 sont sortis dans le parking pour aller chercher des enfants.

L'affaire Burton Wragg et Mike Suchar en vidéo ⬇️

Sources :

San Diego Union-Tribune, 40 ans après la fusillade de l'école Grover Cleveland, 29 janvier 2019 : https://www.sandiegouniontribune.com/news/public-safety/sd-me-brenda-spencer-school-shooting-20190129-story.html
Los Angeles Times, les victimes de la fusillade 10 ans après, 19 janvier 1989 : https://www.latimes.com/archives/la-xpm-1989-01-19-me-1202-story.html
Times of San Diego, nouveau refus de libération conditionnelle, 21 février 2025 : https://timesofsandiego.com/crime/2025/02/21/brenda-spencer-i-dont-like-mondays-school-shooter-again-denied-parole/
ABC 10 News San Diego, l'audience du 21 février 2025 et les déclarations des victimes, 21 février 2025 : https://www.10news.com/news/local-news/brenda-spencer-who-shot-11-people-at-a-san-diego-school-in-79-denied-parole
New York Daily News, le récit de la fusillade du 29 janvier 1979, 3 novembre 2013 : https://www.nydailynews.com/2013/11/03/justice-story-16-year-old-girl-shoots-up-school-tells-reporter-i-dont-like-mondays/
San Diego Unified School District, le mémorial They Cared : https://www.sandiegounified.org/about/central_office/they_cared_memorial
Wikipédia (en anglais), fusillade de l'école Cleveland de San Diego : https://en.wikipedia.org/wiki/Cleveland_Elementary_School_shooting_(San_Diego)