Affaire Sonia Brunbrouck : 17 ans, 64 plaies au couteau


Le jeudi 19 avril 2012, vers 11h15, au Lutin bleu, un bar de Laon où beaucoup de lycéens ont leurs habitudes, Sonia Brunbrouck, 17 ans, reçoit un SMS qui lui propose un rendez-vous, et elle se lève pour y aller. Le matin, elle a passé la première épreuve de son bac blanc, et l'après-midi, elle doit revenir au lycée pour la suite. Pourtant, quand les épreuves reprennent, sa place reste vide, et Sonia, qui n'est pas du genre à sécher un examen, ne répond plus aux messages. Le soir, le car de Marle revient vers son village de l'Aisne, et elle n'est pas dedans.
Sonia Brunbrouck, le trésor de ses parents
Ce jeudi-là, comme tous les matins, c'est Bernard qui réveille Sonia, puis il la conduit à 6h30 au car de Marle. Pour lui, Sonia est sa seule enfant, et pour sa femme, Marie-Claude, qui a eu 2 autres enfants avant elle, c'est la petite dernière. À Châtillon-lès-Sons, un village tout près de Marle, tout le monde sait que Sonia, c'est le trésor de ses parents.
Elle a de grands yeux sombres et de longs cheveux bruns, elle préfère la télévision au sport, et elle collectionne les bouteilles, de toutes les formes et de toutes les sortes. Comme beaucoup d'adolescents de son âge, elle a aussi son univers à elle, la musique hard-rock et métal, et des tenues gothiques, souvent noires. Ceux qui la connaissent parlent d'une fille pétillante, pleine de vie, qui va facilement vers les autres, et pour sa mère, Sonia voulait aider tout le monde, elle discutait avec tout le monde, et elle était peut-être trop confiante. Ce matin-là, quand Marie-Claude lui souhaite bon courage pour son examen, Sonia l'embrasse avant de partir, et c'est la dernière fois que sa mère la voit vivante.
Une place vide au bac blanc
Le car de Marle arrive à Laon vers 7h. La préfecture de l'Aisne a gardé sa vieille ville perchée sur une butte, entourée de remparts, et c'est là-haut, dans la ville haute, que Sonia va au lycée chaque jour. Ce matin-là, elle confie à une amie qu'elle aimerait commencer une relation avec un garçon d'un autre lycée. Au lycée Julie-Daubié, elle passe la première épreuve du bac blanc, puis elle sort en fin de matinée avec un ami, et tous les 2 vont boire un verre au Lutin bleu, un bar de Laon où beaucoup de lycéens ont leurs habitudes. Vers 11h15, elle reçoit un SMS qui lui propose un rendez-vous, alors elle se lève et elle s'en va.
L'après-midi, les épreuves continuent, et Sonia n'est pas du genre à sécher un examen. Sauf que sa place reste vide, et ses amis commencent à s'inquiéter. Le soir, quand le car de Marle revient au village, Sonia n'est pas dedans. Pour ses parents, c'est déjà inquiétant, parce que leur fille prévient toujours de ce qu'elle fait, alors ils appellent ses amis, et personne ne l'a vue depuis la fin de la matinée. Son petit ami, Victor, qui habite près de Reims, lui a laissé plusieurs messages, et il n'a eu aucune réponse.
Vers 22h45, la famille et Victor préviennent les gendarmes. Pour eux, une adolescente de 17 ans qui ne rentre pas un soir de semaine, c'est le plus souvent une fugue. Ça ne ressemble pas du tout à Sonia, qui n'est pas en conflit avec ses parents, mais à son âge, c'est la première chose à laquelle on pense. Comme elle est mineure, des patrouilles partent quand même à sa recherche dans la nuit, sans la trouver. Bernard, lui, est déjà sûr qu'il est arrivé quelque chose de très grave à sa fille.
Un garçon qui ricane
Le vendredi matin, Bernard et Marie-Claude se rendent à la gendarmerie de Marle. Seulement, ils ne peuvent pas rester assis à attendre. Ils montent donc eux-mêmes dans la ville haute, et ils interrogent les amis de leur fille. L'un d'eux leur apprend que Sonia a été vue avec un élève du lycée Paul-Claudel, un garçon qu'elle connaît depuis plusieurs années. Il s'appelle Lewis Peschet, il a 18 ans, et il est en terminale littéraire.
