AFFAIRE SHARABAN K.
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FÉMINICIDE
5/28/202612 min temps de lecture


Ingolstadt, Allemagne, 16 août 2022. Les parents d'une jeune femme de 24 ans la cherchent depuis des heures. Vers 23h, ils la trouvent — ou du moins ce qu'ils croient être elle — sur le siège passager de sa propre Mercedes, visage tuméfié, poignardée à mort. Sauf que cette femme n'est pas leur fille. Et leur fille, elle, court toujours.
La découverte
Le 16 août 2022, Sharaban K. est partie tôt le matin. Elle a dit à ses parents qu'elle avait un rendez-vous à Ingolstadt — certainement lié aux démarches de son divorce — et qu'elle ne serait pas longue. À 17h, elle n'est pas rentrée. À 23h, ses parents prennent leur voiture et partent la chercher dans les rues d'Ingolstadt. Ils n'ont pas le temps d'arriver au salon de coiffure de son ex-mari qu'ils tombent sur la Mercedes noire de leur fille, garée sur le bas-côté d'une rue résidentielle calme de la Peisserstraße, en bordure du Danube.
À travers les vitres teintées, ils distinguent sur le siège passager le visage tuméfié d'une jeune femme. Énormément de sang. Ils appellent la police immédiatement. À leur arrivée, les enquêteurs constatent une scène d'une violence extrême : la victime a reçu plus de cinquante coups de couteau, concentrés au niveau du visage, du cou et du thorax. Son visage est presque méconnaissable. Aucune trace de lutte. Aucune griffure sur les ongles — la victime n'a pas pu se défendre. La voiture est verrouillée, intacte, aucune vitre brisée. Au sol, un sac à main. À l'intérieur : les papiers d'identité de Sharaban K., 24 ans.
Pour les parents, pour la police, pour tout le monde — c'est Sharaban. Le lendemain matin, le meurtre fait la une des médias allemands. Et c'est là que tout commence à déraper.
Elle a été vue vivante
Après la couverture médiatique, la police reçoit plusieurs appels. Des habitants d'Ingolstadt disent avoir vu Sharaban — bien vivante — le jour même. Ce qui est physiquement impossible : les enquêteurs ont eux-mêmes constaté son décès la veille. Ils écartent d'abord ces témoignages. Mais les appels continuent. Trop nombreux, trop concordants pour être ignorés.
Une analyse ADN est lancée en urgence. Un prélèvement est comparé à un échantillon fourni par les parents de Sharaban. Trente-six heures plus tard, le résultat est sans appel : le corps retrouvé dans la Mercedes n'est pas celui de Sharaban K. C'est une autre jeune femme — même âge, même cheveux longs et noirs, même teint, même style de maquillage. Une inconnue. Dont les papiers d'identité, eux, appartiennent à Sharaban.
L'enquête bascule complètement. Sharaban, jusqu'ici victime présumée, devient suspecte numéro un. La police lance un avis de recherche.
La vraie victime — Khadidja
La police lance un appel public pour identifier la victime inconnue. Quelques heures plus tard, un signalement de disparition remonte depuis une ville à 160 kilomètres de là. La femme disparue correspond à la description. Une analyse ADN comparative avec l'ADN de sa sœur, Ahlem, confirme l'identité : la femme retrouvée dans la Mercedes est Khadidja, une blogueuse algérienne de 23 ans.
Khadidja est née en Algérie. Après la séparation de ses parents, elle s'est installée en Allemagne avec son père. Sa mère, Cherifa, est restée à Oran — et n'a pas vu sa fille pendant toute son enfance. À 14 ans, Khadidja est retirée à son père pour des raisons que les rapports n'explicitent pas clairement, mais qui semblent liées à des violences. Elle est placée dans un foyer pour enfants, où elle se lie d'amitié avec des jeunes filles qu'elle considérera toujours comme ses sœurs.