Les parents de Sonia demandent à quelqu'un de lui dire qu'ils veulent le voir. Mais un témoin voit Lewis quitter son lycée en courant, et pour Bernard et Marie-Claude, ce n'est pas l'attitude de quelqu'un qui n'a rien à se reprocher. Alors ils prennent la voiture et ils le cherchent, jusqu'à le retrouver près de la maternité, où ils lui barrent la route en montant sur le trottoir. Quand ils lui posent des questions, Lewis ricane, il hausse les épaules, et il répond qu'il ne sait pas. Bernard, fou d'inquiétude, lui attrape le menton et lui dit "Tu vas me dire où est Sonia. Si tu ne me le dis pas, tu vas le dire aux gendarmes."
Les gendarmes, justement, sont prévenus. Ils emmènent Lewis et ils l'entendent rapidement. Il confirme avoir vu Sonia près de l'abbaye Saint-Vincent, un ancien monastère en ruines au bout de la ville haute, mais il n'en dit pas plus, et comme les gendarmes n'ont rien contre lui, ils le laissent repartir.
Un pantalon taché de sang
Dans l'après-midi du vendredi, une jeune fille se présente aux gendarmes. C'est l'ex-petite amie de Lewis Peschet, et ce qu'elle raconte est d'une précision effrayante. La veille, Lewis lui a donné rendez-vous devant un cimetière, et quand elle l'a vu arriver, son pantalon était taché de sang et d'herbe. Là, il lui a dit qu'il avait tué Sonia, il lui a décrit son geste dans les moindres détails, et il a ajouté "Je l'ai enfin fait. Ce n'est pas aussi bien que ce que je pensais."
Pour les enquêteurs, la piste de la fugue s'effondre d'un coup. Vers 17h, Lewis est interpellé à la sortie des cours et ramené à la gendarmerie de Laon. Cette fois, les questions sont précises, et Lewis avoue tout de suite, sans résister, avant d'expliquer aux gendarmes où ils trouveront Sonia.
Au pied des remparts
Derrière l'abbaye Saint-Vincent, un chemin de terre longe les remparts. C'est la promenade de la Madeleine, un coin isolé où les jeunes de Laon viennent souvent se retrouver. Il faut s'y enfoncer sur près d'un kilomètre, et là, à une trentaine de mètres du chemin, en contrebas, sur un versant où personne ne peut rien voir, les gendarmes cherchent pendant une demi-heure. Vers 18h, ils retrouvent Sonia, cachée sous des tôles.
Elle a été tuée de très nombreux coups de couteau. Vers 19h45, des amis de Sonia, qui ont entendu dire en ville qu'un corps venait d'être découvert, arrivent sur place, et les gendarmes doivent les tenir à distance.
Le samedi, l'autopsie établit que Sonia a été tuée le jeudi, entre 10h30 et 13h30, de multiples coups de couteau au torse, au cou et à la tête. Elle n'a subi aucune violence sexuelle. Au procès, le médecin légiste comptera 54 plaies profondes et 10 plus superficielles, ainsi que des plaies de défense sur ses mains et sur ses bras, parce que Sonia s'est débattue.
Un garçon poli, un pseudo inquiétant
Pour les mères de ses copains, Lewis Peschet est un garçon gentil et poli, une "bonne fréquentation", qui ne boit pas et ne fume pas. Il est né le 20 mai 1993, à Laon, il est le deuxième de 5 enfants, et il vit avec sa famille à Liesse-Notre-Dame, un village à une quinzaine de kilomètres de Laon. Son père est agent d'entretien, et Lewis a longtemps fait du judo au club du village. Au lycée, ses professeurs le trouvent très intelligent, mais irrégulier, et lui veut devenir psychologue ou entrer dans l'armée.
Pourtant, il y a un autre Lewis, que presque personne ne voit. Dans sa chambre, il a punaisé des dessins, un pendu, un homme armé, un cimetière plongé dans le noir. Il lit des livres sur les tueurs en série, et sur Facebook, il se fait appeler "Monstre de sang". Selon une lycéenne de son établissement, il a souvent un couteau sur lui, et il raconte qu'il traîne dans les cimetières, qu'il tue des souris et qu'il s'amuse avec des cœurs d'animaux. D'après ses camarades et le parquet, il tue aussi des chats avant de les dépecer. Ces signes-là, on les retrouve chez un autre garçon, de l'autre côté de l'Atlantique, quelques semaines plus tôt, en mars 2012, et là non plus, personne autour de lui n'a mesuré ce qui se passait dans sa tête, comme je vous le raconte dans l'affaire Trey Sesler.
Le samedi, après la première journée de garde à vue, le procureur Olivier Hussenet parle d'une "fascination malsaine, voire pathologique pour la mort". Pour lui, il n'y a "pas de motif véritable", sinon des "pulsions morbides". Quand Lewis raconte ce qu'il a fait, les enquêteurs sont frappés par son calme et son détachement, parce qu'il leur explique qu'il avait prémédité son geste, qu'il avait eu "envie de donner la mort", et qu'il avait choisi Sonia parce qu'avec elle, ce serait "plus facile de s'isoler".
Une surprise derrière l'abbaye
Le jeudi 19 avril au matin, Lewis prend le car et va en cours au lycée Paul-Claudel, comme d'habitude. Sauf que dans son sac, il a un couteau, des gants, et une chemise blanche qui doit lui servir de tablier.
Devant les enquêteurs, puis devant la cour d'assises, il raconte que l'envie de tuer quelqu'un l'obsède depuis environ un an, depuis sa rupture avec une petite amie. Il dit aussi avoir déjà voulu tuer Sonia en octobre 2011, en l'étranglant avec une cravate. Sonia avait confiance en lui, et pour lui, c'était "une proie facile".
Vers 11h15, il lui envoie un SMS pour lui donner rendez-vous vers midi, derrière l'abbaye Saint-Vincent, en lui faisant croire qu'il veut lui offrir un cadeau. Ce qui se passe ensuite, on ne le connaît que par son récit. Sonia le rejoint, et après avoir vérifié que personne n'est dans les parages, il l'emmène plus bas, en contrebas de la promenade de la Madeleine. Là, il lui demande d'enlever son haut, et elle le fait, parce qu'elle croit qu'il va lui offrir un tee-shirt. Il lui demande ensuite de se tourner, de lever les bras et de fermer les yeux, et pendant que Sonia attend sa surprise, il enfile des gants en latex et il enroule la chemise autour de sa taille, pour ne pas se tacher.
"Qu'est-ce que tu fais, Lewis, c'est moi"
Le premier coup de couteau perce le poumon de Sonia. Au procès, Lewis raconte qu'elle porte la main à sa blessure, qu'il lui demande si elle a mal, et qu'elle répond oui. Elle tombe, et il continue à la frapper, à la gorge et au ventre, alors qu'elle essaie d'attraper la lame. Selon L'Aisne nouvelle, Sonia lui demande "Pourquoi ?", et selon le récit qu'il fait à l'audience, elle lui dit "Qu'est-ce que tu fais, Lewis, c'est moi." Il s'acharne sur elle au point qu'elle est presque décapitée, puis, une fois qu'elle est morte, il lui ouvre le ventre et il lui entaille les 2 coins de la bouche, ce qu'il appelle "le sourire de l'ange".
Après ça, il prend la ceinture de Sonia, son tabac et une douzaine d'euros dans son portefeuille, et il se lave les mains avec sa bouteille d'eau. Il casse son téléphone et il le jette dans une tombe, il brûle les vêtements dans un sac-poubelle, avec le sac de Sonia, et il cache son corps sous des tôles. Ensuite, il va retrouver son ex-petite amie près d'un cimetière, puis il reprend le cours de sa journée, comme si de rien n'était.
1 000 personnes pour Sonia
Le dimanche 29 avril 2012, à 14h, une marche blanche part du lycée Julie-Daubié. Près de 1 000 personnes, la famille, les amis de Sonia, des lycéens des 2 établissements et beaucoup d'inconnus marchent en silence dans les rues de Laon, avec une seule question en tête, pourquoi.
Pour Bernard et Marie-Claude, il y a aussi l'argent, parce qu'ils n'arrivent plus à payer leur loyer, ni les obsèques de leur fille. Fin mai, Bernard accepte de demander de l'aide dans L'union, alors que le couple n'a jamais rien demandé à personne. "Si on demande un coup de main, c'est pas pour nous, on trouvera toujours une solution mais c'est pour Sonia, sa mémoire." Le Secours populaire rassemble les dons, et des amis de Sonia créent une association, "En mémoire de Sonia", pour financer une stèle à l'endroit où elle a été tuée.