Sa vie n'a pas été simple : une relation violente avec son premier petit ami, une grossesse perdue, du harcèlement sexuel. Mais ceux qui la connaissent la décrivent comme brillante, joyeuse, loyale, profondément attachée aux siens. À 23 ans, elle travaille comme serveuse, tient un blog beauté, partage des tutoriels sur TikTok et rêve de devenir influenceuse. Sa communauté est fidèle, engagée. Elle ressemble trait pour trait à Sharaban K. Et c'est exactement pour ça qu'elle a été choisie.
À Oran, sa mère Cherifa raconte qu'un cadre photo de Khadidja est tombé sans raison dans le salon, le jour exact de sa disparition. Elle savait, dit-elle, que quelque chose n'allait pas. Ce n'est que plusieurs jours plus tard qu'elle apprend que sa fille est morte.
Qui est Sharaban K. ?
Sharaban K. est germano-irakienne, née en Irak, arrivée en Allemagne à l'âge de 7 ans. Dès le lycée, elle est passionnée de beauté et de cosmétiques, très active sur les réseaux sociaux, en particulier Instagram. Elle est extravertie, confiante, rebelle. Elle sort le soir sans permission, refuse de se plier aux règles. Ce qui est un vrai problème dans la communauté yézidie — une minorité religieuse kurde très traditionnelle — au sein de laquelle elle a grandi, où l'honneur, le contrôle et la place des femmes sont strictement codifiés.
À 16 ans, elle rencontre Rowen, 17 ans, lui aussi originaire d'Irak. Coup de foudre immédiat. Leur relation est interdite par les deux familles — ils se cachent. Jusqu'au jour où l'oncle de Sharaban les surprend en train de s'embrasser dans le métro. Il s'empare du téléphone de Rowen, parcourt les photos et les messages, et opte pour le chantage : il dira tout à la famille de Sharaban, à moins qu'elle ne fasse ce qu'il exige. On ne sait pas exactement ce qu'il demandait — mais le simple fait du chantage dit assez sur le personnage. Le couple tient sous cette pression jusqu'au jour où, épuisés, ils décident de rendre leur relation publique. Les familles essaient de les séparer. Ils tiennent tête. À 18 ans, Sharaban se marie avec Rowen, ils emménagent ensemble.
En apparence, c'est un conte de fées. Rowen ouvre un salon de coiffure. Sharaban travaille comme esthéticienne, réalise des soins du visage, des injections esthétiques, des traitements au laser — exactement ce qu'elle a toujours voulu faire. Mais un an après le mariage, le comportement de Sharaban change radicalement. Elle sort sans rien dire, ne respecte pas l'espace de Rowen, s'en prend à lui physiquement — elle le gifle, lui jette des pâtisseries au visage dans la boulangerie voisine de son salon. Elle devient jalouse, ne supporte pas qu'il soit entouré de femmes — compliqué pour un coiffeur.
Pendant la pandémie de 2020, le couple se retrouve confiné ensemble. Contre toute attente, ça leur fait du bien. Ils vont mieux. Mais dès que Sharaban passe son permis de conduire et s'achète une Mercedes noire, tout rebascule. La voiture lui donne une liberté totale. Elle commence à disparaître sans prévenir — quelques heures, parfois plusieurs jours. Elle mène une double vie : l'épouse d'un côté, et de l'autre une femme qui fréquente plusieurs hommes, dont un certain Yakob, dont elle tombe follement amoureuse. Elle lui envoie des dizaines de milliers de messages en quelques semaines.
Cette relation dure des mois — jusqu'à ce que Sharaban fête ses 22 ans et découvre qu'elle est enceinte. De Yakob. Elle avoue tout à Rowen. Sa réaction à elle face à sa culpabilité : elle lui fracasse la tête contre un miroir et tente de le renverser avec sa voiture. Le frère de Rowen s'en mêle, harcèle et menace Sharaban jusqu'à ce qu'elle avorte. Elle ne lui pardonnera jamais. En représailles, elle s'introduit chez son beau-père et tase son beau-frère dans le cou — il s'effondre en hurlant, elle rit.