Il leur faut beaucoup d'autorisations, parce que les remparts sont classés, mais avec l'aide de la mairie, le 19 avril 2013, un an jour pour jour après la mort de Sonia, une plaque de marbre noir est posée sur le rempart, à l'endroit où elle a été retrouvée. Dessus, on peut lire "En mémoire de Sonia, 19 août 1994-19 avril 2012. Ayez une pensée pour elle." Depuis, ses parents vont tous les jours sur sa tombe, au cimetière de Châtillon-lès-Sons, et plusieurs fois par mois, ils déposent des fleurs sur les remparts.
Une arme cachée dans un feutre
Le dimanche 22 avril 2012, Lewis Peschet est mis en examen pour assassinat, c'est-à-dire pour un meurtre avec préméditation, et il part à la maison d'arrêt de Laon, seul dans sa cellule. Un premier psychiatre, qui l'a examiné pendant sa garde à vue, pense que son discernement était altéré, mais pas aboli, et pour la famille de Sonia, ça change tout, parce que ça veut dire qu'un jour, il devra répondre de ce qu'il a fait devant une cour.
Fin avril 2012, il est transféré à l'unité de soins intensifs psychiatriques de l'hôpital de Prémontré, où il reste une quinzaine de jours en hospitalisation d'office, à la demande du préfet de l'Aisne. Ensuite, il retourne à la prison de Laon, toujours à l'isolement, et depuis sa cellule, il écrit à un avocat de Laon, Cyrille Bouchaillou, pour lui demander de le défendre. En 2013, il passe même son bac littéraire en prison, et il l'obtient. En juin 2013, l'expertise psychiatrique confirme que son discernement était altéré au moment des faits, sans être aboli, si bien qu'il sera jugé par une cour d'assises.
Le dimanche 13 avril 2014, vers 10h40, Lewis a en main une lame de ciseaux enfoncée dans le manche d'un feutre fluo, une arme qu'il a fabriquée lui-même. Avec elle, il menace un surveillant et il le retient devant sa cellule une dizaine de minutes, avant d'être maîtrisé. C'est la deuxième prise d'otage en 15 jours à la prison de Laon, et le lendemain, les surveillants bloquent l'accès à l'établissement.
Le 5 mai 2014, il est condamné à 18 mois de prison, et devant le tribunal, il explique qu'il ne supportait plus l'isolement, et qu'il avait "le projet d'agresser un gardien pour aller en quartier disciplinaire".
Bernard et Marie-Claude face à lui
Le lundi 29 septembre 2014, le procès s'ouvre devant la cour d'assises de l'Aisne, à Laon, pour 3 jours. Lewis Peschet a 21 ans, il plaide coupable, et en face de lui, Bernard et Marie-Claude ont décidé de rester jusqu'au bout. Le jour de l'ouverture, Bernard le dit simplement. "Je veux juste qu'il ne sorte pas. Je suis persuadé qu'il recommencera."
Le premier jour, la cour examine sa personnalité. Ses anciennes petites amies racontent un garçon qui séduit avec les mots, et les témoins parlent aussi de la phrase "Tuer c'est créer", qu'il avait écrite dans sa chambre. Lewis, lui, a l'air détendu, il sourit souvent, et la cour apprend qu'il range les filles en 2 catégories, les "pures", qui sont vierges, et les "impures", qui boivent, fument ou ont déjà eu une relation sexuelle.
Son avocat, Cyrille Bouchaillou, affirme que Lewis aurait été violé par un voisin à l'âge de 10 ans, qu'il pratiquait des jeux de strangulation comme le jeu du foulard, et que sa rupture avec son ex-petite amie, un an avant les faits, a nourri chez lui une sorte de haine. Pour lui, le crime "aurait pu être évité", parce que des signaux existaient et que personne n'a réagi. À la barre, l'ex-petite amie de Lewis le dit à sa façon. "Si nous ne nous étions pas quittés, rien ne serait, peut-être, arrivé."
Sauf que quand on demande à Lewis dans quelle catégorie il range Sonia, il répond "Elle était impure."
Les photos que Bernard découvre
Le deuxième jour, Lewis raconte le meurtre de Sonia, d'une voix froide, sur un ton détaché. "J'ai besoin de faire souffrir pour me sentir vivant", dit-il. Il dit aussi que Sonia était "la personne parfaite pour ce genre de geste", et qu'il l'a attirée "facilement" grâce à ses sentiments et à sa confiance. Dans la salle, entendre ça, c'est entendre que la gentillesse de Sonia a servi contre elle, et c'est aussi ce qui est arrivé à une autre jeune fille de 17 ans, tuée par un garçon dont elle était devenue très proche, dans l'affaire Bianca Devins.