C'est la rupture définitive. Rowen obtient une ordonnance de protection. Le divorce est engagé. Sharaban retourne chez ses parents — qui, paradoxalement, étaient contre le mariage au départ, et sont maintenant contre le divorce, y voyant une honte. La médiation échoue. Tout le monde finit par accepter que c'est inévitable.
Plan macabre
Après la séparation, Sharaban est complètement perdue. Elle ne peut pas rester chez ses parents, mais n'a pas encore d'endroit où aller. Elle loge dans des hôtels, sort la nuit, commence à fréquenter des milieux louches — et les personnes qui les peuplent. Des criminels. Elle se lie d'amitié avec certains d'entre eux, parfois bien davantage. Elle commence à commettre de petits délits : vols de nourriture et d'argent, fraude à la vente de faux certificats de test Covid. L'enquête révèle également la présence de photos à caractère pédopornographique sur son téléphone.
À force de fréquenter ces cercles, Sharaban commence à demander des services. Elle raconte à ses nouveaux contacts que d'anciens membres de sa famille la menacent, que son ex-mari la traque et met sa vie en danger. Pour s'en sortir, dit-elle, il faut l'éliminer. Elle séduit, fait miroiter une relation possible, et au bon moment demande : seraient-ils prêts à tuer pour elle ? La plupart disent non catégoriquement. Sauf un : un homme qu'on appellera Vulcan.
Vulcan demande directement qui est la cible. Sharaban répond : son beau-frère, celui qui l'a poussée à avorter. Elle veut se venger de la perte de son bébé. Vulcan accepte : 10 000 € — 5 000 € d'avance, 5 000 € à la livraison. Sharaban veut qu'il ne montre aucune pitié. Elle veut des photos comme preuve. Elle paie. Et elle attend. Mais Vulcan disparaît avec les 5 000 €. Il n'était pas un tueur à gages — c'était un arnaqueur professionnel. Sharaban a été escroquée.
Humiliée, furieuse, elle ne s'arrête pas là. Elle rencontre alors Shegir K. — un homme plutôt calme et agréable en apparence, mais gros consommateur de cocaïne, ce qui le rend très agressif sous l'effet de la drogue. Il est du genre à se plier aux exigences des femmes qu'il côtoie, à les chouchouter. Sharaban lui fait la même proposition. Pour l'impressionner, Shegir accepte.
Mais cette fois, le plan est différent. Sharaban n'a plus envie de cibler son beau-frère. Elle veut quelque chose de plus radical : simuler sa propre mort pour disparaître avec Shegir, faire accuser son ex-mari Rowen du meurtre, et recommencer une nouvelle vie loin de tout. Pour ça, il lui faut un cadavre. Un cadavre qui lui ressemble trait pour trait.
La chasse au sosie
Sharaban supplie ses parents de la reprendre chez eux, le temps de mettre son plan en place. Ils acceptent. Depuis leur appartement, elle crée une vingtaine de faux profils Instagram et passe des heures à parcourir les profils de jeunes femmes, comparant les structures faciales, les types de corps, les teintes de peau. Elle établit une grille de critères précise : entre 22 et 23 ans, entre 1,60 m et 1,70 m, yeux marrons, aucun tatouage. Elle dresse une liste de candidates et les suit une par une.
L'un de ses faux profils, bahar_89k, compte 7 000 abonnés — conçu pour crédibiliser son approche. Sous cette identité, elle se fait passer pour une professionnelle de l'industrie de la beauté. Son discours est toujours le même : elle propose aux jeunes femmes de participer à des collaborations, des shootings, des tests produits. Elle cible précisément les profils de femmes qui rêvent de devenir influenceuses beauté — celles pour qui une telle opportunité ressemble au début d'une carrière.
Sur une vingtaine de contacts, beaucoup répondent. Mais lorsqu'elle précise que le rendez-vous a lieu à Munich, la plupart refusent à cause de la distance. Son plan semble voué à l'échec — jusqu'à ce qu'elle tombe sur le profil de Khadidja.
Khadidja est parfaite. 23 ans. Le profil idéal d'une jeune femme qui aspire à devenir influenceuse. En août 2022, Sharaban lui envoie un premier message : elle travaille pour une grande marque de beauté et propose à Khadidja de jouer dans un clip de la célèbre rappeuse allemande Lune. Khadidja, prudente, contacte directement Lune sur Instagram pour vérifier. Lune lui répond : c'est faux, elle ne connaît pas cette personne. Le plan échoue.
Sharaban ne se décourage pas. Depuis un autre faux compte, elle contacte Khadidja à nouveau — cette fois avec l'offre de l'épilation définitive au laser. Un traitement d'une valeur de 2 600 €, en échange d'un post Instagram. Plus concret, plus crédible. Khadidja accepte sans méfiance. Sharaban lui donne une adresse — celle du salon de coiffure de Rowen, pour que ce soit lui qui soit soupçonné. Et comme Khadidja habite à 160 km, Sharaban lui propose de venir la chercher. Khadidja accepte. Elles conviennent de se retrouver le 16 août 2022.
Le meurtre
La veille, le 15 août, Sharaban envoie un SMS à Shegir : demain, ils pourront commencer le travail. Elle lui vire 80 000 € pour l'assassinat. Le lendemain matin, elle dit à ses parents qu'elle va retrouver Rowen pour régler des questions liées au divorce. En réalité, elle part chercher Khadidja.
Vers 19h, ils arrivent chez Khadidja — Shegir est également dans la voiture. Khadidja monte, pense qu'ils la déposent au salon en passant. Sur la route, Sharaban s'arrête dans une forêt, prétextant être perdue. Elle demande à Khadidja de sortir de la voiture pour lire un panneau routier. Dès qu'elle descend, Shegir sort à son tour et lui saute dessus. Il la frappe avec des coups de poing américain. En quelques secondes, Khadidja s'effondre.
Sharaban sort alors un couteau. Elle poignarde Khadidja dans la poitrine, dans le dos, dans le cou — 56 fois. Puis elle s'attaque au visage, voulant la défigurer pour qu'elle soit méconnaissable. Le couple replace ensuite le corps sur le siège passager de la Mercedes, jette le sac à main de Sharaban contenant ses propres papiers d'identité, et garent la voiture Peisserstraße — une rue que les parents de Sharaban emprunteront forcément pour se rendre au salon de coiffure de Rowen.
Puis Sharaban se promène dans le quartier. Elle va dans des magasins. Elle vit sa vie. C'est là l'erreur fatale qu'elle commet — elle ne se cache pas.
L'arrestation
Le lendemain de la découverte du corps, la police est à la recherche de Sharaban. Elle est dans une pizzeria et demande au serveur de lui prêter son téléphone. Le propriétaire de l'établissement reconnaît son visage grâce aux médias. Il appelle immédiatement la police, qui arrive dans la foulée. Sharaban et Shegir sont arrêtés ensemble, sur place.
Les preuves sont accablantes. La police n'a même pas besoin d'aveux.
En détention
Pendant leur détention provisoire, tous deux continuent de faire parler d'eux. Sharaban est accusée par plusieurs codétenues de violences et de blessures graves. Shegir, lui, paie un codétenu pour organiser l'assassinat de 13 témoins appelés à témoigner à charge. Le plan échoue. Le jour du procès, ces mêmes témoins seront encore plus nombreux à venir témoigner contre eux.
Le procès
Le procès s'ouvre en janvier 2024, dix-huit mois après le meurtre. Cette affaire, désormais connue dans le monde entier sous le nom du "meurtre du sosie", fait l'objet d'une couverture internationale.