Le même jour, pour la première fois, Bernard voit les photos du corps de sa fille, et à la barre, il ne retient plus ses larmes. "J'attends juste que la justice fasse son travail. Nous, on a pris perpète." Un peu plus tard, quand l'avocat général, Julien Haquin, demande à Lewis pourquoi il avait aussi emporté une cuillère, il répond "pour arracher les yeux".
Un sourire au verdict
Le mercredi 1er octobre 2014, c'est le jour des plaidoiries. L'avocat général parle d'un "homme d'une perversité inouïe qui se nourrit de la monstruosité de son acte". Pour lui, celui qui se faisait appeler "Monstre de sang" sur Facebook "a pensé rationnellement son acte", et il demande aux jurés de protéger la société, parce qu'"en prison, il a encore envie de tuer". Cyrille Bouchaillou, lui, plaide l'altération du discernement.
Avant que les jurés se retirent, Lewis Peschet prend la parole une dernière fois. "J'ai beau paraître froid, mes regrets sont sincères, même si personne ne me croira." Dans l'après-midi, la cour le reconnaît coupable de l'assassinat de Sonia et suit les réquisitions. Il est condamné à la réclusion criminelle à perpétuité, avec une période de sûreté de 22 ans, et sans aucune circonstance atténuante. À l'annonce du verdict, il ne peut pas retenir un large sourire. Son avocat annonce qu'il ne fera pas appel, parce que, dit-il, cette condamnation "soulage la société".
Le 21 octobre 2014, quelques jours à peine après le procès, Cyrille Bouchaillou annonce qu'il veut écrire un livre sur l'affaire, intitulé "L'impossible pardon", pour alerter sur le nombre de détenus psychotiques en prison. Les parents de Sonia l'apprennent par la presse, et par la voix de leur avocate, Fanny Quentin, ils font savoir qu'écrire un livre sur ce qu'il a commis, c'est "encourager sa perversité". Ils menacent de saisir la justice pour empêcher sa sortie, et on ne trouve aucune trace de la parution de ce livre.
La condamnation de Lewis Peschet est définitive, et pendant au moins 22 ans, il ne pourra pas demander à sortir. Depuis 2014, on ne sait rien de plus de lui, et pour Bernard et Marie-Claude, il reste le chemin du cimetière, chaque jour, et les fleurs sur les remparts.
Sonia avait 17 ans. Le matin du 19 avril 2012, avant de partir passer son bac blanc, elle avait embrassé sa mère.
L'affaire Sonia Brunbrouck en vidéo ⬇️

À lire aussi :
➡️ Affaire du double meurtre de Nexon
➡️ Affaire Dominique Cottrez
Sources :
L'union, récit de la découverte et premières déclarations du parquet de Laon, 22 avril 2012 : http://www.lunion.presse.fr/article/aisne/meutre-de-sonia-les-pulsions-macabres-de-lewis-peschet
L'union, la journée du 19 avril 2012 racontée par les parents de Sonia, 23 août 2014 : http://www.lunion.presse.fr/accueil/ete-meurtrier-sonia-17-ans-est-morte-poignardee-ia0b0n396430
L'union, le récit de l'accusé au deuxième jour du procès, 1er octobre 2014 : http://www.lunion.presse.fr/accueil/la-perpetuite-pour-lewis-peschet-ia0b0n416323
L'Aisne nouvelle, verdict et réquisitions de l'avocat général, octobre 2014 : http://www.aisnenouvelle.fr/region/laon-lewis-peschet-condamne-a-la-reclusion-a-perpetuite-ia16b111n122323
Le Monde, perpétuité pour le meurtre d'une lycéenne à Laon, 1er octobre 2014 : https://www.lemonde.fr/societe/article/2014/10/01/aisne-un-homme-d-une-perversite-inouie-condamne-a-la-perpetuite-pour-le-meurtre-d-une-lyceenne_4498717_3224.html
France 3 Hauts-de-France, condamnation de Lewis Peschet à la réclusion à perpétuité, 1er octobre 2014 : https://france3-regions.franceinfo.fr/hauts-de-france/picardie/aisne/lewis-peschet-condamne-reclusion-perpetuite-562568.html