Parmi les témoins, Rowen — l'ex-mari de Sharaban. Il explique avoir pris la fuite après l'annonce du meurtre par peur d'être désigné coupable numéro un, et par crainte que les parents de Sharaban s'en prennent physiquement à lui. Vulcan se présente également à la barre — le faux tueur à gages qui avait escroqué Sharaban de 5 000 €. Son témoignage est utile pour l'accusation. Il sera lui-même jugé pour fraude et condamné à un an de probation.
À la barre, Sharaban prend la parole avec une voix douce et posée. Elle affirme qu'elle n'aurait jamais pu commettre un tel acte. Selon elle, tout vient de Shegir — elle ignorait ce qu'il préparait. Sur la route, dit-elle, il aurait sorti un couteau et l'aurait menacée, elle aussi. Personne n'y croit. L'accusation dispose de preuves écrasantes : les SMS du 15 août, le virement de 80 000 €, les faux profils Instagram, les dizaines de messages échangés avec les candidates, les données téléphoniques, les témoignages. Le procès dure jusqu'en décembre 2024 — de nombreux reports et rebondissements ont allongé la procédure.
Sharaban K. et Shegir K. sont tous deux reconnus coupables et condamnés à la réclusion à perpétuité.
Khadidja était prudente. Quand on lui a proposé de tourner dans un clip de Lune, elle a vérifié directement auprès de l'artiste. Elle ne s'est pas laissé emporter par l'enthousiasme. Elle a fait ce qu'il fallait faire. Mais la deuxième tentative — plus crédible, plus banale, un traitement laser contre un post Instagram — n'a pas levé les mêmes alarmes. Et c'est exactement sur ça que Sharaban comptait.
Les messages que Sharaban envoyait ressemblaient trait pour trait aux arnaques que nous recevons tous régulièrement. Sauf qu'ici, derrière le message, il n'y avait pas une tentative de soutirer de l'argent — il y avait un plan de meurtre. Ce décalage entre l'apparence anodine du contact et ce qui se cachait derrière est peut-être ce qui rend cette affaire si dérangeante.
Cette affaire est connue en Allemagne et dans le monde sous le nom du "meurtre du sosie". En Algérie, la famille de Khadidja vit avec ça. Sa mère Cherifa. Sa sœur Ahlem. Ses amies du foyer, celles qu'elle appelait ses sœurs. Elles n'ont pas demandé à être dans cette histoire. Elles y sont pour toujours.
Résumé des faits
Victime : Khadidja, blogueuse algérienne de 23 ans, résidant en Allemagne à 160 km d'Ingolstadt.
Auteure principale : Sharaban K., 24 ans, germano-irakienne, ex-épouse de Rowen, qui a planifié le meurtre pour simuler sa propre mort et faire accuser son ex-mari.
Complice : Shegir K., compagnon de Sharaban, qui a porté les premiers coups. Rémunéré 80 000 €.
Mobile : simuler la mort de Sharaban, faire accuser Rowen et fuir avec Shegir pour recommencer une nouvelle vie.
Méthode : création de faux profils Instagram, ciblage d'une sosie via des fausses offres de collaboration beauté, rendez-vous piégé, meurtre en forêt puis mise en scène dans la voiture de Sharaban garée près du salon de Rowen.
Date du meurtre : 16 août 2022, Ingolstadt, Allemagne.
Arrestation : 17 août 2022, dans une pizzeria d'Ingolstadt.
Procès : janvier à décembre 2024.
Verdict : Sharaban K. et Shegir K. condamnés tous les deux à la réclusion à perpétuité.
Note : conformément à la législation allemande sur la protection de l'identité des personnes impliquées dans des affaires criminelles, les noms de famille ne sont pas divulgués.
Sources principales
Médias allemands — Süddeutsche Zeitung, BR24, Merkur — couverture de l'affaire et du procès (2022-2024)
Landgericht Ingolstadt — documents judiciaires et verdict (décembre 2024)
Témoignages familiaux de Khadidja — interviews publiques accordées par Ahlem et Cherifa
Affaire Sharaban K.

